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§ I". — Température,
Par suite de son climat marin , les saisons sont moins extrèmi dîins la ville de Montevideo que dans rintérieur du pays; il y fc moins chaud Tété et moins froid Thiver. Dans la campagne, à certaine distance de cette ville, dans les provinces voisines, sous ui latitude égale, les chaleurs de Tété sont très-fortes et le thermomèl y dépasse très-souvent 30 et même 33 degrés, tandis qu'en hiver ii baisse plusieurs fois jusqu'à 2, 3, .0 degré. Il est vrai que gelées sont très-courtes et ont plutôt lieu par rayonnement que l'abaissement réel de la température ambiante.
La température du littoral est comprise entre 21 et 15 degré- ^ c'est-à-dire dans cette zone isotherme qui renferme les villes .^M^u globe les plus célèbres par la beauté de leur sol et la douceur de let ^if climat : Toulon , Hyères, Naples, Palerme, Barcelone, Séville, Cm^dix, Malaga, Lisbonne, Alger, Smyrne, etc.; encore la région flm- ^ téenne a-t-elle sur ces points l'avantage que les gelées n'y sont pa: aussi fortes.
Quoique le climat paraisse irrégulier par suite des changement^=^ bnisques de température, conséquence des orages assez fréquents el des vents du sud et du sud-ouest, les sommes de température moyenne annuelle sont à bien peu de chose près les mêmes; la plus forte différence que nous ayons trouvée en dix années, entre l'année la plus froide et l'année la plus chaude à Montevideo, a été de 9/10 de degré. Les observations faites à Parana, à Gualeguaychu et à Corrientes, semblent confirmer cette extrême égalité des sommes annuelles de température sous ce climat.
L'observation établit qu'en moyenne dans la zone du littoral , le thermomètre ne s'abaisse pas au-dessous de 4® 0*^ et ne dépasse point 41** + 0**. Il n'arrive même que très -rarement à ces deux points extrêmes et ne s'y maintient que quelques instants. Nous l'avons tu une seule fois à 41** à Montevideo, le 17 janvier 1843, mais les nuages épais de fumée que poussait sur la ville le vent venu des prairies incendiées des environs, contribuaient certainement à cette élévation anomale de température. Dans les provinces de l'intérieur au contraire , par un temps calme , au milieu des plaines sablonneuses ou desséchées par un soleil presque perpendiculaire, ce maximum se voit quelquefois.