X. SÉMARANG
Annexes: Profil No. XII. Catalogue de roches. Nos. 436 à 476; et de Solo Nos. 544, 545, 547 à 550 et 560. Dessins Fig. 30 et 31.
Topographie.
La résidence de Sémarang a une forme très irrégulière, et s'étend, de l'Est à l'Ouest, depuis Rëmbang jusqu'à Pékalongan. Au Nord, elle est bornée par la mer; à l'Est, par Diapara et Rëémbang; au Sud, par Madioun, Solo et Kédou; à l'Ouest, par Pékalongan. Il existe dans cette résidence différentes enclaves qui appartiennent à Solo. Deux d’entre elles, Ngasinan et Guëtas, se trouvent entre Ambarawa et Kédoung diati; 4 autres encore sont dans la section de Salatiga. Dans la section de Grobogan sont situées l’enclave Sélo et quelques autres encore de moindre étendue.
La portion volcanique de Sëmarang, appartenant au Gg. Prahou (2565 m.), au Gg. Oungaran, au Gg. Télomoio et au Gg. Mérbabou (3145 m.), est montagneuse. Le terrain tertiaire y est un pays de collines; les dépôts quaternaires forment un pays plat, s'étendant depuis Sémarang au Nord-Est, par Démak, vers la frontière de Diapara qu'il rencontre à Tanggoulanguim; et à l'Est, par Pourwodadi jusqu’à la frontière de Rémbang.
Bassins. Seémarang tout entière appartient au bassin de la côte Nord, à l'exception d’un terrain de très peu d’étendue, à la frontière de Kédou, entre Ambarawa et Bambou sourat, près du mont nommé Gg. Pinguit (le défilé, à 686 m. d’alt.). C’est d'ici que la ligne de partage des eaux se dirige d'abord au Nord-Ouest vers le Këédou et au Sud-Est vers la cime Kandis; puis, sur la limite entre Këdou et Sémarang, en passant par les sommets Télomoïo et Mérbabou (3143 m.), vers Solo.
Les rivières principales sont :
1. Le Sérang, appelé Tanggoulanguin dans son cours inférieur et formant la frontière de Diapara.
Les affluents supérieurs de cette rivière ont leur source sur le Mérbabou, au-dessus de Téngaran, et coulent, après leur Jonction, sous
le nom de Kai Gagatan, assez longtemps à travers le territoire de Solo. La rivière retourne alors en Sémarang sous le nom de Sérang, forme quelque temps la limite des sections Grobogan et Démak, et plus en aval celle entre Démak et Koudous (section de Diapara). Un grand affluent de droite, le Zousr, prend sa source en Rémbang au-dessus de Blora et arrose Wirosari et Pourwodadi.
2. Le Tountang, décharge de la Rawah Péning, partie marécageuse de la plaine d'Ambarawa. Passe par Tountang, Këdoung diati, Goubouk et Démak.
3. Le Bodri, qui a son embouchure à l'Ouest de Kendal. L’affluent supérieur Zogong naît sur le Gg. Prahou; le Zodout vient du Kédou et naît également sur le Gg. Prahou. Il reçoit lui-même plusieurs affluents qui ont leur source sur le Gg. Oungaran. Ces deux rivières se réunissent sur la frontière entre Kédou et Sémarang et forment ensemble le Bodri.
4. Le Xouto, rivière frontière de Pëkalongan, appelée Æa/i Lampir dans son cours supérieur.
Géologie.
A. Les roches miocènes.
Sémarang tout entière est traversée par une série de roches tertiaires qui, à l'Est, se rattachent à la série que nous savons exister à la limite entre Rémbang et Madioun, et qui se prolongent à l'Ouest vers Pékalongan. Elles se continuent, dans leur partie orientale, dans la résidence de Sourakarta (ou Solo); et, dans leur partie occidentale, elles se rattachent aux roches tertiaires du nord du Kédou.
La limite septentrionale de ce massif s'étend depuis Waléri, au VOISInage de la frontière de Pékalongan, vers Kaliwoungo, puis elle se dirige au Sud de Sémarang vers la station de chemin de fer Tanggoung; passe alors au Nord de la station Goundih, où la chaîne est percée par la rivière Sérang; et se dirige enfin, au Sud de Kradénan, vers la frontière de Rémbaneg.
