Roches éocènes du terrain No
No. 1784. Roche éruptive près Howehwalad, dénudée dans le Tïi Siîh guëdé, près du confluent avec le Tii Saât, affluent de gauche. Roche gris verdâtre. à grain fin, consistant en plagioclases en forme de baguettes enveloppant de la chlorite, issue d'augîte, de l'iiménite, du calcaire spathique et un peu de pâte grenue, trouble. C'est une andésite à augile d'un grain fin, à caractère de diabase.
No. 178g. Endroit isolé dans le Tii Paguër, près de la cascade, en amont du kampoung Tiikaras. Il est recouvert par des brèches miocènes. Roche d'un grain fin, gris verdâtre sombre. C'est encore une andésite à augite à grain fin, à caractère ancien. L'augite brun clair est, en grande partie, décomposée en chlorite et en mica bnin.
No. 1787. Dans le Tii Hara, en aval de Lëbaktoundoun. Probablement d'un banc concordant entre les grès quartzeux environnants; mais le contact ne s'observe pas bien. A l'œil nu, cette roche est gris clair, à taches blanches de calcaire spathique. Au microscope, elle est extrêmement altérée : tout le feldspath est trouble ; la chlorite, qui sans doute y existait auparavant, est décomposée à nouveau en quartz et en lïmonite; et ce dernier minéral a donné lieu à la formation de cristaux de pyrite. Les gros feldspaths font tous effervescence avec les acides, par suite de leur teneur en spath calcaire. Contient des veines minces de quartz. C'est une andésite à augite très altérée, à caractère ancien.
No. 1786. Du cours supérieur du Tii Barengkok (affluent du Tii Hara), en amont de Tiibarengkok, près du sommet Pasir Laka. Se trouve déjà aussi en terrain miocène. Roche gris verdâtre sombre, d'un grain fin. C'est de nouveau une andésite à augite à caractère ancien, mats elle contient de très grandes olivines, qui se sont décomposées totalement en serpentine et, le long des cassures, en hydroxyde de fer. Les augîtes brun clair sont encore passablement fraîches. Cette roche est donc un basalte, avec les caractères d'une diabase à olivine.
No. 1 790. Du Tii Saroua (affluent du Tii Hara), au Sud de Tiibarengkok, sur la route de Tiiasahan. Le contact avec les grès quartzeux est mal dénudé. C'est une roche gris brunâtre, d'un grain moyen, cristalline, à feldspaths tabulaires brillants; elle consiste en plagioclase.
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augîte, îlméntte et pyrite. Les larges plagioclases sont encore passablement frais; l'augite brun clair est fibreuse, et changée en une matière ouraiitique. C'est une andésite à augîte cristalline, à caractère ancien.
No. 1791. Couches de roches entre des grès quartzeux dans le Tii Mandiri, au nord de Tiiasahan, sur la route de Tiibarengkok. Cest une roche gris sombre, presque compacte, de la nature des schistes siliceux. Au microscope, on voit un agrégat de cristaux de quartz extrêmement fin, avec de ta pyrite, qui y existe en cristaux, ainsi qu'en grains fins et veines minces. On n'y voit rien qui ressemble à de gros grains de quartz. 11 est donc peu probable que cette roche soit un grès silicifié ; il faut plutôt la ranger dans les quarteites éocènes.
Les roches qui suivent sont originaires du Tiî Peundeui, à l'est de Tiiasahan; elles sont représentées dans le dessin Fig. 74.
