Houilles
Les couches de charbon, qui existent dans le terrain éocène, consistent en houille de bonne qualité. On rencontre les plus Importantes dans la chaîne éocène tout près de Soukaboumi, et elles ont attiré fortement l'attention par leur situation favorable à proximité de la voie ferrée des Préanguer. Une exploration sommaire a été faite par l'ingénieur des mines J. A. HUGUENIN, et son rapport a été publié dans le ,,Jaarboek van het Mijnwezen" 1880, Tome \. Plus tard, il a été fait un relèvement détaillé sous la direction de l'ingénieur des mines J. A. HOOZE. On a effectué des déblais et creusé des galeries d'exploration, et on a obtenu ainsi quelques centaines de tonnes de charbon. Le rapport de HoozE figure au ,,Jaarboek van het Mijnwezen" 1882, l-'remière partie.
Bien que les résultats de cette exploration n'aient pas été encourageants, il s'est constitué, en i8go, une société pour l'exploitation de la partie occidentale du terrain, laquelle appartient au domaine de Tanisari, Toutefois, vu la faible épaisseur des couches de charbon proprement dites, les travaux ont bien vite cessé.
Dans la partie orientale du terrain, qui fut explorée surtout par HooZE, on ne trouva nulle part des couches dont l'épaisseur dépassât 40 à 50 centimètres, sauf dans le lit du Tii Diati, où se présente un épaisissement local ; et même une partie de cette épaisseur maxtma est-elle produite par du schiste. Dans un même profil, on n'a rencontré, d'ordinaire, qu'une seule couche; dans la partie orientale seule, dans la rivière Tii Pamabousan, il existe deux couches, dont l'une toutefois n'a que 20 centimètres d'épaisseur. A consulter la carte annexée au rapport de HoozE
Les organisateurs de la société dont il a été question plus haut fondaient les plus grandes espérances sur une couche épaisse qui vient au jour dans la partie occidentale, près Tanisari, tout près de la crête du Gounoung Walat. Cette couche, d'une épaisseur de 2 à 3 mètres, consiste toutefois, en grande partie, en schiste carbonifère, accompagné de quelques cordons de charbon isolés épais de 5 à 10 centimètres. Au pied du Walat il existe encore deux couches; la supérieure a une épaisseur de 50 centimètres, et se compose alternativement de charbon et de schiste; l'inférieure est épaisse de 33 centimètres, dont 18 de charbon pur.
Dans les autres terrains éocènes, on n'a trouvé que des cordons de charbon insignifiants; nous en avons déjà fait mention lors de la description géologique. On consultera encore les rapports, cités ci-dessus, des. ingénieurs des mines Aquasi Boachi et 0. F. U. J. HuGUENlN, sur une
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•exploration à la recherche de couches de charbon dans le terrain de ia baie de Tiilëtou, Tomes XI et XII du ,,Natuurkundig Tijdschrift van Ned.-Indië."
Il résulte d'ailleurs de ces explorations que ce charbon éocène présente, comme combustible, les mêmes bonnes qualités que ceux de Bornéo et de Sumatra.
Pour le service des fours à chaux des alentours, on exploite de-ci •de-là un peu de charbon à la surface ; mais, vu la faible épaisseur des •couches, il n'y peut être question d'une exploitation en règle. 4- Lignites.
Dans les couches miocènes se montrent quelques couches minces de .charbon. Dans le rapport de HOOZE, dont nous avons parlé plus haut, on a déjà signalé quelques gisements aux alentours du terrain éocène. A la description géologique, nous avons indiqué la présence du lignite ■en d'autres endroits encore, entre autres entre les couches marneuses m^ de la paroi du Bengbreng. Toutefois toutes ces couches sont de peu ■d'importance, et de plus la qualité du charbon est inférieure. Ce sont ■des lignites friables, à forte teneur en eau et en cendre.