III. Le terrain de TiHetou, dans les Préanguer
Au sud de la baie de Tiîlëtou, le terrain éocène des deux étages est superposé aux schistes à serpentine décrits plus haut ; sur la carte détaillée No. IX échelle 1 : 50.000, on a indiqué séparément ces deux étages.
-L'être inférieur e, consiste essentiellement en brèches, avec de nombreux fragments de diabase et tuf diabasique, peu de quartz, des morceaux de schiste et du calcaire cristallin ; tous ces fragments viennent du terrain schisteux sous-jacent.
Puis, on y trouve des grès de diabase qui contiennent, entre autres A la rive droite du Tii Lètou, de petites nummulites et orbitoïdes (No. 1048); enfin, quelques grès stHcjfiés, grisou verts, qui sans doute sont en partie des tufs diabasiques silicifiés.
Cet étage n'a pas grande extension à la surface, car il n'apparatt qu'au bord de l'étage e,, dans des ravins profondément minés par les eaux et au rivage de la mer. A la côte, la position des brèches est parfois redressée; dans l'intérieur du pays elle est le plus souvent horizontale et en discordance sur les schistes redressés; parfois aussi elles reposent directement sur la diabase. L'épaisseur ne peut se mesurer exactement, mais ne dépasse pas 80 à 100 mètres.
Ces brèches sont recouvertes par l'étage supérieur e^, qui consiste presque totalement en grès quartzeux et conglomérats de quartz, avec quelques bancs d'argiles seulement et des cordons de charbon. A l'intérieur du pays, la disposition des couches est le plus souvent en pente douce au Sud ; tout près de la côte on observe aussi des positions plus redressées.
Là où les grès ont été profondément entamés par l'érosion, apparaissent
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les brèches et les grès de l'étage e, ; et même les schistes. Au mont Kiâra diadiar, l'épaisseur de l'étage e, est de 250 à 300 mètres; en d'autres endroits, elle est moins forte, en partie par suite d'érosion. L'épaisseur de tout le terrain est donc notablement moins grande que celle du terrain houiller de Baïah.
Fossiles. Les, seules pétrifications qu'on ait trouvées ici sont celles qui existent dans le grès d'andésite (No. 1048), de la "rive droite du Tii Lêtou. Ce sont de petites nummulites et orbitoïdes (discocyclines), savoir :
' N. javanus, var. a. Petits exemplaires D. î= 6 à 8j mm.; épaiss. ^ i^ à 3 mm. ; petite loge centrale ; sur 4 mm. de rayon 12 à 13 tours de spire. (Voir section V).
/^. jûvanus, var. S. Exemplaire jeune, très irrégulier. D. ^ 11 mm., é. = 3i^ mm., r. ^ 5^ mm., t, de sp. ^ 12. Appartient peut-être à la variété précédente.
N. Baguèlensis la. De nombreux exemplaires à très grande loge centrale {largeur ^ o. 60 à i mm.]; la forme homologue à petite loge centrale doit être cherchée probablement dans le N. javanus var. «. D. = 5 mm., é. != i^ à 2 mm. Tours au plus 5, le plus souvent 4, ou même 3 seulement. La surface est li.sse, mais couverte de lignes courbes très fines. (Voir Section V.)
N. (AssiUna) Leymeriei, d'Arch et H., nov. var. Petite espèce grenue, à dépression centrale. D. = 5 — 7 mm., é. ^ i^ à 2 mm. Pour r. = 3 mm., t. de sp. = 5 à 6. Cloisons droites et peu inclinées loge centrale grande, à diamètre de 0.30 à 0.45 mm. (Voir Section V.)
On n'a pas encore trouvé la forme homologue de cette nummulite. O. papyracea Boub. var. javana, minor. D. = 25 mm., é. ^ 4 mm. Analogue à l'espèce de Baguèlen,
O. dispansa Sow. D, = 12 mm., é. = 3 mm. Loge centrale très
grande (diamètre o. 80 à i mm.}. Analogue à l'espèce oligocène du
terrain de Nan^oulan, tandis que l'O. ephippium éocène y fait défaut.
Au Sud et à l'Est, des brèches miocènes sont disposées, en manteau,
sur les grès éocènes Cj ; à l'Ouest et au Nord, ces grès touchent à la mer.