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Le terrain entre le Tii Hara et le Tir Sin

La partie orientale de ce dépôt, située entre le Ti Mandiri et le Tu Süh, tombe déjà dans les limites de la ,,carte du terrain houiller de Baïah”, échelle 1 : 50.000, que l’on pourra consulter aussi pour les terrains qui

vont suivre. Des dépôts éocènes, désignés sous les Nos. 1 et 2, c'est seulement la partie méridionale qui vient sur la carte; pour celle du Nord, il faut recourir à la grande carte, échelle 1 : 200.000.

4. Très petit terrain situé à la côte, au Sud du kampoung Tirkoumpaï.

5. Le terrain le plus étendu, entre Baïah, Pamouboulan, Wangoun et la côte. Le plus haut point de ce terrain est au Gounoung Kémbang (452 mètres) ; il est traversé, du Sud-Ouest au Nord-Est, par le Ti Pamouboulan, qui y coule dans une tranchée profonde. L'arête gréseuse, à la rive gauche du Ti Madour, se nomme Gounoung Madour ; elle se termine dans la mer à la pointe Oungkalkaler. La portion méridionale de ce terrain est arrosée par le Pamouboulan et son affluent Guémbong, ainsi que par divers affluents de la rivière Sawarna, l'Asëm leutik (ou Asém kétil), le Mouara tiga, l'Asém guëdé, dont le cours est en partie souterrain dans du calcaire; le Bidin, qui disparaît aussi dans le calcaire pour en ressortir plus au Sud, sous le nom de Soudien, le Manggo et quelques autres cours d’eau. Dans la plupart de ces rivières afleurent des couches de charbon.

6. Un petit terrain gréseux, à la rive droite du Tii Sawarna, au Sud du kampoung Tiidiengkol.

Les deux terrains éocènes, cités d'abord, se raccordent probablement en dessous de la couverture plus récente l’un à l’autre; mais ils sont séparés par une faille des-trois suivants; en général, les couches y sont fortement plissées et assez souvent redressées, ainsi qu’il sera exposé plus en détail quand nous les décrirons d'une manière spéciale.

Cette portion Sud-Est de Bantam est le seul point de tout Java où existent des couches charbonneuses suffisamment épaisses pour donner lieu à une exploitation. Aussi a-t-elle été l’objet d'une exploration approfondie et d'un relèvement consciencieux. La carte, dont l'original a été construit à l'échelle 1 : 10.000, avec courbes de niveau de 5 en 5 mètres, a été annexée ici en dimensions réduites (1 : 50.000), avec tranches à 25 mètres de distance (carte No. X).

Le terrain gréseux situé en dehors des limites de cette carte, notamment à l’ouest du Ti Mandiri jusqu'à Tühara et au nord de Tiasahan, Tüpeundeui et Tiütiouroug, ne contient plus d'affleurements de couches de charbon exploitables, autant qu'on ait pu le constater; c’est pourquoi il n’en a pas été fait un relèvement détaillé.

Le mur du terrain éocène qui consiste probablement ici en roches schisteuses, comme à la baie de Tilétou (dans les Préanguer), en Baguëlen et en Solo, n’est nulle part à découvert: ceci est d'autant plus étonnant que les couches éocènes sont le plus souvent redressées, même jusqu'à 90°, ce qui d'ordinaire fait affleurer le mur. Mais nous n'avons rencontré nulle part, dans tout le terrain houiller de Baïah, une roche qui ressemblât à des schistes pré-tertiaires. Le nom de

à nd

»Bajah-holenveld” (terrain houiller de Baïah) a été choisi parce que la plus grande quantité de charbon se montre au versant Est du Gounoung Madour, non loin du chef-lieu de sous-district Baïah.

Ces charbons, de même que ceux du Ti Mandiri, étaient déjà connus pour la plupart par JUNGHUHN; ïl les a décrits dans son nJava” édit. holland III pp. 253 à 280; édit. allem. Tome III pp.

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