COTES
La hauteur des tours de spire est donc en moyenne de Z — 0.08 mm., mais elle n’est pas la même partout; les spires intérieures sont d'ordinaire un peu plus étroites que les extérieures; les premières ont une hauteur de 0.07 mm.; les autres, de 0.09 mm. à 0.10 mm.: pour 0.09 mm., on compte le plus souvent 0.04 mm. pour l'épaisseur du disque et 0.05 mm. pour l’espace intermédiaire; toutefois il arrive aussi que ces dimensions respectives soient 0.03 mm. et 0.06 mm. Chez certains individus, les 3€, 4° et 5€ tours sont particulièrement espacés, bien plus larges que les deux précédents, mais plus larges aussi que les suivants qui ont de nouveau, en moyenne, une hauteur de 0.08 mm. à 0.09 mm. Dans ces larges spires, ou bien l’espace compris entre les disques est plus grand qu'ailleurs, ou bien les disques eux mêmes atteignent une épaisseur de 0.08 mm. à 0.13 mm.
Des cloisons peu nombreuses divisent les spires en longues loges ou sections; on en compte de 5 à 8 dans les jeunes exemplaires et jusqu’à 12 dans les individus adultes; ces parois correspondent aux longues lignes de la surface, dont le nombre, ainsi qu'on l’a dit plus haut, s'élève aussi le plus souvent à 12 dans les exemplaires adultes.
Les cloisons ou septa sont parfois droites, parfois recourbées, et sont inclinées surmlanspire (pp Fis.506). Entre le pied de la paroi et la spire précédente il reste un espace vide (q Fig. 36), par lequel les sections communiquent les unes avec les autres. L’épaisseur des septa est ordinairement de 0.01 mm.
Les longues loges ou sections sont divisées, perpendiculairement à la direction de l'axe longitudinal, en une quantité de petites loges dont le nombre s'élève, pour un seul tour, à plus de 125 dans les spires extérieures (Figs. 33 à 35), la longueur du fossile étant de 8 mm. Des deux côtés, ces petites loges sont limitées en ligne droite par des parois assez épaisses (de 0.02 mm. d'épaisseur); en haut et en bas elles ont naturellement pour limites les disques spiraux, de manière que la section de ces loges est parfois rectangulaire. Ceci est toutefois une exception, car d'ordinaire en bas et assez souvent en haut les loges sont arrondies, de sorte qu’elle présentent en coupe une forme circulaire ou elliptique. Dans chaque spire il n’y. a qu'une seule rangée de loges et non plusieurs rangées superposées comme c'est le cas chez les alvéolines vivantes. En quelques points on croit voir, il est vrai, entre deux tours de spire consécutifs, deux rangées de loges l’une au-dessus de l'autre; mais ceci n'arrive qu'aux endroits où entre deux spires consécutives il s’est intercalé temporairement une autre spire ; de cette manière il s’est formé deux espaces intermédiaires au lieu d’un seul, chacun d’une demi-hauteur et chacun avec une seule rangée de loges.
Différences avec d'autres alvéolines. L'alvéoline de Java ne peut se comparer qu'à l'A. ellipsoïdalis SCHWAG., car celle-ci présente des
tours également serrés; en effet, d'après SCHWAGER (Palæontographica XXX 1883 p. 96, PI XXV, Fig. 1), pour un rayon de 1.25 mm., elle
présente de 15 à 18 tours de spire, de même que l'A. javana; mais
elle s’en différencie si notablement par la forme et la taille (1. — 3.5 mm. é. — 2.5 mm.) qu'il n’y a pas à songer à réunir les deux espèces en
une seule.
Localités. Dans des marnes arénacées tendres de la rivière Sourouan, et dans des calcaires des terrains du Loh oulo, résidence de Baguëlen, constamment avec des nummulites et des orbitoïdes (discocyclines). Age éocène.
2. "Aveolina”timorensemVErs” Planche Il 215-000; Bibliogr. R. D. M. VERREEK Voorloopig bericht over nummulieten enz. Natuurk. Tijdschr. v. Ned. Indië LI 1891 p. 115.
Dans un calcaire de l’île de Timor, qui figure sous le No. 130 au musée de l'administration des mines à Batavia, se rencontrent de nombreuses alvéolines, que l’on ne peut toutefois détacher de la roche et qu'on n’a pu observer, par conséquent, que dans les préparations microscopiques de ce calcaire. On n’a obtenu ainsi que des sections obliques d'alvéolines que j'ai classées d’abord en deux espèces distinctes, mais qui probablement appartiennent toutes à une seule et même espèce, bien que le nombre des tours soit un peu différent.
