‹ Description géographique et statistique de la confédération Argentine (volume 3)Chapitre 36 sur 193 · LA CORDILLÈRE DES ANDES · texte numérisé non relu

LA CORDILLÈRE DES ANDES

patagonienne des Andes est fort peu connue. Il paraît qu'elle est en moyenne d'une altitude médiocre, 15 à 1,800 mètres, et couverte de forêts, lesquelles, sous un climat humide et médiocrement froid, déploient une puissante végétation.

Indépendamment du cordon central qui forme Tarête de ce vaste système et renferme les sommets les plus élevés, la chaîne des Andes développe dans sa région occidentale des chaînons secondaires latéraux. Ceux-ci, après avoir suivi la côte de TOcéan depuis le 25'* degré, enserrant ainsi les vallées chiliennes, viennent se plonger dans rOcéan, au golfe de Reloucavi, par 41° 30', et reparaissent un peu plus au sud pour reformer, le long de la côte du continent, Tarchipel de Chiloé, celui de Chonos, la péninsule des Trois-Montagnes, l'archipel de la Mère de Dieu, et enfin cette série d'îles coupées de profonds canaux qui vont se réunir à celles de la Terre de Feu.

Le versant oriental des Andes, iuiiniment moins abrupt que le versant occidental, s'abaisse par assises successives vers la pampa; mais lia cependant cela de remarquable, que ses cordons les plus orientiuix s'élèvent brusquement de la plaine absolue qui gît à leurs pieds, et qxi'ils ne sont point précédés de ces collines basses et graduellement étagées, qui servent de contre-foils aux grandes chaînes de l'Europe, aux Alpes, par exemple, (^est ainsi que nous voyons se dresser à des altitudes de 2,000 et 2,500 mètres au-dessus de la pampa entièrement plate qui s'étend bien loin vers l'est, la sierra des Parajuillos dans la province de Mendoza; celle du Pié-de-Palo^ dans les environs de San-Juan ; celles de La-Rioja^ A'Ancaste et A'Aconquija^ dans les provinces de La-Rioja, Catamarca et Tucuman. — * Le grand plateau central comhieuce vers le 30" degré au-dessus de Jachal, et, en s'élargissant successivement, va former celui de la Bolivie, au delà du 22* degré. Ce massif médian détache sur son côté oriental des chaînes secondaires qui arrivent à une hauteur presque aussi considérable que les principaux sommets. Il est de plus à remarquer que, à partir du sud de Mendoza, ces cordons augmentent successivement en nombre, à mesure que l'on s'avance vers le nord, et toujours en suivant une forme longitudinale, de telle sorte que nous avons ainsi :

Dans le sud, — la Cordillère, puis les cordons secondaires qui bordent le Neuquen, la sierra de Pilma-Huida, qui forme la vallée du Colorado, celle plus orientale de Payen et du Nevado, dont les prolongements au nord viennent expirer près du Rio de Mendoza, sous le nom de sierra de Lulunta;

l$Q OROGRAPHIE.

A Mendoza , — la Cordillère centrale et le cordon des Paramillos, qui cesse h la ri\ière et recommence de l'autre côté pour former la paroi orientale de la vallée haute du Tuuuyan ;

Entre Mendoza et San-Juan, — la Cordillère centrale, la Yalquera et les Paramillos, le cordon de Zonda ;

Un peu au-dessus de San-Juan, — la Cordillère, la prolongation de la sierra de Tontal, qui est elle-même celle des Paramillos, celle de Villicum, celle du Pié-de-Palo ;

Au delà du 30* degré, — la Cordillère, dont les plateaux, extrêmement élevés, sont devenus également très-larges, la sierra de Famatina, celle de la Rioja ;

Au 28* degré, — le plateau précédent, puis les sien-as d'Ambato et d'Ancaste, et enfin celle d'Aconquija, qui est la prolongation du cordon d'Ancaste vers le nord;

Au 26* degi'é, — les rameaux épanouis en plateaux des précédentes sierras, plus la petite sierra de Lumbreras ;

Enfin , au 2i' degré , — la plus orientale , celle Del-Alumbre , s'ajoute à toutes les autres, en interposant entre elle et les plateaux de Jujuy la vallée basse du San-Francisco. Aux pieds du versant est de cette dernière chaîne commencent enfin les plaines du Chaco. Notons en passant que cette sierra Del-Alumbre est sous le même méridien que les dernières ramifications du plateau l>olivien vers l'orient. A cet endroit, sous le tropique même, le massif andin, avec ses dépendances, n'a pas moins de 7" de longitude en largeur, c'est-à-dii-e près de W>0 milles en ligne droite de l'ouest à l'est.

§ I. — DesaHption générale des Atides,

rOBME.

Les Andes, dans le territoire argentin, forment donc un triangle étroit et très-allongé, une sorte d'équerre dont la pointe est au sud, la base au nord et le grand côté à l'est. Le rebord occidental de ce grand massif est le plus élevé; aussi ses pentes du côté chilien sontelles extrêmement rapides. Cette partie a également les pics les plus hauts, mais il s'en trouve également sur ses chaînons secondaires auxquels les neiges étemelles qui les couronnent ont fait donner le nom de nevados.

Les montagnes du Chili, en dehors du massif central des Andes, affectent également une forme longitudinale ; mais comme la pente

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