No. 1780. Calcaire marneux gris sombre, en plaques épaisses, tant soit peu schisteux. A la surface altA-ée on peut voir des sections d'orbîtoïdes et de petites nummulites. Au microscope, on observe que ce calcaire marneux est presque totalement rempli de coquilles d'orbitoïdes, avec quelques petites nummulites. La plupart des sections transversales d'orbitoïdes sont tuberculeuses; les chambres médianes sont divisées en étages par des cloisons, ce qui rappelle le sous-genrc Rhipidocyclina de GiîMBEL; toutefois cette division des chambres médianes se présente aussi chez les Asterocyclina et les Actïnocyclina ; et la très grande majorité des sections me paraissent appartenir à l'un de ces derniers sous-genres i). Dans certaines sections, on peut voir aussi une grande chambre centrale ; dans d'autres, on n'en observe pas, mais on n'est pas sûr si ces sections passent par le centre. Les chambres médianes sont toutes rectangulaires ; le plus souvent elles ont une longueur de o.io à 0.20 mm. et une largeur de 0.04 à 0.05 mm. Cependant il y a aussi de plus petites chambres ; mais la longueur semble n'augmenter que faiblement du centre vers les bords. Des sections complètes, horizontales, n'existent pas dans mes nombreuses préparations.
l) 11 ne me paraît pas invraisemblable que les Actinocycllneset les Astérocyclineme rOTment pas des sous-genres distincts, mais que ce soient uniquement des Dtscocyctines qui oHïCBt, à la surface, un grand nombre de rayons ramifiés, ou des rayons simples moins nombreux. On peut aussi rattacher aux Discocyclines les Khipidocyclines, car celles-ci ne se distinguent des premières que par la division des chambres en étages; c'est une conséquence de la grande hauteur des chambres, ce qui nécessite des cloisons pour la solidité de la coquille. On trouve la même division des chambres médianes chei les Astérocyclines et les Actinocyclines, aux endroits oiï les chambres sont hautes, notamment dans les rayons II est encore probable que les Lépiilocydines peuvent offrir une ornementation rayonnante à la surface, et dans ce cas on peut aisément les confondre avec les Actinocyclines ou les Astérocyclines. Il se peut qu'à ce gerae appartienne l'Û. rodiala miocène de MARTIN, du lieu d'origine K. DE JUHdllUHK (au noid de Sindangbarang, PréanguerJ. Néanmoins, la forme des chambres médianes de ce fossile n'est pas connue.
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Les orbitoïdes les plus grandes ont i8 mm. de longueur et 2 mm, d'épaisseur; d'autres n'ont qu'une longueur de 6 à 8 mm. sur la même épaisseur (i^ à 2 mm.).
Les nummulites sont en bien plus petit nombre que les orbitoïdes; elles sont lisses à la surface, longues de 3^ mm. et épaisses de 2 mm.; elles ont une petite chambre centrale et 7 tours de spire ; la plupart des parois des chambres offrent une belle court)ure. Je n'ai pas rencontré, dans mes plaques, de .sections complètes. L'espèce ressemble au N, Baguëlensis II, à chambre centrale petite, qui correspond aux jeunes individus du N. javanus, var. j?.
Entre les orbitoïdes et les nummulites, on voit une pâte brune, qui paraît consister, au microscope, surtout en morceaux de coquilles d'orbitoïdes, de sorte qu'il reste peu de place pour le ciment calcaire proprement dit, de teinte brune. Pour la distinguer des autres calcaires à orbitoïdes, nous appellerons cette roche calcaire à nummulites.
No. 1781. Roche grise, silicifiée, à taches blanches, interposée entre le calcaire à nummulites No. 17S0 et le tuf No. 1782 décrit ci-dessous. La roche ne fait pas effervescence avec l'acide chlorhydrique ; et au microscope, on observe qu'elle se compose d'un agrégat cristallin, extrêmement fin, de particules de quartz, avec quelques lamelles de chlorite et beaucoup de pyrite. Les taches blanches sont des sections lenticulaires de petites nummulites siiicifiées; chez la plupart les tours de spire ont été brisés par la taille; chez d'autres ils existent encore. Diam. ^ 3 mm.; épaisseur ^ 2 mm.; ce sont, parait-il, les mêmes nummulites que dans le No. 1780; les orbitoïdes y font totalement défaut.
Ce quartsite paraît être la partie inférieure du banc de calcaire à nummulites No. 1780, qui s'est modifié, au contact du tuf No. 1782, sous l'action de liquides chaînés d'acide silicique.