La limite méridionale s'étend vers l'Ouest, depuis Tawang, sur la frontière entre Solo et Madioun, jusqu'à la halte de chemin de fer Lawang; puis elle va au Sud-Ouest vers Simo; passe ensuite au Nord de Salatiga et par Ambarawa, où la chaîne est interrompue par des produits volcaniques, et atteint le défilé de Pinguit. Elle entre alors dans la résidence de Këdou, passe par Médaïou (Tiandiroto) et Bedien; et finalement, elle revient en Sëmarang, au nord de Soukorëdio, pour aboutir à la frontière de Pëékalongan. Entre Ambarawa, Oungaran et Bodia, les roches tertiaires sont recouvertes par des produits volcaniques de l'Oungaran; les couches forment d’ailleurs un seul massif continu.
Disposition des couches. Les couches de ce massif sont fortement
fui
plissées et forment une succession de bassins et de selles, de plis synclinaux et anticlinaux, souvent en pente très escarpée. Au bord septentrional, elles inclinent le plus souvent vers le Nord; au bord méridional, vers le Sud, mais il y a des exceptions. Un relèvement détaillé seul permettrait de découvrir tous les plissements et toutes les failles. de ce terrain et de les signaler sur la carte. Pour donner un aperçu général de la disposition des couches, je ne donnerai que les directions et inclinaisons suivantes.
A proximité de la frontière de Pékalongan, au Sud de Waléri, à Bésokor, les couches de brèches m, sont inclinées faiblement vers le Sud et elles ont une direction de 90 environ. Elles se terminent vers le Nord par un bord de rupture abrupt. Un peu plus vers le Sud, elles font place à des couches marneuses fort irrégulières m,, pour les- Mes y 35" Ouest; plustau- Sud. encore, D,=:90;;.l./=— 45 Nord; suivent enfin des conglomérats m, chez lesquels D. — 90, I. — + 20 derechef au Sud. Ces derniers sont recouverts par des matériaux volcaniques du Gg. Prahou. Un peu plus vers l'Est, on a la même alternance de couches inclinées au Sud et au Nord; à Kaliwoungou, on trouve d’abord des brèches avec un très gros bloc d'andésite, en forme de dalle isolée et qui appartient probablement à une couche d’andésite interposée. Ces couches brècheuses inclinent au Sud. Sur elles reposent des marnes, des conglomérats, des grès et des couches calcaires interposées, ayant presque toujours une inclinaison Sud, qui se poursuivent jusqu’à la limite du Kédou. Au confluent des rivières Logong et Lodout, commence une bande brècheuse qui vers l'Ouest se prolonge jusqu’au Nord de Soukorëdio et à l'Est, vers Oungaran au Sud de Bodia. La bande au Nord du Logong se termine vers le Nord par un bord abrupt, où les couches penchent le plus souvent au Sud; néanmoins on trouve à Diambou des grès verts à pente vers le Nord, dont D. — 100°, I. — 60° au Nord. Les couches marneuses m, sont presque toujours inclinées au Sud, juxta- ou superposées à ces couches brècheuses. Au Sud
de Kaliwoungou, au delà des brèches, on a trouvé D. — 60, I. — 45° au Sud. Dans le calcaire au Sud de Ngadipiro on a observé D. — 80, |. — 75 au Sud. Dans ce calcaire, la petite rivière Glagah s’est
creusé un cours souterrain. À Dadapan, sur la rive droite du Bodri, on trouve de nouveau du calcaire, apparemment la même couche ou Îles mêmes couches qu'on trouve au Sud de Ngadipiro. Enfin, on peut encore apercevoir du calcaire plus à l'Ouest, au Nord du village de Gamping, près Balong, et un peu de calcaire se trouve aussi à découvert à l'Ouest de Kéëdoung souren, entre Kaliwoungou et Ngadipiro.
A Dadapan, dans la rivière Bodri, on trouve des argiles dont D. — 75’, I. — 30° au Sud, et un peu plus haut, à Watou loumboung, des marnes avec de beaux fossiles (Nos. 462 et 463).
Entre Diambou et Sodiomérto se rencontrent des argiles et des marnes inclinées presque toujours vers le Sud, p. ex. à Karang guëman- TouUnL OM Too 1 007 Sud:
Les couches marneuses m, reposent donc partout en discordance sur ou contre les couches de l'étage brècheux m..
À Bodia, les couches penchent aussi vers le Sud et elles y disparaissent sous le pied du volcan Oungaran.
