‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 2)Chapitre 12 sur 224 · Le terrain hrèckeux de Nialindoung-Tiipadalarang · texte numérisé non relu

Le terrain hrèckeux de Nialindoung-Tiipadalarang

Nous avons déjà fait remarquer que les couches de brèches du terrain 5, à l'Est de la crevasse transversale du Tii Tiatih, affleurent encore sur une distance de quelques kilomètres, mais que plus à l'Est elles sont recouvertes par des couches miocènes plus jeunes. Si l'on<'emonte le cours du Tii Mandiri, par la rive méridionale, on retrouve les couches de brèches à la surface, près du confluent avec le Tii Tiadas ; et ces couches peuvent se suivre à l'Est- Nord- Est, sous forme d'un terrain très accidenté, sur 70 kilomètres de longueur, jusqu'au haut plateau de Bandoung. Vers le nord de ce terrain de montagnes s'étend une vaste plaine, qui consiste en produits volcaniques originaires du Guëdé, à l'Ouest, et du Bourangrang, à l'Est. A l'Ouest ces produits ne forment qu'une bande étroite, située entre ce terrain et le terrain brècheux décrit sous le No. 4; à l'Est, c'est aussi sur une petite étendue que l'on trouve une couverture volcanique entre ce terrain et la chaîne de Sousourou, située au Nord, et décrite sous le No. 2. La limite septentrionale est, en général, parallèle à la direction des crêtes ; mais au centre, tout près du chef-lieu de district Tiibèbër, il s'élève au nord de cette ligne une chaîne assez élevée qui se compose aussi de brèches.

Vers le Sud, les couches de ce terrain sont bornées, à l'Est, par des dépôts lacustres de la plaine de Bandoung; et plus à l'Ouest, par des couches miocènes plus récentes m^. Près du chef-lieu de district Soukanëgara, les brèches se rattachent, sur une laideur de 14 kilomètres, aux vastes terrains 7 et 8 qui bornent, au Sud et en partie au Nord, la longue série des volcans Këndëng Louhour-Tiikouraï. Au Sud-Ouest on voit de nouveau une couverture de miocène récent; et à l'Ouest ces couches plus récentes forment une saillie, longue de 11 kilomètres, entre les brèches au Nord du Tii Tiadas et les couches m, des environs du chef-lieu de district Nialindoung.

a. Le terrain au nord de Tiibëber.

La chaîne qui, près de Tiibébèr, s'élève, nettement délimitée, dans la

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plaine, au nord de la limite générale de ce terrain, est, sous plusieurs rapports, très différente des couches que l'on rencontre plus au Sud. Alors que dans la série des montagnes du Sud, les brèches sont caractérisées, comme de vrais sédiments neptuniens, par les grès et les calcaires interposés, on trouve dans cette chaîne septentrionale exclusivement des brèches, où les matériaux fins et grossiers sont entremêlés et dans lesquelles on ne peut reconnaître une division en couches qu'en un seul point, au pied de la montagne. A la limite occidentale, dans le lit du Tii Koupa, à Pasir Ipis, on a constaté: D. ^ 160°, I. = 55° à l'Ouest. A la surface les brèches se désagrègent en une ai^le rouge avec boules nombreuses, grandes et petites, de roche éruptîve.

On reconnaît encore, à la forme topographique du terrain, que les brèches ne se sont pas déposées en couches régulières. Ce n'est pas un haut plateau, devenu un terrain accidenté par le creusement des vallées profondes des rivières; on n'y trouve pas davantage des arêtes à direction nettement déterminée, indiquant l'allure des plissements des couches. Au contraire, les crêtes forment des cirques qui ressemblent fort à ceux du terrain volcanique récent. Ainsi p. ex. la crête qui porte les cimes Masiguit (1030 m.), Malati (1200 m.), Tiihandiouwang (900 m.) et Kawoung (signal Gombong 893 m.), forme un arc de cercle de 200° d'amplitude et de 4 kilomètres de rayon. Au Nord- Ouest de ce grand cercle, on voit à l'extrémité Nord du terrain, à Guekbrong, une crête circulaire qui porte la cime Boubout ; elle a un rayon de 700 mètres, 900 à 1000 mètres d'altitude, et il n'en manque qu'une faible portion, au Nord-Est. Un peu au Sud de ce cirque les cimes Pountang {950 m.), Kantiana (1240 m.), Eurih (1040 m.) et Pogof {810 m.) sont situées sur un arc de cercle de plus de 180° d'amplitude et de 1800 mètres de rayon. Plus au Sud-Ouest, les cimes Tougou (810 m.), Këroud {820 m.) et Manglaïang {850 m,), forment un cirque de plus de 700 mètres de rayon, qui n'est interrompu que vers l'Est.

Donc, tant par la forme que par sa composition, cette partie du terrain ressemble à ces volcans récents, dont les tufs incohérents, d'un grain fin, ont été enlevés par érosion. Néanmoins, les roches é ru ptives dont sont constituées les brèches ressemblent bien plus aux roches tertiaires qu'aux roches volcaniques récentes; et c'est pourquoi nous regardons ce terrain comme la ruine d'un volcan qui a été édifié audessus de l'eau à l'époque tertiaire, sur les couches neptuniennes, plus anciennes, de l'étage m,. Il est fort possible que ces montagnes se formaient encore pendant qu'ailleurs les étages m^ ou m^ se déposaient sous les eaux.

Dans des couches d'un grès tuffeux, visibles au-dessus du tunnel de la voie ferrée, il y a des débris de plantes ; mais, ainsi que l'on pouvait s'y attendre, on n'y a pas trouvé d'autres fossiles.

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Les échantillons recueillis ont un caractère très uniforme ; ce sont Jous des andésites à pyroxène assez altérées, qui renferment parfois un peu de hornblende.

Des fragments, qui ont été détachés un peu au Nord-Ouest de Tiibëbër (No. 1283) et plus au Nord, près Maïak (No. 1282), au versant occidental de la cime Gueulis, sont des andésites à pyroxène assez altérées.

Un autre échantillon (No. 1284} a été recueilli plus au Nord, audessus de Tîilendiang; c'est encore une andésite à pyroxène, dont la pâte contient du verre brun.

A l'extrémité septentrionale du mont Gombanggueulis, à la rive droite de la rivière Tii Gombang, on a récolté des grès tuffeux {No. 1285), qui contiennent beaucoup de matériaux ponceux.

Des fragments originaires de la brèche du Tii Heulang, près du village de Tiihandiouwang (No. 1286), du cours supérieur du Tii Handiouwang (No. 1287) et de la source de la rivière Tii Haour (No. 1288) sont aussi des andésites à pyroxène. Le premier est assez frais.

A la cime Boubout, tout près de Guekbrong, au plus haut point de la route postale de Soukaboumi à Tiiandiour, on trouve, dans la brèche, des andésites à pyroxène à grandes hornblendes, grenues, noires.

Des morceaux {Nos. 1290 à 1292) du cirque du Sud-Ouest, qui porte les cimes Tougou et Manglatang, sont encore des andésites à pyroxène altérées, chloritifères ; les échantillons contiennent de nombreuses hornblendes brunes.

A une cascade que forme la petite rivière Tii Padang, un affluent de droite du Tii Haour, à 2 kilomètres au nord de la voie ferrée, on trouve une couche de roche éruptive, interposée dans la brèche. C'est une roche {No. 1289) foncée, compacte, avec beaucoup de pyroxène et de très petits cristaux de feldspath. Au microscope, on reconnaît encore une andésite à pyroxène avec verre brun dans la pâte.

b. Le terrain près de Sindangsari et Nialindoung.

Dans le terrain situé plus au Sud, on observe presque constamment une stratification nette.

L'arête abrupte Gg. Haour p. ex., qui s'élève à l'ouest de la grande route de Baros à Sindangsari, sur la rive méridionale du Tii Mandiri, consiste en couches de brèches et de grès, qui se dirigent sensiblement de l'Est à l'Ouest et sont en pente assez raide vers le Sud (voir le profil Fig. 65). Le long d'un petit sentier qui, au sud de Limous nounggal, conduit, de l'embouchure du Tii Peuïeut, par la crête, vers le Tii Menga, on a fait successivement les observations suivantes; D. =^ 93°, I. = 48° au Sud; D. = 95°, I. ^ 45° au Sud; D. ^ 80", I. ^ 40° au Sud; D. = 95°, I. = 66° au Sud; et D. = 78°, I. := 56" au Sud.

Dans un petit affluent, à la rive gauche du Tii Këmbar, à 700 mètres

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à l'est de Tîîmenga, on a trouvé D. = 94', I. = 10° au Sud. Le long de la grande route de Baros à Sindangsari on observe parfois une position verticale, mais le plus souvent une pente abrupte au Sud et une direction de 75° à 90°; près du signal Pasir Toumpang on a constaté cependant D. = 35°, I. := 40" au Sud-Est.

Dans le lit de la rivière Tii Peuïeut, des bancs de roche éruptive (Nos. 1293 et 1294) gisent en deux points entre des grès. Ce sont des andésites à pyroxène fort désagrégées; au microscope, on voit que presque tout le pyroxène est décomposé en chlorite, de sorte que la roche prend tant soit peu les caractères d'une dîabase.

D'ailleurs, on rencontre ici dans l'étage m, surtout de beaux grès vert sombre, massifs, qui font avec l'acide chlorhydrique une faible effervescence. Des échantillons (No. 1295) qu'on a recueillis tout près de la crête entre les Tii Peuïeut et Tii Menga, consistent entièrement en débris assez grossiers de roche éruptive, reliés par un ciment calcaire. On n'a trouvé, dans ces morceaux, ni foraminifères ni restes d'autres organismes.

Des fragments {No, 1296) recueillis dans la brèche, sur la même route, consistent en basalte altéré,

Le long de la grande route, on a pris des échantillons (No. 1297) au mont Toumpang; ils se composent d'une brèche, à grain fin, de roches éruptives et ne font pas effervescence avec l'acide chlorhydrique.

Vers le Sud, ces couches sont recouvertes par la langue de miocène m^ dont nous avons déjà fait mention; mais aux alentours de Nialindoung, on voit reparaître l'ancien étage m,. Le dépôt y consiste principalement en brèches, dont la direction et la pente sont rarement bien visibles.

Au nord-est de Nialindoung, au Gg. Bèsèr, se trouve entre des brèches et des grès un banc calcaire, dont D = 65°, I = 20° au Sud-Est. Plus à l'est, on observe des directions assez divei^entes, mais les couches inclinent constamment au Sud. Plus au sud, on trouve cependant une pente douce au Nord ; de sorte que les brèches forment ici un bassin plat, recouvert des deux côtés et en discordance par les couches marneuses de m^.

Dans ce terrain, on a récolté près de Nialindoung, des morceaux de blocs inclus dans de l'argile rouge; et au versant Nord du Gg. Bèsèr, des écfiantillons (No. 1298) d'une brèche compacte. Les roches sont toutes deux des andésites à pyroxène miocènes typiques.

Les échantillons (No. 1299) qu'on a recueillis au banc de calcaire situé au pied du Gg. Bèsèr, sur la route de Sindangsari à Nialindoung, contiennent quelques foraminifères bien conservés. On y trouve des orbitolites, à section transversale en forme de double coin, longues de 3.4 mm.; dans la couche médiane, des chambres rondes sont disposées

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en anneaux concentriques; les sections elliptiques qu'offrent les préparations sont des alvéolines à 8 tours de spire; elles sont longues de 6 mm. environ, et épaisses de zj mm.; puis on y voit des textularidées ; mais il n'y a ni orbitoïdes ni cycloclypées,

c. Le terrain au Sud de la halte de chemin de fer Gandasouli.

Plus à l'Est, entre la halte Gandasouli et le tunnel de la voie ferrée, à l'endroit où les couches miocènes affleurent aussi au Nord du Tîi Mandiri, on rencontre de nouveau la position fortement troublée que l'on observe si souvent dans le voisinage de cette vallée,

A l'ouest de l'éocène du Pasir Pogor 1, on a observé, à la rive gauche du Tii Mandiri, D. ^ 92', I. = 64° au Nord et D. = 112°, I. = 70° au Nord. Au mont Rasamala, D. = 130°, I. = 30° au Nord- Ouest; au sud-est de ce point, dans un ravin près Tiilangla, sous la couverture volcanique, D. = 95°, I. = 60" au Nord; et plus au nordest, à Nagrok, on a de nouveau D. = j6o°, I. = 50° au Nord-Est. En amont de Tiilangla, dans le Tii Mandiri, les couches sont verticales et ont la direction de 97°; plus en amont, à la rive gauche, D. ^ 114°, I. = 80" au Sud et D. = 120°, 1. := 70° au Sud. A l'ouest de la halte Tiireunghas, à la rive droite, on trouve aussi D. ^ 90°, I. = 70° au Sud; mais à l'est de la halte, tout près de la voie ferrée, D. ^ 100°, I. ^ 70° au Nord; à deux cents mètres plus au nord, D. = 110°, I. = 30° au Nord, et tout près de l'entrée du tunnel D. = 110°, 1 = 40° au Nord. {Voir Planche No. 21.) Dans le tunnel, à l'entrée, D. = 110°, 1. = 28= au Nord; cette pente diminue rapidement, et à 500 mètres de l'entrée elle passe assez brusquement à une pente inverse de 60° à 70' au Sud; un peu plus loin, la pente est de nouveau vers le Nord et, jusqu'à la sortie du tunnel, elle est de 10 à 20° i). A un kilomètre à l'ouest du tunnel, du côté sud de la voie, D. = 88', I. = 58° au Sud.