No, 1782. Roche des cascades du Tii Peundeui, entre le quartzite No. 1781 et la roche éruptive No. 1783. C'est une roche à grain fin, "grise, élastique, avec de nombreuses particules blanc terne, altérées, de feldspath; elle est légèrement effervescente avec les acides. Au microscope, on voit des fragments de feldspath tout à fait ternes, gisant dans une pâte trouble, brunâtre, qui, entre niçois croisés, présente beaucoup de particules polarisantes, les unes de feldspath, d'autres de quartz; d'autres encore sont de petites fibres de mica ou de chlorite d'un vert extrêmement clair. Puis, du minerai de fer dissous en partie, avec bord de leucoxènc, blanche ou brune. Calcaire spathîque. C'est, paraît-il, une roche iuffeuse, imprégnée d'anhydride silicique, provenant de la roche éruptive No, 1783, décrite ci-après.
No. 1783. Roche éruptive, gisant sous le tuf No. 1782, dans le Tii Peundeui, affluent supérieur du Tii Asahan. C'est une jolie roche, d'un grain moyen, dans laquelle on observe des feldspaths blancs et des cristaux
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foncés de hornblende; elle contient des pariïes d'un grain fin, sombres, qui ont l'air dé fragments inclus, mais qu'il faut probablement considérer comme des concrétions finement grenues. Tant au pointde vue macroscopique que sous le rapport microscopique, cette roche ressemble tout-à-fait à quelques diorites anciennes, d'un grain moyen. A l'état porphyriquc, on y voit du plagioclase frais, de la hornblende brun verdâtre, un peu' de quartz et de l'ilménite. Les plagioclases, larges et tabulaires, ne sont devenus troubles qu'en partie, avec formation de zéolitbes et de calcaire spathique. ' La hornblende est le plus souvent compacte, et, dans les sections transversales, elle présente des angles de 124°; elle est donc assurément primaire. Toutefois, une partie a une structure columnaire et il est bien possible que cette hornblende soit secondaire et issued'augite. Nulle part cependant, dans les préparations, on n'observe de l'augite inaltérée ; ce qu'on voit, ce sont des sections qui rappellent l'augite ou l'hypersthène et qui sont totalement décomposées en chlorite et en calcaire spathique, mais qui semblent néanmoins provenh- aussi de hornblende. Une grande partie de la hornblende brune est elle-même déjà changée en chlorite. Certains cristaux consistent à peu près tout entiers en calcaire spathique, chlorite, et quelques grains de titanite. Tout autour du minerai de fer on ne trouve pas îcî la leuooxène terne, mais on y observe un bord limpide, jaune clair, de titanite, minéral qui y existe aussi séparément sous forme de petits grains et de cristaux, pointus. Le quartz ne se présente qu'en quelques grains arrondis, dans lesquels la pâte pénètre en sinuosités ; je n'ai pis pu y découvrir des inclusions liquides.
A un faible grossissement, la pâte a une apparence floconneuse, trouble, qui se résout, aux forts grossissements, en un agrégat de lamelles de feldspath, de fibres de chlorite et de grains de minerai de fer. Entre ces éléments, il existe probablement un peu de verre incolore, mais celui-ci ' n'est pas distinctement observable. La roche ressemble complètement à certaines diorites, ainsi qu'à des protérobases (diabases hornblendifères) et à des épidiorites (diabases où l'augite a été transformée en substance de hornblende) de Sumatra, de la période du calcaire carbonifère. Néanmoins,- il est probable que la roche appartient ail terrain éocène, bien qu'il importe d'ajouter que le mur de cette roche n'est pas visible, comme il résulte de la 6g. 74, et que dès lors elle pourrait bien être plus âgée. Plus en amont, oh trouve les mêmes tufs des cascades, mais inclinant à l'Est, tandis qu'aux cascades ils inclinent à l'Ouest; de sorte que les couches forment ici une selle, dont la couche inférieure est la roche éruptive.
C'est donc une andésite à hornblende quartsifire (ayant contenu peut-être primitivement de l'augite) à iraractère de diorite.
