d'iodure de sodium 0.36 de bromure de sodium
bromures et iodures dans l’eau de celles du sel de Kouwou:; ce dernier
contient plus de brome que d’iode, tandis que l’iode domine dans les sources iodées de Sourabaïa.
Origine du pétrole et de l'eau salée. Les sources de Sourabaïa qui amènent à la surface de l’eau salée chargée d’iode et de brome, ainsi que du pétrole, se trouvent dans le prolongement oriental (98°) des sources salées de Grobogan, qui en partie dégagent également du pétrole en faible quantité. Ainsi que nous l’avons fait observer plus haut, dans la description de Sourabaïa, le pétrole doit probablement son origine à la masse sarcodaire de millions de foraminifères, dont les coquilles constituent presque la totalité de certaines marnes tendres miocènes. C’est pourquoi on doit chercher l’origine du pétrole de Java exclusivement dans les marnes tendres de notre étage tertiaire moyen et néo-tertiaire m, ; nulle part on n'a rencontré le pétrole dans les couches éocènes de l’île.
L'origine de l’eau salée est moins certaine, mais elle accompagne le pétrole d’une manière si constante, qu'il est plus que probable que tous les deux proviennent du même terrain.
Ainsi qu'il ressort de ce qui précède, les sources boueuses sont tout simplement des sources qui amènent de l’eau, soit en vertu d’une pression hydrostatique ordinaire, soit par la pression d'hydrocarbures, et qui enlèvent aux couches traversées de petites particules d'argile, et parfois même des coquillages.
Le nom de ,,volcans de boue” que l’on donne parfois à ces sources est donc fort mal choisi, puisque leur action n’a absolument rien de commun avec l’activité volcanique.
3. Source de Pélantoungan. À la limite de Sëmarang et de Pékalongan, on a fondé, près Pélantoungan, un hôpital militaire, affecté spécialement au traitement de toutes sortes de maladies de la peau. On y a annexé une léproserie, située de l’autre côté de la rivière frontière le Lampir, cours supérieur du Kouto, donc déjà sur le territoire de Pékalongan. Ce qui a conduit à choisir cet emplacement, c'est l'existence d'une source thermale à laquelle on attribue une grande puissance thérapeutique. Comme presque toutes les sources thermales, celle-ci a une action très favorable sur les plaies et les maladies cutanées, bien qu'on ait reconnu que cette source, qui était autrefois réputée iodée, ne contient pas d’iode en quantité appréciable.
A un bon kilomètre et demi au Sud de Pélantoungan, tout près de la rivière frontière Lampir, et à proximité du village de Pikatan, il existe encore une source d’eau tiède.
L'eau de Pélantoungan (No. 466) a été analysée par M. le Dr. MANN à Freiberg en Saxe; contrairement à ce qui se présente pour les sources issues des couches tertiaires, celle-ci, qui s'échappe d’un terrain volcanique, contient fort peu de matières fixes, environ 44 parties en poids. sur 1000 parties d’eau.
A titre de comparaison nous citons une ancienne analyse de cette eau faite par FRESENIUS (Annalen der Chemie und Pharmacie XLV 1843 p. 308 à 318; reproduite dans le Natuur- en Geneeskundig
Archief' voor Ned.-Indië I 1844 p. 328 à 330); on y constate que la proportion de matières fixes et la composition de l’eau sont généralement restées les mêmes qu'auparavant.
ANALYSE DE L'EAU DE PÉLANTOUNGAN (No. 466).
Eléments non volatils sur 1000 parties d’eau:
Dr. P. Mann. R. FRESENIUS.
carbonate de calcium 0.410444 0.4133 carbonate de magnésium 0.368693 | Se trouvent dans 0.3292 carbonate de potassium HO0DAI2 Peau tanl état o de — carbonate de lithium 0.004344 | bicarbonates. — carbonate de sodium 0.213975 O.3571 oxyde de fer — O.O145 sulfate de potassium 0.003577 — iodure de sodium 0.001355 traces bromure de sodium 0.002333 — chlorure de sodium 3-264198 3-1254 chlorure de potassium — 0.0945 anhydride silicique 0.150830 O.1471
Total = 4.506161 p. m. Total. —"4:48r1r0p:1m/ Résidu de la calcination Résidu de la
à 180 Centigr. — 4.468438 ,, , calcination — 4.4700 ,, ,,
Au point où jaillit la source, la température de l’eau est de 45° centigr. environ.
