Ze Soumbing (Planche No
Ce cône, haut de 3336 mètres, est situé au Sud-Est du Sëndoro; il est aussi sur la limite de Kédiri et de Baguëlen. Son pied méridional vient buter contre des brèches tertiaires, prolongement septentrional de la chaîne de Minoreh. Au Sud-Est et à l'Est, le volcan s'étend jusque
près de Salaman et de Maguëlang, où il recouvre les produits plus anciens des volcans Bèsèr et Guiïianti, que nous décrirons tantôt. Au Nord-Est et au Nord, on peut suivre son manteau jusque Témanggoung et la chaîne tertiaire à l'Est de cette localité,
Non loim de la grande route, qui conduit de Parakan à Klédoung (défilé entre le Soumbing et le Sëndoro), il y a sur le versant du Soumbing un point d'éruption qu'on nomme le Gg. Pëétarangan. A la surface du Soumbing près de Témanggoung et en d’autres endroits on ne voit de nouveau que cette argile brune, avec blocs de basalte et d'andésite, que nous connaissons. Les nombreux petits sommets au Sud et au Nord de cette localité, sont probablement aussi autant de petits points d'éruption (bocche) sur des coulées de lave du Soumbing, cachées par les produits meubles de la plaine. Le cône plat Gg. Bësi, entre Témanggoung et Mëdono, déjà mentionné lors de la description du terrain tertiaire, consiste à sa partie supérieure en argile brune avec fragments d’'andésite. Il est probable que ce monticule appartient aux brèches, qu'il est recouvert par de la cendre volcanique altérée et que ce n'est pas un point d'éruption volcanique, puisqu'on ne remarque à son sommet aucune forme de cratère.
Le manteau du Soumbing descend avec une pente qui décroît réguhèrement, du sommet jusqu’à la plaine de Témanggoung. Le sommet lui-même n'a subi que des transformations de peu d'importance depuis la visite de JUNGHUHN. On y voit un bord de cratère circulaire, d’un rayon de 0.5 kilomètre (0.6 kilomètre d'après la carte de JUNGHUHN), qui est percé au Nord-Est seulement; le fond inégal du cratère est couvert de fragments épars, tandis que les parois consistent partiellement en gâteaux de lave cohérents.
Dans l’intérieur du cratère s'étendent 3 plaines sablonneuses, dont la plus septentrionale forme un petit lac à l’époque des pluies ; dans la plaine centrale il sort du sol en divers endroits de l’eau chaude et des vapeurs d'eau et d’anhydride sulfureux. Il paraît qu'aux temps historiques le Soumbing n'a pas eu d’éruptions; le faible changement qui s'est produit dans la forme des plaines de sable, depuis l’année 1838, où JUNGHUHN a gravi la montagne, jusqu’en 1887, où M. le contrôleur OUDEMANS a visité le cratère (Tijdschr. v. h. Binnenlandsch Bestuur. IT 1889, p. 373), doit uniquement être attribué à la désagrégation, à l’effritement et à l'érosion de la roche peu cohérente par les eaux pluviales.
La roche que JUNGHUHN a récoltée dans le cratère du Soumbing est, selon LORIE (1. c. p. 152), une andésite à pyroxène.
Néanmoins la roche (No. 495) d'un des nombreux petits sommets au Sud de Témanggoung, près de la grande route de Maguëlang, est un Dasalte avec assez bien d’olivine fraîche.