Dans le Kédou, la direction des brèches et des grès est au Sud-Est; l’inchnaison, alternativement au Sud-Ouest et au Nord-Est.
Entre Kaliwoungou et Sémarang, les couches brècheuses penchent d’abord au Sud; les marnes, d’abord au Sud aussi, mais plus à l'Est, elles inclinent vers le Nord; outre des marnes, on trouve ici également des grès et des conglomérats de matériaux d’andésite.
Au nord d'Oungaran, dans le profond ravin sur le domaine de Dé, les couches marneuses sont fort redressées, de 60° et même de 70 ; leur direction y est de 105.
Entre Salatiga et Kéëdoung diati, on voit à diverses reprises des couches inclinant au Nord-Est et au Sud-Ouest, alternant naturellement avec des parties en position horizontale. Dans la colline près Salatiga, les couches brècheuses du Gg. Païoung penchent vers le Sud-Ouest et se terminent brusquement du côté Nord-Est par une paroi escarpée, de sorte qu'il existe probablement ici une faille. Puis viennent des marnes, fortement redressées entre la halte Témpouran et Këdoung diati; elles
sont bien à découvert dans la rivière Tountang; D. — 115", 1. — 80° vers le Sud; sous le pont du chemin de fer, près Kédoung diati, D. — 125, mais [| — 30° au Nord. Entre cette station et Tanggoung
la route, après avoir passé par une petite selle, coupe des couches qui ont une direction de 115 et une inclinaison de 25° au Sud; plus loin les couches sont horizontales; et finalement, près Tanggoung, elles inclinent même faiblement vers le Nord.
On trouve néanmoins en certains endroits et sur une petite étendue des inclinaisons tout-à-fait différentes. C'est ainsi qu'entre la halte TFémpouran nommée tantôt et le pont sur le Tountang, il existe au Sud de cette halte une petite selle; or pour l'aile occidentale D — 15° AN 20 ME AC MAT Otest Net pour l'aile senentale DIE #60 Er e I. — 60° à 75° à l'Est. Tout près de l'endroit où se manifeste cette irrégularité locale dans l'inclinaison, et à l'Ouest se la voie ferrée, il vient sourdre du sol un peu de pétrole avec de l’eau salée. (No. 453.)
De Kédoung diati vers l'Est jusqu’ à Goundih, la voie ferrée suit sensiblement la direction des couches; près de la carrière (ou plutôt la sablonnière, dans un grès altéré de débris d’'andésite) Bètèt, entre PadasretuDélawa D. — "100, 1"="20" an Sud tAMelawaNsS intespose entrenles grès umetpetiteccouchetcalcaire D =000 = 0 au uc
De cet endroit jusqu'à Goundih, la voie passe par des dépôts fluviatiles récents; au-delà de Goundih, les couches inclinent au Sud, d’abord faiblement, puis en pente très abrupte qui atteint même 80°. Au voisinage de Lawang, il y a un pli, que nous décrirons de plus près tantôt; la direction y est de 70, l'inclinaison d’abord au Sud, puis au Nord, puis de nouveau au Sud. A Lawang, les couches de grès et de marnes sont recouvertes par des tufs horizontaux de la plaine de Solo.
A l'Est de Lawang, la chaîne limite entre Grobogan et Solo présente les mêmes plissements; au bord méridional, les couches disparaissent partout, en inclinant au Sud, sous les dépôts quaternaires de la plaine de Solo. A Tawang (situé à la frontière de Madioun et sur la rivière Solo), la direction des couches supérieures d'argile et de calcaire {No. 544 et 545) est de 120° et leur inclinaison est de 10° vers le Sud.
Près de la limite entre les collines tertiaires et le pied du Mérbabou, au nord de Simo, la direction est de 50° à 75°; l’inclinaison, de 20° à 45° au Sud; toutefois on observe aussi d'autres positions, entre autres D Ho TENUE :N<E.
Parmi les points énumérés, 1l y en a quelques-uns qui se distinguent par un redressement exceptionnel des couches, et ceux-ci se trouvent précisément sur une même ligne; ce sont le domaine de Déli près Oungaran, le terrain au Sud de Kédoung diati et le terrain au Sud de Goundih. La ligne qui joint ces points a une direction de 115° à peu près, comme les couches elles-mêmes; et le long de cette ligne, l’inclinaison des couches varie de 60° à près de 90. Nous pouvons tenir pour certain, que ces #émes couches ont été amenées dans cette position très inclinée sur une grande étendue; ici la compression des couches s’est fait sentir avec le plus d'énergie, car au Nord et au Sud de cette direction les strates sont moins fortement plissées.
