‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 3)Chapitre 7 sur 216 · SEL · texte numérisé non relu

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long de la rive droite du Tii Mandiri, au pied de la chaîne calcaire miocène, on voit aussi des grès quartzeux qui sont cependant, en grande partie, recouverts par de l'argile volcanique avec blocs de la roche du Guëdé. Dans une petite rivière, qui se dirige vers l'Ouest en suivant la limite du calcaire miocène, et se joint au Ti Mandiri, vis-à-vis de Paroung peundeut, gisent des blocs de grès quartzeux et affleurent des Couches massives. de, schiste , argileux, avec, D: —' 100, l. — 65 au Nord, qui ressemblent complètement aux schistes éocènes du terrain carbonifère de Baïah en Bantam.

Près de Paroung peundeui, à la rive gauche du Ti Mandiri, il se dresse dans l’alluvium un rocher composé de couches verticales de grès quartzeux; D: — 105. Plus en aval, près de Tégalnourmaïn et à l'ouest de Tibountou, les grès quartzeux (No. 1085) viennent affleurer sous l’alluvium; mais leur direction ne peut être déterminée.

Profil. Dans le dessin Fig. 51 on a coupé les couches éocènes du Ti Panarouban; vers le Sud, elles sont recouvertes, en discordance, par des grès et des brèches, tout-à-fait analogues aux couches miocènes du terrain de Tulétou, que nous avons décrites ci-dessus. Vers le Nord, on trouve aussi une couverture discordante de couches calcaires et marneuses, qui sont également miocènes, mais appartiennent, en grande partie, à un étage plus récent. (Voir plus loin.)

Age des couches. Il ressort clairement de la description et du profil que ces couches, en ce qui concerne leur disposition et leur composition pétrographique, sont tout-à-fait analogues aux couches e, de la baie de Tulètou, et que, pour les mêmes raisons, nous pouvons les ranger dans le éerrain éocène.

2. Le terrain de grès quartzeux à couches de charbon près Soukaboumt.

Dans la chaîne aride du Walat, qui se dresse au Sud de la voie ferrée, entre les haltes Tubadak et Tusaät, viennent au jour, sur une grande étendue, les grès quartzeux et les conglomérats bien connus. Çà et là, on rencontre entre les grès des couches de charbon qui ne -sont pas sans importance, et qui ont fait l’objet d'une exploration détaillée de la part des ingénieurs des mines HUGUENIN et HOOZE. Un rapport succinct du premier a été publié par le ,,Jaarboek van het Mijnwezen” 1880 Tome I; et la description plus détaillée de HOOZE figure dans l'annuaire de 1882, première partie.

Plus tard des affleurements de grès furent rencontrés plus à l'Est et plus à l'Ouest, et l’on étudia en particulier la disposition de ces couches et leurs rapports avec les dépôts plus récents.

Au point de vue pétrographique, les couches (Nos. 1086 à r080) sont tout-à-fait identiques aux grès quartzeux et conglomérats décrits ailleurs; seulement les grès sont, par ci par là, un peu plus riches en mica. Dans le voisinage des couches de charbon (No. 1090), on trouve

des argiles et de l'argile schisteuse, mais elles ne constituent qu'une portion fort secondaire de ce terrain; parfois aussi, les grès reposent directement sur le charbon. Les couches charbonneuses découvertes jusqu'à présent sont trop peu importantes pour êtie exploitées; en un même profil on ne trouve d'ordinaire qu'une seule couche ; en quelques points seulement 1l y en a deux, et l'épaisseur du charbon utilisable ne dépasse jamais 40 à 50 centimètres. Dans les petits cours d’eau Tu Diati et Ti Katomas, qui descendent du versant méridional de la portion Est du Gg. Walat, on croyait avoir trouvé des couches plus épaisses ; mais l'exploration qui en fut faite par le creusement d'une galerie a prouvé qu'on n'avait affaire qu'à des irrégularités locales. Il arrive parfois aussi que des couches épaisses de schiste carbonifère (No. 1091) sont traversées par des cordons de charbon si nombreux, que fréquemment on les a regardées, sur le terrain, comme du charbon en couches épaisses.