No. 1792. Détaché de gros blocs, tout près du kampourig Tiiasahan.
A l'œil nu, c'est exactement la même roche que le No. 1783, bien qu'elle ne puisse être originaire de ia même couche. Au microscope, elle est encore identique à la précédente. On n'a pas pu y découvrir avec certitude des formes d'augite. Donc, andésite à hornblende quart' aifère, à kabitus de diorite.
No. 1779- Roche du Gounoung Batou, près du kampoung Gounoungbouleud II. Cette roche affleure sur une étendue relativement grande; elle est bornée au Nord et au Sud par des grès quartzeux éocènes, mais sur le terrain on ne voit pas distinctement si la roche éruptive ellemême appartient au terrain éocène, ou bien si elle a percé les grès, en quel cas elle est plus jeune; il me paratt qu'elle fait partie de l'éocène, tout comme la roche dioritique de Tiiasahan, à laquelle elle ressemble.
Cette roche ressemble au No. 1783, mais elle n'est pas aussi fraîche, et, par suite, colorée en brun.
Au microscope, elle contient les mêmes cristaux porphyriques ; du plagioclase, parfois à bord trouble, mais limpide à l'intérieur; de la hornblende, brun verdâtre, grenue sur les borda, assez souvent décom^posée à l'intérieur en un minéral micacé brun ; du quartz, en grains arrondis, sans bulles liquides; du minerai de fer, sans titanite ni leucoxène, donc apparemment de la magnétite. Il s'y ajoute quelques pyroxènes, tant de l'augîte vert clair que de l'hypersthène brun clair, La pâte consiste en cristaux de feldspath, d'augite et d'hypersthène, en partie brun clair et troubles par décomposition, en minerai de fer et probablement un peu de verre. C'est une andésite à hornblende quartsi/ère el pyroxènifère.
Par l'absence de titanite et de leucoxène, le mode différent de décomposition de la hornblende, la fraîcheur des pyroxènes et la nature de la pâte, cette roche présente les caractères d'une jeune andésite mieux que le No. 1783. Mais il se peut cependant qu'elles appartiennent l'une et l'autre au même massif éruptif, ou du moins qu'elles soient du même âge.
3. Roches miocènes de la rivière Sawarna, en aval de Wangoun (voir Figs. 80», 80^ et 81).
No. 1808, Roches du banc éruptif No. VI du Sawama. Echantillons à grain très (in, gris verdâtre sombre, avec des cordons et des amandes de calcédoine et de calcaire spathique.
Au microscope, on observe, en cristaux porphyriques, rien que de grandes olivines totalement transformées, en partie dans les formes bien nettes de l'olivine, en partie en formes arrondies, îrrégulièresj auxquelles on donne le nom d'amandes. Elles sont remplies de calcédoine, de spath calcaire, de chlorite verte et d'hydroxyde de fer brun.
Dans la pâte, on voit des rectangles de plagioclase longs et étroits, de petits cristaux d'augite, chloritisés k l'intérieur, changés en une'
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substance brune aux bords et parfois totalement, par dépôt d'hydroxyde de fer. Puis, beaucoup de verre grenu sombre.
Cette roche, bien que d'âge miocène, présente au microscope une analogie complète avec certains mélaphyres anciens de Sumatra. Vu son âge tertiaire, nous rattacbons cette roche aux baialtes, à kabitus de métaphyre.
No. i8og. Roche du banc éruptif No. V dans le Tii Sawama, à proximité de la limite de l'éocène. A l'œil nu, c'est sensiblement la même que la précédente, mais elle ne contient pas d'amandes. Au microscope, on ne voit, à l'état porphyrique, que de grandes olivines, entièrement décomposées en serpentine vert terne. Pâte de longues baguettes de plî^oclase, entre lesquelles il y a de l'augite brun clair et ■ du minerai de fer sans leucoxène, donc peut-être de la magnétite. Pas de verre. C'est un basalte cristallin, à caractères de diabase à divine.