Plus au sud, les couches de brèches et de grès sont disposées, autour des cimes d'andésites décrites ci-dessus, avec une pente générale au Sud; en quelques points, on observe une pente faible vers le Nord, Au sudouest du Këroud, les couches inclinent p. ex. de 5" environ au Nord. Près RantiagoÔng, on a observé V). = 110°, I. ^ 30" au Sud. Entre Guëguërbitoung et Tiibala, les couches sont plus planes, mais des lectures précises y sont impossibles. Sur la nouvelle route, qui passe le long du Gg. Astana, à l'ouest, D. = 105°, I. = 15 au Sud; et, plus au sud, D. ^= 85", I. ^ 35" au Sud; tandis qu'à un kilomètre plus à l'ouest, D. =^ 34°, 1. = 32° au Sud-Est. A l'est de l' Astana, tout près du hameau Kouta, on mesure D. ^ 95°, I. = 30° au Sud. Sur le haut

ij Voir la communication de J. A. Hooii! sur le tunnel de la voie ferrée près Tiimenteng Jaarbuelt Mîjnwezen iSSi I. Le limon volcanique sus-jnccnt, mentionné par HoozE, contient de nombremi fragments de rocKe éruplive et fait partie de la ruine volcanique tertiaire décrite plus hauL

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plateau, la disposition des couches n'est pas très distincte; toutefois la pente est constamment au Sud et elle décroît vers le sud.

C'est d'après ces données qu'a été construit le profil Fîg. 57. Nous avons admis que les couches éocènes du Pasir Pogor (D. = 114°, I. ^ 28° au Sud) se prolongent sous la surface jusqu'en ce point; ■cela est très probable, puisqu'elles reparaissent plus à l'Est, Sur ce plancher ont coulé les roches éruptives des cimes Astana et Kèroud, ■qui constituent la base de l'étage m,. La chaîne est interrompue, et le long du bord de rupture les dépôts successifs sont à découvert. Vers le Nord, des couches plus récentes de l'étage m, sont pressées contre le bord de rupture; et par suite, elles y sont fortement recourbées et pliées. Plus au Nord reposent sur ces couches dérangées les brèches et les tufs décrits précédemment, qui ont été amoncelés au-dessus des eaux par des éruptions tertiaires.

La faille de ce profil est le prolongement du bord de rupture qui a été signalé ci-dessus, au nord du terrain éocène de Soukaboumi {Gg. Walat). Dans le terrain intermédiaire, les couches tertiaires sont recouvertes par des produits volcaniques.

Au nord et au sud de la faille, les couches se différencient nonseulement par la disposition, mais encore par leur composition. Du côté nord on trouve, outre les brèches, des grès et des argiles, souvent déposés en couches très minces ; il se montre aussi, entre les couches fortement dérangées, des schistes verts pareils à ceux du Gg. Walang, qui ont été décrits précédemment. Ici encore ces derniers sont constitués de fragments, grands ou petits, de matériaux d'andésite, écrasés par la pression qui les a soulevés, et agglomérés ultérieurement par des dépôts d'anhydride silicique. On les trouve aux cimes Gadoung et Rasamala, à l'est de Gandasouli ainsi qu'au mont Bangkéwong, tout près de la limite Sud-Est de l'éocène.

Du côté Sud, les brèches prédominent; elles contiennent beaucoup d'andésite à hornblende. L'arête aiguë Rasamala prahou, à l'Est de l'éocène du mont Pogor, consiste en brèche compacte ; tandis que plus au Sud, aux alentours de Guéguërbitoung, on rencontre aussi des couches tendres. A la montée abrupte vers le haut plateau, on trouve le plus souvent des brèches, et seulement quelques couches interposées de grès. Sur le plateau, les brèches se sont désagrégées presque toujours en une argile rouge, qui contient des boules d'andésite.

On a récolté des échantillons à la rive gauche du Tii Mandiri, au Sud de Gandasouli. C'est une brèche à grain firt {No. 1303} de roche éruptive; on y trouve des morceaux de basalte avec quelques olivines entièrement serpentin isées, puis beaucoup de chlorite, du calcaire spathique et quelques grains limpides de quartz. A l'ouest de l'éocène, à la rive gauche du Tii Mandiri, affleurent des grès marneux (No.

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1300) verts, très compacts, qui consistent en un gravier fin de roche éruptive, relié par un ciment calcaire abondant, et dans lequel on a trouvé des restes peu distincts d'orbitoïdes à chambres en spatule et de globigérines.

Des fragments, détachés de brèche massive au Gg. Soumour, au Sud de l'éocène du Pogor, sont des andésites à hornblende {No, 1301) pures. La roche contient une très forte proportion de hornblende brun verdâtre, en cristaux nettement délimités; mais on n'y a pas trouvé de pyroxène, ni dans la pAte, ni en cristaux porphyriques.

No. 1302. Ces morceaux ont été enlevés au sommet Bangkéwong, à l'est de l'éocène ; ce sont des roches arénacées, gris clair, très compactes, qui maculent de blanc, happent à la langue et ne font nullement effervescence avec l'acide chlorhydrique.

Dans les couches minces, à l'entrée du tunnel (côté de Tiireunghas), on a récolté des échantillons (No. 1304) d'une roche sîlicifiée, de teinte gris clair.

Des morceaux d'une brèche grenue, fine (No, 1305), dans laquelle on peut, à l'œil nu, reconnaître des fragments d'andésite à hornblende, à côté d'autres roches éruptives altérées, ont été détachés un peu au Sud-Est de la halte Lampëgan.

Au Sud de cette halte, près du signal Tiiawitali, on a recueilli des échantillons (No. 1306) dans une brèche plus grossière. Au microscope, la roche est une andésite h hornblende, dans laquelle il y a toutefois du pyroxène.

Sur le haut-plateau, on trouve le plus souvent de la brèche très altérée ; mais au versant Nord-Ouest du Gg. Melati, près de la cime Padang, on a détaché, dans une brèche compacte, des morceaux d'une andésite à pyroxène très fraîche, dans laquelle il y a des cristaux porphyriques d'hypersthène, d'augite, de minerai de fer et de plagioclase, et dont la pâte contient du verre brun chocolat.

d. Le terrain situé le long de la route de Tiibebér à Soukanëgara.

Le terrain situé entre la route de Tiibëbër à Soukanëgara et le cours supérieur de la rivière Tii Kondang consiste, à la surface, en brèches altérées et en roches tuffeuses ; ce n'est que dans le lit de quelques rivières profondément encaissées qu'on peut observer un dépôt en couches.

Dans le lit de la rivière Tii Baloukbouk, qui se jette dans le Tii Kondang à plus de 3.5 kilomètres en amont de Tiibëbër, on trouve, tout près du confluent, de la brèche (No. 1307) qui consiste en morceaux d'andésite à caractères de diabase ; au microscope, on voit beaucoup de pyrite, du plagioclase, le plus souvent trouble, de la chlorite et des taches blanches de leucoxène; puis, du quartz secondaire et du calcaire spathique.

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Près du hameau Tiibaloukbouk, on trouve de la brèche très compacte (No. 1308); elle consiste en fragments anguleux de roche éruptive altérée, de grosseur très différente. Le ciment peu abondant fait çà et là effervescence avec l'acide chlorhydrique.

Dans des brèches plus grossières, qui existent à un niveau plus élevé que les précédentes, on a détaché des morceaux d'andésite à hornblende {No. 1309) altérée, contenant beaucoup de pyrite.

Sur la grande route, au-delà du patrol Rougak, à 4^ kilomètres de Tiibëbër, on a collectionné des échantillons d'une bfècke i^a. 13 11), dans laquelle les éléments grossiers sont reliés par un sable tuffeux. Dans ce sable gisent de nombreux feldspaths brillants et des cristaux anguleux de pyroxène, de 4 mm. de diamètre. Les grands fragments (No. 1312) sont de Vandêsite à kornbiende qui para!t assez fraîche a l'œil nu; mais au microscope, on voit qu'elle est très altérée; à côté de la hornblende, on trouve du pyroxène, qui est tout entier décomposé en chlorite.

Au delà de la montée abrupte près du patrol Tèngah, à 6 ou 7 kilomètres de Tiibébèr, on rencontre une brèche de roche éruptîve totalement désagrégée, probablement du basalte, et là -dessus des grès tuffeux gris jaunâtre (No. 1313). De petits morceaux anguleux de roche éruptive, des fragments de feldspath et de pyroxène, sont disséminés dans un ciment argileux, issu probablement de pierre ponce.

La cime à signal Pasir Malang II, un peu au Sud du chef lieu de sous-district Tiampaka, consiste en brèche, dans laquelle on trouve des morceaux d'un basalte à grain fîn avec olivines totalement altérées.

Tout près de Tiampaka, du calcaire (No. 1316) est à nu dans un petit affluent du Tîi Palasari ; et si de Waroungbitoung, on suit un sentier qui conduit à l'Est, on rencontre encore du calcaire (No. 1317) passé Tiibarengkok. Les deux échantillons sont devenus très cristallins, de sorte que les organismes qu'ils renferment sont méconnaissables.

n est rare de voir dans cette contrée une stratification nette ; sur la grande route, près Tiiparaï, dans des couches de grès, on a observé D. = 66°, 1. i= 35° au Nord; et, dans des grès entre lesquels existe le calcaire No. 1317, D. = 60°, I. = 68" au Sud.

Au nord de Soukanègara s'étend un terrain long de plus de 5 kilomètres du Nord au Sud, et qui n'a que quelques centaines de mètres de largeur; il consiste en argiles et marnes tendres, dans lesquelles on a rencontré des fossiles, et qui appartient probablement à l'étage m^. JUNGHUHN avait déjà recueilli de ces fossiles (gisement H. de Junghl'hn). Ce terrain est environné de toutes parts par des brèches, dont on a récolté des échantillons au versant méridional de la cime Tiimonté, au hameau Tiikaroutouk ; ils consistent en andésite à hornblende (No. 1314) dans laquelle il y a beaucoup de hornblende et beaucoup

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de chlorite. Le mont abrupt Karang, cité aussi par Junghuhn, et situé au nord-est de Soukanègara, se compose de brèche d'andésite à pyroxène et à hornblende (No, 1315) très compacte, dans laquelle la hornblende est devenue totalement noire par décomposition.

e. Le terrain entre Tiampaka et Tiipadalarang.

Plus au Nord-Est, depuis Tiampaka jusqu'à Tiipadalarang, l'étage m , forme une bande de terrain fort montagneux, longue de 40 kilomètres, et dont la largeur décroît de 14 à 6 kilomètres. Ce terrain est surtout remarquable à cause du rejet notable des couches, qui s'y est produit le long d'une crevasse, sensiblement parallèle à la crête de la montagne.

Le long de cette ligne de rupture, les grès éocènes décrits précédemment affleurent en quelques points, au pied de la cliatne de soulèvement du Sud-Est; et du côté Nord-Ouest, les plus jeunes couches m, sont pressées contre le bord de rupture; par suite, elles sont fortement plîées et contournées. La disposition correspond donc à celle qu'on a observé près de la halte Tiireunghas, et la ligne de rupture forme le prolongement de la faille qui y a rompu les couches.

Les couches sont bien visibles dans les ravins profonds creusés par le Tii Sokan et par le Tii Taroum, ainsi que par leurs principaux affluents. Du point où le Tii Sokan débouche dans la plaine de Tiihéa, jusqu'à l'embouchure du Tii Boubouwaï, les couches ont été très bien mises à découvert, surtout par les tunnels et les autres travaux qui ont été entrepris pour l'irrigation de la plaine en question. On y trouve d'abord, près de Tiiséro, du grès gris clair (No. 1318) qui consiste en grains altérés de roche éruptive, dans lesquels on peut encore reconnaître des aiguilles de feldspath et des cristaux d'augite. Ces grès se sont déposés en beaux bancs, où l'on a observé I). = 110% 1. ^ 40' au Sud-Ouest, Là-dessus repose une masse épaisse de brèches, à laquelle succèdent d'abord des couches de grès en position verticale, et plus au Sud des couches de brèches d'un grain fin, où l'on a mesuré D. = go°, I. = 75° au Nord.

