‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 3)Chapitre 213 sur 216 · PROPRIÉTÉES PRINCIPALES DES DEUX ESPÈCES D'ORBITOIDES ÉOCÈNES · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉES PRINCIPALES DES DEUX ESPÈCES D'ORBITOIDES ÉOCÈNES

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Disque lenticulaire très grand, s’épaississant régulièrement du bord, tranchant ou plus ou moins obtus, vers le centre. Ce disque est d’ordinaire plus ou moins courbé, totalement lisse, ou garni de granulations extrêmement fines. L'espèce principale («) atteint un diamètre de 50 mm. ; c'est la plus grande discocycline de l'Inde Néerlandaise. Une deuxième variété (5, Fig. 147) ne se distingue de l'espèce principale que par une plus grande épaisseur et par son bord obtus. Ces exemplaires épais surtout se laissent fendre très aisément.

Dimensions de l'espèce principale «.

Ma VD 750 MM, É 19 mm.

Taille Fes — 87 Ad MAO DE END 7 opdinaire LD EP 20e ME Li

Dimensions de la variété épaisse 6.

D'=x12. 4,24 mm. é "6 4 6 Etrm.

La structure interne des deux variétés « et f est tout à fait la même ; P n'est donc qu'une variété bombée de «.

Près du centre, les tours circulaires sont très rapprochés, de sorte que la longueur des loges n’est que de o.01 mm., pour une largeur de 0.02 mm. Dans quelques exemplaires nettement fendus, on a pu observer aussi la loge centrale; elle est fort petite, n'a que 0.01 mm. de diamètre (Fig. 157). Les loges médianes croissent très rapidement en longueur, de sorte qu'à £ mm. du centre ces loges sont déjà longues de 0.03 à 0.04 mm. et larges de 0.03 mm.; à 5 mm. de centre, la longueur est de 0.10 à 0.12 mm., même de 0.15 mm., et par exception de 0.20 mm.; la largeur est de 0.04 à 0.05 mm. Plus loin, les loges conservent les mêmes dimensions. L'épaisseur des parois des loges est

de 0.015 à 0.020 mm. Le nombre des tours pour r. = 5 mm. est de 85 environ; pour r. — 10 mm., il est d'environ 130 et à peu près de 150 pour r. — 12 mm. Chez cette espèce-ci encore, on trouve

beaucoup de couches intercalées en forme de coin.

Nombre des disques latéraux pour une épaisseur du disque de 5} mm., 75 à 85; longueur des loges latérales, 0.10 à 0.20, parfois 0.25 mm., pour une hauteur de 0.03 à 0.05 mm.

On voit donc que la structure interne de cette orbitoïde est completement analogue à celle de l'O. papyracea de Baguëlen ; seulement, les dimensions de l’espèce de Baguëlen sont beaucoup plus petites que celles de l’espèce de Ioguia; et c'est pour cette raison qu'il faut la considérer comme une var. minor de cette dernière. Il est désirable aussi, vu sa grande épaisseur (9 mm.), de séparer l'espèce de loguia de l'O. papyracea primitive comme une var. javana de celle-ci. A cette épaisseur plus grande correspond le plus grand nombre de disques latéraux.

Localités. Dans les marnes à nummulites du terrain de Nanggoulan, en Joguiakarta, simultanément avec l'O. dispansa; dans du calcaire mar-

neux de la rivière Wonadri, affluent du Worawari, résidence de Baguëlen, à côté de petites nummulites et de l'O. dispansa. Dans une couche de calcaire marneux de l’étage 5 à Pengaron, résidence Sud et Est de Bornéo, simultanément avec de petites nummulites, les O. dispansa et O. ephippium (d’après VON FRITSCH, Palacontographica, Supplement IN, Lieferung 1, Heft 3, 1878; voir aussi Jaarboek Minwezen 1879 I, PP 280 4249 ar. "XVI Fis--14).

4 "Orbitoides dispansa SOw. Planche IX, Figs. 148 et 149; Planche X, Figs. 158 à 160.

Bibliogr. R. D. M. VERBEEKk. Voorloopig bericht etc. Nat. Tijdschr. VON ISO Seb 120 is OPA:

A côté de l'espèce d’orbitoïde précédente, de très forte taille, on en trouve constamment une autre beaucoup plus petite, caractérisée par des ponctuations ou des granulations distinctement visibles à la surface et un épaississement en bouton au centre du disque, assez mince du reste. Le bord mince est d'ordinaire ébréché.

