C. MALL. ROMA (Caius Malleolus Roma). Victoire debout, cou
flî DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES
ronnant une figure assise à gauche sur des boucliers , et qui tient une Iiaste et un parazonium. AR. 2 fr. PI. viii. Caecilia 4.
(21) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière,
r( ko ma. Femme dans un bige au galop à droite, tenant une palme et une haste; sous le bige, une tête d'éléphant avec ime clochette au cou. AR. C. PI. viii. Caecilia 5.
(22) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S.
ROMA. Proue de vaisseau; à droite, S. En haut, une tête d'éléphant avec une clochette au cou. M.B. Semis. 1 fr. PI. l. Caecilia 6. *
(23) Tête ca,s<{uée de Pallas à droite ; en haut , quatre points.
Hf Même revers ; mais à droite , quatre points. P. B. Triens. 1 2 fr.
(24) Tête d'Hercule à droite , avec une peau de lion ; derrière , trois points.
iÿ Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 1 fr. PI. L. Caecilia 7.
(25) ROMA. Tête de Pallas, à droite, avec le casque ailé; devant,
M. METELLVS Q. F. (^Marcus Metel/us ^Quinti filins). Bouclier
macédonien sur lequel est une tête d'éléphant ; le tout dans une couronne de laurier. AR. 2 fr. PI. vni. Caecilia C.
(26) ROMA. Tête diadémce d’Apollon à droite; devant, X- Même revers. AR. 2 fr.‘. PI. vin. Caecilia 7.
(27) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S.
R( M. METELLVS. Sur une proue de vaisseau. (^Marcus Metellus) \ à l’exergue, ROMA. En haut, un bouclier macédonien ; adroite, S. M. B. Semis C. PL l. Caecilia 8.
(28) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points.
Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 15 Gr. PI. L. Caecilia 9.
(29) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; en haut, trois points.
i. Cette mcdaiUe a été restituée par Trajan (lUccio, du cabinet Borghesi). %Q0 fr.
< DE LA RÉPUBUQUE ROMAIKE.
i(. Même revers; mais à droite, trois points. P*fi. Qiiadrans. 1 fr. PI. h. CaeciiialO.
(30) ROMA. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant,
ti C. METELLVS {Caius Metellus). Figure couronnée par la Victoire, dans une big d'éléphants à gauche , dont l’un a une clochette au cou. AR. 3 fr. PI. viu. Caecilia 8.
(31) Tête laurée de Jupiter à droite; devant, ROMA ; derrière, S.
Hf C. METELLVS {Caius MeteUus). Sur une proue de vaisseau; en haut , une télé d'éléphant avec une clochette au cou ; à droite, S. M.U. Semis. 2 fr.
(32) Tète d’Hercule à droite, avec la dépouille du lion ; derrière, trois points.
Même revers; mais à droite, trois points. P.Ü. Quadrans. 15 fr. (Musée danois.)
(33) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S.
■i C. METE. ROMA {Caius Metellus Roma). Proue de vaisseau ; à droite, S. M.B. Semis. 15 fr. (Musée danois.)
(34) Tête d'Hercule à droite, avec la dépouille du lion; derrière, trois points.
Même revers; mais à droite, trois points. P.B. Quadrans. 15 fr. (Musée danois).
(35) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S.
Q. MET. eu liant; PIVS à droite; ROM;V à l’exergue {Quintus Metellus pius Roma). Proue de vaisseau. M.B. Semis. 20 fr. (Morell.)
(36) Q. METEL. PIVS {Quintus Metellus pius). Tête laurée et diadémée de Neptune? à droite.
^ SCIPIO IMP. {Scipio Imperator). Éléphant marchant à droite AR. C fr. *. PI. VIII. Caecilia 9.
(37) SCIPIO IMP. Q. METEL, {Scipio Imperator. Quintus Metellus).
t . Morell donne avec la tête de cette médaille le revers de la famille Jnlia : CA£SAR avec Énée portant Anchise. Une médaille fourrée à peu près semblable existe au cabinet des médailles i Paris ; au lieu de CAESAR on lit CRAESAR. Toutes ces pièces fourrées ou hybrides n’offrent aucun intérêt.
Tête de l’Afrique à droite, avec la peau d'éléphant ; à droite , un épi; dessous, une charrue.
B( EPPIVS LEG. F. C. (Eppius legatus fUmdum curavil). Hercule au repos, debout avec une massue et la peau de lion. AR. 15 fir. PI. XVII. Eppia.
(38) Tête diadémée de la’ Piété à droite; devant, une cigogne.
Q. C. M. P. I. {Quinlas Caecilitis Metellus pius irnperator). Éléphant tourné à gauche. AR. 4 fr. '. PI. vin. Caecilia 10.
(39) Même tête.
I^ IMPER. {Irnperator). Præfericulum et lituus;' le tout dans une couronne de laurier. AR. 2 fr. PI. viii. Caecilia 11.
(40) METEL. PIVS SCIP. IMP. {Metellus pius. Scipio Irnperator). Tête barbue de Jupiter en Terme à droite ; dessous, une tête d’aigle et un sceptre.