A l'endroit où l'on a percé le tunnel le plus septentrional dans cette masse épaisse de brèches, on voit de gros blocs anguleux de roche éruptive gisant dans une masse ^argile sombre quelque peu bitumineuse {No,' 1319), dans laquelle on observe des plans très lisses, des „Rutschfiâchen" à allure irrégulière. Il est probable que lors du redressement et du plissement des couches, cette argile s'est formée par l'écrasement d'une partie de la brèche et que les faces de glissement doivent leur origine aux mouvements qui se sont produits dans la masse. Aux brèches à grain fin, citées tantôt, et dont D. ^ go", I. ^ 75° au Nord, succèdent des brèches plus grossières ; et puis, au coude suivant de la rivière, des grès compacts, verticaux, dont D. ^ 100°. A ceux-ci succèdent de nouveau des brèches, dans lesquelles on ne peut apercevoir

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aucune division en couches, jusqu'en aval de l'embouchure du Boubouwaï; on voit ici, à ce qu'on appelle le Paréang boréga, près de l'origine du canal d'irrigation, des couches franchement dénudées sur une longueur de 50 mètres ; on y a fait constamment la même lecture : D, = 90°, I. = 65° au Sud, Ces couches minces consistent en grès alternativement très fins et grossiers (No. 1320), d'un gris foncé, qui sont toujours très compacts et dont ceux à grains grossiers font d'ordinaire un peu effervescence avec l'acide chlorhydrique. Les grès à grain fin sont parfois imprégnés d'anhydride silicique et ressemblent alors à du schiste siliceux. Dans les morceaux durs, compacts, on voit au microscope des particules d'argile, du minerai de fer grenu noir, des particules de chlorite, issues probablement de pyroxëne, du feldspath en petites particules et en quelques gros cristaux; il n'y a pas de cristaux de quartz nettement délimités, mais on y observe cependant des particules de quartz qui polarisent faiblement.

Sur ces grès reposent de nouveau des brèches, et sur celles-ci du calcaire.

Si un peu plus à l'Est on remonte la vallée du Tii Soukarama; on trouve tout d'abord des couches franches dans la vallée du petit affluent, le Tii Leuëur. Ce sont alternativement des grès verts, des brèches à grain fin et des schistes argileux compacts, dont D. ^ 45*, 1. = 70° au Nord-Ouest. Plus haut, dans des grès, on a trouvé D. s= 70°, I. = 70° au Nord ; et plus en amont encore, un peu au nord du calcaire oligocène à nummuUtes et des grès quartzeux éocènes de Gouha loutoung- décrits plus haut, D. ^ 78°, I, =! 65° au Nord.

Dans le petit affluent de droite, le Tïi Pangkalan, les couches miocènes qui existent au nord de l'éocène, sont aussi très bien à nu. La direction de ces couches est constamment de 90°; leur pente est raide et au Nord; elles atteignent même la position verticale.

Des échantillons (No. 1335) recueillis à la rive gauche du Tii Soukarama, près du mouara Tii Danggoung, sont des grès marneux très compacts d'un grain grossier. Au microscope, on voit une pâte de calcaire apathique avec particules de chlorite et de minerai de fer, dans laquelle se montrent quelques foraminifères peu distincts (orbitoïdes et amphistégines). Dans cette masse gisent des fragments de feldspath et de pyroxène, ces derniers décomposés en chlorite, du minerai de fer et des particules d'une pâte grenue, noire, dont quelques-unes peuvent provenir de méiaphyre, d'autres d'andésite.

Dans le Tii Pangkalan, on a récolté des morceaux (No. 1336) d'un grès d'andésite gris, qui ressemble aux précédents, mais qui contient aussi quelques fragments de quartz. Puis, des morceaux de bancs de calcaire marneux (No. 1337) gris, quelque peu schisteux, à veines minces de calcaire spathique. Au microscope, on ne peut y reconnaître que quelques globigérines. Dans certains calcaires marneux plus

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tendres, on trouve des morceaux de calcaire {No. 1338) arrondis, gris foncé, avec de nombreuses globîgérines, du lithothammium, de grajides orbitoïdes à chambres spatuliformes ainsi que des cycloclypées.

Si, partant de la vallée du Soukarama, on remonte au Sud, vers le hameau Bëndoungan, on trouve, sur le calcaire oligocène, des grès et des brèches de matériaux d'andésite; et sur ceux-ci, en concordance, un banc de calcaire miocène épais de 200 mètres ; puis de nouveau de la brèche et des grès. En dessous du calcaire, et tout près de celui-ci, on a mesuré dans du grès D. = 90°, I. =; 40° au Sud. Ce calcaire (No. 1339) est de teinte gris bleuâtre; à la surface altérée, on aperçoit, à i'ceil nu, de nombreux fossiles. Au microscope, on reconnaît surtout de grandes orbitoïdes à chambres en spatule, d'un diamètre de 10 mm. et de 4 mm. d'épaisseur au centre; puis, des cycloclypées, des amphistégines, des globigérines, le lithothamnium et des débris de coraii. Parmi les orbitoïdes, les unes sont à grande chambre centrale, les autres à petite chambre.

Cette masse épaisse de calcaire s'étend au loin vers le Nord-Est (voir plus bas) ; et plus à l'Ouest encore, on retrouve le calcaire lorsqu'en quittant p. ex. le hameau Tiiboubouwaï on remonte vers le Sud, Sous le calcaire, les couches ont ici généralement la direction de 60° et une pente de 50° à 70 au Sud. Les échantillons de calcaire (No. 1321} qu'on a recueillis ici ressemblent complètement, sous le rapport microscopique, à ceux qui ont été décrits plus haut.

Au bord du Tii Sokan, le calcaire est interrompu; on ne le retrouve à la rive gauche qu'à 700 mètres plus en amont. La vallée du Tii Sokan dénote donc une crevasse transversale, le long de laquelle s'est produit un rejet, perpendiculairement à la direction des couches.

A la rive gauche du Tii Sokan, dans le Tii Karédok, on rencontre, vis-à-vis du calcaire de Tiiboubouwaï, de la brèche d'andésite (No. 1322) très altérée; et près de Garoungan, de la brèche (No. 1323) à gros blocs de basalte désagrégé; à ceux-ci succèdent des grès très compacts à empreintes de plantes (No. 1324), et c'est là dessus que repose l'épaisse masse calcaire. L.e grès consiste en débris de roche éruptive, reliés par un ciment calcaire, dans lesquels on peut reconnaître des globigérines et le lithothamnium. On y a fait la lecture D. = 135°, \. = 40° Sud-Ouest.

Au-dessus du calcaire, il y a de nouveau des brèches, avec quelques bancs interposés de grès. Plus au Sud aussi les couches sont fortement plissées en nombre de points ; la position troublée peut très bien se voir p. ex. entre le confluent du Tii Awitali et du Tii Sokan, et le hameau Leuwihaour, situé à 2 kilomètres plus en amont.

Près du confluent, on a constaté D. = 78°, \. ^ 78° au Nord; et à 250 mètres seulement plus au Sud, D.. = 84", L ^ 68° au Sud; un

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peu plus de 100 mètres plus loin D. = 95°, I. = 40° au Sud; à 360 mètres seulement plus au sud, à l'endroit où le sentier descend en pente rapide du Pasir Mènian vers la rivière, D. ^ 86°, I. ^ 77° au Nord; «ncore 280 mètres plus loin, près de l'embouchure du Tiî Hondié, à Tiipiring, on a de nouveau D. ^ 96°, I. =î 72° au Sud; et un peu plus loin, D. --^^ 88% I. = 45° au Sud. Plus en amont, la pente reste constamment au Sud, mais elle est tantôt plus, tantôt moins raide; dans Ja vallée du Tii Seuseupan, entre autres, à la rive gauche du Tii Sokan, à 2 kilomètres en amont du confluent, on a observé D. = 90=, I. = 80", .au Sud; et 700 mètres plus au sud, non loin du kampoung Tiipateungteung, D. = 92°, I. = 68° au Sud. Dans le ravin profond de l'affluent de droite important le Tii Dadap, à 600 mètres au nord du hameau Paroung lësang, D. = 80", I. = 28° au Sud.

Entre les embouchures du Tii Awitali et du Tiî Hondié, on rencontre ies brèches et grès d'andésite compacts ordinaires, qui sont souvent ■d'un grain très fin et déposés, dans ce cas, en couches très minces. A côté de ceux-ci se montrent des grès marneux, qui passent au calcaire pur; ordinairement, ces bancs de calcaire n'ont pas plus de 2 mètres d'épaisseur. Il s'y présente souvent des morceaux de roche éruptive, <\\1\ deviennent parfois si nombreux que la roche passe à une brèche, cimentée par une pâte calcaire. Ainsi l'on trouve tous les degrés de transition entre te calcaire pur et la brèche commune.

Les brèches se composent des roches éruptives ordinaires; des échantillons récoltés près du hameau Soudtmampir, à grande hauteur audessus de la rive gauche du Tii Sokan (No. 1325) ressemblent à une -diabase. Entre les bancs de calcaire se montrent aussi des argiles •{No. 1328), quelque peu silicifiées.

Seules les roches calcarifères contiennent des restes organiques, p. ex. les échantillons de calcaire Nos. 1326 et 1329 des bancs de calcaire pur, le calcaire No. 1327, pris à l'état de fragment dans une brèche, •et la marne verte, dure No. 1330. Ce sont toujours des foraminifères mal conservés', parmi lesquels néanmoins on peut partout reconnaître distinctement des orbitoïdes à chambres spatuliformes.

Plus au Sud, on trouve constamment des roches de la même espèce. A l'escarpement de la rive gauche du Tii Sokan, près du kampoung Tiihondié, un petit cours d'eau forme une belle cascade par-dessus des ■grès (No. 1331) vert sombre, compacts, qui font avec l'acide chlorhydrique une faible effervescence. Dans le lit du Tii Dadap bandoung i) prédominent ces grès {No. 1332 et 1333} de roche éruptive, compacts <t de teinte vert sombre, qui font d'ordinaire effervescence avec l'acide

1} A U rive gauche du Tii Sokan il y a une rivière du même nom ; pour les distinguer, «n nomme l'affluent de droite Tii Dadap bandoung, celui de gauche Tii Dadap liîandiour.

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chlorhydrtque, mais dont le ciment est parfois plus argileux ou bien totalement silidfié.

Tout près de la limite des couches de mames tendres de l'étage m,, qui reposent en concordance sur m,, se montre, près de la cascade du Tii Dadap tiiandîour {rive gauche du Tii Sokan), tout près du kampoung Tiikouroutoug, de la bèrcke qui consiste en grande partie en matériaux d'andésite à hornblende et qui est recouverte par des grès marneux (No. 1334) vert clair, à ciment calcaire abondant.

C'est d'après ces données qu'on a tracé le profil Fig. 58. Conformément à ce qu'on a observé plus à l'Est, dans la vallée du Tii Héa, le» couches de Tiidoukouh ont été figurées en position horizontale. Plus au Sud, on coupe la faille. La chaîne méridionale y a été soulevée à. tel point qu'à son pied apparaissent les grès éocènes, avec calcaire oligocène, décrits plus haut. Vers le nord, les jeunes couches sont pressées contre la faille, fortement pliées et recourbées, ainsi qu'on le reconnaît aux beaux affleurements dans la vallée du Tii Sokan et du Soulcarama. Du cAté sud, les couches inclinent d'abord assez régulièrement au Sud; mais plus au sud encore, on a coupé les couches redressées,, fortement pliées, qui sont à découvert plus haut dans la vallée du Tii Sokan et du Tii Dadap. A l'endroit où le profit coupe le Tii Sokàn, à l'est de Tiibanggala, les brèches sont recouvertes, en concordance, par le miocène plus récent, qui forme le prolongement occidental de» couches dans lesquelles on a trouvé les fossile.s du gisement O. de JUNGHUHN, et qui sera décrit ultérieurement. Au sud de ces couches apparaissent de nouveau des brèches en pente vers le Nord, mais celles-ci appartiennent à un terrain suivant.