Epaisseur du terrain. Le Profil No. XII donne la disposition des couches entre Salatiga, Kédoung diati et la plaine de Dëmak près Goubouk; mais à condition d'admettre que, sauf au Gg. Païoung, il n'existe pas d’autres failles. Or ceci n’est nullement impossible, car de même qu'il se présente près Témpouran cette anomalie locale dont nous avons fait mention plus haut et qui est signalée au profil, il peut aussi s'être produit près Kédoung diati et ailleurs dans les marnes, des déplacements considérables, sans que ceux-ci soient distinctement perceptibles à la surface. En effet les roches qui se succèdent ont entre elles trop peu de différence sous le rapport pétrographique.
Etant admis cependant qu'il n'existe pas ici de déplacements importants, l'épaisseur de l'étage m, atteint au moins 1500 à 2000 mètres et peut-être davantage. Les couches du Gg. Païoung de leur côté, que nous rattachons à l'étage m,, ont au moins 250 mètres d'épaisseur. En d’autres endroits, on a mesuré trop peu de directions et d’inclinaisons
pour pouvoir construire un profil avec le degré de précision nécessaire et pour pouvoir en déduire l'épaisseur des couches.
Une belle coupe de nos marnes et de nos grès se trouve à découvert à la tranchée de la voie ferrée, un peu au Nord de Lawang. Ce profil est représenté dans l’esquisse Fig. 30. A Lawang on se trouve sur la limite entre la plaine de Solo, qui consiste en tufs quaternaires, et les couches tertiaires. Celles-ci inclinent d’abord au Sud en A. puis au Nord en B.; elles forment un bassin en C. et inclinent de nouveau aw SudrenD.,, E.:et EF: Ent Gelles sont itrès comprimées*et-enfinten H. elles se redressent fortement en inclinant vers le Sud en disposition régulière. L'inclinaison vers le Sud se maintient en dehors de notre profil jusqu'à Goundih, bien qu'elle diminue jusque 20°.
Ce profil nous donne une bonne idée de la position très dérangée de ces couches néo-tertiaires. Les différents fragments C., D., E., etc. sont non seulement plissés, mais ils sont aussi déplacés les uns par rapport aux autres suivant les lignes p, q, r, s, t. Nous avons donc ici à la fois et dans la même série des plissements et de petites failles, et 1l est probable qu'il se présentera des anomalies pareilles en des endroits très nombreux des couches tertiaires. Des coupes artificielles telles que celle de Lawang sont malheureusement excessivement rares à Java.
Roches. Les roches sont analogues à celles que nous avons rencontrées déjà dans les résidences précédentes; ou trouve les brèches de l'étage m, non seulement au Gg. Bésokor près Waléri et au Gg. Païoung près Salatiga, mais encore dans le Kédou, où elles butent contre les marnes du Kéëndal avec un rejet, probablement le même qui se prolonge plus à l'Est sous l'Oungaran vers le mont brècheux Gg. Païoung près Salatiga. Ces couches n’ont pas encore fourni de fossiles.
Dans le prolongement Nord-Ouest du Gg. Païoung se trouve le monticule Kéndalisodo, également constitué par des brèches. Il est établi sur le versant du Gg. Oungaran, et environné de toutes parts des produits volcaniques de cette montagne.
