‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 3)Chapitre 211 sur 216 · Lepidocyclina, à loges médianes arrondies · texte numérisé non relu

Lepidocyclina, à loges médianes arrondies

Les 4 premiers sous-genres ont tous des loges rectangulaires; par là ils présentent entre eux une connexion intime et se séparent nettement des lépidocyclines à loges médianes rondes ou plutôt en forme de spatule.

Chez les rhipidocyclines, la division en étages des loges médianes a eu sans doute pour cause l'étendue de la couche de ces loges, ce qui a nécessité un cloisonnement transversal pour donner au système une plus grande solidité.

On trouve la même division en étages chez les actinocyclines et les astérocyclines, mais uniquement aux endroits où la couche de loges médianes devient particulièrement haute, notamment dans les rayons. Au demeurant, elles sont tout à fait analogues aux discocyclines.

C'est pourquoi on peut convenablement réunir les 4 sous-genres à loges médianes rectangulaires en un seul groupe, celui des discoc yclines, comprenant des espèces qui, en Europe, se montrent exclusivement dans les couches éocènes.

Il en est tout autrement des lépidocyclines; bien que ce soient de vraies orbitoïdes, elles se distinguent du groupe des discocyclines par la forme des loges médianes qui, ainsi qu’on l'a déjà dit, sont le plus souvent spatuliformes. D'autre part, les couches où existent les lépidocyclines d'Europe sont plus récentes que celles où apparaissent les discocyclines. En effet, selon GüMBEL (1. €. pp. 140 à 146), elles sont originaires, en Italie du wocène ancien, en France, probablement du £erlratre moyen. En Amérique, elles ne se montrent pas dans les calcaires à Zeuglodon du Mississippi et de l’Alabama, ainsi que le signale GüÜMBEL (L €. pp. 141 et 143), mais dans des couches situées plus haut, les Vicksburg-beds, que divers auteurs tiennent pour de /'éocène supérieur où pour de /'olivocène. M. HEILPRIN (ANGELO HEILPRIN. Contributions to the tertiary Geology and Paleontology of the United

eo:

States. Philadelphia 1884, pp. 3, 6, 24, 26, 33 et 34) divise comme suit en étages les couches tertiaires du Mississipi, de lAlabama et

de la Floride:

au Carolinian.

Miocène ; Marylandian.

Oligocène. Orbitoitic — Vicksburgbeds (CONRAD). Jacksonian (avec débris de Zeuglodon).

A Claibornian.

Eocène.

Buhrstone.

Eo-Lignitic.

En désaccord avec CONRAD (Geol. N. C. Vol. I 1875, Appendix À, p. 25),

qui considérait le claibornien comme éocène récent, le jacksonien comme oligocène ancien et le Vicksburg comme néo-oligocène, M. HEILPRIN rattache le jacksonien à l’éocène supérieur et le Vicksburg à l’oligocène. D'après lui, les restes de Zeuglodon se montrent exclusivement dans le Jackson, les lépidocyclines, notamment l'O. Mantelli, uniquement dans le Vicksburg ; jamais on ne trouve ces pétrifications réunies ; et l’ancienne assertion, que le calcaire à Zeuglodon contiendrait aussi l'O. Mantelli, est donc inexacte. En effet, j'ai constaté par l'analyse microscopique qu'un morceau de calcaire à Zeuglodon de l'Alabama, du musée royal de minéralogie de Dresde, que le Professeur H. B. GEINITZ a eu l’obligeance de me céder, renfermait il est vrai de nombreux foraminifères, mais ne présentait aucune trace d’orbitoïdes.

Selon M. HEILPRIN, l'O. Mantelli existe dans les mêmes couches oligocènes à la Jamaïque, à Antigua et à Trinidad; puis dans les couches calcaires inférieures de Malte (Geol. Magazine I, 1864, p. 104), qui sont assimilées à une portion du ,,Bormidian” de SISMONDA, aux molasses marins inférieurs de la Bavière et de la Suisse, et probablement aussi aux couches de Sotzka du bassin de Vienne (FUCHS, Sitzungsber. der k. k. Acad. de Wissensch. LXX, I, 1874, p. 92; HOERNES. Jahrb. der k. k. geol. Reichsanstalt XXVIIT 1878 pp. 30 à 38).

Dans l'ouvrage le plus récent sur la géologie de PAlabama (Report on the geology of the coastal plain of Alabama, 1994), on trouve, aux pages 25 et 27, la division des couches tertiaires et crétacées, telle qu’elle est admise actuellement par le Dr. E. A. SMITH, State geologist of Alabama; et aux pages 107 à 111, une division et une description sommaire du St. Stephens, White limestone (Vicksburg and Jackson), qui nous intéresse ici particulièrement. Voici la division établie par cet auteur:

Pascagoula.