Si l'on remonte la vallée du Tii Héa et de ses affluents, on trouve, en général, la même disposition des couches qu'au profil 58. A la rive gauche de la vallée, elles inclinent au Nord; c'est ainsi qu'au sudest du village Tiihéa, au pied du mont Batourioung, on a observé D. ^ 75°, 1. =: 20" au Nord; et près Kopeng, D. = 70°, 1. = 30* au Nord. Plus au nord-ouest, la pente devient plus douce ; et au mont Tenguek, au nord de Tiikoupa, les couches sont parfaitement horizontales. Ce qui prédomine ici, ce sont des bancs brècheux épais (No. 1346), dans lesquels existent aussi de nombreux fragments, totalement arrondis, de roche éruptive. Dans le lit du Tii Héa, on voit encore, le plus souvent, de la brèche cohérente ; et dans l'affluent de droite Tii Rangkong affleurent des grès argileux schisteux, dont D. = 60", et dont I. varie de 70' au Nord jusqu'à la position verticale. Tout près du point où les couches sont verticales, on a trouvé les blocs de grès quartzeux dont il a été fait mention précédemment.

Encore plus en amont, on a trouvé successivement, dans des grès mio-

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cènes compacts, D. = 30", I, = 40'. au Sud-Ést; dans des grès marneux compacts, qui alternent avec des schistes argileux, D. = 60°, I. = 45° au Sud-Est ; et à une cascade, dans des bancs de brèche très cohérente, à grain fin ou grossier, renfermant des morceaux de calcaire, D. = 60", I. s= 40° au Sud-Est. Plus haut dans la rivière, on rencontre du calcaire qui forme le prolongement Nord-Nord-Est de celui de Bèndoungan.

Dans le lit du Tii Bangkong on a recueilli les échantillons suivants; No. 1342. Grès marneux gris, dont le ciment constitue probablement plus de la moitié de la masse. Au microscope on voit, dans une pâte de calcaire spathique, beaucoup de plagioclase limpide, de l'augite altérée et des fragments de pâte de roche éruptive; mais on n'y observe pas de foraminifères,

^'o- 1343- Une brèche de morceaux de roche éruptive altérée, reliés par

du calcaire spathique; il s'est déposé aussi du spath calcaire le long d'un

grand nombre de fissures; et dans ces veines la pyrite accompagne le spath.

No. 1344. Un grès marneux rouge brunâtre de matériaux fort

altérés, agglomérés par du calcaire.

No, 1345- Pris à la cascade; cet échantillon consiste en une brèche très altérée, de grain lin, dans laquelle sont englobés des morceaux de calcaire.

Dans l'affluent Tii Sarouwa, qui coule plus à l'Ouest, on a recueilli des fragments du banc calcaire {No. 1340) épais, situé sur la hauteur. Ces échantillons sont tout-à-fait analogues à ceux de Bëndoungan et autres points déjà cités.

Dans le Ht du Tii Héa i), plus en amont, près Tiikakak, on a pris un morceau d'un bloc roulé, qui consiste en brèche d'andésite (No. 1341) commune, à grain fin et de teinte vert sombre, mais dans laquelle sont inclus quelques fragments de granité. Au microscope, on voit dans ce granité beaucoup de quartz, de l'orthoclase trouble, du minerai dç fer et de la biotite brune, changée en grande partie en chlorite. Le quartz contient de nombreuses bulles liquides, à libelles peu mobiles. Au demeurant, la brèche consiste en petits fragments d'andésite diabasique et éclats de cristaux de feldspath, de hornblende et de pyroxène ; puis, on y voit du minerai de fer, de la chlorite et des particules altérées de pâte, le tout aggloméré par un peu de calcaire spathique. Ce bloc roulé provient apparemment des couches de grès miocènes, mais les fragments de granité inclus font supposer que la section inférieure de l'éocène, ou des couches encore plus anciennes, existent à peu de profondeur en dessous de la surface.

i) /dnghdiin rapporte à la p. 389 de rédilion holLuidoise (t à la y. i%Z de l'édition allemande de son JaTa sed. 1][, que dans celte partie de la vallée da TII Héa appaTall, faire des giès, un banc de basalte massif; mais nous n'avons pas trouvj cette coitclie.

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Si à l'est de Kemang on remonte le cours de la rivière Tii Batoudatar, on trouve d'abord une pente au Nord. A la première cascade, dans des couches alternantes de brèches à fragments calcaires et de grès marneux, durs ou tendres, on a observé D. ^ 55^^, I. = 20" au Nord-Ouest. Plus en amont, la pente devient de plus en plus raide; la position Unit même par devenir verticale. A 400 mètres environ en aval du hameau Tiiparandii, dans des couches verticales ou inclinées de 80 à 85° au Sud-Est, on a constaté D. ^ 60°. Au kampoung même, dans des argiles, D. = 60°, I. = 75° à 80° au Sud-Est; à cet argile succède un épais banc de calcaire. Ce calcaire (No. 1348) contient beaucoup de lithothamniums, des cycloclypées à larges chambres rectangulaires, et des amphistégines, dont les sections ressemblent à de petites nummulites. C'est donc également un calcaire miocène ancien, mais il contient des fossiles quelque peu différents de ceux qu'on trouve dans les échantillons recueillis plus à l'Ouest. Dans les morceaux de marne (No, 1347) qu'on, a recueillis plus en aval, dans le Tii Batoudatar, on rencontre beaucoup de particules de plagioclase; en fait de pétrifications, on ne peut y distinguer que des globigérines.

Sur la bonne route qui de Tiipëtir conduit au Sud, par la crête près Pountiak larang, vers la partie la plus occidentale de la plaine de Bandoung, on passe, près de Gouha, par le banc épais de calcaire dont il a déjà été fait mention à diverses reprises. Il se trouve tout près des grottes où l'on va chercher des nids comestibles d'hirondelles. En ce point, ce calcaire a été visité par Junghuhn et par V. HocH- STETTER 1). JUNGHUHN se figurait ce mur calcaire comme un récif, en discordance sur les couches de grès redressées ; v. HochsteTTER a signalé que le calcaire plonge en concordance, sous forme de banc épais, sous les couches de grès situées au Sud. Si du côté Nord, près de Tiihéa, on remonte la rivière Tii Noungnang, on remarque que ce banc est interposé dans les grès, et qu'il forme le prolongement de la couche épaisse que plus à l'Ouest on observe de toutes parts. Les brèches et grès sous-jacents .sont constamment en pente abrupte au Sud. Immédiatement en dessous du calcaire, on a observé D. ^ 80", I, ^ 60" au Sud.

Près de Gouha, dans la rivière et au pied du mur calcaire, on constate, dans des grès schisteux, D. = 80", 1. ^ 85" au Sud. Sur le sentier, qui conduit par une montée abrupte vers le point oii, à l'aide d'échelles, on atteint les grottes à nids d'oiseaux, on observe dans des grès argileux altérés, et en un seul point, une pente au Nord de 30 à 35°; mais cette disposition anormale résulte probablement de l'affaissement de la roche tendre le long du mur calcaire dur et escarpé.

l) J 11.1(1 11 L'UN Java. 3« Sect. p. 303 de l'édilion hollandniie et p. I94âe l'édinon allemande. V. HocnâTETTER. Keisc der Novara, Geologîsdicr Theîl BinJ II p. 113-152.

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Dans le profil Fig. 5g on a indiqué la position exacte de ce calcaire et il en ressort que ce banc doit y avoir de 400 à 500 mètres d'épaisseur.

Si par la route escarpée on monte vers la crête Pountiak larang, on marche constamment sur des grès durs verts et des conglomérats et brèches à grain fin, qui font communément effervescence avec l'acide chlorhydrique. A deux cents mètres environ au-delà de Gouha, on a mesuré D. = 78", I. ^ 62' au Sud; et dans une petite rivière près de Tiibadiing, D. = 85°, I. = 64° au Sud; un peu en dessous de la crête, D. ^ 94°, I. = 56° au Sud. Là où la route descend vers la portion occidentale de la plaine de Bandoung, on rencontre encore constamment une pente au Sud; dans le Tii Tiaban, sur le sentier qui conduit vers la gorge du Tii Taroum, nommée Tioukang rahong, D. = 80°, 1. ^ 30° au Sud; au Pasir Tiipitioung, au nordest du hameau Tiiboulou, dans des couches minces, alternantes, de grès marneux gris et de grès argileux bruns, D. = 60°, I. := 35° au Sud-Est; et au bord de la plaine quaternaire, dans le Tii Diambou, en aval de Tiiririp, dans des bancs épais de brèches à fragments de calcaire, D. = 38°, I. = 10° à 15° au Sud-Est.

Le long de cette route, on a recueilli les échantillons suivants:

No. 1349. Calcaire du mur escarpé près Gouha. Dans certains morceaux, on ne voit que des lithothamniums, des amphistégines et des rotalinas ; d'autres sont complètement remplis de petites orbitoides à chambres en spatule et à grande chambre centrale ; à côté de celles-ci, figurent encore des cycloclypées et des restes de lithothamniums.

Des fragments d'un grès vert, à l'état massif dans la rivière près Tiibadiing (No. 1350) et sur la crête Pountiak larang {No. 135 1), consistent dans les deux gisements en débris de roche éruptive, agglomérés par un ciment calcaire privé de fossiles. Dans les morceaux du premier gisement on trouve quelques cristaux très limpides, probablement du quartz.

Dans le Tii Lanang, près Tiinangka, au Sud-Est de Pountiak larang, on a recueilli, dans des conglomérats, des échantillons d'une andésite à hornblende (No. 1352) altérée.

Dans des fragments calcaires (No. 1353) originaires de la brèche nommée tantôt, dans le Tii Diambou près Tiiririp, se montrent des orbitoïdes à chambres en spatule et des cycloclypées à chambres rectangulaires. ^

Il résulte de ce qui précède qu'entre la vallée du Tîi Sokan et le Tii Taroum, la disposition des couches est partout la même et qu'elle correspond aux coupes Fig. 58 et 59. Vers le Sud, il existe des couches en pente escarpée au Sud, dont un banc calcaire épais constitue le membre principal. Au Nord de la vallée du Tii Héa, les couches sont en pente douce au Nord; et tout près de la limite de la chaîne inclinée au Sud,

les couches sont redressées. Cependant, dans ces couches septentrionales, le banc épais de calcaire fait partout défaut, de sorte que les ailes Nord et Sud ne peuvent y former un pli anticlinal aigu; il faut qu'il s'y soit produit un déplacement par lequel les couches méridionales ont éprouvé un soulèvement relatif. Ces dernières sont en effet les plus anciennes, car partout nous voyons des indices qui prouvent qu'au pied des couches méridionales, l'éocène est à une très faible profondeur en dessous de la surface.

A l'autre bord du Tii Taroum, la position des couches est tout à fait différente ; on y rencontre le banc épais de calcaire, tant au Nord qu'au Sud de l'éocène décrit plus haut. pé]k v. HOCHSTETTER a fait la remarque qu'à la rive droite et à la rive gauche du Tii Taroum les couches ne correspondent pas, et que cette crevasse signale l'existence d'une fissure transversale. Contre cette fissure se termine la faille parallèle à la direction des couches, qui peut être suivie sur une grande distance, depuis le Tii Tiatih le long du bord septentrional des couches éocènes, dans la vallée du Tii Mandiri près Tiireunghas, et plus loin dans la vallée du Tii Héa jusqu'au Tii Taroum.

A la rive droite du Tii Taroum, la plaine de Radiamandala consiste en produits volcaniques récents du Bourangrang. Un peu au nord de cette localité, le Tii Meta a creusé son lit à travers ta couverture volcanique jusque dans des argiles arénacées dont D. = 70° à 80' et I. = 1 5° au Nord. Si l'on se dirige vers le Sud, on trouve, tout d'abord, des couches miocènes dans la rivière Tii Léïat; si plus loin on suit le sentier qui mène, par la montagne, vers les sources thermales de Tiisambeng, on rencontre d'abord des brèches, puis des grès marneux, où l'on a fait les deux lectures: D. = 90", I. = +0° au Nord et D, = 105°, 1. = 55° au Nord; puis, on passe sur une masse épaisse de calcaire pour descendre ensuite dans le Tii Sambcng, au point au sont dénudées les couches éocènes décrites précédemment. Au nord de cet éocène, dans des argiles tendres, on observe D. ^ 90", I. = 15° au Nord, et à celles-ci succède la ma.sse calcaire. Plus à l'ouest on trouve encore une pente au Nord à la rive droite du Tii Taroum, dans le calcaire situé près de la grotte Sanguian tikoro, bien que la direction y soit plus ou moins anormale ; on y constate que D. = 45°, 1. ^ 10° au Nord-Ouest, Au nord de l'éocène toutes les couches inclinent donc au Nord, tandis que dans le prolongement de ces couches, à l'autre bord de la rivière, on observe constamment une pente au Sud. Au sud de l'éocène du Tii Sambèng se rencontrent d'abord des grès, puis des bancs de calcaire dont la position est verticale, mais qui inclinent de 80° au Sud près des sources thermales. Cette pente diminue rapidement jusqu'à 30°. A huit cents mètres au sud de la source thermale, dans la rivière Sarounou p. ex..

