‹ Description générale des monnaies de la République romaine, communément appelées médailles consulairesChapitre 75 sur 233 · CORDIA · texte numérisé non relu

CORDIA

Famille plébéienDe.

(1) RVFVS lll. V1I\ [Ru fus triunur'ir). Têtes accolées des Dioscures «droite; en haut,' deux étoiles.

Rf MAN. CORDI ou CORDIVS [fHanius Cordius). Vénus debout, tenant des balances et une baste posée transversalement; sur ses épaules, le buste de Cupidon. AR. 3 fr. PI. xrv. Cordia 1.

(2) RVFVS S. C. (Senattis consulto). Tète diadémée de Vénus à droite. l( MAN. CORDIVS {\lanius CorcUus). t'upidon sur un dauphin. AR.

3 fr. PI. XIV. Cordia 2. *

(3) RVFVS. Chouette sur un casque.

MAN. CORDIVS (Manius Cordius'). Égide; au milieu, la tête de Méduse. AR. 3 fr. PI. xiv. Cordia 3.

(4) MAN. CORDIVS. Casque.

Bf RVFVS. Cupidon dansant, tenant une couronne et une palme. AR. Sesterce. 30 fr. PI. xiv. Cxirdia 4.

(5) MAN. CORDIVS {Manius Cordius). Tête diadémée de Véuus à

droite.

^ RVF. ou RVFVS. Cupidon dansant, tenant une couronne et une palme. AR. Sesterce. 30 fr. PI. xiv. Cordia 5.

(6) MAN. CORDI ou CORDIVS. Tête radiée du Soleil.

Bf RVFVS. Aigle éployé. AR. Quinaire. 60 fr. PI. xiv. Cordia 6.

Eclaircissements.

D’après les renseignements fournis par les découvertes de dépôts, Cavedoni fixe l’époque des médailles précédentes à l’an 704 ou 705 (50 ou 49 av. J. C.). D’ailleurs, les sesterces avec noms de monétaires datent tous des derniers temps de la République. Manius Cordius Rufus, inconnu dans Thistoire, fut triumvir monétaire de Jules César. Les têtes des Dioscures , semblables à celles de la médaille d’or de la famille Sulpicia , où l’on voit au revers le nom de Tusculum et les murs

læ LA BÉPDBUQim ROMAINE. ••

de cette ville, prouveraient, ainsi qu’une insoription dont parle Riccio, et qui fut découverte à Tusculum par l’abbé Amati , que le monétaire Cordius naquit dans cette ville, et qu’il fut, suivant l'inscription, préteur et proconsul sous Auguste. Cavedoni croit que la Vénus debout avec des balances est la Vénus Verticordiu (qui change les cœurs) dont parle Ovide dans ses Fastes, livre iv, v. 157, faisant ainsi allusion au nom de CORDIVS.

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