Grand Gulf.

Miocène

Corallimestone (Vicksburg ?)

St. Stephens, White limestone aus FT) sburg ;

(Vicksburg and Jackson) DERLeos

Eocène . HE Claiborne (Claiborne proper and Buhrstone).

Lignitic.

Clayton (Midway).

En dessous, le terrain crétacé.

La division supérieure du White limestone, épaisse de 150 pieds, n'a été trouvée qu'en un seul endroit en Clarke-County et consiste en un calcaire dur, à nombreux restes de coraux silicifiés en partie. Appartient probablement au Vicksburg.

L'étage moyen, de 140 pieds d'épaisseur, consiste en partie en calcaire dur, partie en calcaire tendre, maculant, que l’on emploie partout comme pierre à bâtir et qui durcit à l'air. Cette division renferme un très grand nombre d’orbitoïides (0. Mantelli), surtout dans les deux-tiers supérieurs; vers le bas, elles deviennent de plus en plus rares.

La division inférieure du White limestone, de 60 pieds d'épaisseur, est le plus souvent un calcaire argileux, de teinte claire, avec beaucoup de coquillages marins et des restes de Zeuglodon (Z. cetoides). Cette division inférieure, l’auteur la considère comme l'équivalent du Jackson; et la division moyenne, comme celui des Vicksburg-beds du Mississipi ; MM. SMITH et HEILPRIN sont donc d'accord en ceci que les restes de Zeuglodon et les orbitoïdes n'existent pas dans les mêmes couches; mais M. SMITH les rattache toutes à l’éocène supérieur, parce que le Vicksburg et le Jackson ont en commun la très grande majorité des fossiles, et que dans les couches supérieures du White limestone, on a trouvé la Venericardia planicosta LAM., pétrification qui existe également en divers endroits dans des couches éocènes plus profondes de l’Alabama. D'ailleurs, il est pour nous peu important de savoir quel nom il faut attribuer à ces couches à orbitoïdes ; ces fossiles se montrent en tout cas encore dans le terrain tertiaire ancien, bien que ce ne soit que dans les couches tout-à-fait supérieures.

J'ai pu examiner au microscope les orbitoïdes de la division moyenne du White limestone; ces fossiles sont contenus tant dans la variété tendre que dans la variété dure de ce calcaire. Dans le calcaire tendre existent de nombreux disques, grands mais lisses et fort minces, à petite élévation «papillaire "Centrales 0D°==—="260mm, E =#%/21remme Les orbitoïdes du calcaire dur sont plus petites, un peu plus grosses, et elles présentent à la surface des ponctuations ou protubérances très apparentes ; D. = 15 mm,., 6. — 14 à 2 mm. Au microscope, elle donnent la même image; la loge centrale est très petite, les loges médianes augmentent d’étendue de dedans en dehors; elles sont en forme de spatule, plus longues que larges; dans les grands disques elles ont au maximum

0.10 à 0.15 mm. de longueur et 0.10 à 0.12 mm. de largeur; dans les petits elles sont longues au maximum de 0.08 à 0.10 mm. et larges de 0.08 à o.12 mm. Les loges sont donc parfois plus longues que larges, mais pas toujours; la largeur peut devenir égale ou mème supérieure à la longueur, d’où résultent des loges déprimées. Par cette variabilité dans la forme des loges, il devient excessivement difficile de déterminer si les orbitoïdes de l’Alabama appartiennent à l'O. dilatata MiCH. ou bien à l'O. Mantelli MORT. La seule distinction que j'aie pu trouver entre ces deux orbitoïdes, d’après leur description et les figures (GüMBEL, Beiträge etc. pp. 139 et 140, Taf IV Figs. 45 à 47; CARPENTER, Ovarterlmelourn.-oféthe-veol- Soc Vimé5o, p:132. PI VI fig 2r;iet Introduction to the study of the foraminifera 1862, p. 298, PI. XX, fig. 5) consiste dans la forme des loges: chez l'O. Mantelli, elles sont aussi longues que larges ; chez l'O. dilatata on les représente plus longues que larges; or, comme les deux formes existent essemble parmi les orbitoïdes d'Amérique que j'ai examinées, je considère comme extrèmement probable que l'O. dilatata n’est pas une espèce distincte, mais qu'il faut la réunir à l'O. Mantelli d'Amérique.