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on a mesuré D. =: go°, I. = 30° au Sud ; et à l'est de ta source, dans une petite rivière qui vient du Pasir Bëndé, D. =: 90°, I. ^ 45° au Sud.

Si l'on remonte le Ut du Tiî Taroum, on observe constamment une pente vers le Sud. A ta cascade Tiouroug Halimoun, ta rivière se précipite par dessus un banc de brèche, épais de 35 mètres au moins, dont la direction n'a pu être précisée. Près de la gorge Tîoukang rahong, sur une longueur de deux cents mètres environ, perpendicutairement à la direction des couches, ou mesure régulièrement D. = 60', I. ^ 22" au Sud-Est. Au défi!?, où le Tii Taroum quitte la plaine de Bandoung pour pénétrer dans ta chaîne miocène, on observe, sous Ja couverture quaternaire, D. ^ 60°, I. ^ 15° au Sud-Est.

Quelques échantillons ont été examinés en détail.

Le calcaire (No. 1354) situé au nord de l'éocène du Tii Sambëng, a fourni, près de la grotte Sanguian tikoro, des fragments quî ont été expédiés à Leyde.

Des échantillons de calcaire (No. 1355) qui ont été récoltés au sud <Je l'éocène, dans des couches massives du Tii Sambëng, contiennent des lithothamniums, des orbitoîdes à chambres spatuliformes, des cycloclypées et encore d'autres foraminifères.

Des morceaux (No. 1356) originaires de la cascade Tiourouk Halimdun, consistent en une brèche ou grès à grain fin, très altérée, traversée par des veines minces de calcaire spathique.

Près de la gorge de la rivière, sur une distance de 100 mètres au moins, on trouve d'abord des bancs épais d'une brèche grossière de Toche éruptive, avec fragments de calcaire qui présentent la texture corallienne. Beaucoup de ces morceaux sont anguleux ; mais dans la brèctie sont enfermés aussi de nombreux cailloux arrondis. Sur cette brèche gisent sur une épaisseur de 20 mètres des couches jninces de grès verts, dont les éléments sont ordinairement agglomérés par un ciment calcaire, parfois par un ciment argileux ; ces grès ne diffèrent, au demeurant, que par la grosseur du grain. Puis viennent encore des bancs épais de brèche. Immédiatement sous les brèches cohérentes, les grès marneux tendres présentent parfois des plissements secondaires; les couches d'ailleurs se succèdent régulièrement.

A ces brèches épaisses de 50 mètres environ succèdent ensuite, ■sur une épaisseur de 80 mètres, des couches minces de grès vert, qui alternent avec quelques bancs d'une brèche à grain fin, dont l'épaisseur -varie de i m. à I de mètre. Les grès fins contiennent un assez grand nombre de restes végétaux, mal conservés.

Le No. 1357 a été recueilli dans une brèche; c'est une andésite dt hornblende et à pyroxène très altérée.

Le No. 1358 est aussi originaire d'une brèche; c'est une vraie andésite

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à hornblende, qui contient de la hornblende brune à bord noir, mais où il n'y a presque pas de pyroxène.

Le No. 1359 consiste en un mélange, totalement cristallin, de plagioclase et hornblende; c'est probablement une concrétion originaire d'andésite à hornblende.

Le No. 1360 est un fragment de calcaire originaire d'une hrècker à belle texture corallienne, mais sans foraminifères.

Le No. 1361 est encore du calcaire qui provient d'une ùrèche ; it contient de petites amphistégines, des cycloclypées et autres foraminifères; puis, des lithothamniums.

Le No. 1362 est un grès vert compact, qui fait effervescence avec l'acide chlorhydrique ; dans une pâte de calcaire spathique, qui contient quelques globigérines, on trouve du plagioclase, du pyroxène altéré, du minerai de fer et de la chlorite.

Un des fragments de corail recueillis par V. HochsTetteR et décrits par A. E. Reuss (Reise der Novara, geologischer Theil, 2ter Band), , est originaire de la brèche de Tioukangrahong. Reuss en a fait un nouveau genre, Polysolenia, et l'a nommé P. Hochstetteri. Toutefois- M. Martin (Die Tertiârschichten auf Java p. 141) range le fragment dans le genre Heliastraeal

La Fig. 60 représente une coupe de ce terrain. On y voit comment^ contrairement aux profils qu'on a pris plus à l'Ouest, du calcaire miocène ancien affleure des deux côtés de l'éocène; il n'est donc pas nécessaired'admettre ici l'existence d'une faille pour expliquer la disposition des couches, bien qu'un petit déplacement reste possible.

Epaisseur du terrain. La disposition régulière au Sud de l'éocène fournit une bonne occasion pour déterminer l'épaisseur minima de l'étage m,.

Comme la pente abrupte des couches situées près de la source thermale décroît rapidement jusque 30° au Sud, on peut admettre, jusqu'à la cime Bentang, une inclinaison générale de 30° degrés. Depuis cette cime jusqu'à ta plaine de Bandoung, la pente diminue régulièrement de 30° à 15°, et l'on ne commet pas une grande erreur ■ en comptant une inclinaison moyenne de 20° depuis Pasir Bentang jusqu'à Pasir Kadout. Pasir Bentang est à 460 mètres au-dessus du niveau de la rivière.

L'épaisseur minima est donc 460 m. X cos 30° + 1700 m. X sin. 30° + 3900 m. X sin. 20", ou 400 m. + 850 m, + 1330 m. = 2580 mètres. L'épaisseur de l'étage m, approche donc du chiffre considérable que l'on a trouvé précédemment, dans la description de Chéribon.

Plus au Nord, jusqu'à Tiipadalarang, les couches forment constamment^ aux environs de la route postale, un pli anticlinal, dont l'aile Nord aussi bien que l'aile Sud renferme des bancs épais de calcaire. Le long de

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la ligne de faîte sont situes les points signalés précédemment, où l'éocène ancien se trouve probablement à une faible profondeur sous la surface. Tout près de cette ligne, les ailes sont toujours fortement redressées; mais vers le Nord comme vers le Sud, la pente des couchesdécroît rapidement.

En allant de Radiamandala à l'Est, par Tiiléïat, vers un petit hameau nommé Tiigouha, sur la rivière Tii Gouha (où l'on récolte aussi des nid» d'hirondelles), on trouve dans le calcaire du sentier, d'abord D. ^ 60°, 1. = 30° au Nord; et tout près de la limite du calcaire, D. =^ 45° pour des couches verticales. Dans des brèches et des grès au pied du calcaire, dans la rivière Tiî Gouha, on a fait successivement les lectures suivantes, à partir d'un point en aval de Tiigouha jusqu'à la source: D. = 110°, I. = 20° au Sud ; D. = 85°, I. = 45° au Sud et D. =: 55°, I. = 20° au Sud-Est.

Entre Tiisitou et Tiipadalarang, on peut bien distinguer les deux ailesdu calcaire; l'aile nord-ouest est orientée au N.-O. et l'aile sud-est au S.-E.. Entre les deux, les couches sont fort redressées et c'est encore là que dans les lits profonds des rivières on trouve les indices d'éocène sous-jacent mentionnés plus haut. Ici du reste se dresse la cime d'andésite Tanggouloun. Les couches calcaires du sommet Bendé et celles situées près du hameau Gounoung masiguît, au sud de la route postale, inclinent au Sud.

Tout près du signal Tiisitou, dans les couches calcaires les plus profondes, qui alternent avec des marnes à cailloux roulés de quartz,, on a mesuré D. =^ 80°, I. = 75° au Nord; plus au nord, les couches du Gg. Pawon inclinent au Nord sous un angle plus petit.

Avant d'arriver dans la plaine, près de Tiipadalarang, on voit au sud de la route postale la paroi démolie d'un banc épais de calcaire qui, au sud, plonge sous les brèches et les grès. La direction de ces couches est de 60 à 65°; la pente, tout près de la route, est au moins de 40°; maïs vers le sud elle décroît jusqu'à 15°.

Plus au nord, les couches inclinent encore vers le Sud, au sud du Pasir Bengkong; mais au Nord de celui-ci, on a constaté une pente vers le Nord.

Au sud de cette montagne calcaire, on observe encore des plissements, énergiques dans des couches de grès et de brèches. Dans la vallée du Tii Reundeu, qui se dirige à l'Est vers la plaine de Bandoung, près de Sèladiambé p. ex., D. ;= 50°, I. ^ 80° au Sud-Est; à 1400 mètres plus à l'est, près Tiilimous, dans des couches verticales, D. ^ 80° et plus au sud, au versant de l'arête Këroud, D. ^ 50', I. ^ 15" au Sud-Est.

On a récolté les échantillons suivants : les Nos. 1363 et 1364 sont les grès quartzeux décrits précédemment, du lit du Tîi Léïat, dont certaines couches sont reliées par un ciment calcaire.

Dans les brèches qui reposent sur ces grès, on a trouvé un morceau:

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d'andésite micacée quarlzeuse (No. 1365), ce qui, dans ce terrain, est chose rare. Dans une pâte trouble, floconneuse, consistant en un peu de verre incolore à microlithes de feldspath, particules de chlorite et grains ■de minerai de fer, gisent de gros cristaux de quartz, pl^ioclase, mica brun et magnétite. Les quartz ne contiennent pas d'inclusions liquides.

Le long de la grande route postale, à l'ouest de Tiibogo, on a récolté ■des fragments d'argile (No, 1369), qui ressemblent à des roches éocènes de Bantam. Le calcaire qu'on rencontre aussitôt, lorsque de Tiibogo on marche vers le Sud, a fourni un échantillon (No. 1366), qui contient à peu près autant de quartz que de calcaire spathique. Les -grains de quartz proviennent apparemment de couches éocènes ; les petites nummulites incluses dans le calcaire, le plus souvent sous forme de fragments, du calcaire à nummulites oligocène; puis, on y voit des orbitoïdes à chambres médianes en forme de spatule, encore partiellement ■en fragments.

Un autre échantillon a été détaché à peu de distance du précédent. Il contient moins de quartz ; et dans le calcaire il y a des orbitoïdes à chambres spatuHformes, des cycloclypées, des amphistégines, des hétérostégines, des textularias et le lithothamnium.

Dans le calcaire (No. 1367) que l'on a recueilli tout près du poste Tiisitou, on ne voit que des sections peu distinctes de cycloclypées et d'autres qui ressemblent à des hétérostégines.

Dans des calcaires marneux (No. 1368) gris, qui alternent avec le calcaire précédent, se trouvent des morceaux arrondis de quartz et de ■schiste siliceux, ainsi que des restes peu distincts de foraminifères.

Près du poteau 16, à l'ouest de Tiisitou, gisent de gros blocs d'un grès quartzeux assez tendre (No. 1370); quelques morceaux contiennent des lamelles blanches de mica. On n'a pas rencontré la roche -en masse franchement massive. Il est encore possible que ce soient des marnes avec beaucoup de quartz, dont la teneur en calcaire a disparu par dissolution.

Des fragments de calcaire (No. 1371)1 recueillis près du poteau 15, ^m peu à l'est du Gg. Masiguit, consistent pour une forte part en orbitoïdes à chambres en spatule; et puis en amphistégines, cycloclypées et lithothamnium.

7. Le terrain brèckeux, au nord de la série volcanique Kendëng ■Louhour- Mala bar.

Ce terrain se rattache à l'Ouest, près Soukanëgara, à celui qui vient d'être décrit. Du côté nord, il est limité, vers l'Ouest, par des couches jniocènes plus récentes, dans lesquelles on rencontre les fossiles du ■gisement O. de JunGhuhn; et plus à l'Est, par les dépôts lacustres quaternaires de la plaine de Bandoung. A l'ouest de|Bandoung, une crête étroite et nettement délimitée, consistant aussi en brèche, s'élève au-

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dessus de la plaine et s'étend dans une direction Nord-Sud; elle partage la plaine en une moitié orientale et une moitié occidentale. Par cette arête, qui disparaît vers le Nord sous tes produits volcaniques du Bourangrang, ce terrain se rattache aussi, de ce côté, au terrain brècheux de Tiipadalarang, décrit plus haut. Vers le Sud, les brèches sont recouvertes par les produits de la série volcanique Këndëng Louhour— Malabar.

A l'est de l'arête en question, la chaîne miocène disparaît sous les produits volcaniques plus jeunes, et les versants des volcans situés au Sud se confondent sans interruption avec la partie orientale de la plaine de Bandoung. Néanmoins, entre Bandiaran et Tiiparaï, les brèches reparaissent sur une courte distance et forment une crête dirigée de l'Est au Sud-Est, longue de 13 kilomètres et large de moins de 4 kilomètres, qui porte des cimes de plus de 1000 mètres d'altitude.

