l'étage marneux au nord du terrain brécheux du Sud-Est. j
Les couches gisent, en général, en concordance sur la brèche ancienne; mais tout près de la limite, leur position est d'habitude assez troublée ; plus au Nord, elles forment des plis peu prononcés et elles disparaissent, en pente généralement douce au Nord, sous les couches de tuf ponceux quaternaire du Nord de Bantam. Les couches inférieures de cet étage consistent en calcaire et marne à fossiles, argiles et quelques bancs de brèche et conglomérat de roches éruptives. Plus vers le haut prédominent des bancs épais d'une roche poreuse, happant à la langue, dans laquelle existent beaucoup de matériaux ponceux et où l’on ne trouve que très rarement des fossiles; entre ces bancs se montrent des argiles arénacées; mais les marnes y sont rares et l’on n’y trouve pas de bancs calcaires. C’est surtout dans ces couches supérieures que l’on rencontre, en nombre de points, des troncs d'arbres silicifiés.
En suivant la route de Tiipanas à Sadüra, on arrive bientôt à des
couches /darealeshtendres où Von a observéiD} =170") 1/—"éolau Nord un peuren, deci du hameaude Pédées, on a D:— 671 1—#36%au
Nord; mais plus loin, la pente décroît rapidement et jusqu'à Sadiira, elle est au plus de 7° au Nord. Tout près de Leuwiséma, p. ex., on a constater D == MSN —=#haumNord:
On trouve des couches nettement dénudées dans les tranchées de déblai des bonnes routes vers Sadira et vers Tiandi, ainsi que dans la vallée du Tu Bérang, là où cette rivière passe à travers un dépôt alluvial épais de 5 à 6 mètres. On y voit le plus souvent des bancs d’une roche poreuse, kaolinique, à morceaux de ponce, alternant avec des argiles déposées en couches minces et devenant parfois schisteuses. Dans l’affluent Ti Mador, qui se joint au Tu Bérang à Nangguéla, la position des couches ÉsquelqueNpeutanormale carntD = tr42010 = al Ouest VOn y rencontre des grès compacts, bruns (No. 1973), qui ne font pas effervescence avec l'acide chlorhydrique et dans lesquels. à la loupe, on découvre des morceaux arrondis de roche éruptive, de nombreux éclats de feldspath et quelques fragments de cristaux de pyroxène, reliés par un ciment argileux peu abondant.
À Sadura, sur les bords du Tu Bérang, les couches sont très nettement dénudées; D. — go, I. — 4° au Nord. Ce sont des roches kaoliniques, gris clair, dures ou tendres (No. 1971), qui sont parfois colorées en rouge par l'hydroxyde de fer. Dans les échantillons tendres, argileux, happant à la langue, on peut distinguer, à la loupe, des morceaux de feldspath trouble; et dans les couches dures, on trouve encore des aiguilles brillantes de feldspath et çà et là des grains de pyroxène.
Sur la route qui de Sadiüra conduit à l'Est vers la division de Buitenzorg,
on observe, déjà en deçà de Gardou Batok, D; — go’, I. — 6°)au Nord ; à Gardou Batok on a recueilli les fragments No. 1970 d’un tronc d'arbre silicifié ; et non loin de la frontière, dans le lit du Ti Toundoun, on a rencontré, sur une petite distance, des couches d'argile assez redressées, dont D, — 40°, I. — 35° au Nord-Ouest. Plus au nord, les couches inclinent toujours légèrement au Nord, mais c'est précisément aux points où les couches sont un peu redressées qu’on observe le mieux leur direction; de sorte que par les lectures on s’exagère la pente moyenne. Aux environs de Tiandi, tout près de l'habitation du chef de. sous-district, on a D. — 102°, 1. — 12% au Nord;-et-àr400 mètres plus au nord, à la rive droite du Tu Fiandi, D. = 104°, I. = 6° au Nord. Plus à l’ouest, sur la route de Sadiüra à Rangkasbitoung, dans le lit du Ti Sindou, on ne constate pas plus de 4° d’inclinaison au Nord; mais tout près du kampoung Pondok, on a mesuré, sur une petite distance. D.:— 105°, L'—,26" au Nord:
Dans ce terrain prédominent les couches qui contiennent des matérlaux ponceux; et cette circonstance, ajoutée à leur position horizontale, rend un peu difficile le tracé de la limite des tufs ponceux horizontaux quaternaires.
