I. Bassin de la côte Sud
1. Le Groudiougan sewou, appelé Voloroboïo dans son cours inférieur, Kladen et Poutioung dans son cours supérieur.
2. La rivière de Patritan. Le cours supérieur se nomme Watoupatouk, Kendal et Klantang; ce n'est qu'après sa jonction avec le Ploso, qu’elle prend le nom de Xa/r Patritan ; ce dernier fleuve arrose, dans une crevasse étroite, Tégal ombo (210 m.) et Gading (65 m.), où la vallée s'élargit, tout en restant néanmoins enserrée par des monts brècheux escarpés. La Patitan y recoit un grand affluent venant du Nord, le Xa/r Diétis, formé par la réunion du Æa/r Guédeg et du Xalr Guëdong biring. Dupuis Gading, en passant par Ardiosari (25 m.) et Patütan (7 m.) jusqu'à son embouchure à la belle baie de Patutan, la rivière coule en direction Sud-Ouest dans un lit alluvial relativement étroit, qui ne s'élargit que près Patütan.
A Ardiosari, la rivière reçoit de nouveau un grand affluent, venant aussi du Nord, le Xali Ardiosari, avec ses deux grands sous-affluents supérieurs, dont le plus oriental a sa source à la frontière de Solo; le plus occidental naît en Solo même, sur les cimes Toulak (1135 m.) et Rahtawou (1005 m.). En aval de Patitan, à la désa de Ploso, elle reçoit encore un grand affluent venant de l'Est, du Gg. Lima, et qui n'est pas dénommé sur la carte.
3. Le ÆXouripan. Le cours supérieur, nommé Padi, disparaît sous le calcaire au village de Tougou, coule sous terre jusque près du village de Ngoumpang, passe alors quelques temps dans une profonde crevasse, disparaît encore sous le calcaire pour reparaître enfin à la désa de TFémpour sari, Il a son embouchure à la baie de Kouripan.
4. La rivière de Lorok ou Nogadirédio, dont les bras supérieurs s'étendent jusqu'à la ligne de partage en Kédiri qu'ils atteignent au village de Tiépoko au mont Paré (1060 m.) et au village de Ngraïoun (511 m.). Le Kah Lorok a son embouchure à la baie de Damas.
IT. Bassin de la côte Nord.
5. Le Widas, rivière frontière de Kédiri. Elle prend sa source au versant nord du Willis, sous le nom de 77atour, qu'elle échange plus loin contre celui de Wrlangan; elle coule ensuite vers Kédiri, à l'Est, pour se Joindre finalement au Brantas.
La ligne de partage des eaux du Widas (Brantas) et du bassin de la rivière Solo s'étend du Wilis au Pandan et coupe la grande route postale non loin du poteau 21, à 110 mètres d'altitude environ. On est ici dans le prolongement septentrional du pied du Wilis, qui vient buter contre le versant méridional de la chaîne du Pandan et sépare ainsi la plaine de Madioun de celle de Kédiri.
6. La rivière Solo vient de la résidence de Solo; elle pénètre-em Madioun près du village de Tawang (en Solo), et coule en direction orientale le long du pied Sud de la chaîne de collines tertiaires au nord de Guëndingan et par le poste Bogo vers Ngawi. En cet endroit, elle perce vers le Nord la rangée de collines pour pénétrer alors en Rëmbang et plus loin en Sourabaïa, ainsi qu'il a été déjà décrit plus haut.
Les principaux affluents de la rivière Solo sont:
1. Le Xédoung banteng, rivière frontière de Solo, qui se joint à la rivière Solo juste en face de Tawang. |
On rencontre ensuite une série d’affluents qui tous, ainsi que le Kédoung banteng, prennent leur source sur le Lawou.
2. Le Æali Madioun où Pengawan Madioun, un affluent très important. Les bras supérieurs ont leur source en partie sur le Wilis (Xa/r Watou ou Nouëndëng), en partie sur la ligne de partage au Sud de Slahoung (Xali Watou païoung et Kalr Slahoung) et en partie encore sur le Lawou (Xa/r Témpouran, qui naît en Solo). Toutes ces branches se réunissent aux environs de Ponorogo et forment la rivière Madioun. Celle-ci se dirige au Nord vers Madioun, recevant partout sur son trajet tant à droite qu'à gauche des bras venant du Lawou et du Wilis; elle passe alors d’abord au Nord, puis au Nord-Ouest jusqu'à Ngawi où elle se jette dans la rivière Solo.
Au cours inférieur, les principaux affluents de la rivière Madioun sont: le Dzerowan, avec les rivières de Saradan et de Tiarouban
comme affluents supérieurs ; /’'Ouneng qui descend de la chaîne formant la frontière de Rëémbang: /'Xoukour, qui vient du Lawou et coule par Pourwodadi.
L'inclinaison de la plaine du Madioun, dans laquelle la rivière Madioun et ses affluents poursuivent leur cours, est peu considérable et du Sud au Nord. Slahoung est à peu près à 150 mètres d'altitude, Ponorogo à 100 mètres, Madioun à 64, Ngawi à 46 mètres. On voit sur la carte que la tranchée de la rivière Solo se trouve dans le prolongement de la rivière Madioun. Il serait donc peut être plus exact de considérer la rivière Solo en aval de Ngawi comme le prolongement de la rivière Madioun, et cette même rivière en amont de Ngawi comme un affluent de gauche de la rivière Madioun; le contraire serait moins fondé. Il faudra probablement aussi attribuer surtout à la rivière Madioun la percée dans la rangée de coilines près de Ngawi; mais il se peut encore qu'avant que le pied du Wilis eut établi la séparation entre les plaines de Madioun et de Këdiri, le cours des rivières Solo et Madioun ait été tout autre. Il se peut que, réunies ou séparées, elles se soient dirigées d'abord vers l'Est, qu’elles aient suivi ensuite sensiblement la direction du Widas de nos jours, pour se réunir finalement au Brantas. Cette hypothèse est admissible, mais on ne saurait trouver des preuves directes que tel était jadis leur cours.
Ainsi donc, la totalité des eaux qui descendent du versant occidental du Wilis et des versants Sud-Est, Est et Nord-Est du Lawou, s'accumulent dans la plaine de Madioun et ne trouvent d’autre issue que la tranchée de la rivière Solo, en aval de Ngawi.
Géologie.
Madioun consiste en un peu d'andésite, beaucoup de sédiments tertiaires, des produits volcaniques et des dépôts quaternaires.
A. Les andésites anciennes.
En quelques points seulement, de l’andésite compacte apparaît sous les brèches tertiaires qui la recouvrent. En certains endroits, tels que près Slahoung sur le chemin de traverse de Bangguël à Ngambak, il est quelque peu douteux si la roche éruptive (andésite quartzeuse) y existe à l’état de roche compacte ou bien en gros fragments inclus dans la brèche. Dans la vallée de la rivière Patutan, entre Ardiosari et Tégal- .ombo, on voit aussi de temps en temps faire saillie dans les brèches de l’andésite qui commence à ressembler fort à une roche compacte. Dans tous ces cas douteux l’andésite a été décrite avec les brèches.