On voit dans le profil Fig. 58 que dans la partie occidentale de ce terrain , au Sud du village Tiibanggala, l'étage m^ disparaît, en pente au Nord, sous le miocène plus récent. L'étage ancien y consiste essentiellement en brèche très cohérente, dans laquelle on n'a pu faire aucune lecture précise de direction ni d'inclinaison. C'est encore le cas plus à l'Est ; de toutes parts, au Sud de la route qui conduit de Tiibanggala, par Gounounghalou et Tîisëndawout, vers Tiililin, on trouve des bancs brècheux massifs, à grain plus ou moins grossier, dont la disposition exacte est dfficile à déterminer. A peu près à mi chemin entre Gounounghalou et Tîisëndawout, les couches semblent avoir une pente douce au Sud ; mais ailleurs, une inclinaison au Nord de 10 à 20' est le plus vraisemblable.

Si de Tiisëndawout on monte au Sud-Ouest la côte escarpée vers l'ancien pasanggrahan Margalangou, ou que l'on remonte le lit du Tii ' Miniak, ou que l'on se dirige au Sud-Est, par le Pasir Naringgoul, vers le chef-lieu de district Tiiwidéï, on rencontre partout des bancs épais de brèche, dont la direction et l'inclinaison ne sont pas nettement visibles. Au haut du plateau les couches sont horizontales ou ont une faible pente au Sud, selon toute probabilité.

Le caractère neptunien de cette montagne se reconnaît, dans les couches profondes, au grand nombre de morceaux arrondis qui se montrent entre les fragments anguleux et qui parfois font passer les brèches aux conglomérats. Mais k l'endroit où, dans sa partie méridionale, entre Patrol Tambak rouîoung et le chef-lieu de district Kopo, la montagne atteint sa plus grande altitude, 1300 à 1500 m., on ne trouve rien d'autre que de l'argile rouge avec blocs d'andésite; et il n'est pas invraisemblable que cette portion ait été édifiée au-dessus des eaux par des éruptions tertiaires anciennes. C'est par là que la limite des produits quaternaires et des volcans Patouha et Boubout- Tandiaknangsi est quelque peu douteuse.

Les cimes de roche éruptive massive dans ce terrain ont déjà été

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signalées plus haut. Dans des brèches, on a récolté des échantillons (Xo. 1372} au mont Kawoung, au sud-est du village Tiibanggala ; ces. morceaux consistent en andésite à pyroxène assez fraîche. Sur le haut plateau, près de Margalangou, tout près de la limite du terrain volcanique méridional, on a détaché des fragments d'andésite à pyroxène {No. 1373), à pâte altérée, grîs-clair, et à nombreux cristaux de feldspath et d'augite assez volumineux.

Au pied de !a chaîne, un peu au sud de Tiisëndawout, affleure une brèche altérée à fragments de basalte (No. 1374), qui contiennent des olivines serpentin isées et de l'hypersthène- Dans la vallée du Tii Miniak, près de Bodionglowa, les brèches contiennent des morceaux d'andésite à pyroxène et à hornblende (No. 1375) très altérée, 'danslaquelle il existe beaucoup de chlorite et de spath calcaire.

A l'est du chef-lieu de district Tiililin, au bord méridional de la plaine de Bandoung, s'élèvent diverses cimes abruptes, dont v. HOCH- STETTER cite (1. c.) le Batou sousoun, un sommet avancé du Bouleud (1171 m.). La chaîne consiste ici aussi en brèche cohérente, dans laquelle on a recueilli des échantillons près de Bahoubang, au pied du Gg. Bouleud. Cette brèche (No. 1378) se compose de morceaux de roche éruptive assez altérés et de forme irrégulière, qui sont reliés par un gravier tuffeux. Dans beaucoup de ces morceaux, on voit, à la loupe, des aiguilles fines de hornblende.

Au sommet escarpé Singa, au nord-ouest du chef-lieu de district Kopo, on a pris des fragments d'une andésite à hornblende, gris clair (No. 1379), dont la pâte consiste essentiellement en feldspath, minerai de fer et particules de pyroxène, et dans laquelle sont disséminés d'ordinaire de la hornblende brune, décomposée en grains noirs, du pyroxène frais avec cristaux d'apatite et de plagioclase.

Des fragments (No. 1380) originaires de la cime Tiaîour, qui s'élève à 1390 mètres d'altitude au sud-ouest de Kopo, et qui forme apparemment la ruine d'un volcan tertiaire ancien, consistent en une pâte bleu grisâtre à petits cristaux de feldspath et grains de pyroxène. Au microscope, on voit un beau feutrage gris de microlithes, avec plagioclase^ pyroxène, minerai de fer et quelques cristaux de hornblende. C'est une andésite à pyroxène hornblendifère.

D'autres morceaux ont été recueillis à la cime Poulous, et dans la brèche du lit du 7"ii Tiangkoran, près Nengkélan, Le premier (No. 1381) est un basalte très altéré; dans le deuxième (No. 1382) on voit, au microscope, une belle pâte d'andésite, qui présente de gros cristaux de hornblende, d'hypersthène, d'augite et d'olivine; la hornblende et l'olivine sont très altérées. Ce dernier est donc de l'andésite à hornblende.

Plus à l'Ouest, on a récolté des échantillons (No. 1383} à Patrol Tambak rouïoung. A la limite des districts de Tiisondari et I

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Andésite à pyroxène fraîche; au microscope, on voit une belle pAte floconneuse, avec les cristaux porphyritjues ordinaires, tons fort peu altérés.

La crûte étroite qui sépare en deux parties la plaine de Bandoung consiste en brèches pareilles, dont la disposition ne peut pas non plus être observée distinctement. Entre Batoudiadiar et Leuwigadia, on a recueilli des morceaux de brèche (No. 1376), qui consistent probablement €n fragments de basalte. Cependant, la roche est si altérée que l'olivine y est presque entièrement décomposée en hydroxyde de fer rouge brunâtre.

Des échantillons (No. 1377) du mont Padakasîk sont de t andésite à hornblende altérée.

Le monticule Gg. Sanggar, qui s'élève de 70 mètres au dessus de la plaine, au Nord de la roule de Tiililin à Tiisëndawout, est constitué par <le la brèche; mais l'argile des collines Gagak et Kolotok, situées plus au Nord, provient probablement de la désagrégation des marnes m^.

Le dos isolé qui se dresse entre le pied du Malabar et la plaine orientale ■de Bandoung, consiste aussi en brèche, dans laquelle on ne voit pas de stratification et où les fragments arrondis font aussi totalement défaut. Par suite, le caractère neptunien de cette roche est douteux.

Les cimes les plus hautes sont formées de roche éruptive massive; ■elles ont déjà été décrites plus haut. On a recueilli des morceaux de brèche à l'extrémité occidentale, tout près du signai Heulang ngambang <No. 1384), et au pied septentrional, un peu à l'Ouest de Manggahang (No. 1385). La première roche consiste en fragments anguleux de roche éruptive, de grosseur très variable, agglomérés par du sable tuffeux, gris clair. L'autre roche est une brèche cohérente, qui se compose, en majeure partie, d'andésite à pyroxène à hypersthène bien apparent, et quelques apatites courtes et épaisses.

8. Le terrain brècheux au Sud de la série de volcans Kendëng louhour — Tiikouraï.

A l'Ouest rette chaîne aboutit aux terrains décrits sous les alinéas 6 et 7; elle s'étend sans interruption jusqu'à l'est du méridien du Tiikouraï, où elle est recouverte par du miocène de l'étage m^.

Entre Nialindoung et Soukanëgara, la crête de la chaîne, dont l'altitude est de 1 100 à 1340 mètres, consiste en brèche. Dans la partie occidentale, près de Nialindoung, les couches m^ à fossiles situées vers le Sud atteignent à peu près l'altitude de 1000 mètres. Plus au Sud-Est, la limite est située plus bas ; et au Sud de Soukanëgara, les couches de marnes n'arrivent, près de Rawakalong, qu'à l'altitude de 700 mètres.

Si de Soukanëgara on suit au sud la route qui mène à Sindangbarang, chef-lieu du district Tiidamar, on rencontre alternativement des brèches à grain fin, des grès d'andésite compacts et des grès argileux tendres, dont la pente est généralement au Sud. Les rivières ont ordinairement creusé leur lit jusque dans la roche dure, et forment

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de petites cascades par dessus la tète des couches. En généra!, la pente au Sud ne dépasse pas id à 15°; mais à 3 bons kilomètres au sud de Soukanëgara, on a observé près de Waroungtialang D. = 121'', I. ^= 35° au Sud ; et à peu près 2 kilomètres plus loin, près de Waroungtiitalahap, D. = l ro", I. i= 30°au Sud. Entre ces deux points, on observe sur une petite distance une pente vers le Nord; au sud de Waroungtialang p. ex., dans la rivière Tii Langkap, on a trouvé D. ^ 100°, 1. = 20° au Nord. Plus au sud, l'inclinaison devient plus faible; elle ne dépasse plus 5' et souvent elle est moindre encore. Déjà à deux kilomètres au sud-est de Waroung tiitalahap, l'étage m, est recouvert par du miocène plus récent; mais dans la vallée du Tii Diampang les brèches sont dénudées jusque près de Paguëlaran. Plus au sud, par suite de la faible pente des couches, les brèches ne sont situées qu'à une faible profondeur en dessous des marnes ; de sorte qu'elles sont à découvert en nombre de points, dans les profonds ravins; p. ex. sur la route de Kadoupandak h Tiiroïom, dans la rivière Astana et dans le Tii Balapoulang, près Leuwimalang. Ces affleurements occupent communément une superficie trop faible pour pouvoir être indiqués sur la carte. Les brèches affleurent sur une étendue plus vaste, dans la vallée du Tii Bouni au pied du Bengbreng, entre Tiirandii et l'embouchure du Tii Balapoulang. Dans ce dernier cours d'eau, et dans son affluent de droite le Tii Bodas, les brèches sont également à découvert, de sorte <jue le terrain brècheux. se joint indubitablement par dessous les couches récentes aux couches correspondantes du haut plateau de Pasawahan, que nous avons déjà rencontrées dans la vallée du Tii Kaso, près Pabouaran.

Particulièrement intéressant est l'affleurement de la brèche au pied du mont Soubang, dans le lit du Tii Bouni. près du pont, au nord de Tiirandii. A dix mètres en amont du pont {donc vers le sud), dans des couches de brèches à grain fin on a constaté D. = 110°, I. = 25° au Sud; près du pont affleurent des brèches grossières d'une andésite altérée, de teinte claire, chez lesquelles on n'observe aucune disposition en couches; et à 50 mètres en aval du pont, dans des bancs de brèches fines, on observe très distinctement: D. = 100°, ). ^= 50° au Nord. A vingt mètres plus en amont, les couches sont encore plus redressées et il y existe un banc de roche éruptive massive, interposé dans des grès grossiers, à pente de 70' au Nord. A la rive droite, ce banc n'a environ que 15 mètres d'épaisseur, et celle-ci ne dépasse pas 10 mètres à la rive gauche; la roche est divisée en prismes, perpendiculaires au plan de la couche.

Les couches de brèches forment donc ici une selle assez abrupte, qui est recouverte, en discordance, par les couches de marnes, en pente faible au Sud, de l'étage m^, dont se compose, dans cette région, la surface du sol. A consulter la coupe Fig.. 67.

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Plus à l'ouest, dans les vallées du Tii Bouni, du Tii Balapoulang et du Tii Bodas, la disposition des couches de brèches est moins apparente, et le banc de roche interposé n'y est i nu qu'en deux points. Dana le lit du Tii Diampang, un peu en amont du confluent avec le Tii Bouni, il vient au jour de la roche massive, recouverte de grès qui, vers le nord, ont une pente douce au Nord et, vers le sud, inclinent faiblement au Sud. Il est probable que la ligne de faite de la selle est ici à découvert. Un peu plus au nord, on a rencontré la roche massive dans le lit du Tii Kawoung, au sud du hameau du même nom.

Tout près du confluent du Tii Balapoulang et du Tii Bouni. des sources thermales jaillissent dans les brèches, sur les deux rives.

On a recueilli des échantillons de la roche éruptive interposée, dans le Tii Bouni, près Tîirandii {No. 1167), dans le Tii Diampang (No- 1 168) et le Tii Kawoung (No. 1169). Ce sont des ondésites à pyroxè ne désagrégées, qui renferment parfois de l'olivine décomposée.

Sur la route de Bodionglarang, par Tëgallowa, à Sagarentën, à. la rive gauche du Tii Balapoulang, on a pris dans une hrècbc des morceaux (No. 1386) d'une andésite à pyroxène, quelque peu altérée.

