ATIA
Famille plébéienne.
(1) Q. LABIENVS PARTHICVS IMP. {Quinfus Labienus Parthkus
imjyerator). Tête nue de Labienus à droite, ni Cheval sellé et bridé. AR. 400 fr. PI. vu. Atia.
(2) La même en OR. ( Mionnet , du cabinet d’Orville à Londres).
1500 fr. PI. VII. Ibid.
(3) M. ATI\'S RALBVS PR. (^Marcus Atius Balbus praetor). Tête nue
d’Atius Balbus à gauche.
SARD. P.VTER. {Sardtts pater). Tête virile à droite, coiffée avec des plumes; derrière la tête, un sceptre. M.B. 20 fr. PI. xlviii. Atia.
Eclaircissements.
Atius Balbus, représenté sur la troisième des médailles précédentes, épousa Julie, sœur de Jules César. Leur f)lle Atia donna plus tard le jour à Octave Auguste. Atius fut préteur en Sardaigne où cette médaille de fabrique très-barbare a été frappée. La tête étrange que Ton voit au revers est celle de Sardus , fils d’Hcrcule, père ou premier introducteur de la civilisation dans cette lie '.
Il n’est rien moins que prouvé que Quintus Labienus appartint à la famille .Atia ; mais les numismates qui sont venus après Orsino ayant adopté cette manière de voir, je me suis conformé à Tusage général. Quoi qu’il eu soit, ce Labienus, lieutenant de Jules César dans les Gaules, déserta traîtreusement son parti lorsque éclata la guerre civile entre lui et Pompée ; combattit dans les rangs de ce dernier avec son
1 . De l’avis de la plupart des numismates, celle médaille fut frappée par les habitants de la Sardaigne sous le règne d'Auguste ; pour gagner ses bonnes grâces , ils y placèrent le portrait de son aïeul en meme temps que celui du fondateur de leur pairie.
DE LA. RÉPDBUQUE ROMAINE. 4
père Titus Labienus, fonda Ja ville de Cingulum dans le Picenum, et enfin fut contraint de fuir après la bataille de Pharsale; Pompée étant mort, il suivit le parti de Brutus, qui l’envoya demander des secours à Orode, roi des Partbes. \ la nouvelle de la catastrophe de Philippes , désespérant de recevoir son pardon de Marc Antoine qui était alors en Égypte , il excita les Partbes contre les Romains; et Orode l’ayant nommé général en chef de ses armées, son fils Pacorus conquit sous ses ordres la Palestine , la Phénicie, la Syrie, la Cilicie et la Carie. 0 prit alors le titre fastueux et blessant de Parthiciu, et, à l’exemple de Jules César et de Brutus, fit battre monnaie avec son portrait. Il fut enfin vaincu et fait prisonnier par Ventidius, que Marc Antoine envoya pour le combattre en 715 (39 av. J. C.).
Le cheval que l’on voit au revers des médailles de I.abienus fait allusion à l’étude spéciale que les Parthes consacraient à l'éducation de cet animal.