‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 3)Chapitre 144 sur 216 · III. MINERAI DE MANGANÈSE · texte numérisé non relu

III. MINERAI DE MANGANÈSE

1 et 2. /ogura. À la limite des brèches arénacées m, et du calcaire marneux m,, au Sud-Ouest de Nanggoulan (loguia), 1l existe en deux endroits une couche de pyrolusite. Le premier gisement est situé tout près du village de Wadas; on y trouve de nombreux blocs incohérents de ce minéral, gisant à la surface de la colline au versant de laquelle est situé le village. Le second est plus au Sud-Ouest, au

1) Selon KERN (Bijdr. Taal-, Land- en Volkenkunde van Ned.-Indië, 4e série X, p. 138), il n’y a pas dans le Râmäâyana riche en mines d’or” mais ornée d’orfèvres”, ce qui serait en accord plus parfait avec mon hypothèse. Il se peut que les Javanais de cette époque aient été très fiers de l’habileté de leurs orfèvres, et les aient considérés et cités comme un ornement pour leur pays.

mont Kéëliripan, près du village de Pénggoung, entre des couches silicifiées gris clair et du calcaire; la couche y a de + m. à 1 mètre d'épaisseur et elle est dénudée sur une longueur de quelques mètres. Entre Pénggoung et Wadas, on ne connaît pas de pyrolusite au contact de la brèche et du calcaire, de sorte que la présence du minerai semble purement locale.

Le minerai du Kélripan s’exploite, depuis quelque temps, sur une petite échelle; mais comme 1il se vend à très bon marché, il n’a que peu de valeur technique.

3. Préanguer. Dans la rivière Ti Beureum, affluent du Ti Langla (district de Karang, section de Soukapoura kolot), au hameau de Tikangkareng, affleurent du basalte et de la brèche de basalte, dans lesquels se montrent des cordons étroits de calcédoine et de pyrolusite (O0. Hu- GUENIN, Nat. Tijdschr. van Ned. Indië. Tome XXII, pp. 218 et suiv).

4. Préanguer. Entre Tübatou et Eureunpalaï (district de Paroung, section de Soukapoura kolot), on trouve une couche mince de pyrolusite ; comme il est à la limite du calcaire et des marnes et conglomérats, ce gisement correspond à celui de [oguia. L’'étendue y paraît être aussi très faible; on a découvert ce minerai par l'usage qu’on en fait, comme macadam pour les routes, dans le voisinage du hameau de Tihideung (au sud d'Eureunpalaï).

INR EIOULCLES

Les houilles propres au service des machines à vapeur existent à Java, comme à Bornéo et à Sumatra, dans le terrain éocène.

1. Préanguer. Dans les grès de la baie de Tiülétou, on n’a pas trouvé de couches épaisses de charbon; il n’y a là que des cordons minces, de 24 centimètres d'épaisseur; et des fragments de ce combustible dans les conglomérats.

2. Préanguer. Dans le Ti Panarouban, affluent du Ti Mandini (à l’est de Palabouhan), apparaissent quelques cordons de charbon qui n’ont que peu de millimètres d'épaisseur.

3. Préanguer. Dans l’arête Gg. Walat, près de Karangténgah (à l’ouest de Soukaboumi), il existe deux couches de charbon à proximité du pied et une couche épaisse de schiste houiller dans le voisinage du sommet. Cette dernière couche (de 2 à 3 mètres d'épaisseur) contient aussi des cordons de charbon pur; mais ils sont trop peu épais pour pouvoir être exploités (5 à 10 centimètres). Les deux couches consistent en partie en charbon pur, de bonne qualité; mais elles sont malheureusement encore une fois d'épaisseur trop faible. La couche inférieure se compose de 18 centimètres de charbon pur et de 15 centimètres de schiste houiller (ensemble 33 cm.); la supérieure

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à environ À mètre d'épaisseur; mais elle renferme diverses couches de schiste, qui alternent avec du charbon pur.

Ce terrain houiller, si favorablement situé pour le transport, n’a donc aucune valeur technique.

4. Bantam. Le terrain houiller de Baïah, à la côte Sud de Bantam, est le seul terrain de Java où existent des couches de charbon suffisamment épaisses pour pouvoir être exploitées et qui aient été explorées très minutieusement à ce point de vue. On s’est assuré ainsi qu'une seule couche conserve, sur une étendue notable, une épaisseur de r mètre environ; que toutes les autres ont moins de 1 mètre et ne deviennent plus épaisses qu’à certaines places; que le terrain présente de nombreux plissements et rejets, qui rendent très irrégulière la disposition de l'unique couche exploitable, qui sans cela pourrait fournir deux millions de tonnes de combustible ; de sorte que lors d’une mise en œuvre éventuelle, on ne pourrait pas compter sur ce chiffre ; enfin que le charbon a une situation particulièrement défavorable pour le transport, et que la masse n’est pas suffisante pour permettre la construction d’un port onéreux à la côte Sud, ou les dépenses d’une voie ferrée vers le bassin houiller. Ce n’est donc que si les circonstances amenaient l’établissement d'un chemin de fer à travers le Bantam méridional, qu’on pourrait songer à exploiter le terrain houiller de Baïah.

Pour de plus amples détails, nous renvoyons à la résidence de Bantam dans la section Il.

VAANÉIGNERES:

Dans le terrain oligocène de loguia (à Nanggoulan) ainsi qu’en divers endroits du terrain tertiaire récent (Bantam près de Bodiongmanik, Tégal, Rémbang), il existe des couches de lignite qui ont plus de 1 mètre d'épaisseur; des couches plus minces et des cordons de lignite se rencontrent en des points très nombreux des couches miocènes de Java.

Tous ces lignites ont comme combustible une valeur notablement plus faible que les houilles éocènes, parce qu’ils présentent une forte teneur en eau et en cendres. Ils ne conviennent donc nullement pour le service des bateaux à vapeur et on ne les emploiera guère à d’autres

usages aussi longtemps que le bois à brüler demeure à si bon marché 2 AÈVER

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