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Description géologique de Java et Madoura

P. 1043. L'industrie du pétrole prend dans ces dernières années, à Java comme à Sumatra, un grand développement. Le long de la côte septentrionale entière, et même plus vers le sud, des permissions nombreuses ont été accordées pour des explorations minières à la recherche du pétrole, et un grand nombre de forages, entrepris avec plus ou moins de succès, ont fait donner quatre ou cinq concessions, pour l'exploitation du pétrole, dans la résidence de Sourabaïa, une en Rëmbang et deux en Sèmarang. On récolte de plus, en Rèmbang, de l'huile minérale dans un terrain qui n'a pas encore fait l'objet d'une concession, mais d'une simple permission provisoire.

La société nommée ..Dordtsche maatschappij tôt exploitatie van petroleumbronnen in Ned. Indië" est jusqu'à présent le principal exploitant. Les trois concessions dans la chaîne du Kéndêng, au sud de Sourabaïa, lui fournirent en 1895 337.500 hectolitres de pétrole brut, qui servirent à fabriquer à la raffinerie de Wonokromo 524.745 caisses d'huile d'éclairage, de 36 litres chacune.

La même société exploite en Rembang le terrain susnommé, qui lui a été concédé. Il y fut récolté, au commencement de 1896, du pétrole provenant de 7 puits d'où l'huile vient sourdre. Ces puits ont été forés aux environs de la désa Lëdok, dans le district de Panolan, un peu à l'est du poste de Grobogan, sur la route de Blora à Tîëpou. Le pétrole est travaillé à Ngareng sur la rivière Solo, tout près du cheflieu de district Tiêpou.

C'est dans cette même usine que l'on prépare le pétrole tiré de la concession que l'on trouve plus à l'est, et qui appartient à une autre société. Ces puits ont été creusés aux environs de Kadéwan. Le pétrole raffiné est conduit au moyen de pompes et dans une canalisation de 21 poteaux (31J kilomètres) de longueur, de l'usine de Ngareng à Blora; d'ici elle est transportée, dans des réservoirs ou tanks le long de la ligne du tram à vapeur, à la fabrique de caisses et boîtes de Sèmarang. En juin 1896, la production s'élevait déjà à 65.000 caisses par mois d'huile pour l'éclairage.

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Dans le cours de la même année, cette société procéda avec assez de succès à des forages dans la chaîne du Këndëng, entre Sourabaïa et Ticrmée.

Les terrains des deux autres concessions en Sourabaïa, qui appartiennent à des Chinois et sont voisines de la concession susnommée, ont fourni au commencement de 1896 367 caisses d'huile d'éclairage par jour.

Dans la résidence de Sémarang, on a fait de nouveaux forages, savoir dans la section de Grobogan, à 3 poteaux (4^ kilomètres) à l'ouest du chef-lieu Pourwodadi, et près de la halte de chemin de fer Têlawa, non loin de la frontière de Sémarang, mais déjà en Solo, où furent obtenues encore de grandes quantités d'huile mélangée de gaz. On prépare l'exploitation en grand de ces gisements.

De la résidence de Pekalongan et de la section de Bandiarnëgara en Banioumas nous sont arrivés des rapports très encourageants pour l'avenir, mais pas de résultats positifs.

Quant à la profondeur qu'atteignent les forages susnommés, les données font encore défaut. En général, les exploitants enveloppent de quelque mystère les résultats obtenus lors du forage proprement dit. Mais il est arrivé que ces résultats diffèrent assez bien à Java, même pour des points très voisins. Des 25 forages par exemple faits par la Dordsche Maatschappij dans le cours de 1895, en Sourabaïa, 4 aboutirent à un insuccès complet, quelques-uns donnèrent abondamment de l'huile, et dans les autres il fallut faire appel aux pompes.

La composition de l'huile brute obtenue est également très variable. Tandis qu'à Sourabaïa p. ex. on tire de l'huile des puits concédés, situés à l'est de la voie ferrée, 1.3 */„ de gasoline et 68 "/^ d'huile d'éclairage, la concession du côté ouest fournit du pétrole d'où l'on ne peut pas tirer de gasoline et seulement 54 '^j^ d'huile d'éclairage. La première sorte ne renferme pas de paraffine dans ses résidus et pas d'asphalte, ce qui est le cas pour la deuxième. L'asphalte est déjà employé en grand à Sourabaïa et Batavia pour l'entretien des routes, et la paraffine qui se rencontre également en assez grande quantité dans le pétrole de Rëmbang pourra ser%'ir à fabriquer des bougies à bon marché pour l'usage indigène.

P. 1044 (et XLVI), La production de la fabrique d'iode de Guënoukwatou en Sourabaïa s'élevait en 1894 et 1895 respectivement à 2395 et 2436 kilos d'iodure de cuivre, d'une valeur de 4 florins par kilogramme.

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