No. 1810. Banc de calcaire cristallin, mur du banc éruptif No. I dans le Tii Sawarna. Roche compacte, gri.s clair, qui au microscope consiste totalement en grams de calcaire spathique avec quelques cristaux de pyrite. Pas de foraminifères.
No. 1811. Roche du banc éruptif No. I dans le Tii Sawarna. Roche à grain fin, gris verdâtre sombre, semblable au No. 1809. Au microscope, on observe de grandes olivines, entièrement décomposées, dont les formes sont remplies de calcédoine, de minerai de fer et de calcaire spathique. Pâte de plagioclases ternes, en longues baguettes, d'augites brun clair, de magnétite, de calcaire spathique, d'hydroxyde de fer et d'un peu de mica brun. Pas de verre. Basalte cristallin, à habitus de diabase à olivine.
No. 1812. Roche siliceuse oolithique, située entre les bancs No. I et No. II du Tii Sawarna. Au microscope, on voit une masse siliceuse microcristalline, trouble, avec calcaire spathique, pyrite, particules de quartz et quelques particules ternes de feldspath (?) Les granulations ou boules rondes ont la même composition que la masse environnante, parfois avec un peu plus de grains noirs (pyrites ou particules de charbon). Quelques sections plus claires rappellent celles des foraminifères, mais dans aucune d'elles on ne pouvait reconnaître la structure. Cette singulière roche peut être une roche siliceuse primitive tout aussi bien qu'un calcaire silicifîé, dont la plupart du calcaire a été éliminé. Je crois cependant que ce fut toujours une roche siliceuse.
No. 1813. Roche du banc éruptif No. Il, de 10 mètres d'épaisseur, dans le Tii Sawarna. A l'œil nu, elle est grîs verdâtre foncé; k In loupe on peut y voir des feldspaths ; au microscope, elle ressemble aux Nos. 1809 et 181 1. De grandes olivines, serpentinisées à l'état vert terne, des augites brun grisâtre, qui occupent les espaces entre les plagioclases, lesquels sont le plus souvent ternes;, de la magnétite.
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Comme produits de décomposition, de la chlorite, du spath calcaire, de la calcédoine fibreuse et du quartz. C'est une roche microcristalline. Basalte, à caractère de diabase à olivine.
No. 1814. Roche du banc éruptif No. III dans le Tii Sawama ; elle ressemble au No. 1809 et contient quelques amandes de calcédoine. Au microscope, elle donne la même image que la précédente; dans les plaques il n'y a par hasard que peu d'olivine ou même il n'y en a pas. C'est un basalte cristallin à habitus ancien.
No. 1815. Calcaire gris clair, d'un grain très fin; c'est le toit du banc éruptif No. III dans le Tii Sawama. Roche tant soit peu altérée par l'eau. De grandes sections transversales d'orbitoïdes, longues de 10 mm., épaisses de i^ à 2 mm., des amphist^ines, des hétérostégines distinctes, et le litbothamnium. Calcaire.
No. 1816. Roche du banc éruptif No. IV du Tii Sawarna. A l'œil nu, elle ressemble au No. 1814; et au microscope, c'est aussi la même roche, avec peu d'olivines serpentinisées. Basalte cristallin à carac' tère ancien.
Les roches éruptives miocènes Nos. I à VI de la rivière Sawarna ressemblent par leur structure et leurs produits d'altération aux roches éruptives éocènes, décrites plus haut, du Tii Koléang et autres rivières. On n'y remarque une différence que dans le minerai de fer, qui, autant qu'on ait pu le constater, est de l'ilménite dans les roches éocènes et de la magnétite dans les miocènes.
No. 1817. Calcaire sombre, marneux. Blocs roulés de )a rivière Sawarna, entre le banc éruptif No. IV et Wangoun. Contient quelques orbitoïdes à chambres spatulif ormes, longues de 10 mm., tout à fait recourbées, à grande et longue chambre centrale. Puis, beaucoup de sections, longues et étroites, de cycloclypées et d' hétérostégines. Quelques belles sections rondes d'une gypsina, de la taille de 1^ mm. Calcaire. No, 1806. Calcaire marneux gris clair, situé entre des marnes, près Gondang, dans le Tii Sawarna. Contient des globigérines en très grand nombre. Calcaire marneux.