Plus à l'ouest, dans le Tu Beurih, au hameau de ce nom, affleurent des bancs de calcaire; et l’on rencontre ceux-ci partout, plus à l’ouest, jusqu'au delà de Bodiongmanik, tout près de la limite de l'étage brécheux. A proximité de cette limite, les couches sont assez fortement repliées. Dans le lit du Tu Beurih, près de Tipounglou, dans des couches minces, alternantes, de calcaire et d'argile schisteuse, on a constaté D. — 5o°, I. — 35° au Sud-Est; à l’ouest de Tiipounglou, apparaissent encore les couches calcaires avec D. = 100° à 105°; mais l’inclinaison au Sud ne peut se déterminer exactement. Sur la route de Tubeurih, les couches sont d’abord sensiblement horizontales ; à l’ouest du chemin p. ex., sur une éminence, affleure un banc calcaire horizontal ; puis on trouve une pente douce au Nord, D. = 70°, I. — 8° au Nord; mais déjà en deçà de Tübeurih, on observe à nouveau une inclinaison au Sud. Il se montre ici une couche de calcaire, de 15 mètres au moins d'épaisseur, avec pectens et morceaux d’autres coquillages ; sous ce calcaire se trouvent des marnes, avec interposition de couches calcaires minces, dont D. = 65°, I. — :2° au Sud-Est. Plus au Nord, les couches sont de nouveau très planes; et dans le Tu Laki, à Maraïa, on observe des roches kaoliniques, gris clair, dont l’inclinaison est franchement au Nord. La disposition des couches, que nous venons de décrire, a été représentée dans la coupe Fig. 83, passant par le Woungkal moundieng et l'Endout.
Plus à l’ouest, à la rive gauche du Ti Laki, près de Gouha, affleure
sur une assez grande étendue du calcaire dans lequel existent des grottes à nids d'oiseaux. Ce calcaire repose à peu près horizontalement sur la tête de la selle la plus méridionale du profil décrit plus haut. A 1600 mètres plus à l'ouest, le long du Tu Miniak, sur le chemin de Tioôh à Mountiang, on observe aussi une disposition en forme de selle tout près de la limite des brèches, mais lPaile méridionale y a plus d'épaisseur et il y a moins de calcaire dénudé. En amont de Tioüh, on rencontre dans le lit du Fun Miniak un banc
de calcaire, interposé dans des argiles schisteuses, dont D. = 1007, I. — 45° au Sud; un peu en dessous du kampoung, dans de l'argile schisteuse, D. — 92°, I. — 22° au Sud; et 600 mètres plus loin, au passage denlatrivière DA—=/95; ul t=uromau) Sud: AUn'pew à l'est de Mountiang, sur la route de Sadiira, dans des argiles, on a fait la lecture D. — 160”, I. — 25° au Nord-Est; sur la route de Mountiang
à Lébak, on trouve des couches horizontales jusqu'à Leuweungpodol; mais au point où l'on prend au nord-ouest, dans une tranchée, existent des bancs épais d’une roche kaolinique dont D. = 74°, 1 — 34 au Nord-Nord-Ouest. Plus au nord, les couches sont légèrement ondulées, mais en général elles inclinent doucement au Nord, ainsi qu'on l’a observé aussi aux alentours de Sadüra et de Tiandi.
On a recueilli dans cette région les échantillons de calcaire suivants:
Le No. 1974 vient d’une couche calcaire située, près de Tubeurih, entre les marnes sous-jacentes; cet échantillon est de teinte gris brunâtre et contient des fragments de coquillages; au microscope, on voit des amphistégines, des orbitoïdes et le lithothamnium.
Le No. 1975 a été enlevé au banc épais de calcaire, près de Tübeurih; il contient des fragments à texture corallienne, ainsi que des portions d’ostrea et autres coquillages ; au microscope, on voit aussi quelques contours de foraminifères, mais la masse est trop altérée pour y reconnaître des genres déterminés. |
Le No. 1976 est originaire des écueils à nids d’oiseaux, près de Gouha, au sud-est de Mountiang ; il renferme des parties à texture corallienne, et çà et là des fragments de coquilles; au microscope, on observe des contours de foraminifères, mais ceux-ci ne sauraient être déterminés de plus près, car la roche est trop altérée par l’eau.
Plus à l’ouest, les couches de calcaire et de marnes de la moitié inférieure de cet étage sont de nouveau très bien dénudées dans les vallées du Ti Simeut et du Tii Oudioung, depuis Leuwidahou, par Parakanbeusi, jusqu’à l’ouest de Bodiongmanik.