Nous avons observé que des exemplaires de l'O. Mantelli de Jasper-County, en Mississipi, du calcaire des Vicksburg-beds, de 28 mm. de diamètre et 1 mm. d'épaisseur seulement, ont des loges qui le plus souvent sont aussi longues que larges, d’une dimension de 0.16 mm. au maximum; toutefois 1l y a aussi des loges plus longues et surtout de plus courtes. Ces orbitoïdes sont identiques sous tous les rapports à celles de Alabama.

Selon CARTER, (Annals and Magazine of nat. history, 2€ sér. X, 1852, pis idem ects XL 853; pur77 PL VIl, hgs 30/à 35 ;:idem, sets VA ROC p.220 MXN he 2) lOMantelll existerait aussi dans l’Inde Anglaise, dans des couches éocènes; mais cette - assertion repose sur une erreur; car d’après FEDDEN (Memoirs of the geol. Survey of India, Vol. XVII, p. 199) CARTER a pris l'O. Fortisi pour VO. Mantelli. De pareilles méprises ne peuvent se produire que lorsqu'on néglige de tailler les orbitoïdes et de les analyser au microscope. Car il y a des lépidocyclines qui ont tout à fait l'aspect de discocyclines. Des lépidocyclines recourbées en selle peuvent être prises pour l'O. ephippium; et des exemplaires aplatis, pour des individus d'O. papyracea. Il ne me paraît pas douteux qu'il existe aussi des lépidocyclines avec des rayons à la surface, ce qui les fait ressembler à des actinocyclines; c’est probablement le cas, entre autres, pour l'O. radiata MART. (Die Tertiairschichten auf Java, p. 163), des couches miocènes de Java (localité K. de JUNGHUHN, au nord de Sindangbarang, Préanguer), qui n’a pas encore été taillée, de sorte que jusqu’à ce jour la forme des loges médianes est inconnue. Je suis néanmoins convaincu que ces loges doivent être spatuliformes.

Si donc en Amérique les lépidocyclines se montrent encore dans l'étage supérieur du tertiaire ancien, tel n’est pas le cas, d’après mes recherches, dans notre Archipel, notamment à Java, Bornéo et Sumatra. Dans toutes les couches, caractérisées comme éocènes par la présence de nummulites et d’alvéolines, 1l existe de nombreuses discocyclines (y compris des rhipido- des actino- et des astéro-cyclines), mais pas une seule lépidocycline 1). Par contre, dans des milliers de plaques microscopiques de roches de Java et de Sumatra, qui d’après leurs mollusques doivent appartenir au terrain ferfiaire supérieur, je n'ai rencontré que des lépidocyclines et jamais je n'y ai observé une seule discocycline.

Il semble donc que, en allant de l'Ouest vers l'Est, les lépidocyclines se montrent dans des couches de plus en plus jeunes; en Amérique, dans l’éocène supérieur; en Europe, dans le miocène ancien; dans l'Inde Néerlandaise dans toutes les couches miocènes et pliocènes. Mais il ne faut pas oublier que la détermination de l’âge de quelques unes de ces couches pourrait bien dans la suite subir encore quelques modifications.

Les couches de Nanggoulan, en Ioguia, qui d'après leurs mollusques semblent présenter un caractère miocène, nous les rangeons dans le tertiaire ancien, principalement à cause de la présence de discocyclines et la grande ressemblance de celles-c1 avec les orbitoïdes incontestablement éocènes. Si ces couches étaient néo-tertiaires, elles constitueraient, parmi tous les sédiments de Java, l'unique exception, fout à fart tsolée, à la règle précédente; sur tout le globe, elles seraient même les seules roches du tertiaire supérieur qui contiendraient des discocyclines.

Ce fait remarquable attribue aux orbitoïdes une importance capitale dans la séparation des couches tertiaires anciennes (éocènes et oligocènes) de lArchipel Indien de celles du tertiaire supérieur (miocènes et pliocènes). Alors que pour déterminer l’âge des couches tertiaires de l'Inde on a besoin d’un très grand nombre de mollusques fossiles, l'analyse miscroscopique d’une seule orbitoïde d’une roche suffit pour s'assurer si l’on a affaire à une couche tertiaire ancienne ou bien à un dépôt tertiaire récent. Toutefois pour établir une subdivision ultérieure