Cet affleurement de couches éocènes forme un triangle, limité par trois failles. Vers le Nord, les couches sont interrompues suivant la direction 108°. Elles inclinent au Sud, de sorte qu'on a devant soi les têtes des couches, bien à découvert sur une tranche abrupte. Au pied de celle-ci se trouve partout une couverture volcanique récente, de sorte que la portion descendue le long de la crevasse n’affleure pas. Du côté Sud, à la rive droite du Tu Pélang, on trouve un escarpement pareil, une ligne de rupture dont la direction est de 80. Au pied s'étend aussi une couverture volcanique, mais plus à l'Ouest les couches miocènes sont pressées contre les éocènes, et on y observe une disposition très anormale, ainsi que nous le décrirons tantôt plus amplement. Plus à l'Est, les lignes de rupture Sud et Nord se coupent; et, en dehors de la région limitée par ces deux lignes, on ral pas rencontré de couches éocènes.

Vers l'Est, le terrain est borné par une crevasse transversale, la vallée du Ti Tiatih. A la rive droite de cette rivière, des couches éocènes affleurent encore, sur une faible étendue; mais celles-ci sont franche-

ment déplacées par rapport aux couches de la rive gauche. Comme on:

le verra plus loin, plus au Sud, le long de cette même crevasse du Tu Tiatih, il existe également une faille dans les couches miocènes.

Le terrain borné de ia sorte mesure en longueur 14 kilomètres, entre le Ti Pélang à l'Est et le Ti Tiatih à l'Ouest; sa largeur, du Nord au Sud, est de 6 kilomètres. Mais sur une grande étendue, ce terrain carbonifère est recouvert par des couches miocènes plus récentes et par des produits volcaniques du Guëdé. Les couches forment au moins deux plis synclinaux, reliés par un pli anticlinal (voir les dessins Fig. 52 et 53). Au bord septentrional, au Gg. Walat, on peut suivre les couches, sans interruption, sur une distance de plus de 8 kilomètres; on a

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observé des directions comprises entre 85° et 130°; et l’on peut admettre une direction moyenne de 105 à 110. Au bord septentrional de la chaîne, on voit que la pente est constamment au Sud, et décroît depuis 50°, au pied, jusqu'à 20°, près du sommet. Au bord méridional les couches inclinent au Nord de 35° à 20°; dans la partie occidentale, les couches se recourbent de nouveau au Sud, entre autres au Gg. Bongkok: mais plus à l’est, au sud de la crête du Walat, elles sont immédiatement recouvertes par des dépôts plus récents. Là où reparaissent les grès quartzeux, au Pasir Tupitioung, on a constaté D. — 80”, I. — 30° au Sud.

A la limite méridionale de ce terrain, les couches de grès quartzeux sont bien dénudées dans la paroi escarpée que l’on peut suivre à la rive droite du Tu Pélang sur une distance de plus de 5 kilomètres, et que recouvre le calcaire du Pasir Pogor. La direction des couches varie de Ha 235 la pente est.de 60 à 65° au Nord.

Au pied de la paroi s'étend partout une couverture volcanique, mais plus à l'Ouest, au Gg. Walang, des roches miocènes reposent contre le bord de l’éocène, dans une position très anormale et avec un caractère pétrographique exceptionnel. Au pied de la montagne escarpée, le long de l’aqueduc, les conglomérats, brèches et grès d’andésite miocènes ordinairessont D'—:90,11%—35"au Nord. : Toutefois, au sommet du Gg. Walang, les bancs de brèches et les schistes verts, que nous allons décrire complètement tantôt, sont plus redressés; la direction y reste très constante et égale à 90, mais l’inclinaison oscille entremyswau, Nord, la verticale et:80 au: Sud: Un peu au nord de la crête, sur une petite étendue, des grès quartzeux (No. 1092) sont inesitstinetement asdecouvert D. #50 1 "55" 1tau, NW :.1ls sont recouverts par de beaux bancs calcaires miocènes, dont D. = 80°, I Éotan Nord

Le mur escarpé de grès quartzeux, avec calcaire superposé, qui est si admirablement à nu le long du Tu Péëlang, apparaît donc un instant en cet endroit.