Dans le Tu Simeut, les couches sont très nettement à découvert près de Tiourouggarang, ; tout en bas se trouvent les argiles schisteuses ; entre celles-ci une couple de couches calcaires minces; et au-dessus,
un banc épais de calcaire dont D. — 175°, I. — 20° à l'Ouest. Cette direction anormale est probablement en rapport avec le changement de direction de la limite des brèches dans cette contrée. Dans ce banc épais, on rencontre beaucoup de fragments à texture corallienne et des morceaux d’échinides, d’ostrea et autres mollusques à coquilles épaisses. Dans les argiles schisteuses aussi existent quelques coquilles minces. En aval, on observe des argiles et des grès argileux, qui inchinent au Nord-Ouest; et près de Tibounout apparaît du calcaire, en une bande de plus de 500 mètres de longueur, avec une direction Nord-Est; ce calcaire est assez plane, mais on ne peut en voir distinctement l'inclinaison. Au nord de Tiibounout, à la rive gauche du Tu Pouïa, on a constaté, dans du schiste argileux, D. = 92°, |. = 16° au Nord; plus au nord prédominent les roches kaoliniques à fragments de ponce.
À Leuwidahou, dans le lit du Ti Oudioung, affleure du calcaire qui
s'élève rapidement en un mur abrupt, que l’on peut suivre sur plus de } kilomètres de longueur, en direction occidentale, par les cimes Bahatiek (210 mètres), Padali (220 mètres), Rakabeun (200 mètres) et Z'ando (220 mètres). Un peu à l’ouest de Parakanbeusi, le Tu Oudioung perce cette masse calcaire par une série de rapides. Ce calcaire est disposé assez régulièrement entre des argiles, des grès argileux et des marnes. Près de Parakanbeusi, on a trouvé très distinctement, dans le mur de ce calcaire, dans des grès argileux, D. — 85°, |. — 35° au Nord. L’épaisseur du calcaire est ici de 400 m. X sin 35° — 230 mètres. Vers l’ouest, la pente décroît jusqu’à 20° et même jusqu'à 15 ; et la largeur, sur laquelle le banc est dénudé, devient par conséquent plus grande.
Les grès marneux et les argiles qui existent, avec quelques couches minces de calcaire, dans le mur du banc calcaire, sont dérangés un peu plus au Sud, tout près du contact avec le terrain brécheux, et ils y ont une position souvent anormale. A huit cents mètres au sud de Parakanbeusi, p. ex.; dans le lit d’une petite rivière, D. = 85°, I. — 12% auSud:
De même que dans la vallée du Ti Simeut, on trouve ici, dans Île toit du banc calcaire inférieur, un second banc, qui est cependant bien moins épais. Au nord de Parakanbeusi, à la cime Tilampoung, et à 14 kilomètre à l'ouest de Bodiongmanik, près d'un four à chaux, ce calcaire est très bien à nu; au premier point, l'inclinaison des couches est à peu près de 30° au Nord; au second, elle est au plus de 20°. La distance de ces deux bancs, mesurée perpendiculairement à la direction des couches, est de 500 mètres environ.
Entre ces deux couches de calcaire gisent des grès argileux, des argiles, des marnes et aussi quelques bancs de la roche kaolinique à
morceaux de ponce. Dans le lit dés rivières et à la surface, l’eau & mis à nu quelques troncs d'arbre silicifiés. Là -existent aussi les couches bien connues de lignite (No. 1982), à schistes houillers, dont il est déjà fait mention par JUNGHUHN (Java, 3e sect. pp. 249 à 252 de l'édit. hollandaise et pp. 160 à 161 de l’édit. allem.), et qui ont été décrites en détail par JONKER dans le ,,Jaarboek Mijnwezen 1872 Il et par HUGUENIN dans le même annuaire 1877 I.
Dans le lit du Tu Biouk, on voit, dans le toit d’une couche de charbon, un tronc d'arbre distinctement enclavé dans du grès argileux; ce tronc est placé horizontalement et n’est pas aplati; on n’y voit ni racines ni branches.
Dans la petite rivière Ti Mouli, tout près du hameau de ce nom, est découverte une couche de marne dure, avec une quantité innombrable de fossiles bien conservés. Cette couche est probablement située à une faible distance en dessous des couches de charbon.
