‹ Description géologique de Java et Madoura (volume 3)Chapitre 73 sur 216 · Soufre · texte numérisé non relu

Soufre

Des solfatares, qui déposent du soufre, se rencontrent aux volcans Papandaïan, Télaga bodas, Waïang, Patouha, etc. Les quantités en sont néanmoins toujours relativement faibles; de sorte que les efforts faits déjà au siècle précédent, par la compagnie des Indes néerlandaises, pour

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se procurer à Java le soufre nécessaire à la fabrication de la poudre de guerre, ont toujours échoué. Et comme de nos jours le soufre en canons d'Europe se vend à bon compte sur chaque marché à l’intérieur du pays, on ne recueille plus ce minéral qu’en quelques solfatares (entre autres au Waïang) pour l'usage local.

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Pour les constructions européennes on ne fait qu'exceptionnellement usage, dans cette résidence, des pierres naturelles, travaillées, du pays. Pour les blocs qui supportent les montants principaux de leurs habitations, les indigènes emploient d'ordinaire des cailloux roulés plats d'andésite, qu'ils vont recueillir dans les rivières. En quelques endroits cependant, on utilise dans ce but les roches argileuses de l'étage brècheux, faciles à travailler; et le long des versants des volcans on se sert parfois, dans le même but, d’andésites et de basaltes tendres, lavacés, qu'on façonne en blocs de forme cubique.

Un article indigène de moindre importance, ce sont les meules qu'on fabrique à l’aide de grès quartzeux éocènes.

De l'argile rouge, qui constitue presque partout la surface altérée des deux étages inférieurs du miocène et celle des volcans, on fabrique, en divers endroits, de bonnes briques.

Le calcaire n’est utihsé que dans les fours à chaux. On rencontre ceux-ci principalement dans les régions où le calcaire apparaît dans le voisinage de la voie ferrée, entre autres au Sud de la halte Tubadak et à Tagogapou. ;

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