* Ce qu'on appelle les schistes verts (No. 1248), sont des roches compactes, argileuses, parfois distinctement schisteuses. Leur teinte est fomjours "vert clair; mais: çà «et là il. se montre des taches vert sombre, que l’on est tenté de prendre pour de l’augite décomposée. D'autres fragments ne sont pas schisteux, mais se laissent cependant séparer en couches minces et sont d’un grain fin dans la cassure. D'autres encore sont, comme les précédents, de teinte vert clair, mais sont compacts dans la cassure; et, à la loupe, on peut y distinguer des points blancs et des lamelles vert foncé très petites. Au microscope, toutes ces variétés donnent la même image; on y voit une pâte qui, entre nicols croisés, devient sombre, mais dans laquelle on observe cependant quelques fibres qui polarisent faiblement. C'est

apparemment un agrégat de chlorite de teinte claire ou de mica. Dans cet agrégat se trouvent de gros plagioclases limpides, la p/upart en fragments brisés et pressés les ns contre les autres ; d'autres morceaux limpides, qui polarisent plus fortement encore, sont probablement du quartz dans lequel on n'a pu voir d'inclusions liquides; puis, il y a beaucoup de chlorite. Ce sont des grès d’andésite et des argiles, dont les éléments constituants, sous’ la pression qui les a soulevés le long de la faille, ont été écrasés pour se cimenter de nouveau par les dépôts d’anhydride silicique.

Dans le prolongement du Gg. Walang on trouve le Gg. Katé (No. 1245) et le Gg. Gueulis (Nos. 1243 et 1244). Au Gg. Katé on rencontre les mêmes roches anormales qu'au Gg. Walang; et encore au Gg. Gueulis, mais en proportion moindre. Les couches sont aussi fortredressées ; la direction est de 90 à 100.

Bien qu'on n'y ait pas rencontré d’affleurements de grès quartzeux, on peut néanmoins admettre que sous le versant septentrional de ces cimes se prolonge le bord Sud du terrain éocène.

À l’ouest de la chaîne éocène qui vient d’être décrite, à l’autre bord du Tu Tiatih, sur une distance de plus de 2 kilomètres de l'Est à l'Ouest, apparaissent aussi des grès quartzeux et des conglomérats.

Dans une petite rivière, à peu près à 700 mètres au sud du signal Lioung gounoung, on a trouvé une couche de charbon d’un demi-mètre d'épaisseur 1 D— 6511: 20 134250 au NW 'ailéurs encore observé une pente au Nord. Ces couches ne sont donc pas dans le prolongement de celles qu'on a rencontrées immédiatement à l'autre bord du Ti Tiatih, mais elles se sont déplacées le long de la faille.

A 7 bons kilomètres à l'est de Soukaboumi, au bord sud du Tu Mandiri, affleurent encore des grès et des conglomérats, dans lesquels cependant on n’a pas trouvé de couches de charbon. L’arête nue et aiguë, qui porte les cimes Pogor et Adag, au sud de la halte Gandasouli, se compose de ces roches (Nos. 1093 et 1094). Au versant septentrional du Pasir Pogor, on a constaté D. = 114°, I. — 28° au Sud. Ce terrain peu vaste est interrompu, vers le Nord, par un ravin, une faille, dont nous parlerons en décrivant le miocène.