Sur la route qui de Bondiongmanik se dirige vers le nord, vers Tuléles, on trouve dans le Ti Beureum, un petit affluent de droite du Ti Oudioung, des grès marneux à concrétions de calcaire marneux, situés dans le toit de la couche calcaire supérieure et qui contiennent également de fort beaux fossiles; D. — 60°, |. — 20° au Nord-Ouest. Plus loin, dans ce toit, les couches kaoliniques à morceaux de ponce prédominent bientôt, et on voit celles-ci très bien dénudées en un grand nombre de points, sur la route de Bodiongmanik à Rangkasbitoung par Lëbak. On peut constater divers plissements de ces couches. À près de 14 kilomètre au sud de Lébak, on observe, dans une tranchée AD Uro8r l = rau-Nord:; à 6004mètres} plus loin;.D: 00, 1 7/25 au Sud, etitout pres de Lebak; au passapeñdela Huière D. — 02,11. —118 au Nord. {Un peuvau nord de Lébak iles couches sont horizontales ; à l'endroit où se détache la route qui mène à l'Est vers Mountians, VD — 125% 15 %au Sud-Ouest; et unpeu/plus loin, à l'endroit où l’on descend vers la vallée du Ti Simeut, D. = 1157, = 25%au Sud. Plus au-nord'encore, à la/rive gauche du ii Simeut, tout près du hameau Dagok, on a trouvé de nouveau D. = 110”, I. — 22° au Nord. Au-delà, il n’a plus été possible de faire des lectures exactes, mais en général les couches inclinent légèrement au Nord.
Tant sur la route directe de Bodiongmanik à Gounoungkëntiana que sur la voie détournée passant au Nord par Bounout, on voit partout des bancs épais d'une roche kaolinique à morceaux de ponce; dans des tranchées profondes affleurent par ci par là des grès argileux ; et là où l’on s'approche de la brèche, on trouve aussi entre ces couches
des conglomérats de roche éruptive. La position des couches est toujours à peu près horizontale; dans le lit du Tii Laïang seul, près de la vedette Gardou tülaïang on a rencontré sur une petite distance une
disposition très. anormale: D. — 160°, I. — 45° à l’Est-Nord-Est. Sur la grande route qui de Gôounoungkéntiana mène au nord, les couches sont également horizontales; mais nulle part on ne voit un affleurement important. Des couches tertiaires horizontales on arrive sans qu’on s'en aperçoive dans la région des tufs ponceux quaternaires. Sur le chemin qui près de Tukaréo, à plus de 4 kilomètres en deçà de Tiilèlès, se sépare de la grande route de Gounoungkéntiana à Rangkasbitoung et mène à la source thermale bien connue de Tiibiouk, les couches tertiaires apparaissent en deux endroits, dans les tranchées des rivières, sous la couverture quatérnaire. Le premier point est situé tout près de Tükaréo, à proximité de la limite du terrain tertiaire. Dans le lit du Ti Sarila, à 65 mètres d'altitude, affleurent des couches de marnes qui contiennent une quantité innombrable de fossiles bien conservés et inclinent au Sud sous un angle de 8°. A plus de 6 kilomètres plus au nord, la vallée de la rivière Ti Tiangong forme, près du hameau Tiourouglaïang, une crevasse profonde, dont les parois ont de 20 à 30 mètres de hauteur. La surface est, en moyenne, à 100 mètres d’altitude, et consiste en tufs ponceux quaternaires, dont la position est horizontale. Mais à l'endroit où la rivière, dont le cours est au sud, se précipite en cascades de 70 à 50 mètres d’altitude, on trouve dans son ht des couches inclinant au Nord. Celles ci consistent, d’aval en amont, en grès argileux, marnes à fossiles innombrables, tout-à-fait analogues à celles qu'on a rencontrées dans le Ti Sarila, ainsi qu'en conglomérats d'un gram fin et. grès grossiers de roche éruptive, entre lesquels se montrent des argiles.
Plus à l’est, apparaissent dans le lit du Tii Marga, un peu en aval de Singapadi, à 40 mètres d'altitude et sous des tufs ponceux quaternaires, des argiles grises et brun jaunâtre, dans lesquelles, À une petite
cascade, on à fait la lecture D. — 95°, I. — 10° au Nord; et immédiatement en aval du kampoung, on a noté, mais avec moins de certitude, D. — 25°, |. — 35° au Nord-Ouest. On y trouverait sans doute,
par une exploration plus minutieuse, dans la plupart des rivières profondément encaissées, les couches tertiaires sous le plateau de pierre ponce.