P. J. MAIER a trouvé dans l’eau de Pélantoungan, en 1850 (Nat. Tijdschr. van Ned.-Indië I 1850 p. 37) 45439 parties en poids de matières fixes sur 1000 grammes d’eau; plus tard (Nat. Tijdschr. van Ned.-Indië XXX 1868 p. 413) 4.5024 parties en poids pour mille et 0.0015 parties d’iode pour mille. C’est bien une preuve que l’eau de cette source a toujours présenté la même composition.
XI REDOU.
Annexes: Catalogue de roches Nos. 477 à 503.
Dessin Fig. 32. Planches Nos. 5 et 6.
Topographie.
Kedou est la seule résidence de Java qui se trouve complètement entourée d’autres résidences et qui ne touche donc nulle part à la mer. Au Nord est Sëmarang ; à l'Est, Sëémarang et Solo; au Sud, loguiakarta; à l'Ouest, Baguëlen.
Le sol est volcanique, en grande-partie; au Nord et au Sud seulement on trouve des roches tertiaires qui, dans certaines cimes, s'élèvent jusqu'à l'altitude de 0900 à 1000 mètres, et qui constituent un terrain accidenté, un pays de collines ou de montagnes. Au contraire, les volcans forment des cônes réguliers dont quelques-uns ont plus de 3000 mètres d’altitude. Il existe donc entre les deux terrains une différence très appréciable au point de vue topographique.
La ligne de partage des eaux des côtes Nord et Sud de Fava descend du Mérbabou, et passe, sur la limite de Sëmarang et de Kedou, par le Télomoio pour se diriger vers le terrain ondulé tertiaire situé au Sud du volcan Oungaran. Puis elle s'étend par les sommets Sapouanguin, Krikil (signal 898 m.), Alap alap et Bèsèr vers la localité Mountoung, ou elle coupe la grande route de Ngadirédio à Soukorëdio (en Sémarang), par Tiandiroto (Médaïou); elle monte par Dioumprit, où est la source de la rivière Progo, à 1237 mètres d'altitude, vers le sommet du volcan Sëndoro (3145 m.), et d'ici elle suit la frontière de Kédou et de Baguëlen, par le sommet Télérép, vers la grande chaîne du Prahou.
[. Bassin de la côte Nord. La partie septentrionale du Kédou est arrosée par les affuents du Bodri, qui se jette à la mer près Keëndal en Sëmarang. Les plus importants sont le Zogong et le Zodout qui ont tous les deux leur source sur le Gg. Prahou et qui se réunissent sur la frontière de Këdou et de Sëmarang, pour former le Bodri.
Le Logong forme en même temps la limite de Këdou et de Sémarang, depuis sa source où on l'appelle Zowren jusqu'à son confluent avec le Lodout.
IT. Bassin de la côte Sud. La partie méridionale de Këédou est presque entièrement arrosée par le Progo et affluents. Le Progo prend sa source au pied septentrional du Sëéndoro près Dioumprit, à 1237 mètres d'altitude, dans une grotte de la roche volcanique. Son cours prend d’abord une direction orientale, au Sud de Moutoung, le long du pied de la chaîne tertiaire; puis méridionale, à l'Est de Témanggoung et à l'Ouest de Maguëlang, jusque dans le voisinage de Mëndout. Un peu au Sud de cette dernière localité, il reçoît l’Elo et plus loin, au pied de la chaîne de Minoreh, il forme la limite de loguiakarta.
Le Progo reçoit à droite un grand nombre d’affluents, qui viennent des volcans Séndoro et Soumbing; et un nombre non moins grand d’affluents à gauche, qui naissent sur le Télomoïo, le Mérbabou et le Mérapi. L’affluent le plus important est /’Æ/o, qui prend sa source au versant Nord du Mérbabou, passe par le pied du Télomoïo, se dirige vers Bambou sourat et puis, à l'Est de Maguëlang, vers Mëndout, pour se réunir au Progo au Sud de cette dernière localité.
Les rivières qui viennent du Mérapi, principalement le Bélongkeng et le Pabélan, entraînent de temps en temps de puissantes masses de cendres et de pierres, qui par leur teinte gris-clair se font reconnaître pour des produits encore non altérés des dernières éruptions. Il n’est pas rare qu'il se produise ainsi des inondations des villages et des champs cultivés.