Dimensions du disque.

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Par la chaleur et la percussion, on peut fendre ces orbitoïdes aussi très nettement en deux moitiés. La loge centrale est très grande; elle à jusque 1.5 mm. en long et en large et (en coupe transverse) 1.2 mm. de hauteur; d'ordinaire cependant son diamètre n’est que de 1 mm. environ. Tout autour, des anneaux de loges médianes, longues de 0.10 à 0.15 mm., larges de 0.04 à 0.05 mm.; plus loin, les loges ne deviennent pas plus longues; elles conservent d’abord la même longueur; puis celle-ci diminue jusqu’à 0.10, 0.08, 0.06 et 0.05 mm., pour une largeur do 02 ao 0 nm Ceouror ds 2t4tmm. (dontiil faut déduire cependant + mm. pour la loge centrale), il y a environ 40 anneaux concentriques. Les parois des loges ont une épaisseur de 0.010 à 0.020 mm.; parfois même elles sont plus épaisses.

Dans la coupe transverse (Fig. 160) on aperçoit 35 à 40 disques latéraux pour une épaisseur du disque de 34 à 4 mm. Longueur des loges latérales —=-%o 10" à 0:15, partois 0.20 :mm:, hauteur 0.64 à 0.05 mm. Les piliers y sont un peu plus épais que dans les espèces précédentes, 0.10 à 0.15 mm., et à la surface ils apparaissent comme des tubérosités très apparentes. Couche médiane de 0.03 à 0.05 mm. d'épaisseur. La loge centrale est souvent remplie de cristaux de calcaire spathique.

Au point de vue de la forme extérieure, cette espèce est tout à fait identique à O. dispansa SOW; la structure interne est la même aussi, autant qu'on peut en juger d’après les anciennes descriptions, fort incomplètes.

Un fait digne de remarque, c'est la concordance parfaite de la

structure interne de cette orbitoïde avec celle de l'O. ephippium de Baguélen. On peut donc convenablement les considérer l’une et l’autre comme des variétés d’une même espèce, mais non comme identiques ; car bien qu'en Baguëlen on rencontre à côté de l'espèce courbée une O. ephippium lenticulaire plate, celle-ci ne ressemble en aucune façon à l'O. dispansa. Les exemplaires plats de l'O. ephippium n’ont pas de bouton et ne sont pas si fortement granulés que l'espèce de Ioguia ; de plus, parmi les milliers d'exemplaires de l'O. dispansa, il n'existe, dans les marnes de Toguia, pas un seul individu recourbé en forme de selle. Localités. Marnes du terrain de Nanggoulan, en Ioguiakarta, avec petites nummulites et la grande O. papyracea; calcaire marneux de la rivière Wonadri, résidence de Baguëlen, avec petites nummulites et la grande O. papyracea. Couche de calcaire marneux de l'étage f de Pengaron, résidence Sud et Est de Bornéo, avec petites nummulites, la grande O. papyracea et aussi, d’après VON FRITSCH, avec ©. ephippium. Toutes ces roches appartiennent au même terrain, d'âge probablement oligocène. Dans les grès éocènes, No. 1048, du Ti Létou, terrain de Tülétou, Préanguer, avec petites nummulites et O. papyracea minor. En Bagueëlen, loguia et à Bornéo, il existe donc à la fois une grande et une petite espèce d’orbitoïdes, l’une et l’autre en deux variétés. Un tableau synoptique des principales propriétés de ces deux espèces provenant de ces trois localités fera clairement ressortir d'une part les différences entre les espèces; et d'autre part, pour les variétés, la concordance de la structure interne. (Voir le tableau page 1175).

