‹ Description géologique de Java et MadouraChapitre 110 sur 244 · VIS · texte numérisé non relu

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. Tambak, en passant par les localités Tégou, Bélikbak, Sounguéi trous,

Tiandi (voir plus haut), etc. La partie méridionale de cette route est fort mal entretenue et parsemée de gros blocs roulés de roches leucitiques qui recouvrent une roche blanche tuffeuse, probablement un tuf à phonolite déposé dans la mer. Au versant oriental du Gg. Tinggui (une des plus hautes cimes de Bawéan, de 615 m. d’alt.) et au Nord de Bélikbak, on rencontre sur le sentier un peu d’argile grisâtre (No. 263) avec des empreintes peu distinctes de coquilles marines et des fragments d’une roche blanche ayant l'aspect du kaolin (No. 264) (probablement de la phonolithe entièrement désagrégée ?). Cette argile semble, de même que les ‘tufs blancs, être de la téphrite ou des tufs à phonolithe déposés dans la mer, qu'une exploration plus détaillée de l’île fera probablement rencontrer encore en beaucoup d’autres endroits. L’argile de Béëlikbak est à 200 mètres d’altitude. Le sentier passe d’ailleurs par du basalte à leucite; au Sud de Bëlikbak, on récolta de jolis échantillons de basalte à leucite (No. 235), avec de grandes augites porphyriques qui par suite de l'érosion, (No. 236) font saillie à la surface de la roche. Au Sud de Bélikbak, non loin de Sounguéi trous, on récolta également du basalte leucitique (No. 237). Plus loin encore vers le Nord, on atteint la source du ruisseau Sounguéi trous qui s'échappe d'une petite grotte creusée dans le calcaire (No. 270). Ce calcaire est à 300 mètres d'altitude; celui du Gg. Batou, dont il a été question ci-dessus, a une altitude de 200 à 300 mètres; et le petit sommet Limpang kopeng, qui se trouve un peu plus à l'Est du calcaire de Sounguéi trous et qui consiste apparemment aussi en calcaire, mais que faute de temps nous ne pouvions visiter, s'élève même à plus de 300 mètres d’altitude. Ces petits terrains calcaires ne font pas l'impression de fragments de couches

jadis plus étendues qui, lors de l’éruption, auraient été brisées et

projetées en même temps que les roches à leucite et à néphéline, mais plutôt celle de petites îles coralliennes qui se seraient déposées

sur la téphrite et sur le tuf et qui plus tard, par un soulèvement lent

de toute l’île, auraient été élevées au-dessus des eaux ex même temps

que la téphrite et les autres roches. Il est probable que les argiles et les tufs

blancs ont été eux aussi déposés sous la mer, en grande partie sinon tous.

4 mai. De Sangkapoura par mer à l'Ouest vers Tandioung Alang alang et retour.

Le cap Tandioung Alang alang consiste en basalte leucitique (No. 220) altéré et se rattache par de l’alluvium (sable marin) au monticule où est situé le village Tandioung aniër, et qui se compose aussi de basalte leucitique (No. 219).

3j mai. Excursion à Kadou kadou et recherche de fossiles (No. 250) dans les marnes (No. 258) du Sounguéi Radia; l'après midi retour à Sangkapoura.

6 mar. Les relèvements près Kadou kadou et entre Sangkapoura et le Tétogui ainsi que les calcaires près Rouding ont été portés sur la carte. Préparatifs de départ.

7 mai. Départ pour Sourabaïa.

Examen des roches. Les roches éruptives de Bawéan sont les unes à leucite, les autres à néphéline. Sous le rapport pétrographique, il y a à distinguer parmi les premières, des basaltes leucitiques, des téphrites et des leucitites, mais 1l n’est guère possible de les indiquer séparément sur la carte. Par contre les phonolithes y ont été, autant que possible, séparées des roches à leucite. Il paraît toutefois que du même cratère principal se sont dégagés alternativement des produits à néphéline et à leucite et la limite de ces deux classes est, en partie, plus ou moins problématique.

a. Æoches leucitiques. Dans les roches de Bawéan, les leucites sont toujours petites et d'ordinaire elles ne peuvent se voir qu’au microscope ; les plus grandes n’ont qu'un diamètre de 0.5 mm., et à titre très exceptionnel 0.8 de millimètre. Dans la plupart de ces roches, les leucites peuvent aisément s’observer au microscope sous forme de cristaux nettement délimités ayant parfois les stries polysynthétiques bien connues; parfois aussi elles n’ont pas ces stries. Dans quelques roches, la leucite n'existe au contraire que dans la pâte et elle peut alors passer aisément pour du verre lorsque les cristaux ne sont nulle part bien nettement limités. Alors en effet la leucite devient obscure entre nicols croisés et reste obscure lorsqu'on fait tourner la préparation. Toutefois par comparaison avec les autres roches le caractère leucitique de cette masse limpide n'est nullement douteux.

Au point de vue pétrographique, on peut distinguer dans les roches leucitiques de Bawéan:

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