Profils. Dans les profils Fig. 52 et 53, les couches ont été figurées telles qu’elles ont été décrites plus haut. La Fig. 52 passe par la cime Gueulis et l'extrémité occidentale du dos du Walat. Là où sous la couverture volcanique les couches miocènes font leur apparition au sommet Gueulis, elles gisent, fortement dérangées, contre le bord méridional de la chaîne éocène, laquelle toutefois n’y arrive pas à la surface. Plus au Nord, on observe d’abord une couverture volcanique, et ensuite des couches alternantes de grès et de brèches, qui inclinent régulièrement au Nord, sous un angle qui décroît vers le Nord. Dans

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les couches supérieures, du calcaire est interposé entre les brèches et les grès. A l'endroit où ils affleurent, les grès éocènes inclinent au Sud, mais s’infléchissent aussitôt vers le Nord; et plus au Nord ils forment le pli synclinal du Gg. Walat.

Dans la Fig. 53, en allant du Sud au Nord, on rencontre d’abord les couches miocènes, très redressées, du Gg. Walang, adossées à la paroi abrupte éocène. Dans les grès quartzeux, on a observé D. — 50°, PE REMEMNeNE-etidansiie calcaire superposé, D\—801"— 6020 Nord. Ce calcaire est recouvert à son tour par des grès miocènes, entre lesquels existe encore une deuxième couche calcaire, et qui sont disposés assez irrégulièrement. Au Sud du kampoung Tiboungour, So reshéocenes aileurentede nouveau D =@0%21) — 30% au Sud, mais bientôt ils disparaissent, avec le miocène qui les couvre, sous la couverture volcanique. Au Gg. Walat, nouvelle apparition des grès éocènes, qui y forment un beau pli synclinal. Au versant méridional, on trouve un peu de calcaire, qui les couvre en discordance; vers le Nord, la couverture volcanique est directement adossée aux têtes des couches de grès.

Epaisseur du terrain. Comme le mur des couches éocènes ne vient par au jour, il ne peut être question que d’une détermination de l’épaisseur minima. Au versant nord du Gg. Walat, les couches inclinent constamment au Sud, de 20° à la crête, de 50 au pied. Dans la partie occidentale, la distance horizontale du pied à la crête est de 720 metres tebtlancreter sélève detroo meétressau dessus duspied. Pour une pente moyenne de 30°, l’épaisseur des couches est donc au HOMME ZOMN SIN AO SIOON cos 307 ou de. 525)-mêètres. À l'extrémité orientale du Gg. Walat, la distance horizontale de la crête à la cime est de 640 mètres, et la différence de hauteur est de 230 mètres. Pour la même pente moyenne de 30, l'épaisseur est donc ici deb Sintso 2201 icost30—,5201 mètres. Eépaisseur totale du terrain est donc au moins de 500 mètres, mais elle peut être notablement plus forte. ë

Age du terrain. Dans ce terrain encore on n’a nulle part rencontré des pétrifications; toutefois, à cause de sa disposition par rapport au miocène et du caractère pétrographique des couches, il a été teinté comme éocène sur la carte.

3. Grès quartzeux et couches calcaires, dans la chaïne qui s'étend au Sud de la plaine de Tirhéa.

La chaîne qui se dresse au Sud de la plaine de Tiandiour, de Tihéa et de Radiamandala consiste en couches miocènes anciennes, qui sont en général très redressées, et qui, au cœur de la montagne, sont même parfois verticales. Dans quelques rivières, au lit profondement encaissé, de l'éocène est dénudé sous ces couches, sur une petite distance.

a. La vallée du Soukarama. Le Soukarama est un petit affluent de droite du Ti Sokan; 1l se joint à ce dernier un peu en aval de l'endroit où le Tu Sokan débouche dans la plaine de Tnhéa. Si dans le cours supérieur de cette rivière, près de Gouha Loutoung et tout près de l'embouchure du Ti Pangkalan, on gravit l’escarpement de la rive gauche, on trouve d'abord, jusqu'à 10 mètres environ au dessus de la rivière, du calcaire massif à nummulites; puis, des couches de grès verts d’andésite, en pente raide au Sud; et là-dessus, du beau calcaire avec grandes orbitoïdes à chambres spatuliformes. Ce calcaire supérieur se continue encore plus loin à l'Ouest et à l'Est, sous forme de banc épais, et constitue un membre important de l’ancien terrain miocène. Dans un affluent du Soukarama, à un niveau moins élevé que le calcaire inférieur, on trouve du grès quartzeux, dont la direction et l’inclinaison ne peuvent être observées. A la rive gauche, donc au Nord, on voit les grès et brèches miocènes ordinaires; D. — 75, Pe— 65 au N:N-W:; et unspeusplussen aval, DE E ovam N.N.W.