B'RHIPIDOCYCLINES ACTINOCYCLINES ER LSTÉRDICMETINES:

Une marne ou marne calcaire gris sombre, No. 1780, de la rivière Tu Peundeui, affluent du Ti Asahan, en Bantam méridional, appartenant au terrain éocène, est totalement remplie d'orbitoïdes et de quelques petites nummulites. Ces dernières ont un diamètre de 34 mm. une épaisseur de 2 mm. et 7 tours de spire. Toutes les orbitoïdes ont des loges médianes rectangulaires. Il y en a à grands disques, longs de 18, épais de 2 mm. à petite loge centrale; puis des orbitoïdes recourbées en selle, longues de 6 à 8 mm., épaisses de 1.5 à 1.8 mm. probablement VO. ephippium ; ensuite des orbitoïdes flexueuses présentant d'un côté une tubérosité et à grande loge centrale, probablement une variété de l'O. ephippium. Puis encore des sections qui semblent formées de deux orbitoïdes attachées l’une à l’autre, minces au centre et présentant un gros renflement aux extrémités; dans chacune des deux moitiés il y à une grande loge centrale; il est probable qu’elles n’appartiennent ni aux actinocyclines ni aux astérocyclines, mais à une espèce d’orbitoïdes à épaississement concentrique tout près du bord. Enfin, des orbitoïdes

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dont les loges médianes sont divisées par des cloisons en étages, tout comme chez les rhipidocyclines. Toutefois comme on observe, d’après GüMBEL, dans les rayons ou étoiles des actinocyclines et des astérocyclines, la même subdivision des loges médianes, 1l se peut que nos sections appartiennent à l’un ou l’autre de ces groupes.

Une détermination plus exacte de ces fossiles n’est guère possible, car on ne peut les détacher intacts de la roche.

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Si dans le terrain tertiaire ancien nous avons constaté la présence, non seulement de nummulites et d’alvéolines, mais encore de nombreuses discocyclines, ou plus généralement, d'orbitoïdes à loges médianes rectangulaires, le terrain tertiaire supérieur offre un tout autre aspect. Les nummulites y manquent absolument ; les alvéolines existent encore, quoique rares, dans l'étage inférieur du miocène, mais ce sont des espèces tout autres que les éocènes; parmi les orbitoïdes les discocyclines font entièrement défaut; elles sont remplacées par des lépidocyclines.

La forme la plus commune des loges médianes des lépidocyclines est celle d'une pelle ou d’une spatule (voir Fig. 164), limitée sur les côtés par deux lignes droites, en bas par un arc de cercle, en haut par deux petits arcs qui se rejoignent au milieu, les moitiés de la face inférieure de deux loges du tour précédent.

Chez certaines espèces, les chambres affectent la forme d’un losange, par le raccourcissement ou la disparition des parois latérales droites (Fig. 178); par l’aplatissement des parois flexueuses, elles deviennent sensiblement rectangulaires; et par l'arrondissement de ces parois, la cavité des loges prend une forme ronde ou elliptique, bien que le bord extérieur de la paroï conserve la forme en spatule ou en losange (Fig. 176).

Il n’est pas rare de voir dans les loges une croix noire (Fig. 178) qui, à un plus fort grossissement (Fig. 179) se résout en un agrégat de cristaux de calcaire spathique; parfois aussi ces cristaux se sont déposés dans les canaux qui relient entre elles les loges des tours consécutifs.

La dimension des loges médianes et le rapport de la longueur à la largeur sont très variables d'après les espèces; mais comme un même disque présente des loges de forme et de grandeur très différentes, il est fort difficile d'établir entre les espèces une distinction nettement tranchée.

La plupart des orbitoïdes miocènes sont petites (5 mm.); certaines d'entre elles sont grandes et quelques unes atteignent même des dimensions très considérables (50 à 70 mm.)

Après plusieurs essais infructueux, je suis parvenu à diviser les lépidocyclines de Java et de Sumatra, d’après la grandeur du disque,

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la forme et les dimensions maxima des loges médianes et les dimensions de la chambre centrale, en 6 espèces ou, si l’on veut, en 6 groupes qui peuvent être réunis en 3 couples. Néanmoins, le nombre des espèces est probablement bien plus grand; pour une étude complète des orbitoïdes miocènes, il faudrait pouvoir disposer d’un nombre d'exemplaires libres bien plus élevé que je n'avais à ma disposition.

Même des 6 espèces que j'ai pu distinguer il n'existait pas assez d'individus libres pour pouvoir déterminer leurs propriétés principales dans un nombre suffisant de coupes complètes, horizontales et verticales; je ne leur donne donc provisoirement encore aucun nom; je les désignerai par des chiffres et des lettres. Aussi 1l faut désapprouver entièrement le procédé de dénommer des espèces dont on connaît sew/ement une coupe transverse, ainsi que cela se présente encore actuellement. En effet, pour de pareilles espèces, on ne sait pas même si elles appartiennent aux lépidocyclines ou aux discocyclines; quelle est alors la valeur d’une telle ,,détermination”” ?