La plus grande partie de notre terrain est occupée par des marnes, des grès marneux, des argiles et des grès de l'étage m,, parfois avec interposition de couches brècheuses et de petits bancs calcaires. A proximité de la côte Nord, à l'Ouest de Sémarang, on trouve beaucoup de couches de conglomérats de cailloux roulés d’andésite à ciment arénacé. Dans la plantation de café de Déhi, au Nord d'Oungaran, les marnes redressées (No. 455) et les grès contiennent de très gros blocs d'une andésite à hornblende à grain particulièrement grossier (No. 458) (avec des cristaux de hornblende de 15 mm. de longueur) et en outre, des fragments d’une houille noire brillante (No. 456) qui, sous le rapport de la qualité, est tout-à-fait analogue aux charbons du terrain éocène. Il semble donc que les couches éocènes existent ici en dessous des miocènes
et qu'elles aient été brisées lors de l’éruption de l’andésite. A la suite de cette éruption, des fragments de l’une et de l’autre espèce auront été englobés dans les dépôts miocènes. On trouve ici, sur les surfaces de contact des marnes arénacées, beaucoup de cordons de calcaire spathique (No. 457). M. l'inspecteur des forêts KOORDERS a rencontré aussi de pareils fragments de houille plus au Sud, dans une petite rivière, entre les villages de Mranak et Dourénan, non loin de la limite entre Ambarawa et le district de Singuen lor. Les fragments anguleux de houille sont pour la plupart de petite taille, rarement plus gros que la tête et il est donc probable qu'ils ne sont pas originaires de couches fort épaisses. En effet, comme ils n’ont pas été transportés fort loin, il devrait dans ce cas se rencontrer aussi quelques fragments plus gros.
On trouve le calcaire de l'étage m, dans la chaîne frontière entre Sémarang et Diapara. Les couches sont souvent devenues en grande partie microcristallines; elles sont en position sensiblement horizontale et ont déjà été décrites à propos de Diapara.
Dans la plaine de Grobogan, qui s'étend de la rivière Sérang par Pourwodadi jusqu’à la limite de Rémbang, apparaissent en divers points des couches calcaires sous la couverture quaternaire. En général, on peut être bien sûr de rencontrer partout le calcaire marneux à une faible profondeur en-dessous de la surface, là où les dépôts quaternaires prennent un aspect mamelonné. Elles sont à une profondeur plus grande là où la couche supérieure du sol est entièrement plane. C’est ainsi qu'entre Pourwodadi et Wirosari, sur la grande route postale, à 14 kilomètre environ à l'Est du poste Tawang, le calcaire apparaît, recouvert seulement d’un mètre d’argile quaternaire. Plus au Sud, dans les tranchées de la route du tramway, il n'existe à découvert que de l’argile quaternaire avec petits fragments de calcaire, mais pas de calcaire compact. Dans la vallée de la rivière Lousi, près Sélo et encore à l'Est de Pourwodadi, à la désa Pantian, on voit des couches de calcaire qui, en ce dernier endroit, ont d'après M. VAN DiJK D. — + N. W., Sr EC de PA LR
À l'Ouest de Pourwodadi, du calcaire affleure sur la colline de Nouëmbak, qui s'élève de 21 mètres au-dessus de la plaine. On y trouve du calcaire (No. 449), du calcaire marneux et des marnes, en partie en couches tendres et altérées, recouvertes par des roches tuffeuses arénacées quaternaires (No. 475) de teinte sombre et disposées en couches horizontales ou faiblement inclinées au Nord. Nulle part 1l n’est possible de mesurer très exactement la direction et l’inclinaison des couches calcaires et marneuses. Aux bords de la colline, des fragments durs de calcaire ont glissé sur la couche inférieure marneuse tendre et s'y trouvent maintenant en position très escarpée; je pense que c'est ce qui a donné lieu à l'opinion, que dans la colline toutes les
couches sont redressées, mais j'en doute fort. Je suis plutôt d'avis que dans l’ensemble les couches occupent toutes une position sensiblement horizontale, qu'il ne s'y est produit que des ruptures locales et qu’elles ne se sont déplacées qu'au bord de la colline.
On a effectué ici dans le temps deux sondages, pour rechercher du pétrole ; ils :atteignaient respectivement la profondeur de 84 et de 121.50 mètres. On trouve dans le ,,Jaarboek van het Mijnwezen 1883, II p. 359, un rapport sur ces sondages, ainsi qu'une petite carte de la colline Nguëmbak par M. l'ingénieur en chef VAN DiJk. Jusqu'à la profondeur de 56 mètres environ, on a percé alternativement des couches de marne et de calcaire; puis, diverses marnes gris-verdâtre et des calcaires marneux, qui ressemblent à ceux qu'on a rencontrés dans le sondage profond à Grisée et sont comme ces derniers d'âge miocène. Les orbitoïdes rencontrées dans les couches perforées ont un caractère miocène, ce sont exclusivement des lépidocyclines.
Au chef-lieu Pourwodadi, dans un puits de sondage de 163 mètres de profondeur, on a percé d’abord des matériaux meubles (quaternaires), puis des marnes surtout, mais très peu de calcaire marneux.