Les grès quartzeux (Nos. 1095 et 1096) sont de teinte grise ou gris rougeâtre; outre les particules de quartz, ils ne contiennent que du minerai de fer en grains noirs et de l’hydroxyde de fer, ainsi qu’un ciment argileux. L’échantillon No. 1093 est d’un grain particulièrement fin, et à la surface altérée des couches.on voit de nombreuses figures d'érosion, qui ont l'apparence d'empreintes de corps discoïdes peu épais et plats, d'un diamètre de 3 à 23 mm.; ce sont probablement des orbiculines.

Le calcaire (Nos. 1097 et 1099) est de teinte bleu grisâtre dans la cassure; à la surface décolorée, on voit que la roche se compose, pour la plus grande partie, de coquilles de foraminifères, tandis que dans la cassure fraîche on ne peut distinguer que par ci par là une structure organique.

Dans le calcaire du Gouha Loutoung (No. 1097), on voit au microscope des nummulites, longues de 14 mm. et épaisses de 4 mm., à dix tours de spire; des nummulites, plus épaisses et plus courtes, de 4 mm. de longueur et de 2 mm. d'épaisseur, à grande chambre centrale et à six ou sept tours de spire; puis des cycloclypées longues et minces, le lithothamnium et des sections qui ressemblent à des alvéolines. Quelques sections incomplètes seulement ressemblent à des orbitoïdes à chambres rectangulaires, mais il est probable qu'elles appartiennent à des cycloclypées.

No. 1098. Ce fragment a été récolté un peu plus à l’est que le précédent; on y voit des nummulites de 20 mm. de longueur et de 2} mm. d'épaisseur. Il s’y montre aussi de nombreuses petites nummulites, les unes à grande chambre centrale, les autres à petite chambre. Puis, des

sections d’alvéolines et les autres fossiles énumérés au No. 1097.

No. 1099. Dans cet échantillon, récolté à l'Ouest de Gouha Loutoung, on peut distinguer de petites nummulites de 2E mm. de rayon, à 10 tours de spire, et à chambres longues et basses. Cette espèce rappelle fort le N. Sub-Brongniarti de Bornéo, et lui est probablement identique.

Les nummulites contenues dans ce calcaire s’écartent des formes éocènes habituelles de Java, mais ressemblent à celles de l'étage 7 de Bornéo, dont l’âge oligocène est probable. Les alvéolines elles-mêmes ne sont pas analogues à celles des couches éocènes de Baguëlen. Comme d’ailleurs le calcaire est interposé entre du grès quartzeux et des couches incontestablement miocènes, nous le considérons comme le représentant du terrain de Nanggoulan en loguia, et nous l’avons teinté comme oligocène sur la carte. |

Les indigènes récoltent des fragments de grès quartzeux pour les vendre comme pierres à aiguiser. JUNGHUHN signale dans son ,,Java”, Se section p 369 et 391 de l'édit hollandaise et p.252 de l'édition allemande, que de pareilles meules ont été prises tout près de la source duMnOEÉs dans, des-couches verticales, 1parallèlès, à la crète de Ja montagne. Ces couches forment sans doute le prolongement des couches éocènes du Soukarama, mais le gisement exact ne peut être déterminé d’après la description de JUNGHUHN.

Plus en aval, dans certains petits affluents de droite du Ti Héa, p. ex., dans le Ti Rangkong, en amont de Kémang, on rencontre des morceaux de grès quartzeux; mais nulle part on n’a observé des couches manifestement massives.