Nous allons décrire les orbitoiïdes d’après les lieux d’origine; plus tard nous rapprocherons les espèces correspondantes.

1. Marne No. 1820, près de l'embouchure de la rivière Asèm guëdé, section Lëbak, en Bantam méridional.

Espèce a. Orbitoïdes lenticulaires de la taille de 6 millimètres, dont une belle coupe horizontale est représentée Fig. 161; on y aperçoit distinctement la loge centrale. Loges en losange (Fig. 162), ou en spatule vers le bord du disque, ayant au plus 0.08 mm. de longueur et 0.060 mm. de largeur; elles sont plus petites vers le centre. Loge centrale très petite, mais appréciable, mesurant sans les parois 0.006 mm. avec les parois 0.01 mm.; les premières loges sont disposées en spirale autour du centre (Fig. 163); au delà, en rangées concentriques.

Espèceb. La”même roche renferme encore une autre espèce, de la taille de 6 à 8 mm., à loges plus grandes; mais les plaques sont incomplètes, de sorte qu’on ne peut y voir la loge centrale. Au bord, les plus grandes loges ont 0.18 mm. de longueur et 0.15 mm. de largeur (Fig. 164.) Certaines loges sont déprimées (plus larges que longues, Fig. 165).

2. Calcaire No. 1252 du mont Kopr, à Tiipeundeur, non loin de Pangléséran, section Soukaboumi, résidence des Préanguer. Contient, à côté de lithothamnium, d’amphistégines et de cyclocypées, diverses espèces d’orbitoïdes.

Espèce c. Espèce très longue et étroite, ayant au moins 20 mm. de longueur et seulement 1 à 14 mm. d'épaisseur ; loge centrale très grande, de 1 à 14 mm. de longueur; longueur des grandes loges 0.20 mm.; plus grande hauteur 0.15 mm. N’existe qu’en coupes transversales brisées ; les voûtes des loges sont nettement dentelées ou découpées (Fig. 160).

Espèce c'. Petites orbitoïdes flexueuses, longues de 44, épaisses

de 15 mm. C’est probablement un jeune individu de l'espèce c (Fig. 167).

Espèce d. Petites orbitoïdes droites, longues de 5, épaisses de 2; mm. Petites loges centrales; près du centre piliers courts et épais (Fig. 168). Pas de bonnes coupes horizontales.

3. Calcaire, No. 1349, de Gouha, au sud de Radiamandala, Préanguer.

Contient en quantité particulièrement considérable des orbitoïdes très petites, ayant le plus souvent $ mm. de longueur sur 2 mm. d'épaisseur, parfois de la taille de 6 mm., lisses à la surface (Fig. 169). En tallant ces disques, on y distingue encore deux espèces, l’une à grande, l’autre à petite loge centrale.

Espèce e. Diamètre de la petite lentille 5 à 6 mm. Loge centrale et première loge environnante, ensemble, 0.56 mm. de diamètre (Fig. 170); tout autour, des loges médianes basses et spatuliformes, qui deviennent plus grandes vers l'extérieur; longueur des loges à proximité du bord 0.12 mm; largeur 0.10 mm. (Fig. 171).

Espèce f. Pour la forme et la grandeur, elle correspond à l’espèce e; sa longueur est de 5 mm., son épaisseur, de 2 mm.; mais elle à une petite loge centrale, qui n'a pas été coupée exactement dans mes préparations ; loges en spatule petites au centre, mais plus grandes vers le dehors; près du bord, la longueur est de 0.12 mm. et la largeur de 0.08 mm. (Fig. 172), la forme est donc un peu plus étroite que dans l'espèce e.

4. Marne près d'IHilihoïa, Île de Nias, côte occidentale de Sumatra.

Espèce g. Orbitoïde de 44 à 5 mm. de diamètre et 14 à 2 mm. d'épaisseur (Fig. 173), à grande loge centrale et à loge voisine semilunaire encore plus grande (Fig. 174). La première a 0.35 mm. de long sur 0.30 mm. de large, la seconde mesure 0.60 mm. sur 0.40 mm. Environnées immédiatement par des loges de 0.08 mm. sur 0.06 mm., qui n’augmentent pas détendue jusqu’au bord; le plus souvent en losange (Fig. 175) avec une croix centrale de calcaire spathique.

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