Le ÆXrasak, depuis son origine sur le sommet Mérapi jusqu’à son confluent avec le Progo, forme la frontière de Ioguia.
Le Tangs! a sa source au versant méridional du Soumbing, passe par Salaman et s’unit, plus à l'Est, au Progo.
Une très petite portion de Këdou est arrosée par le Xodr/, qui prend aussi sa source sur le versant Sud du Soumbing, mais se dirige vers le Baguëlen et se jette dans le Bogowonto.
Les volcans de l'Est et de l’Ouest de la résidence se rejoignent plus ou moins par leurs bases en pente douce; et comme le cours du Progo est du Nord au Sud, la partie de Këdou qui appartient au bassin de la côte Sud prend ainsi le caractère d’un haut plateau qui incline faiblement vers le Sud. Ngadirëdio est à 846 mètres d'altitude, Témanggoung à 584 m., Maguelang à 380 m. environ, le pont du Progo près Maguëlang à 332 et le confluent de l’Elo avec le Progo à 246 mètres.
Une particularité topographique de Kédou, ce sont les nombreuses petites collines qui font saillie dans la plaine, au Sud de Tëmanggoung et au Nord de Parakan ; ce sont vraisemblablement en partie de petits points d'éruption établis sur des coulées de lave du Sëndoro et du Soumbing, cachées sous les produits volcaniques meubles; plus près de la chaîne tertiaire, il existe cependant aussi quelques sommets formés de roches ter-
tiaires, couverts et entourés des produits volcaniques plus récents et ainsi séparés du grand massif tertiaire.
Géologie.
À. Le terrain éocène.
La chaîne frontière entre Kédou d'une part et Baguëlen et loguiakarta de l’autre, porte le nom de chaîne de MEënoreh ou de Minoreh. Au pied septentrional de cette chaîne, qui consiste en grand partie en brèches miocènes, on trouve dans la colline de Brobol, au Sud-Est du chef-lieu de district Salaman, une roche éruptive dioritique, entourée d'argiles schisteuses noir-foncé, de schistes argileux verts et gris durs et de quartzites gris arénacés. Dans les argiles schisteuses, on a trouvé quelques coquilles bivalves, qui sont cependant toutes brisées, car ces roches en se desséchant s'émiettent en petits fragments rhomboédriques. Je tiens ces argiles schisteuses pour éocènes, à cause de leur grande ressemblance avec les roches éocènes du Bantam qui seront décrites plus tard, et qui sont également accompagnées de roches dioritiques. À cause de leur friabilité à la surface on n'a pas bien pu mesurer la direction et l’inclinaison de ces couches; mais il est à peu près certain qu’elles se trouvent sous les couches miocènes m, de la chaîne frontière, de sorte que leur disposition n’est pas en contradition avec un âge éocène.
L'étendue de ces couches est faible; elle n'est que de 24 kilomètres en longueur et de moins d'un kilomètre en largeur.
Roches. No. 477. Roche éruptive du Gg. Brobol, au Sud du village de Ngladiëran (Latjeran et Kladjeran sur la carte topogr.) A l'œil nu, c'est une roche qui ressemble à la diorite, de teinte gris-clair, à grands plagioclases blanc-terne, hornblendes vert-terne et pyrite. D'autres éléments ne peuvent être reconnus à la loupe.
Au microscope, ces échantillons présentent une pâte dont la structure varie de microcristalline à cryptocristalline et dans laquelle on peut voir tantôt des cristaux, tantôt rien que des fibres et lamelles cristallines irrégulièrement délimitées; les parties incolores semblent appartenir au feldspath et les parties vert-clair à la chlorite. Entre ces particules polarisantes, il existe une quantité plus ou moins grande de verre isotrope. Les cristaux porphyriques consistent en gros plagioclases larges, décomposés aux bords en zéolithes ternes, limpides au centre et présentant parfois alors de belles stries croisées, les lamelles se coupant à peu près sous un angle de 90°. Les hornblendes sont vert-sombre et assez souvent décomposées totalement en chlorite vert-clair et en quartz. Des grains de quartz arrondis à inclusions de verre, mais sans bulles liquides. Quelques apatites limpides et beaucoup de pyrite. Dans
ER
quelques échantillons, il se montre érès peu de quartz. Ce sont des andésites à hornblende quartzifères, à caractère ancien. Il n’est pas nécessaire et même pas vraisemblable que ces roches soient plus anciennes que l’époque éocène, puisque en Bantam l’Âge de pareilles roches ne remonte pas plus haut que le tertiaire inférieur.