No. 1807. Calcaire compact, gris clair, à l'ouest de Gondang, sur le Tii Sawarna. Contient de grandes ort>itoïdes à chambres spatuliformes, des cycloclypées, et le lithothamnium. Calcaire. 4. Autres roches miocènes.
No. 1801. Calcaire, situé à 2 kilomètres à l'est de Sawarna, sur la route de Tiilograng. Contient des orbitoïdes dont la section atteint 25 mm., à chambres médianes en spatule et une grande chambre centrale, autour de laquelle existe une plus grande chambre encore, en forme de demi lune. Puis, quelques cycloclypées.
No. 1825. Calcaire du Tii Bidin, à proximité de la limite du grès. Dans les plaques, on ne peut voir que des foraminifères peu apparents.
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No. 1822. Calcaire marneux du Tii Asém kêtiil. Le gisement exact est inconnu ; il se présente notamment dans le Tii Asëm këtiil du calcaire en couches épaisses et du calcaire interposé en couches minces entre des marnes et des grès ; et on n'est pas sûr si cet échan- . tillon ne provient pas de ce dernier calcaire. Contient des orbîtoïdes à chambres spatuHformes et des fragments d'hétérostégines, comme le No. 1817. Probablement aussi des cycloclypées.
No. 1822'''*. Calcaire de l'Asëm këtiil, du banc épais de cette roche, Dans les plaques microscopiques on n'aperçoit qu'une section de branche de corail. Celle-ci consiste, en grande partie, en quartz, pour une petite part en calcaire spathique seul.
No. 1823. Grès du Tii Asëm këtiil, en amont du No. \%22^'^^. Un très grand nombre de grains de quartz, du plagioclase limpide, des augites chloritisées, des particules de pâte de roches éruptives, des particules troubles de kaolin (argile), du calcaire spathique et quelques foraminifëres, parmi lesquels des fragments de cycloclypées ou d'hétérostégines. Grès calcarifère.
No. 1824. Calcaire marneux gris, situé entre des marnes et des grès, dans le Tii As&m këtiil. Récueilli en amont du No. 1823. Contient divers foraminifëres, des miliolidées, de petites rotalines et des sections transversales d'amphistégines, longues de i^ mm., à 10 tours de spire. Calcaire marneux.
No. 1820, Marne gris brunâtre du Tii Asem guëdé, près de l'embouchure. Il est trop tendre pour se laL^ser tailler en plaques. Contient de très belles et grandes orbitoïdes, de la taille de 6 à 8 mm-, à chambres s patuli formes, qui se détachent aisément de la roche.
No. 1805. Calcaire marneux de la rivière Tii Bounar, au passage de la route de Tiilograng à Tiidîengkol. Pâte de calcaire spathique à fragments limpides de feldspath ; orbitoïdes de la taille de 2 mm., de i mm. d'épaisseur, à chambres en spatule; la chambre centrale est petite, mais visible, et elle a un diamètre de 0.05 mm. ; des fragments d'hétérostégines ou de cycloclypées, des globigérînes et le lithothamnium. Calcaire marneux.
No. 1829. Calcaire marneux du Tii Gouha, à 3 kilomètres à l'est de Souakan. On n'y voit que des sections de morceaux de corail et des foraminifëres peu distincts. Calcaire marneux.
No. 1914. Calcaire du Tii Hérang, près de Tiihérang. Un très grand nombre de johes orbitoïdes à chambres médianes en spatule, longues de 6 mm. et de 3 mm. d'épaisseur, dont quelques-unes à grande chambre centrale, d'autres à petite chambre; piliers épais. Textularidées. Lithothamnium. Quelques chambres rectangulaires semblent appartenir au genre cycloclypeus ou heterostegina. Calcaire.
