‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 3)Chapitre 196 sur 216 · III. ORBITOLINA · texte numérisé non relu

III. ORBITOLINA

Orbitolina concava LAM. var. Planche II. Figs. 23—26.

Bibliogr. K. MARTIN. Untersuchungen über den Bau von Orbitolina von Borneo. Beiträige zur Geologie Ost-Asiens, IV 1890, p. 209.

R. D. M. VERBEEK. Voorloopig bericht over nummulieten etc. van Java. Natuurk. Tijdschr. v. Ned. Indië, LI 1891, p. 102, en note, (Orbitolines de Java).

Petits fossiles papilliformes, de 4 ou au plus de 5 mm. en diamètre (Fig. 23), à stries d’accroissement concentriques sur la face inférieure de la coquille (Fig. 24).

La Fig. 25 donne une section verticale et la Fig. 26 une section

horizontale l’une et l’autre agrandies, de ce fossile; une section parallèle n’a pu être obtenue, car ces fossiles sont rares; et de plus ils existent dans un calcaire dur dont on ne peut les détacher. Autant qu'on peut en juger d’après les Figs. 25 et 26, il n’y a aucune raison pour séparer notre espèce de Java de l'O. concava des marnes de la rivière Sébérouang, en Bornéo occidental, bien que cette dernière atteigne la taille de 12 mm. (MARTIN, Beiträge etc. IV, pp. 209 à 229, Planches XXIV et XXV). Dans notre coupe horizontale Fig. 26, succèdent immédiatement aux sections des loges triangulaires les petites loges latérales extérieures en rectangles assez irréguliers ou limitées par des courbes; tandis que M. MARTIN figure encore entre les deux des sections quadrangulaires de loges qui font défaut dans mes préparations. Toutefois une partie des loges extérieures a disparu par la taille; et en général, les orbitolines de Java sont moins bien conservées pour une analyse microscopique que les belles espèces de Saïor en Bornéo.

La coquille très mince se dissout lentement, avec effervescence, dans l'acide chlorhydrique, en laissant un dépôt d'anhydride silicique; après avoir enlevé prudemment la mince membrane siliceuse, on peut observer distinctement sur la masse calcaire sous-jacente le dessin en guilloché, à mailles triangulaires; celles-ci sont remplies de quartz très brillant. Il semble donc que les orbitolines aient été d'abord des coquilles calcaires, qui ultérieurement se sont silicifiées en tout ou en partie comme le calcaire environnant.

Localité. À Java, ce fossile n’a été rencontré que dans un calcaire dur, gris sombre, intercalé dans les schistes à serpentine entre les localités Watou bélah et Sironggué, résidence de Banioumas, et qu’on rattache au terrain crétacé à cause de la présence de ces orbitolines. Ce calcaire n’a pas encore fourni d’autres pétrifications.

D'après M. MARTIN {1 c. p. 210), on trouve dans la section occidentale de Bornéo le même fossile dans un calcaire gris sombre à la localité Bëétoung, sur la rivière Boïan; puis, dans des marnes de la rivière Sébérouang, à Saïor, où 1l atteint la taille de 12 mm., tandis que l'espèce de Java ne dépasse jamais 5 mm. Les couches à orbitolines de Bornéo occidental appartiennent également au terrain crétacé.

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