Autour de cette roche éruptive se trouvent les schistes argileux et les quartzites nommés plus haut; toutefois le contact n’est pas visible et il est donc quelque peu incertain si c’est le schiste qui est le plus ancien, ou bien si c’est la roche éruptive dioritique.
No. 478. Au point de vue microscopique, c'est un quartzite arénacé dur, à grain fin et de teinte gris-clair. Au microscope, on voit un agrégat de grands et de petits grains de quartz, de mica blanc, de chlorite verte, de quelques grains cristallins jaunes et jaune-brun que je n’ai pu déterminer avec certitude; c’est de la titanite peut-être ; on voit encore du minerai de fer et de petites particules noires, opaques et spongieuses, qui paraissent aussi en majeure partie consister en minerai de fer et non en charbon. Du calcaire spathique s’est déposé dans les fissures de la roche. C'est un quartzite.
No. 479. C'est un schiste argileux noir-foncé, dans lequel se trouvaient quelques fossiles. L’'échantillon lui-même s’est émietté à la dessication. Au microscope, on voit un agrégat d’un grain extrêmement fin et formé de petites lamelles de mica blanc, de grains de minerai, de petites particules noires et spongieuses, du charbon peut-être, ainsi que d’une ou deux espèces de foraminifères peu distincts, parmi lesquels de petites textularidées.
B. Ze terrain miocène.
1. Le terrain du Nord. Sur la limite de Sémarang s’allonge une chaîne de montagnes. constituée entièrement de brèches d’andésite et de grès et qui s'étend depuis Bédien, sur la frontière de Sémarang, par Mountoung et Bambou sourat (Méëdono) jusqu'au défilé de Pinguit (686 m.), sur la route postale d'Ambarawa. La montagne est appelée iciW, chaine de Diambou/; une des ‘cimes les: plus hautes, c'est le Ge nRaki de 898 m. d'altitude. Nous avons déjà traité de la disposition des couches dans la description de Sémarang; la direction est vers 90 à 130; l’inclinaison, alternativement au Sud et au Nord, de sorte qu'on a encore affaire ici à un enchaînement de bassins et de selles, de même que dans la plupart des endroits du terrain tertiaire.
Le Gg. Bési, à l'Ouest de Bambou sourat, consiste aussi probablement en roches tertiaires, recouvertes par des matériaux volcaniques incohé-
rents. À la surface, on ne peut voir cependant nulle part de roches
non altérées; on n'aperçoit que de l'argile brune incohérente avec cailloux roulés. La colline située au Sud-Ouest de Guërabak ne consiste également dans sa partie supérieure qu’en argile volcanique meuble, bien que des roches tertiaires puissent être cachées dessous. Les fragments des brèches sont en grande partie constitués d’'andésite à hornblende où d'andésite à pyroxène hornblendifère.
Les petits sommets qui, au Nord et à l'Est de Parakan, se dressent dans le terrain volcanique, semblent être pour la plupart de petits points d'éruption établis sur une coulée de lave, cachée sous les matériaux volcaniques meubles; tels sont, entre autres, le Gg. Këmbang près du village de Béndo gaboug, le Gg. Ambéëng près du village de Sëpatran et les monticules près du village de Margawati au Nord de celui de Kédou.
2. Le terrain du Sud. La chaîne, qui forme la limite entre Kédou et Iloguia et Kédou et Baguëlen, consiste en roches tertiaires; elle porte le nom de ,chaîne de Minoreh” et atteint la hauteur de 1000 mètres environ. Ainsi le signal sur le Gg. Kounir est à 970 mètres d'altitude.
Cette chaîne consiste aussi, en majeure partie, en brèches d'andésite inclinant alternativement au Nord et au Sud. Au sommet Tounggangan, au Sud de Salaman et sur la frontière de Baguëlen, la direction des couches est de 90”, l’inclinaison de + 20° au Nord; au mont escarpé Watou poutih, au Sud du Boroboudour (Planche No. 5), la direction est encore de 90° environ, mais l’inclinaison y est de 30 à 40° vers le Sud, de sorte que les couches forment une selle dans la chaîne du Minoreh. Au Sud du village de Tiono, la pente est encore très abrupte, de 30 à 40 vers le Sud.
En Baguélen, donc plus au Sud, il se montre encore, outre des brèches, des roches plus fines, principalement des grès et des marnes.
