‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 72 sur 233 · BE LA &EPUHJQUE R(»14II(E · texte numérisé non relu

BE LA &EPUHJQUE R(»14II(E

seule ou accompagnée d’un ou de plusieurs points. AR. C. PI. xm. Coelia 2.

(3) Tête de Pallas à gauche, avec le casque ailé.

«f CALD. (Caldus). Victoire dans un bige au galop à gauche; à l’exergue, une lettre seule ou accompagnée d’un ou de plusieurs points. AR. C. PI. xiii, Coelia 3.

(4) C, COEL. CALDVS COS. (Caius Coelius Caldus consul). Tète nue de Coelius Caldus à droite ; derrière, sur une tablette. 1.,. U. [Libero. Damno).

lÿ CALDVS 111. VIR. {Caldus triumvir). Tête radiée du Soleil à droite; devant, un bouclier rond ; derrière, un bouclier ovale et quelquefois la lettre S. AR. 6 fr. PI. xiii. Coelia 4.

(5) C. COEL. CALDVS COS. {Caius Coelius Caldus consul). Tête nue de Coelius Caldus adroite; derrière, une enseigne sur laquelle on lit HIS {llispania)-, devant, un sanglier.

4 Figure couchée sur un lectistemium, au bas duquel on lit L. C.4L- DVS VIL VIR EPVL. {Lucius Caldus septemvir epuld). De chaque côté un trophée; à gauche, C. CALDVS écrit perpendiculairement; à droite, perpendiculairement aussi, IMP. A. X. {Caius Caldus imperator cuigur decemvir agris dividendis); à l’exergue, CALDVS 111. VIR (Caldus triumvir). AR. Sfr. PI. xni. Coelia 5.

(6) Même tète; mais derrière, un sanglier; devant, une enseigne sur laquelle on lit HIS.

Même revers. AR. 8 fr. PI. xiii. Coelia 6.

(T) Même tête avec le sanglier devant ; et derrière , une enseigne sur laquelle on lit HIS.

«( Même tyjre ; mais sur le lectisternium L. CALDVS VU. VIR EP. A gauche IMP. A. X. perpeudiculairement ; à droite, perpendiculairement aussi, C. CALDVS.; et à l’exergue CALDVS 111. VI K. AR. S fr. PI. xm. (’A>elia 7.

(8) Même tête; mais derrière, un sanglier; devant, une enseigne sur laquelle on lit HIS.

fif Même revers. AR. 8 fr, PI. xiii. Coelia 8,

DI':SCRIP1'10M générale des monnaies

DS

;9) Même tétej mais denière, un fer de lance et le lituus; devant, une enseigne sur laquelle on lit HIS.

r[ Même type; niais sur le lecUsternium, L. CALDVS VII. VIREPVL. A gauche, perpendiculairement, C. CALDVS ; à droite, IMP. A. X perpendiculairement aussi; à l’exergue, CALDVS III. VIR. AR. 8 fr. PL XIII. Coelia 9.

(10) Même tête.

Bf Même type; mais sur le lectislernium, L. CALDVS VU. VIR EPVL. A gauche, IMP. A.X. perpendiculairement; à droite, perjiendiculairement aussi, C. CALDVS; à l’exergue, CALDVS. AR. 8 fr. PI. XIII. Coelia 10.

ÈcLurcissentenis.

La première médaille de cette famille, frappée, selon C.avedoni, peutêtre vers 540 (214 avant J. C.) , appartient à un monétaire inconnu. Les deux suivantes, frappées vers 644 (110 av. J.C.), appartiendraient à Caius Coelius Caldus , consul en 660 (94). L’orthographe COIL. est antique; c’est un archaïsme.

Il est bien regrettable que l’histoire se taise sur le personnage dont le portrait est représenté sur les .sept dernières médailles de cette famille. Suivant l’opinion des savants, ces belles pièces furent frappées vers 69.5 (59 av. J. C.), par Coelius Caldus, qui devint questeur de Cicéron en Cilicie, en 703 (51). Elles nous apprennent que ('.aius Coelius C.aldius fut consul et général, qu'il remporta des victoires en Espagne et notamment à Clunia , dans la Tarragonaise , dont le sanglier est l’emblème*, et qu’il fut l’un des décemvirs commis à la répartition des terrains.

Lucius Coelius Caldus , nommé également sur ces médailles, fut ,

1. L« sanglier avait aussi fait partie des enseignes romaines; car Pline, dans son livre X, chapitre v, nous apprend que ce n'est que sous le second consulat de Marius, en 650 (104 av. J. C0> qi>c l’aigle devint l'enseigne spéciale des légions romaines j que jusqu’alors il avait partage cet honneur avec quatre autres animaux; que le loup, te minotaure , le cheval et le sanglier précédaient les difTiTcnU corjis ; mais que comme depuis quelques années l’aigle seul était porté dans les combats, et que les autres restaient dans le camp, Marius les supprima tout à fait.

DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. »T

d'après l'inscription qui s’y Ut, seplemvir épulon. Les èpuloiis, au nombre de trois dans l’origine, portés à sept par Sylla, à dix par Jules César, et réduits par Auguste au nombre primitif, étaient des prêtres qui avaient pour office d'aider les pontifes en leur pré|>araut les choses nécessaires aux rites sacrés. Le lectislernium était une cérémonie qui consistait à placer des dieux sur des lits, et à leur servir pendant un ou plusieurs jours des festins propitiatoires. I.e premier lectisternium fut célébré en 356 (398 av. J. C.), pendant la peste qui ravageait Rome . le sénat ayant ordonné de consulter les livres sibyllins sur les moyens de la faire cesser.

1^ anciens numismates ont cru voir dans la tête du Soleil une allusion au surnom CALDUS, parce que le Soleil est chaud. Ce jeu de mots est puéril et absurde. Pourquoi la tête du Soleil se rencontret-elle également sur les médailles des fam'dles Aquillia, Clodia, Antonia, Mussidia , etc., dont aucun des membres ne portait le surnom de CALDCS? Burghesi propose une autre interprétation tout aussi conjecturale , mais au moins plus sensée ; c'est que la tête du Soleil est relative à des victoires que Coelius Caldus aurait remportées en Orient. La numismatique est une science trop belle pour la déshonorer par de telles subtilités; aussi, à moins qu’un type ne soit une allusion évidente à un surnom , comme un veau à VITULUS , une fleur à FLORUS, je passerai désormais sous silence toutes les prétendues interprétations de cette nature.

tr.

Page 1