‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 2)Chapitre 224 sur 224 · sur · texte numérisé non relu

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En spatule, grande.

3c couple.

D'après le tableau schématique ci-dessus, où l'on a rassemblé les principales propriétés, nous aurons donc: Espèces a, d, h, 1 ^ i A. Loge centrale peitie, loges petites -,

{0.08) et en losange. / Couple Espèces g et k ^ I B. Loge centrale grande, loges petites \ \. {0.08) et en losange. ■)

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Espèce f = U C. Loge centrale petite, loges de grandeur -s

moyenne (0.12) et en spatule. / Couple Espèce e ^ II D. Loge centrale grande, loges de grandeur f 11.

moyenne (0.12) et en spatule. J Espèces b, m, n ^ III E, Loge centrale /e/ïV^, loges grandes -,

(0.20 à 0.25) et en spatule. / Couple Espaces c, c', p ^ III F. Loge centrale grande, loges grandes f III.

(0.25) et en spatule. J en somme, 6 espèces qui peuvent se grouper en 3 couples.

Parallèle avec les îépidocfclines déjà connues.

Trop peu de lépîdocyclines de Java ont été jusqu'à ce jour décrites d'une manière suffisamment détaillée, pour qu'on puisse décider s'il faut les réunir avec l'une des 6 espèces précédentes ou s'il faut en faire une espèce nouvelle. L'O. Carteri {26 mm. sur 2 mm.) et l'O. giganfea (50 mm. sur 2^ mm.), décrites par M. MARTIN dans ses „Tertiairschichten auf Java," appartiennent probablement à notre espèce 111 E; mais la grandeur de la loge centrale est inconnue. Une troisième espèce, avec rayon à 9 branches à la surface, de la taille de 8 mm., qui appartient très probablement aussi aux lépidcx:yclines, n'a pas été analysée au microscope. On ne peut pas davantage comparer l'O. multipartita (Martin, Die Fossilien von Java p. 7), de la taille de 10 mm., à l'une de nos espèces, parce qu'aucune coupe horizontale n'en a été donnée et que par suite la forme et les dimensions des loges médianes et de la loge centrale font défaut.

Les loges médianes de l'O. Mantelli Mart., figurées par Carpenter dans le , .Quart. Journ. geol. Soc. 1850," ont à peu prè.i 0.15 mm. de longueur, largeur et hauteur ; elles sont en forme de spatule et arrondies à l'intérieur. Dans son „Introduction to the study of the foraminifera," Plate XX, fig. 5, ces loges médianes sont tout juste deux fois plus grandes, probablement parce que te grossissement a été indiqué d'une manière fautive (il y a 60 fois au lieu de 120 fois.) La forme de ces loges est plus carrée que chez nos grandes espèces; mais, d'après mes analyses des orbitoïdcs de l'Alabama, il y a très souvent aussi des loges plus longues que larges, qui ressemblent alors tout-à-fait à celles de l'O. dilatata MlCH., de la taille de 29 mm., figurée par GiiMBEL; toutefois là plupart n'ontque 0.12 mm. de long sur o.io mm. de large, dimensions que l'on ne trouve que chez les disques de notre deuxième couple, mais non chez les grands disques de la 3e. Ne pouvant identifier avec certitude nos orbitoïdes avec des espèces déjà connues, je les considère donc comme Acs. espèces nouvelles; mais, pour les raisons citées plus haut, je ne leur donne provisoirement aucun nom.

En ce qui concerne à présent la répartition des 6 espèces dans tes couches du tertiaire supérieur, on trouve :

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] A dans les étages m,, m, et m,

i B ,, „ ,, nij et rtig

11 C dans l'étage m,

II D „ „ m,

III E'dans les étages m, et m, III F „ „ „ nij et m.

Il ne semble donc pas que les lépîdocyclines conviennent particulièrement pour une subdivison des couches néo-tertiaires, puisque certaines espèces existent à la fois dans 2 étages, d'autres dans tous les trois. Je présume cependant que les 6 espèces qui viennent d'être décrites ne sont probablement qu'une portion fort restreinte de celles qui existent dans les couches tertiaires récentes de l'Inde; et il faudra attendre une étude très approfondie de toutes ces espèces, avant de pouvoir acquérir la certitude qu'en réalité les lépidocyclines ne se prêtent nullement à la détermination de l'âge des couches du tertiaire supérieur, ainsi qu'il semble résulter de mes recherches.

Coexistence de couples d'orhitoïdes.

Dans les couches néo-tertiaires, nous avons donc trouvé 6 espèces que l'on peut réunir en 3 couples.

Dans le terrain de Nanggoulan, nous avons rencontré 1 couple, savoir O. papyracea et O. dispansa. En Bornéo, on mentionne encore O. ephippium à côté de 0. dispansa.

Dans les coudes éocènes de Baguèlen, en Solo, il se présente 1 couple, O. papyracea minor et O. ephippium.

Dans le terrain éocène de la baie de Tiilëtou, à côté de O. papyracea minor existe O. dispansa.

11 semble donc que l'O. ephippium et l'O. dispansa se montrent parfois l'une à côté de l'autre, mais peuvent aussi se remplacer l'une l'autre dans le terrain éocène ; c'est là peut-être un indice que nos couches éocènes de Java et le terrain de Nan^oulan à Java et Bornéo ne diffèrent pas notablement quant à l'âge ; en tout cas, les orbîtoïdes indiquent, d'une part, un rapport intime entre les deux terrains; d'autre part, une différence bien tranchée entre ces dépôts et les couches miocènes.

Mais, tant chez les discocyctînes des couches du tertiaire ancien que chez les lépidocyclines du tertiaire supérieur, nous observons ce fait remarquable qu'elles se présentent toujours par couples; et la différence la plus importante entre deux espèces d'une mCme couple consiste dans la grandeur de la toge centrale, bien que chez quelques couples ce ne soit là nullement l'unique différence.

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Répartitiof{ des poraminipéres décrits plus haut d'après les terrains.

r<iitiaircsupéii«ur

niB

Fusulina granum avenae

Alveolina javana

Alveolina No 4

Nummuliles Baguëlensis 11

Rhipjdo-, Actino- et Astero-cyclina

Lepidocyclina III F

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