Le sol de la vallée quaternaire de Grobogan semble donc bien consister çà et là en calcaire de l'étage m,; mais pour le reste, 1l paraît constitué essentiellement de marnes avec couches alternantes de calcaire marneux de l'étage m,. Les couches de la chaîne-frontière de Solo, au bord méridional de la plaine, présentent également la même alternance de marnes et de couches calcaires.
C'est ainsi que dans la rivière Glougou, entre Diétis et Boudak masouhan, on trouve entre les marnes divers bancs épais de calcaire, dont D. 4—:80% 1: 1r0 at25s vers le Sud#Plus au Sud, les cvuthes s'infléchissent probablement vers le Nord, et plus au Nord, sous la couverture quaternaire, elles forment sans aucun doute une faible selle et vont rejoindre les couches de la colline Nguëmbak.
Vers l'Est toutefois, dans le Gg. Tiondro, on trouve en bas des marnes; plus vers le haut, une couche calcaire inclinant très faiblement au Sud. Plus à l'Est encore, au Sud de Kradénan, aux villages de Mogo et Dawoung, on trouve aussi des bancs de calcaire marneux entre les marnes, mais ils y penchent vers le Nord. Entre Dawoung et Mogo
lesi:mesures. ‘ont donné #D = os ";onau Nord-Hmais plusau Nord, “près Mogo/l'inclinaison :estplus faible etiD' = ao Le au Nord.
Il est donc bien clair que nous devons rattacher la plupart des calcaires qui se montrent dans la plaine, non à l'étage m,, mais à Fétasektm?
Près de la halte de chemin de fer Tanggoung (Profil No. XIT), les marnes sont recouvertes par des bancs de calcaire (No. 454), à pente
douce vers le Nord, qui forment ici, près du bord de la plaine, les couches supérieures du terrain. Mais ils ne constituent nullement les couches supérieures du terrain tertiaire tout entier, puisqu'en-dessous de la couverture quaternaire, leur succèdent encore des couches tertiaires plus récentes, les mêmes qui affleurent plus à l'Ouest, entre Oungaran et Sémarang. Les bancs calcaires de Tanggoung sont apparemment les mêmes que ceux qui apparaissent beaucoup plus loin à l'Ouest, en Kéëndal, à Ngadipiro et Dadapan. Le calcaire de Tanggoung doit donc être rangé aussi dans l’étage m, et non dans l'étage m,.
Au bord septentrional du terrain, entre Sémarang et Kéndal, il n'existe point de bancs de calcaire; les couches supérieures y consistent en conglomérats et en grès de l’étage m,.
Je n’ai pas connaissance de bancs de calcaire dans la partie septentrionale de Kédou.
Examen microscopique. Quelques-unes des roches tertiaires furent examinées au microscope, et on reconnut qu’elles ne s’écartaient pas de celles des résidences dont nous avons déjà donné la description. C’est pourquoi les observations succinctes qui vont suivre pourront suffire.
No. 436. De couches brècheuses du petit sommet Keëndalisodo, au Nord d'Ambarawa. C'est une andésite à hornblende et à pyroxène; les hornblendes sont en grande partie décomposées en un agrégat de grains noirs.
No. 437. Roche éruptive; morceau d'un très gros fragment ou d’une couche interposée dans les brèches, au Sud de Kaliwoungou (Kéndal), près du village de Kradian koulon. La roche se rencontre divisée en tables ; c'est à l’œil nu une roche gris-foncé à grains fin. Au microscope, on y reconnaît une andésite à pyroxène, avec chlorite, originaire d’hypersthène. Pas d'olivine. Andésite à pyroxène.
No. 355. Marnes arénacées du terrain à café de Déli près Oungaran, contenant des fragments anguleux de charbon éocène. Ces marnes contiennent une très grande quantité de foraminifères épars dans une pâte calcaire. Ensuite, quelques grains de magnétite, et de petits grains de quartz arrondis à inclusions liquides, originaires très probablement de grèsquartzeux, qui accompagnent constamment les charbons éocènes. Ces marnes ne renferment pas de gravier d’andésite. Parmi les foraminifères, on distingue des orbitoïdes à chambres médianes en forme de spatule, des amphistégines, des rotalinidées, probablement aussi des operculines. Beaucoup de globigérines ainsi que l’algue calcaire lithothamnium.