Les fragments No. 1387 sont originaires de brèches très compacteSr dénudées dans le Tii Balapoulang, près du confluent avec le Tii Seungkeut. C'est une andésite à pyroxène, avec quelques cristaux troubles de hornblende. A l'autre bord de la rivière affleure de la brèche compacte à grain fin.

Les échantillons {No. 1388} qu'on a pris dans la brèche du Tii Astana (voir plus haut) sont aussi de l'andésite à pyroxène; mais ils contiennent de l'olivine décomposée.

Si par la grande route qui conduit de Soukanëgara à Sindangbarang, par Tiirandii, on descend rapidement, en dessous des plantations de café de Pasirpari, vers la vallée du Tii Diampang, on rencontre dans une tranchée de la route des grès d'andésite verts, très compacts (No. 1390), qui ne font pas effervescence avec l'acide chlorhydrique.

Tout près du confluent du Tii Diampang et du Tii Bouni, près de Paguèrmaneuh, on a récolté des fragments (No. 1389} d'une brèche de roche éruptive à grain fin et altérée, mais très compacte.

A l'est de Soukanëgara, la ligne de partage des eaux consiste, 3U< Gg. Seureuh, encore en brèche; plus loin, cet étage ne forme pas une crête distincte, mais on ne trouve la roche que sous une large bande le long du versant de la montagne.

Si l'on se dirige de Tiirandii, par Tiikaroutouk et Tiipélah, ou de Sindangbarang, par Tiilowa et Parigui, vers le haut plateau de Patenggang, on rencontre la brèche, dans le lit profond du Tii Bouni et d'autres rivières, déjît à moins de 900 mètres d'altitude. Toutefois, à' la surface, le miocène plus récent s'élève à plus de 1100 mètres. A

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l'altitude de 1400 à 1500 mètres, les brèches sont recouvertes par les produits néo- volcaniques du grand volcan Këndëng louhour et des points d'éruption situés près Tëlaga Patenggang. Les brèches ne sont donc ici à nu que le long de cette partie du versant de la montagne qui se trouve entre les deux couvertures. L'étage mj consiste ici en bancs épais de brèche fine ou grossière, mais toujours cohérente, dont la disposition exacte ne peut se mesurer que rarement, mais qui, en général, inclinent légèrement au Sud. Les brèches se composent de fragments d'andésite et de basalte anciens, ainsi qu'on les a déjà décrites à diverses reprises. Nulle part, dans ce terrain, on n'a trouvé dans la brèche des fragments de grès, de marne ou de calcaire.

A l'est de la route de Parigui au plateau de Pangalengan, le bord septentrional du terrain brècheux s'élève au-dessus du pied de la couverture volcanique, et, de ce point jusqu'au volcan Sitou Tiirompang, il forme une falaise de 1600 à 1900 mètres d'altitude, percée par de nombreuses rivières. Vers le Nord, cette falaise a une pente assez raide; et entre 200 et 400 mètres en dessous de la crête elle est déjà recouverte par des produits volcaniques. Vers le Sud, elle pousse des ramifications, à sommets avancés de 1400 à i5oo mètres d'altitude. Si l'on consulte la carte topographique, échelle i : 20.000, on voit que ce terrain a formé un haut plateau, qui, au bord septentrional, s'élevait à une altitude de 1800 à 1900 mètres et qui descendait vers le Sud sous un angle de 5° à 8". A la suite de l'érosion des nombreuses rivières qui prennent leur source dans les hautes terres volcaniques et qui ont creusé leur lit dans les brèches, à des centaines de mètres de profondeur, le haut plateau s'est transformé en un terrain de montagnes fortement accidenté. La couverture miocène plus récente atteint, prèa Parigui, jusque iioo mètres d'altitude; mais plus à l'est, à la limite des districts Tiidamar et Kandangwësi, cette altitude n'est plus que de 700 tnètres. Au-dessus du niveau de 1000 mètres, cette montagne est complètement inhabitée. A l'est de la route qui passe par Parigui, on ne rencontre dans la montagne un autre chemin qu'à 18 kilomètres de distance; il conduit du chef-lieu de sous-district Tiiséwou, par Pamoïanan, vers le plateau de Pangalengan. En dehors de ces routes il n'y a que des sentiers conduisant vers quelques cimes, où la population va récolter les produits des forêts. C'est pourquoi cette chaîne n'a pu être explorée en détail qu'en quelques points seulement.

Nous avons déjà décrit précédemment les sommets qui consistent en roche éruptive compacte ainsi que les points où la roche massive est dénudée dans le lit des rivières.

Le terrain brècheux se compose de bancs épais, en pente douce au Sud, constitués exclusivement de fragments de roche éruptive. Dans les lits des rivières, creusés à grande profondeur, les brèches apparais-

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sent encore à une grande distance au sud de la limite générale de m, ; néanmoins les affleurements olïrent souvent trop peu d'étendue pour qu'on puisse les indiquer sur la carte.

Des échantillons ont été recueillis dans le lit de la rivière -frontière Tii Pantioung, sur la route de Tiiséwou à Boungboulan, oii la brèche sous-jacente est dénudée à 400 mètres d'altitude. Ce sont des andésites à pyroxène (Nos. 1394 et 1395), dont quelques-unes comprennent des cristaux troubles par décomposition, probablement des olivînes; et dont d'autres présentent de l'hypersthène décomposé en fibres à côté d'augite fraîche.

Sur la route qui conduit de Tiiséwou au nord, vers le plateau de Pangalengan, un peu au sud de la limite des sections Tiiandiour et Bandoung, on a récolté dans la brèche des morceaux de basalte (No. 1393)- Les préparations microscopiques contiennent beaucoup d'oiivine, devenue partiellement brune par décomposition.

A la distance d'un poteau au sud-est de Tiiséwou, on rencontre une brèche à grain fin, qui contient de nombreux fragments (No. 1392) à éclat de pechstein. An microscope, on voit une pâte avec beaucoup de verre limpide, changé par places en une matière trouble, brune. Dans cette pâte gisent des cristaux de feldspath, d'augite et de hornblende vert brunâtre. Parmi les feldspaths, il existe apparemment un peu de sanidine. C'est un pechstein d'andésite à pyroxène.

A la côte Sud, la brèche affleure suivant une bande très étroite, près de l'embouchure du Tii Séla, à plus de 4 kilomètres à l'est du chef-lieu de sous-district Tiidaoun. D'un gros fragment inclus dans cette brèche, on a détaché des échantillons (No. 1391) qui, au microscope, se reconnaissent pour une andésite à pyroxène très fraîche, à pâte floconneuse, gris-clair.

Tout près de la frontière entre Tiidamar et Kandangv^'ësi, la crête de la montagne miocène est de nouveau recouverte par les produits du volcan Sitou Tiirompang et ceux du Papandaïan ; mais à l'est du cheflieu de district Pakendieng, ta montagne brècheuse apparaît derechef, et, près de la cime Mandaîaguiri, elle atteint l'altitude de 1812 mètres. Au sud du dos Pountiak guedé-Mandaliguiri, on reconnaît encore distinctement qu'à l'origine ce terrain a formé un plateau; et le long des cimes Tëlou (1670 m.), Guëdër (1650 m.) et Limboung (1240 m.), on reconnaît très bien que ce plateau descendait graduellement vers le Sud.

Le terrain brècheux s'étend ici bien plus loin vers le Sud que dans le district Tiidamar. Entre la vallée du Tii Laki et le chef-lieu de district Pameungpeuk, la zone marneuse n'a pas plus de 8 kilomètres de largeur le long de la côte Sud; et les plus hauts points du plateau marneux n'ont pas plus de 600 mètres d'altitude.

A l'est de Pameungpeuk, la ligne du contact méridional de la brèche

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avec la marne se dirige au Nord-Est jusqu'à Taradlou, où les deux terrains passent graduellement .l'un dans l'autre. Au nord-ouest de Taradiou, le terrain brècheux s'arrête net. Vers le nord-est, l'arête qui porte les cimes Pountiak kolotok (1514 m.) et Tioulabadak {1360 m.) s'élève à pic au-dessus du terrain marneux, et de ce côté, les couches de marnes sont adossées, en discordance, à la ligne de rupture.

De toutes parts les bancs de brèche sont à peu près parallèles au haut plateau et inclinent au Sud ou au Sud-Est, sous un angle de 4 à 6". Vers le sud, ils disparaissent, en pente plus faible encore, sous le miocène plus récent; et c'est pourquoi ici encore l'étage brècheux est dénudé dans les lits profonds des rivières, à une grande distance de la limite du dépôt. Il est à remarquer cependant que depuis l'embouchure du Tii Bouni jusqu'à celle du Tii Kaëngan, donc sur une distance de plus de 125 kilomètres, le miocène plus ancien n'apparaît tout près de la côte Sud qu'au seul point cité tantôt, à l'embouchure du Tii Séla ; tandis qu'à l'Ouest, depuis la Wijnkoops-Baai jusqu'au Tii Bouni et à l'Est, du Tii Kaëngan jusqu'à la baie de Panandioung, toutes__ les rivières importantes ont mis à nu une zone étroite de l'étage m, jusqu'à la côte Sud.

Dans ce terrain, on a recueilli les échantillons qui suivent; Des morceaux (No. 1396) originaires d'une brèche massive du Tii Rompang, près Gounoungdîampang, sont une andésite à pyroxène assez altérée.

Sur la route de Gounoungdîampang à Boungboulan, au pied méridional du volcan Sitou Tiirompang, au versant du Gg. Tilou, on passe par une cascade de la rivière Tii Gounoung tilou ; on y a récolté, dans une brèche cohérente, des morceaux ef andésite à hornblende (No. 1397), qui ne renferment presque pas de pyroxène, mais oii de la chlorite est disséminée dans toute la masse à côté de hornblende brune, fraîche encore pour une grande partie.

A un bon demi-kilomètre plus au Sud, on a enlevé à une brèche compacte des fragments (No. 1398) d'une andésite à hornblende et à pyroxène fraîche.

Plus au Sud encore, près du pont sur le Tii Hikeu guëdé, on rencontre de la brèche avec fragments (No. 1399) qui ressemblent à de ta diabase olivinifère. Toutefois, la pâte est complètement grenue et cristalline et consiste en pyroxène, plagioclase et minerai de fer; dans les formes de l'olivine, on observe un mélange de chlorite et de calcaire spathique; les plagioclases aussi sont décomposés et troubles.

A l'est de Boungboulan, à la rive gauche du Tii Rompang, au versant du Pasir Langgou. on a détaché, dans la rivière Tii Kouda, et dans la brèche, des morceaux d'andésite à pyroxène altérée (No. 1400). Sur la route de Boungboulan à Pameungpeuk, à la rive gauche du

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TU Kandang, au versant du Gg. Angsana, on a recueilli de la brèche (No. 1401) qui contient des morceaux (/'nHrf^i/Vé à /j'ro;s;f«e {No. 1402)..

Un peu à l'est de cette route, au sud de la cime d'andésite Gg. Waïang, près du hameau Dépok, on a récolté dans une brèche des morceaux d'andésite à pyroxène {No. 1403); îls sont encore assez frais et présentent une pâte feutrée grise.

Plus au nord, sur la route de Pakendieng à Gounoungdiampang, dans le Tii Souren, au sud du Gg. Malang, on a détaché, dans une brèche, des morceaux d'andésite à pyroxène {No. 1404) dont la pâte contient un vetre brun.

Sur la route de Tîikadiang à Pakendieng, on suit constamment la limite du versant volcanique du Papandaïan et de la chatne miocène. Au sud de Tiikondang lëbak, on a récolté dans une brèche des morceaux d'andésite à pyroxène {No. 1405) à caractère ancien.

Au sud-est du mont Astana, sur la route qui mène à Tiigadog tonggoh, la brèche de la rive gauche du Tii Mangké contient des morceaux (No. 1406) d'andésite à pyroxène fraîche,

A peu près 2 kilomètres plus à l'est, à l'endroit où, près Tiigadog tonggoh, on passe le Tii Pasérangan, il se montre, dans la brèche, des fragments (No. 1407) fort altérés; au microscope, on voit dans la pâte beaucoup de minerai de fer spongieux et des particules d'un verttrouble; les (eldspaths sont ternes et tous les autres minéraux y sont décomposés en chlorite, minerai de fer et calcaire spathique. Il est probable que cette roche à été primitivement un basalte.

Des échantillons (No. 1408) qui ont été recueillis dans Vabrèche, sur la route de Pameungpeuk, dans le lit de la rivière près Tiidiengkol, sont encore de [andésite à pyroxène, mais contiennent quelques cristaux d'olivine vert trouble.

Si de Pameungpeuk on se dirige vers le Nord, on rencontre, un peu avant d'arriver à Tiisompet, les cimes abruptes Batou bouliguir, décrites précédemment, qui consistent en roche éruptive compacte. Ces cimes sont environnées de brèche d'une andésite à pyroxène assez altérée (No. 1409).