1) Dans ma notice, ,,Voorloopig bericht over nummulieten etc. ,,Nat. Tijdschr. voor N. I. 1891 LI p. 105, j'ai signalé une exception que je dois retirer ici. Dans des plaques de fragments de calcaire éocène de Baguëlen, du village de Sampang, catalogue No. 687, inclus dans des brèches miocènes, j'ai trouvé, à côté de sections de Nummulites Baguëlensis I et II, d’alvéolines, de tinopores et d’autres foraminifères, aussi de petites orbitoïdes, longues de 24, épaisses de 1 mm., à loges rectangulaires, longues de 0.03 à 0.05 mm. En certains points, ces loges ne sont pas quadrangulaires mais hexagonales, par une flexion des parois supérieure et inférieure, ce qui les fait ressembler à des loges en spatule; c’est ainsi que dans le temps j'ai cru avoir affaire à des lépidocyclines. Dans de bonnes plaques, on observe distinctement la transition des loges quadrangulaires aux hexagonales.

du terrain tertiaire supérieur en miocène inférieur, miocène supérieur et en pliocène, les orbitoïdes ne peuvent provisoirement pas servir; nos connaissances relativement aux lépidocyclines qui existent dans les diverses couches de Java sont pour le moment encore tout à fait insuffisantes.

Un défaut que l’on observe chez les auteurs anciens (CARPENTER, KAUFMANN, GüMBEL, VON FRITSCH et d’autres), dans la description des orbitoïdes, c'est d’abord qu'ils ne signalent pas toujours la dimension de la loge centrale; et d'autre part, que jamais ils n'indiquent le mode d'accroissement des loges, c’est à dire la manière dont leur longueur se modifie du dedans au dehors. Et cependant ces deux propriétés conviennent le mieux pour la classification des orbitoïdes en espèces.

D'abord, en ce qui concerne les dimensions de la loge centrale: chez les discocyclines de Java elle est ou bien très grande (1 mm.) ou bien très petite (0.02 mm. ou 0.01 mm). Il semble que les auteurs cités plus haut admettent tacitement que la loge centrale soit /oujours très grande; mais je puis le contester formellement. Des exemplaires de l'O. Fortisi D'ARCH. (O. discus RüTIM ou O. Pratti MIiCH. ou O. papyracea BOUB.) de Bos d’Arros, appartenant au Muséum d'histoire naturelle de Paris, et que la bienveillance du Professeur DAUBRÉE m'a permis d'examiner, ont une loge centrale #rès petite; par contre, chez l'O. ephippium, cette loge est érès grande (0.7 mm.), comme dans les exemplaires de Java. L'erreur proviendra sans doute du nombre trop restreint d'exemplaires soumis à l'analyse microscopique; et aussi peutêtre a-t-on confondu des exemplaires des deux espèces. En effet, l'O. ephippium n'est pas toujours recourbée en selle; elle est parfois plate, et ces exemplaires aplatis peuvent très aisément se confondre avec les jeunes individus de l'O. papyracea.

À cette diversité dans la grandeur de la loge centrale, vient s'ajouter un mode d'accroissement tout à fait différent de la longueur de ces loges, du centre vers l'extérieur. Chez les discocyclines à petite loge centrale (O0. papyracea), cette longueur augmente assez régulièrement du centre vers le bord ; les loges intérieures sont très petites (0.01 mm.), les extérieures ont une longueur de 0.10 à 0.25 mm. Chez les discocyclines à grande loge centrale (O0. ephippium, O. dispansa), ce sont les chambres intérieures qui sont les plus grandes (0.10 mm. à 0.15 mm.), et elles n’augmentent pas vers les bords; parfois même elles deviennent plus petites (0.08 mm. à 0.05 mm.). L'indication de la longueur des loges à une distance du centre de 5 mm. n’a donc le plus souvent aucune importance, car elle peut être la même chez les espèces les plus diverses.

Chez les lépidocyclines, il y a également des espèces à grande et à

petite loge centrale; mais chez la plupart des espèces, la longueur des loges paraît augmenter de’dedans en dehors; pour quelques autres, elle semble rester sensiblement la même.

Quant à l'accroissement des loges chez les rhipido-, les actino-et les astérocyclines, je ne puis rien en dire, car ces espèces sont très rares à Java et elles n’ont pu être examinées que dans des plaques microscopiques du calcaire, en toutes sortes de sections obliques, et jamais à l’état libre. I est probable qu’elles se comportent comme les discocyclines.

Enfin, il faut encore mentionner comme propriété générale des orbitoïdes, que constamment elles se présentent par couples, tout comme les miliolidées et les nummulites, sur lesquelles j'ai déjà communiqué l'une ou l’autre particularité dans mon travail ,,Voorloopig bericht over nummulieten etc.” 1891; nous reviendrons encore sur cette question à la fin de la description des orbitoïdes.