Dans la Fig. 84, le terrain a été coupé suivant une ligne passant par Bodiongmanik et dirigée du Nord au Sud; au sud, on aperçoit les couches inclinées vers le Nord, les couches de charbon de Bodiongmanik et les marnes à fossiles. Dans le mur des couches calcaires, on a indiqué la position dérangée qu'on observe au contact de la brèche plus ancienne. Vers le nord, les couches de calcaire et de marne sont recouvertes par des bancs de roches kaoliniques, à ondulations étalées ; et Çà et là reparaissent, sous les tufs quaternaires, les marnes à pétrifications qui y forment une selle plate.
Dans le terrain décrit en dernier lieu, entre Leuwidahou, Bodiong-
manik et Gounoungkéëntiana, ainsi que plus au Nord, on à tecueilli les échantillons suivants :
No. 1978. Calcaire gris, du banc épais situé dans le lit du Tu Simeut, près de Tiourouggarang; cette roche renferme des débris de coquillages. A la loupe, on s'aperçoit déjà que la masse calcaire proprement dite est devenue cristalline, de sorte que nulle part on ne peut observer la structure de foraminifères.
Les morceaux No. 1081, d'un calcaire gris jaunâtre, ont été recueillis dans une couche mince, existant entre des argiles, dans le mur du banc épais de calcaire, dont il a été fait mention plus haut. A la loupe, on y voit de nombreuses masses de calcaire spathique, d’un grain grossier, et en quelques points une texture corallienne; on n’y distingue :aucun autre organisme.
Les trois échantillons suivants ont été détachés d'un banc épais de calcaire, entre Leuwidahou et Bodiongmanik.
Un échantillon de calcaire gris, compact, de la rivière près de Leuwidahou, contient des débris de coraux ainsi que des foraminifères, mais l’altération de la roche a rendu ces derniers méconnaissables.
No. 1980. Calcaïre recueilli à la cime Padali, au nord de Parakanbeusi; au microscope, on n'y reconnaît aussi que quelques orbitoïdes ; tout le reste est devenu méconnaissable.
Le No. 1986 à été recueilli à la cime Tando, sur la route qui, de Bodiongmanik, conduit au Sud vers le village Tiimaïang; c'est un calcaire où calcaire marneux gris, à nombreux îlots de calcaire spathique, qui se sont formés peut-être par une recristallisation de restes d'organismes.
Le No. 1987 a été enlevé à une couche épaisse, dénudée dans le lit du Ti Mouli, tout près du hameau de ce nom; la roche consiste à peu près entièrement en coquillages, piquants d’échinides etc., reliés par une ”zasse marneuse de teinte sombre.
Le No. 1982 est un /gnite friable, originaire d’une couche de charbon située tout près de Bodiongmanik.
Le No. 1983 comprend des morceaux d’un é#ronc d'arbre silicifié, qui est enfermé dans du grès argileux, situé près d’une cascade du Tu Biouk, au-dessus d'une couche de charbon; on y reconnaît encore distinctement la structure ligneuse, et en quelques points la silicification paraît n'être pas encore terminée; la masse est traversée par de nombreuses veines minces de quartz.
Le No. 1977 a été détaché du banc calcaire supérieur de Tiibounout, à la rive gauche du Ti Simeut. C’est un calcaire gris clair, dans lequel on distingue des îlots étroits de calcaire spathique, ressemblant complètement à des contours de grandes orbitoïdes minces; au microscope, on ne voit que Çà et là une texture corallienne,
Le No. 1979 provient aussi de la couche calcaire supérieure: il a été recueilli à la cime Tulampoung, au nord de Parakanbeusi. Dans ces échantillons, on voit fort bien comment se dissout la masse calcaire des fossiles pour se déposer de nouveau dans les cavités ainsi produites, sous forme de calcaire spathique.
Le No. 1984 est une warne calcaire sombre, presque noire, contenant des pétrifications nombreuses et qui apparaît dans la rivière Tii Beureum, tout près du confluent avec le Ti Oudioung, à près d'un kilomètre au nord de Bodiongmanik.
Le No. 1988 a été récolté dans des couches situées dans le lit du Ti Sarila à Tükaréo, au nord de (Gounoungkëntiana. La roche consiste presque entièrement en coquillages admirablement conservés, rellés par une »asse marneuse gris verdâtre.
Le No. 1985 a été enlevé au sommet Tiiboungour, au Sud du hameau de ce nom, sur la route de Bondiongmanik à Lëbak. C'est une argile gris clair, à grains fins, dans laquelle on peut distinguer, à la loupe, beaucoup de petits morceaux de feldspath unis par un ciment kaolinique.