En allant vers le Sud-Est, de la maison du contrôleur k Tiikadiangi entre le Papandaïan et le Tiikouraï, vers Bandiarwangui, on marche constamment sur de la brèche au-delà de Pamègatan. Les échantillons (No. 1410) viennent du Gg. Diaîa, à l'ouest de Pamègatan; ils consistent en fragments {No. 1411} d'andésite à pyroxène ancienne, commune.

De . Bandiarwangui, une route conduit au Sud vers Tiisompet; en cet endroit, on a recueilli des morceaux {No. 1413) d'une brèche cohérente près du hameau Tiimoniol. Us contiennent quelques grosses divines limpides; c'est du basalte, ou de l'andésite à pyroxène olivinifère.

Les fragments No. 141 2 proviennent du défilé situé sur la crête Amioung; ils contiennent, outre du plagioclase, beaucoup d'hypersthène, peu

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d'augite, et de l'olivine serpentinisée en grande partie. Vu les caractères de la pâte, it faut appeler cette roche une andésite à pyroxène olivinifîre. A l'endroit où, au Sud de ^Bandiarwangui, près Singadiaïa, la rivière Tii Kaêngan a creusé son lit, à travers la couche de marnes à fossiles, jusque dans la brèche, on a récolté, dans la brèche, les échantillons No. 1414; ici encore on ne sait s'il faut les appeler èasa/ie ou andésite à pyroxène. La roche ressemble aussi à une diabase, car elle a une pâte grenue, cristalline, formée d'augite brunâtre, de feldspath, de minerai de fer dissous en partie, et de beaucoup de particules de serpentine et de chlorite.

Dans la haute montagne qui s'élève à l'Ouest du chef-lieu de district Deudeul, on a recueilli dans la brèche, dans le cours supérieur du Tii Tèrous, au Nord du pasanggrahan Pasirwalang, des morceaux (No. 1415) d'une andésite à pyroxène assez fraîche.

Les échantillons qui suivent viennent de points oii le lit des rivières est creusé jusque dans l'étage sous-jacent m,, au Sud-Est delachatne brècheuse ancienne.

Dans la vallée du Tii Langla, la brècke est dénudée sur une grande distance, en amont de Paraît an bon dié, près Boubouwaï. Elle consiste entièrement en morceaux de basalte (No. 1416), qui correspondent à la roche massive qu'on voit affleurer un peu en aval, près de Pëndawa tëngah, et qu'on a décrite plus haut. Dans la pâte de ces échantillons on observe beaucoup de verre à grains foncés; le feldspath s'y présente en longs rectangles; l'augite est 'encore fraîche, mais l'olivine y est décomposée en serpentine.

En aval de Parakanhondié, il apparaît encore de la brèche sur une grande étendue, au-dessus et au-dessous de l'endroit où affleure le basalte de Tiouroukneukteuk.

Dans la brèche du Tii Beureum, près Tiikangkareng, il existe du minerai de manganèse.

Au-delà de Bantarkalong, dans l'affluent Tiitalahab, on voit de la brèche à grains fins (No. 1417), qui consiste en fragments de roche éruptive fort désagrégée.

Plus au Sud, près du mont Tendiolaout, les brèches viennent au jour sous forme d'une arête, longue de 4 kilomètres, qui s'élève à 290 mètres d'altitude, ou à une hauteur de 30 à 40 mètres au-dessus du terrain environnant plus récent. Dans cette brècke, on a pris un fragment qui provient probablement d'un dépôt plus ancien. Cet échantillon (No. 1418) est une roche grenue, assez altérée, dans laquelle, à l'œil nu, on ne peut distinguer que du feldspath et un minéral augitique. Au microscope, on voit de nombreux grains volumineux de quartz à bulles liquides, du plagioclase limpide et de l'orthoclase trouble, de gros grains de magnétite et des morceaux vert clair de hornblende,

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qui sont, en partie, décomposés en un minéral brun, trouble; puis, de l'apatite. 11 est possible que la hornblende soit issue d'augite. La roche est donc un granité à hornblende, riche en plagioclase ou une diorite quarizifère, issue peut-être d'une diorite quart2euse et augitique. Dans la vallée du Tii Woulan, les brèches sous-jacentes sont aussi à découvert sur une grande distance. On a recueilli des échantillons à la cime Nagrok, au Sud-Est du chef-lieu de sous-district Tiikatomas. Cette roche (No. 1421} ressemble à une diabase phorphyroïde ; la pâte est à peu près totalement cristalline, et consiste en augîte, chlorite, feldspath et minerai de fer ; en cristaux porphyriques, on y observe de l'augite, en partie fraîche, en partie décomposée en un minéral chloriteux, vert terne ou en une substance blanche; aux cristaux à moitié altérés on peut encore fort bien reconnaître que c'est de l'augite monoclinique-, il n'est donc pas probable qu'il y existe aussi du pyroxène rhombique; puis, on y trouve du feldspath en longs cristaux en forme de baguettes, ainsi que de l'apatite. C'est une andésite- à pyroxène, à caractères de diabase.

Tout près de l'embouchure du Tii Woulan, on a recueilli des morceaux d'une brèche {No. 1419) à grain lin, complètement altérée.

On voit, par ce qui précède, que la composition des brèches est très uniforme. Les andésites à pyroxène prédominent, et ressemblent parfois à de la diabase ; elles contiennent aussi ça et là de l'olivine. En certains points ce sont les basaltes qui l'emportent, et en quelques endroits se montre aussi de l'andésite à hornblende. On n'a trouvé qu'un seul morceau de diorite quartzeuse; ici, comme ailleurs, la présence de fragments de roches pré-tertiaires dans les brèches est excessivement rare.

9. Terrain brècheux dans la section de Soukapoura. Dans le prolongement du terrain précédent, les brèches anciennes reparaissent au Sud de Manondiaîa. Sur une superficie égale à un carré de 16 kilomètres de cflté, elles forment ici une haute montagne, qui dépasse les collines néo-tertiaires des environs. Sur la ligne de partage des eaux ce pays de collines atteint l'altitude moyenne de 400 à 500 mètres, et 660 mètres au maximum; tandis que la crête du terrain brècheux a, en moyenne, une altitude de 1000 mètres, et atteint celle de 1143 mètres au sommet Bongkok.

Nous avons déjà énuméré les points où, dans cette chatne, affleure la roche éruptive compacte ; et il est très probable qu'une exploration détaillée des principaux ravins en ferait connaître encore plusieurs ' autres. En ce qui concerne les brèches, il importe de faire observer que leur caractère neptunien est douteux, car même dans de beaux affleurements, tels que ceux des vallées du Tii Séël et du Tii Tambal, on ne voit nulle part une trace de stratification. Dans les brèches, des frag-

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ments anguleux, grands et petits, sont entremêlés irrégulièrement; et nulle part on ne trouve de conglomérats. On n'a pas davantage rencontré de grès à ciment calcaire ou des marnes calcaires.

On y a recueilli les échantillons suivants:

Un peu au nord du point oià la route qui mène de Manondiaïa, par Tiinéam, vers le pasanggrahan Tiitalahab, passe le Tii Séêl, on a récolté les morceaux No. 1422. C'est une roche fraîche, avec verre brun clair dans la pâte; parmi les cristaux porphyriques, on observe de la hornblende brun sombre. C'est une andésite à pyroxène et à hornblende.

Les échantillons (No. 1 425) recueillis tout près de la frontière orientale, près Tiitalahab, sont une andésite à pyroxène; l'hypersthène est partiellement décomposé en chlorite ; quelques particules vertes de serpentine sont peut-être issues d'olivine.

Tout près de la crête de la montagne, dans le voisinage de Singkoup, à l'est du sommet Bongkok, on a récolté le No. 1423. C'est une andésite à pyroxène assez fraîche, à verre brun dans la pâte.

Plus au Nord, là oij la route croise la vallée du Tii Séêl, tout près du confluent du Tii Pëpëndil, on trouve la roche No. 1424, dans laquelle se montrent, à côté de fort peu d'augite, de nombreux cristaux volumineux de hornblende. Donc, andésite à hornblende.

Au Sud-Est de cette montagne, la rivière Tii Medang a creusé son lit, en aval du chef-lieu de district Tiilegui, sur une couple de kilomètres de longueur, à travers le néo-miocène jusque dans la brèche sous-jacente ; et elle a dénudé celle-ci au niveau de 250 à 260 mètres. Des fragments {No. 1420) ont été recueillis à 2\ kilomètres <i l'est de Tiilëgui; ils contiennent des hornblendes troubles, décomposées, et quelques cristaux arrondis, limpides, de quartz. C'est une andésite à pyroxène et à hornblende quartsifire.

A l'est de la chaîne décrite ci-dessus et au sud du chef-lieu de district Tiisaâr s'étend, sur une longueur de plus de 6 kilomètres, une arête nettement délimitée, dont le plus haut point se trouve, au signal Gueguër bintang, à une altitude de 457 mètres. Cette arête consiste en brèche dont on a recueilli des fragments (No. 1426) près du hameau Taman, à l'ouest du signal en question. C'est une belle roche, dont la pâte présente un feutrage de microlithes de teinte claire, avec petites aiguilles de feldspath et des grains d'augite et de minerai de fer; en cristaux porphyriques, il s'y montre de nombreuses hornblendes brunes à bords noirs, des augites vert clair, du plagioclase et un peu de sanidine. C'est une andésite à hornblende.

Au nord du Gueguër bintang se dresse encore un mont brècheux, qui atteint l'altitude de 365 mètres au signal Sangkour. Le contrefort septentrional de ce mont, le Mandalaré, est percé par la voie

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ferrée. La tranchée a une profondeur de 28 mètres, et dans les 8 mètres supérieurs elle n'offre que des produits de désagrégation, notamment de l'argile brun rougeâtre avec quelques blocs d'andésite. En dessous, viennent des couches de brèches avec interpositon de deux bancs d'andésite, épab de 4 à 6 mètres, qui tous inclinent à l'Est sous un angle de 20° à 30».

Comme ici les couches de brèches sont altérées jusqu'à une profondeur considérable, il est bien possible que quelques-unes des cimes isolées, qui sont disséminées dans la partie méridionale du marécage Lakbok, et qu'on a signalées sur la carte comme m,, appartiennent encore à l'étage brècheux. A la surface, on ne peut voir que de l'argile brune; et, sans des tranchées profondes, on ne saura rien des couches sous-jacentes.

A la chaîne brècheuse Mandalaré-Sangkour appartient encore le mont brècheux Babakan, situé au nord de Bandiar et déjà en Chéribon. -

Dans l'angle Sud-Est de la résidence, la brèche affleure de nouveau en une bande large, qui géologique ment forme le prolongement de rtle Nousa Kambangan, décrite dans la résidence de Banioumas. Entre les chefs-lieux de district Tiikëmboulan et Kalipoutiang, on voit des bancs de brèches et de conglomérats, disposés horizontalement ou en pente douce au Sud. Près de Tiilarangan, on a recueilli dans la brèche les fragments No. 1427; ce sont des basaltes avec beaucoup d'olivine, décomposée en une serpentine terne, vert brunâtre, et avec de l'hypersthène à côté d'augite. Plus au Nord-Est, dans la descente vers le hameau Bagolo, on a détaché des morceaux d'un banc de lave tertiaire interposé, qui a plus de 4 mètres d'épaisseur et qu'on peut suivre sur une étendue de près de 200 mètres. En certaines parties, le banc a tant soit peu l'air d'un conglomérat. Les fragments ont un éclat de pechstein et contiennent des cavités nombreuses, que remplissent communément le quartz ou la zéolithe. La roche (No. 1428) est toujours fort altérée, de sorte qu'il n'a pas été possible d'en obtenir des préparations convenables pour une analyse microscopique. C'est probablement un basalte altéré.

A l'extrémité sud-est des Préanguer, dans la presqu'île de Kabouïoutan, affleurent des marnes et des argiles, sur lesquelles reposent de petits tlots de calcaire. A la côte occidentale de Kabouïoutan, on a récolté des échantillons (No. 1429) d'argiles gris clair, qui happent à la langue. Même à la loupe on n'y reconnaît pas de minéraux distincts. Dans ces couches, on a mesuré à la côte ouest de Kabouïoutan, D. = 142°, I. ^ 25° au Sud-Ouest; et plus au nord, D. ^ 130°, I. ^ 15^ au Sud-Ouest. Dans la môme direction se trouve aussi la crête, qui se dresse à pic dans la plaine marécageuse, au nord-est de Tiibogo, et s'étend jusqu'à Kabouïoutan, sur une longueur de 23 kilomètres.

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