NEED IS C'OCNCLINES:

1. Orbitoides papyracea BOUBÉE, var. javana, minor, VERB. Planche IX, Figs. 136, 137, Planche X, Figs. 150, 151.

Bibliogr. R. D. M. VERBEEK. Voorloopig bericht etc. Nat. Tijdschr. v. N. Indië, LI 1891 p. 107.

Disque rond, lisse, augmentant régulièrement d'épaisseur du bord vers le centre, parfois à bord obtus, le plus souvent tranchant; la surface est quelquefois finement grenue par des ponctuations ou des éminences très ténues, que l’on peut reconnaître à la loupe. Certains disques sont parfaitement lenticulaires: d’autres sont irrégulièrement flexueux: d’autres encore ont un épaississement papillaire central, mais jamais une tubérosité fort prononcée. Chez les petits exemplaires le bord mince est souvent ébréché.

Dimensions des disques.

Max. DS; MM: UÉ. "ie On. D'ordmaie (D'=204/50 RÉ asr Jeunes individus D; —="1204; 161; té —13"a135 0,

Les exemplaires très jeunes sont encore plus petits; ils présentent souvent la forme d’un bouton ou d’une lentille plate avec bourrelet central, et ce dernier offre parfois une dépression.

La structure interne de ces orbitoïdes ne peut être étudiée qu’en taillant des plaques minces; car on ne peut les fendre en deux moitiés ni par la chaleur ni par la percussion, probablement par suite d'une infiltration d'anhydride silicique. Comme la loge centrale et les loges médianes des premières couches qui l'environnent y sont particulièrement petites, il n’est pas bien possible de rencontrer exacte-

ment ces loges intérieures lors de la taille. C’est pourquoi, dans la plupart des coupes horizontales, les loges médianes ne commencent à devenir visibles qu'à une certaine distance (4 mm.) du centre et on peut alors les suivre jusqu'au bord. D'autre part on constate que, bien que les disques eux-mêmes soient régulièrement lenticulaires ou seulement peu recourbés, la couche médiane se trouve d'ordinaire non dans un plan mais dans une surface courbe, de sorte que les plaques ne montrent pas toute la couche médiane avec les loges rectangulaires; on ne peut voir ces loges que dans deux branches d’hyperbole qui se rejoignent sensiblement au centre. Entre celles-ci, des loges latérales ont été coupées. Néanmoins, des coupes horizontales bien réussies (Fig. 150) suffisent pour pouvoir suivre le mode d'accroissement et les dimensions des loges médianes, de très près du centre jusqu'au bord; tandis que dans la coupe transversale (Fig. 151), on peut apercevoir l'épaisseur de la couche médiane, c’est à dire la hauteur des loges, ainsi que les dimensions des loges latérales et des piliers transverses.

Nulle part, dans mes préparations, on ne peut voir la loge centrale; en tous cas, elle est foré petite; par analogie avec ce qu'on a vu chez des orbitoïdes fissiles d’une autre variété de cette espèce (voir plus loin), le diamètre de la loge centrale ne dépasse probablement pas 0.01 mm. Le plus souvent les premières tours circulaires qui entourent le centre ne s'aperçoivent pas davantage; leur distance (la longueur des loges, mesurée dans la direction du rayon), ne s'élève pas à plus de 0.01 mm. Plus loin, la distance des tours augmente, de sorte qu'à ! mm.

du centre la longueur ‘des loges lo. — 0.03 à 0.04 mm.; la largeur Ro one Penn aduicentre, 0. —20:05#mmla—\0.02 à 0.04 mm. À 5 mm. de centre, lo. — 0.10 à 0.15 mm., par excep-

tion 0.20 mm. et 0.25 mm., la largeur est en moyenne de 0.04 mm. Encore plus loin, la longueur ne s’accroît généralement plus, mais elle demeure lo Vo roma 490.15 mm., a 010-036 à 0.05 mm.

Dans le plan médian, le nombre des tours circulaires n’est pas très constant chez les divers individus; et pour le même individu, ce nombre n'est pas le même dans des directions différentes ; car d'ordinaire de nombreuses couches intermédiaires viennent s’intercaler en forme de coin entre les autres couches ; elles continuent quelque temps et finissent par disparaître.

On peut compter en moyenne

Pour r. = 34 à 44 mmit. — 65 à 7oenviron.

1 6 THÉ 00 Nombre des tours circulaires MS — To Ab 100 dans le plan médian.

Page 1