Aux environs du village de Tiono, au Sud de celui de Nguëmplak, on trouve du calcaire en deux couches fortement inclinées vers le Sud, et disposées entre les brèches, notamment au Gg. Plawan et au mont plus petit Gg. Gounting.
Le monument hindou de Boroboudour est situé sur une petite colline de brèches désagrégées. Au Sud de Mountilan, 7 collines s'élèvent encore, pareilles à des îles, dans la plaine volcanique et forment le prolongement oriental de la chaîne de Minoreh. Sur l’une d'elles, le Gg. Gouling, se trouve un signal, à 344 mètres d'altitude. Au Gg. Guëndol, les couches semblent incliner au Nord, mais on ne peut pas bien s’en rendre compte, car elles sont fort altérées à la surface.
Examen microscopique. On a examiné au microscope diverses roches de la chaîne de Minoreh, principalement des fragments durs provenant des brèches.
GEOLOGISCHE BESCHRIJVING VAN JAVA EN MADOERA
LORS Nains
Het Minoreh-gebergte
op de grens van KEë doe en Jogja, bestaande uit mioceene brecciën en zandsteenen. Genomen van de hindoe-oudheid Boroboedoer in Këdoe.
No. 482 a et &. Deux fragments originaires de la brèche (No. 481) du mont Watou poutih, au Sud de Boroboudour. Le premier est une roche grise avec quelques cristaux de hornblende particulièrement volumineux (20 mm.). Au microscope, c'est une andésite à pyroxène et à hornblende, ayant plus de hornblende brune que d’augite. La hornblende est tout-à-fait inaltérée et n’a qu'un bord sombre très étroit. La roche est tout aussi fraîche que certaines andésites à hornblende néovolcaniques.
No. 482 6 est une excrétion cristalline du No. 482 a, consistant en un mélange grenu de plagioclase avec de nombreux pores remplis d’air, de hornblende brun-verdâtre, d’augite vert-clair et de minerai de fer. Les noyaux d’augite sont délimités irrégulièrement par de la hornblende, de sorte que ce dernier minéral sera certainement issu ici du premier. C’est une andésite cristalline à hornblende et à pyroxène.
No. 483. Gros caillou roulé du village de Kalisat, au Sud de Salaman.
No. 484. Provient de la brèche ou peut-être d’une couche intercalée dans la rivière Kélouban, village de Komboran.
No. 485. Bloc roulé de la rivière Tangsi, au village de Krasak.
No. 486. Provient d'une brèche de la crête du Minoreh, à l'Ouest de Salaman.
No. 487. D'une brèche du Gg. Tounggangan, sur la crête de la chîane de Minoreh.
Ces 5 roches sont toutes originaires de la chaîne de Minoreh, et viennent de l'Ouest, du Sud et du Sud-Est du village de Salaman. Les brèches elles-mêmes (No. 488 et 489) sont gris-clair et dans ces brèches se trouvent de gros fragments durs dans lesquels on peut voir le plus souvent un grand nombre de cristaux foncés de hornblende. Au microscope, on les reconnaît toutes pour des andésites à hornblende, tantôt avec beaucoup d’augite, tantôt n'en contenant que peu. Elles renferment une pâte fine microlithique, dans laquelle, en cristaux porphyriques, 1l y a de la hornblende brune, de l’augite verte, peu d’hypersthène, du plagioclase, de l’apatite et du minerai de fer. Le quartz fait défaut. Dans certaines d’entre elles, la teneur en hornblende est faible, et ainsi s'établissent des transitions aux andésites à pyroxène. Les roches altérées contiennent de la chlorite et de l'épidote.
No. 490. Calcaire du Gg. Plawan, au village de Tiono, au Sud de Neguëmplak.
No. 491. Calcaire de Tiono, vis-à-vis du Gg. Gounting.
Un calcaire compact, blanc-rougeâtre, parfois blanc pur. Au microscope, on voit un fond de calcaire spathique pur; du minerai de fer noir spongieux s'est déposé seulement dans les fentes, et dans les variétés rouges se trouve disséminé de l’hydroxyde de fer à l’état très divisé. Parmi
les foraminifères, on trouve principalement de petites orbitoïdes à chambres médianes spatuliformes, des cycloclypées, des amphistégines, des globigérines, des textularidées et quelques autres espèces. Egalement le lithothamnium.