Dans la Fig. 39 on a représenté une des coupes longitudinales les mieux réussies, bien qu'elle ne passe exactement ni par l'axe longitudinal ni par le centre (la loge centrale.) La longueur de cette coupe est de 4.8 mm., l'épaisseur de 2.75 mm.; mais comme dans une section oblique la longueur est diminuée, il se peut que la longueur réelle de ce fossile ait été de 54 ou même de 6 mm., pour une même épaisseur de 2.7 mm.
Dans cette coupe longitudinale et dans d'autres encore ainsi que dans quelques coupes transversales on a trouvé, pour le nombre des tours de spire:
DOUTE. = 0 ML 6. — 10040 NET. ls 2H t. — 9 ». Le —= 1.35 ,, LMI 0;:
Dans les spires extérieures, le nombre des loges ne s'élève qu'à 7: le nombre des subdivisions ou petites loges est de 100 environ pour la spire la plus extérieure. La forme de ces loges ressemble fort à celles de l’A. javana.
Différences avec d'autres alvéolines. Se rapproche de l'A. cf. oblonga D'ORB. (SCHWAGER, Palæontographica XXX 1883, p. 99, PI. XXV Fig. 5); cependant celle-ci a plus de loges dans une spire. L'espèce de Timor se distingue de l'A. javana par la forme plus petite et en
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outre relativement plus épaisse, ainsi que par un enroulement bien moins serré.
Localité. Dans un calcaire de couleur claire de Timor, No. 130 au musée de l'administration des mines à Batavia. Le lieu d’origine exact est inconnu. Age probablement éocène.
s veolnaspec Planchenll Fies. 40 et 41.
Un calcaire, totalement rempli de nummulites — qui pour des raisons spéciales, signalées à la description des Régences du Préanguer, n’est pas rangé dans notre terrain éocène de Baguëlen, mais dans une section plus jeune de l’éocène, où bien dans le terrain oligocène — présente aussi, en plaques microscopiques, quelques coupes de petites alvéolines (Figs, 40 et 41), longues de 1.50 mm., larges de 0.38 mm. à 7 tours de spire, dont les plus extérieurs offrent environ 40 loges rondes, et, de même que chez l'A. javana, ne rangée seulement pour chaque tour. La loge centrale a un diamètre de 0.08 mm.; faute de bonnes coupes transversales, on ne connaît pas le nombre des grandes loges ou sections.
Localité. Cette pétrification, qui s’écarte complètement de notre A, javana éocène décrite plus haut, existe dans un calcaire à nummulites, le No. 1097 de notre catalogue des roches de Java, de la rivière Soukarama, district Tuhéa, section Bandoung, résidence des Régences du Préanguer. Age probablement oligocène.
AMV odrnærspec: Planche-ll Fig, 42.
Cette espèce d’alvéoline, ainsi que les deux suivantes, se montrent dans l'étage inférieur du terrain miocène, où les alvéolines sont d’ailleurs excessivement rares. Jusqu'à présent on ne les a même pas rencontrées du tout ni dans le miocène moyen ou supérieur ni dans le terrain pliocène de Java.
Dans les plaques microscopiques d’un calcaire situé entre des brèches de l'étage inférieur du miocène, on observe quelques coupes elliptiques d'alvéolines (Fig. 42), longues de 6.20 mm., épaisses de 2.60 mm., à 8 tours de spire au moins, probablement 9 ou 10, car les coupes n’ont pas atteint exactement le centre. Le nombre des grandes sections ou loges doit rester indéterminé, par défaut de bonnes coupes transversales. Toutefois 1l est très remarquable que cette espèce présente dans une même spire 3 et même 4 rangées d'ouvertures les unes au-dessus des autres. Les loges les plus petites et les plus nombreuses sont situées, en une seule rangée, directement sous chaque spire ; au-dessous, on trouve le plus souvent 3 rangées de pores moins nombreux, les coupes de petites loges; circonstance qui jusqu'à présent n'a jamais été observée chez des alvéolines fossiles, mais seulement chez les espèces vivantes (p. ex.
A. Quori). Par là les alvéolines miocènes se distinguent nettement des espèces éocènes et oligocènes.
Localité. Dans un calcaire au Sud de Sindangsari, district Diampang tëngah, section Soukaboumi, résidence des Régences du Préanguer; No. 12099 du catalogue des roches de Java. Outre quelques alvéolines, ce calcaire renferme de nombreuses orbitolites. Ce calcaire est intercalé dans des brèches de l'étage miocène inférieur m,.