No. 547. (Solo). Marnes arénacées de la tranchée de la voie ferrée près Lawang. Augite, hornblende brun-verdâtre, plagioclase et minerai de fer; tous ces minéraux abondant dans une pâte de calcaire spathique,
dans laquelle on trouve principalement des globigérines, des amphistégines et des lithothamniums.
No. 550. (Solo). Grès d'andésite de la désa Simo. Ne contient pas de calcaire. La roche grise est trop tendre pour être taillée.
Dans la poudre lévigée, on voit de la hornblende brun-verdâtre, de l’augite vert-clair, du plagioclase et du minerai de fer. C’est un gravier d’andésite ordinaire, déposé dans la mer.
No. 451. Sablonnière de Bètèt, entres les haltes de chemin de fer Télawa et Padas. En échantillons inaltérés, ce sont des marnes quelque peu arénacées, gris-verdâtre, qui par altération prennent une teinte brune. Pâte calcaire, renfermant une très grande quantité de foraminifères, principalement des globigérines; puis, de la hornblende vertbrunâtre, du plagioclase et du minerai de fer. La teneur en gravier d'andésite n’est pas très forte. Des particules vert-terne consistent peut être en olivine serpentinisée.
No. 549. (Solo). C'est un calcaire marneux jaune de la halte de chemin de fer Télawa; contient diverses sections peu distinctes de foraminifères, parmi lesquelles beaucoup de globigérines.
No. 460. Calcaire entre des marnes, à l'Ouest de Kédoung souren (Kéndal). Contient des lithothamniums, des amphistégines, des cycloclypées et quelques autres espèces.
No. 461. Calcaïre entre des marnes de la grotte Traïou, à 14 kilomètre au Sud de Ngadipiro (Këndal). Devenu microcristallin, mais ressemblant à la roche précédente, sauf que les foraminifères y sont moins distincts.
No. 464. Calcatre entre des marnes au hameau de Dadapan (Kéndal). Contient beaucoup de belles sections de foraminifères, de petites orbitoïdes, des cycloclypées, des amphistégines, etc.; beaucoup de lithothamniums. Ces trois calcaires sont très purs et ne contiennent presque pas de gravier d'andésite.
No. 454. Calcarre de la halte de chemin de fer Tanggoung. Fortement altéré parles eaux. Lithothamnium et petits fragments, d’orbiculines apparemment.
No. 452. Calcaire entre des marnes, au Sud de la halte Témpouran (district de Gouboug). Un calcaire marneux gris-clair, à grain fin. Peu de petits foraminifères, parmi lesquels des rotalinidées; puis le lithothamnium et de petits fragments de feldspath.
No. 441. Calcaïre entre des marnes au Kali Glougou (Klego sur la carte topogr.) près du village de Boudak masouhan (district de Pourwodadi). Très riche en hydroxyde de fer qui le colore en jaune. Parmi les foraminifères, surtout beaucoup de globigérines.
No. 440. Calcaire du sommet du Gg. Tiondro, district de Wirosari. Contient des globigérines, des cycloclypées, des amphistégines atteignant la taille de 1.5 mm. et le lithothamnium.
No. 438. Calcaire entre des marnes au hameau de Mogo au Sud de Kradenan, district de Kradénan. Totalement rempli de globigérines.
No. 439. Calcaire entre des marnes au Sud-Est du hameau de Mogo, district de Kradénan. On n’y reconnaît que des globigérines et des cycloclypées; les sections des autres foraminifères sont peu distinctes.
No. 448. Calcaire du poste Tawang, entre Pourwodadi et Wirosari, Grobogan. Devenu très cristallin; on voit principalement de petites amphistégines.
No. 449. Calcaire de la colline Nguëmbak, Grobogan. Des amphistégines, longues de 1.2 mm., larges de 0.65 mm., à 5 tours; des globigérines, quelques cycloclypées et le lithothamnium. Tous ces corps sont cimentés par une pâte calcaire, cristalline en grande partie.
No. 459. Fragment de couches de conglomérats et de brèches du Gg. Guëmbol près Tiandi, au Sud de Sémarang. C'est une andésite augitique avec quelques grands cristaux de hornblende qui toutefois sont, en grande partie, décomposés en grains noirs. Il paraît s'être formé en même temps de la biotite et de l’augite. De grandes apatites feutrées. La pâte contient de petits cristaux d’augite, de plagioclase et de magnétite, avec du verre limpide.
B. Zes roches volcaniques.