No. 1833. Calcaire gris clair, à orbitoïdes longues et étroites, situé
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entre des brèches, non loin de la roche éruptive No. 1784; disséminé aussi en l»locs incohérents dans le Tîi Siih, au confluent avec le Tii Saât, à proximité de Howehwalad. Contient des orbitôïdes très nombreuses, longues et étroites, à chambres médianes en forme de spatule, les unes à ^ grande chambre centrale, les autres à petite chambre. Diamètre ^ 10 à 15 mm. ; épaisseur = i à i-^ mm. Puis des héterostégines. Ce calcaire, qui affleure non loin des grès éocènes, est donc incontestablement miocène.
No. 1842. Calcaire situé au nord de Tiihara, sur la route du hameau Tiikopo. Beaucoup de lithothamnium, des amphistégines, des hété. rostégines, des textularidées et autres espèces. ■ Pas d'orbitoïdes dans les préparations. Calcaire.
No. 1841. Caillou roulé de calcaire du Tii Diengkol II, près le hameau Tiihara. Originaire du même massif calcaire que le No. 1842, mais très altéré, de sorte qu'on ne peut y voir que des sections de lithothamnium et des débris de corail. Calcaire.
No. 1839. Calcaire interposé dans des marnes arénacées, au confluent du Tîi Nguenguek et du Tii Diengkol I, près de Leuwîmalang. Il est totalement rempli de petits foraminifères, globigérines, rotalinidées, textularidées, etc. Contient beaucoup de pyrite. Calcaire.
No. 1837. Calcaire situé près du hajneau Mandiri lit, entre des brèches t;t des gréa. Contient deux espèces d'orbitoïdes à chambres spatuliformes ; une espèce longue, étroite, d'une longueur de 7 à 10 mm. (peutêtre 15) et d'une épaisseur de i à ij mm. seulement; et une petite espèce, longue de 6 mm., épaisse de 2 mm., - avec deux grandes chambres centrales. La deuxième chambre est ordinairement plus grande encore, que la première. L'espèce longue est la même qui existe aussi dans le No. 1833. Puis, beaucoup de lithothamnium. Calcaire.
No. 1835. Fragment originaire de la brèche du Gounoung Bouleud, au-dessus du kampoung Counoungbouleud. Andésite à augite olivinifère, à caractère ancien. Peu de verre grenu ; beaucoup de chlorite. Contient de l'olivine, mais elle est serpentinisée en totalité.
No. 1831. Fragment originaire d'une brèche, située au plus haut point du sentier de Sogong à Tiilintiing. Basalte avec beaucoup d'hypèrsthène, des olivines serpentinisées et du verre grenu, foncé.
Np. 1S30. Caillou roulé du Tii Koléang, originaire d'une brèche située à l'est du Pasir Walang. C'est aussi un basalte, dont l'olivine est en partie encore fraîche.
No. 1802. Originaire d'une brèche de la rivière Bounar, en amont de la cascade. Andésite à pyroxène, avec quelques petites divines serpentinisées et du verre bruh.
No. 1799. Roche éruptive du Tii Koumpaï, près du kampoung Tiil^oumpaï, à la limite des grès éocènes. Roche compacte, noir sombre.
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séparée en prismes. C'est un basalte, à verre noir, grenu; olivîne totalement serpentinisée ; hypersthène, augite, magnétite et chlorite. Basalte.
No. 1 800, Roche éruptive du sommet du mont Koulantoung, à l'ouest de Tiiasaban. Basalte frais, dont l'olivine est, en grande partie, inaltérée.
No. 1827 et 1838. Blocs roulés de calcaire du Tii Boulou (affluent du Pamouboulan) et du Pamouboulan lui-même. L'échantillon No. 1827 contient des froments de grès quartzeux. Ces blocs de calcaire sont sans doute originaires des alentours du kampoung Pamouboulan, car il se montre là du calcaire miocène.
Dans les plaques microscopiques, on n'a pu reconnaître distinctement des foraminifères, mais on y a vu beaucoup de fragments de plagioclase et d'augitc. Calcaire miocène.