I^. CRASS. IVN. LEG. PRO. PR. {Crassus Junianus legatus propraetor). Chaise curule; à droite, une main tenant une pièce de monnaie ; à gauche , un épi ; en haut , une balance et une corne d’abondance. AR. 25 fr. PI. viii. Caecilia 12.
(41) La même en or. (Cabinet des médailles.) 800 fr. PI. viii. IbUL.
(42) Q. METEL. PIVS SCIPIO IMP. En haut, G. T. A. {Qidntus MeteU lus pius. Scipio irnperator. Genio tutelari Aegypti). Femme debout de face, avec une tête de lion surmontée d’un globe, tenant de la main droite un nilomètre , la main gauche sur la poitrine.
P. CRASSVS IVN. LEG. PRO. PR. {Publias Crassus Junianus legatus propraetor). Victoire debout, tenant un caducée et un bouclier. AR. 25 fr. PL vin. Caecilia 13.
(43) CRASS. IVN. LEG. PRO. PR. Crassus Junianus legatus propraetor). Tète tourelée de femme à droite, entre un épi et un caducée ; dessous, une proue de vaisseau; dessus, un symbole inconnu; le tout dans un collier.
s( SCIP. IMP. METEL. PIVS {Scipio irnperator. Metellus pius).1to-
t . Cette médaille a été restituée par Trsjao (Morell ), 400 fr.
DE LA RÉPUBUQDE ROMAU^. C8
phée entre le lituus et le praefericulum. AR. 25 fr. PI. xxiv, Liciuia 8.
Éclaircissements.
La famille Caecilia est une preuve frappante de ce que j’ai avancé plus haut dans les éclaircissements sur la famille Aemilia , savoir que l’intérêt historique s’accroît à mesure que les médailles de bronze se trouvent en moins grand nombre. Ainsi , sur les vingt-cinq bronzes que contient la famille Caecilia , à peine s’eu trouve-t-il un seul que l’on puisse, avec une entière certitude, donner plutôt à un membre de cette famille qu’à un autre. Obligé en conséquence d’adopter les conjectures qui offrent le plus d’apparence de réalité, je vais, à l’aide des savantes recherches de Havercamp, Eckhel, Borghesi, Riccio, etc., tâcher de soulever le voile d’obscurité qui plane sur la plu(>art des nombreuses médailles de cette famille.
Les sept premières peuvent avoir été frappées par Marcus Caecilius Hetellus , consul en 548 (206 av. J. C.). Les numéros 1 8 et 19, frappés vers 594 (160 av. J. C.), appartiennent à Quintus Caecilius Metellus, surnommé plus tard le Macédonien pour avoir triomphé en 608 (146 av. J. C.) de Philippe Andriscus, roi de Macédoine. Les médailles 8, 9, 10, 11 et 12, quoique ayant rapport au même, sont nécessairement plus récentes, puisque le bouclier rond qui y est représenté fait allusion à ses faits d’armes ; elles doivent avoir été battues vers 625 (1 29 av. J. C.), par l’un de ses fils Marcus ou Caius Caecilius Metellus , dont le premier a frappé les numéros 25 , 26 , 27, 28 et 29 , et le second, les numéros 30, 31 , 32, 33 et 34. Borghesi donne à Quintus Metellus Balearicus les médailles 13, 14, 15, 16et17, et Cavedoiii fixe la fabrication du numéro 13 vers l’an 616 (138 av. J. C.). Le numéro 20 , d’après Boi^hesi , a été frappé par les triumvirs monétaires, Caius Poblicius Malleolus, Aulus Postumius Albiuus et Lucius Caecilius Metellus , consul en 686 (68 av. J. C.). Le type du revers ayant été imité par les monétaires de la guerre sociale , la fabrication doit en être antérieure à 665 (89 av. J. C.). I>es numéros 21 , 22 , 23 et 24 sont attribués par Borghesi à Quintus Metellus , consul en 674 (80 av. J. C.), et il regarde la femme dans le bige du numéro 21 , comme
DESCRlPnOK GÉNÉRALE DES MONNAIES
^lant la Piété, par allusion au surnom de PIVS qu’il obtint pour sa piété filiale envers son père, Metellus le Numidique, qui , grâce à ses incessantes démarches , fut rappelé de l’exil en 655 (99 av. J. C.). Toutes les monnaies qui suivent , depuis 36 jusqu’à la fin , sont relatives aux faits glorieux de Scipion, adopté par Quintus Caecilius Metellus Plus, grand prêtre, fils du Numidique, et ayant de cette bçon passé de la famille Cornelia dans la famille Caecilia. Sans clierclier à expliquer absolument les types des quatre dernières médailles , qu’il suffise de savoir qu’elles rappellent les exploits de Scipion contre Jules César en Afrique ; ce que dénotent les symboles de la fertilité de ce pays , tek que les épis , la charrue , la corne d’abondance , les balances, etc., et les faits glorieux de ses ancêtres ou de lui-méme , exprimés par les éléphants , le trophée et la proue de vaisseau. La femme à tête de lion est supposée être Isis j mais il n’y a aucune certitude à cet égard. Les détails sur Eppius et Junianus seront donnés dans leurs familles respectives.