.b. Grès quartseux, au Sud de Radiamandala, dans la vallée du Tir Sambeng.

Si en aval des sources thermales du kampoung Tiisambéëng, on s'avance dans le lit de la rivière du même nom, on trouve sur une étendue de deux cents mètres environ des affleurements nets de couches éocènes. Les grès quartzeux (No. 1100) sont tout-à-fait analogues à ceux décrits plus haut, et ils contiennent parfois des fragments de schiste sthiceux (No. 1101).

D'aval en amont, donc du Nord au Sud, on a observé successivement 5 0 auN We D or le T00) (verticale); et,:sur une distance de 50 mètres on a constaté très distinctement D. = 35, I. — 60° au S.E. Ici encore les couches éocènes forment donc une selle aigue. Des deux côtés, cet éocène est recouvert, en discordance, par des grès miocènes, à bancs calcaires interposés. La direction de ces couches est constamment de 80° à 90°: vers lé sud, elles sont en pente raide au Sud; au nord, elles sont en pente douce vers le Nord.

Si l’on remonte le lit de la rivière Tu Léïat, à partir du point où

le sentier, qui conduit de Radiamandala par Tléïat vers la montagne, traverse cette rivière, on trouve des grès à grain fin (Nos. 1363, 1364), qui consistent à peu près totalement en grains de quartz, reliés par un ciment calcaire. Ce sont des couches alternativement minces et épaisses, entre lesquelles les couches caractéristiques de conglomérats font défaut.

On y! a observé successivement: D'OR S EE DIM MTE= 46 aus EMer D'ANGLAIS GA ue

D'après leur direction, ces couches pourraient être le prolongement des couches éocènes du Tii Sambéng. Mais, vu leur teneur en calcaire et l'absence de conglomérats, il est plus probable qu’elles appartiennent aux couches inférieures du miocène.

Plus à l'Est, sur la grande route postale, à Tusitou, affleurent des couches qui sont très riches en matériaux quartzeux, mais qui contiennent aussi des fragments d’andésite, le tout relié par un ciment calcaire; elles appartiennent sans doute aux couches inférieures du miocène. On a trouvé encore des blocs incohérents de véritable grès quartzeux ; et bien qu'on n'y ait pas, jusqu’à présent, rencontré de roches massives, on peut néanmoins admettre que l’éocène existe ici à une faible profondeur en-dessous de la surface.

B. Andésites et basaltes les plus anciens.

Alors que dans les terrains traités jusqu'à présent les sédiments miocènes reposent sur le pré-miocène, en d’autres endroits des Préanguer c'est la roche éruptive massive qui constitue la base sur laquelle se sont déposés les brèches et les grès miocènes. Cette base forme une surface

très inégale; et c'est à cause de cela qu’on rencontre la roche massive

non seulemént dans les tranchées les plus profondes du terrain, mais encore à l’état de cimes saillantes, environnées par les couches sédimentaires. Dans un très grand nombre de cas, ces sommets paraissent avoir été Jadis recouverts aussi par des brèches et des orès MEL ACESt l'érosion qui les a mis à nu; c’est seulement pour les cimes les plus élevées, celles qui s'élèvent à une altitude de près de 2000 mètres, qu'un recouvrement antérieur est invraisemblable. | Le mur de cette roche éruptive est inconnu; bien qu’elle apparaisse

parfois dans le voisinage du terrain éocène, nulle part on n'a trouvé

une coupe dans laquelle l’andésite ancienne ou le basalte repose sur le grès quartzeux, le tout étant recouvert par des couches miocènes. 1) Néanmoins, il est hors de doute que ces roches sont plus jeunes que

1) Près du Tii Kanté, au pied de Ja paroi du Lingkoung, il existe, il est vrai, de l’andésite à hornblende quartzeuse et micacée à la limite des deux terrains; mais cette roche spéciale a été rencontrée plus au Nord, à Tiiëmas, en bancs nettement interposés,

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