Le Mérapr
Ce volcan, qui est relié au Mérbabou par une selle près de Séloh, sera décrit dans la résidence de Solo.
Sur le versant occidental, qui appartient à Kédou, il n'existe pas de petits sommets avancés; la montagne descend régulièrement jusque dans la plane de Mountilan. A l’époque des pluies, les eaux des rivières, surtout du Bélongkeng, qui sort du cratère, et du Pabélan, charrient parfois d'énormes quantités de sables et de pierres, inondent les champs de sawahs et occasionnent de grands dégâts. La teinte de ces produits récents est toujours g71s-clair et on peut ainsi les distinguer aisément des produits altérés bruns plus anciens.
Parmi les roches du Mérapi, il se présente beaucoup de variétés poreuses, faciles à travailler, que l’on a choisies de préférence comme pierre à bâtir pour les temples hindous, tandis que l’on réservait les espèces les plus fines et les plus dures pour les belles statues, principalement pour les bouddhas. Les moëllons du grand Boroboudour (No. 502) ainsi que ceux du temple Mëndout (No. 503) consistent en une andésite fine, poreuse, qui, au microscope, se reconnaît pour une andésite à pyroxène fraîche ordinaire. Certaines roches contiennent quelques cristaux bruns de hornblende et d'ordinaire, dans la pâte microlhithique, un verre de teinte brune.
Je n'ai pas connaissance de coulées de lave, dans les profondes
vallées du Pabélan et d’autres rivières; autant que cela est visible, le manteau du volcan consiste en déjections incohérentes.
D. Dépôts quaternaïres et modernes.
A l'exception d'un peu d’alluvium des rivières, Kédou n’a pas, à proprement parler, de sédiments post-tertiaires, bien qu’une grande partie des matériaux volcaniques aient été naturellement emportés par les rivières à l’époque quaternaire, et le soient encore actuellement, pour être déposés dans la plaine en couches plus ou moins horizontales. Toutefois on ne peut pas toujours observer chez ces produits une stratification bien nette, et il n’est pas rare que les blocs, grands et petits, et le sable fin se trouvent entremêlés sans aucun ordre.
E. Sources.
Kédou ne possède qu'une seule source thermale de quelque importance; elle se nomme Aïer panas et elle est située à un bon kilomètre au Sud de Bambou sourat et à 4 kilomètres à l'Ouest de Guërabak. Autour de la source, on a bâti un bassin carré en dalles d’andésite, et on l’a ornée de plusieurs statues hindoues.
Plus d'intérêt présente une grande source d'eau froide nommée Kalibéning, à 6 kilomètres au Nord de Maguëlang, entre les vallées de l'Elo et du Progo. De l'eau limpide comme du cristal y jaillit avec force par diverses ouvertures et se rassemble dans des bassins. JUNGHUHN admet que cette eau, qui apparaît sur un plateau situé seulement un peu en-dessous de la plaine de Maguëlang, mais au moins à 16 mètres au-dessus des vallées de l’Elo et du Progo, est originaire de parties du Soumbing situées plus haut, et qu’elle est poussée à la surface près Kalibëning, par-dessous Îla vallée du Progo. Sans vouloir contester la possibilité de cette assertion, il me semble plus vraisemblable et aussi plus simple d'admettre tout bonnement que cette eau vient du Nord et du Nord-Est, de la chaîne du Diambou à l'Est de Témanggoung, puisque le terrain y est à une altitude plus grande que la source et que dès lors il n’est pas nécessaire de fairecirculer le liquide en-dessous des vallées de l’Elo et du Progo.
XII SOURAKARTA (Solo).
Annexes: Profils Nos. XIII à XVI.
Carte géologique de la chaîne de Diiwo 1 : 20,000. Catalogue de roches Nos. 504 à 583 (et Iloguia Nos. 595 et 596). Dessins Fig. 33 à 35. Planches Nos. 7 et 8.
Topographie.
La résidence de Sourakarta, appelée communément Solo, à pour limites, au Nord Sémarang, à l'Ouest Kédou et loguiakarta, au Sud la mer, sur une étendue de 8 kilomètres seulement, et à l'Est Madioun.
La partie centrale de Solo est plate et se nomme ”’la plaine de Solo” ; elle est arrosée par la rivière du même nom et elle a généralement une faible inclinaison du Sud au Nord. Les portions septentrionale et méridionale de la résidence consistent en un pays de collines tertiaires; à VEst est situé le volcan Lawou, à l'Ouest se dressent les volcans Mërapi et Mérbabou.
Au Sud-Ouest, la plaine de Solo n’est pas fermée par des montagnes, mais se rattache au-delà de Klaten et Kalasan avec la plaine de loguia. Au Nord-Est, la plaine de Solo forme le prolongement de celle de Madioun. La plaine est traversée par la voie ferrée de Lawang à Prambanan par Solo, ainsi qu'une autre de Solo par Sraguen vers la halte Kédoung banteng, sur la frontière de Madioun. Le point le plus haut de la voie, entre les stations Srowot et Klaten, est à 157 mètres d'altitude, Solo est à 03.5 mètres, Salem à 146, Lawang à 126, Sraguen à 86 et Kedoung banteng à 85.5 mètres, de sorte que cette prétendue plaine de Solo ne forme en aucune manière un terrain parfaitement horizontal. De plus, au Nord de Solo se trouve une arête plate, avec le signal Kritian, à 180 mètres d'altitude.
La ligne de partage des eaux entre les côtes Nord et Sud de Java, comme nous le savons déjà par la description de Madioun, suit à peu près la limite entre Madioun et Solo en passant alternativement dans l’une et l’autre résidence. De telle sorte que la partie de Solo où se trouvent les sommets Toulak (1135 m.) et Rahtawou (1005 m.), appartient encore au bassin de la côte Sud, car ce terrain est arrosé par
des affluents supérieurs de la rivière d'Ardiosari, qui se joint à la rivière Patütan.
Près du signal Glonggong (479 m.), la ligne de partage des eaux pénètre définitivement dans la résidence de Solo. Elle se dirige d’abord à l'Ouest; puis au Nord vers les signaux Bongos (667 m.) et Panggoung (786 m.), dans le calcaire; elle passe ensuite dans les brèches en allant vers le signal Gading (806 m.) à l'Ouest de Wonoguiri, s’y infléchit vers l'Ouest et quitte la résidence de Solo près du mont Barangan, poursuivant son cours assez longtemps en direction occidentale dans la chaîne méridionale de Ioguia. Vers l'extrémité de cette chaîne, au Sud de Prambanan, la ligne descend vers la plaine, coupe la voie ferrée un peu à l'Ouest de la halte Prambanan et monte ensuite au Nord vers le sommet du Mérapi (2875 m.). De là elle redescend vers le défilé entre le Mérapi et le Mérbabou près Séloh pour atteindre enfin les sommets du Mérbabou (3145 et 3108 m.), où elle quitte la résidence de Solo. Plus loin, sur la frontière entre les résidences de Sémarang et Kédou, elle se dirige vers le sommet du Télomoïo, ainsi que nous le savons déjà par la description de ces résidences.
I. Bassin de la côte Sud. La partie de Solo qui appartient au bassin de la côte Sud est fort petite, et ne comprend pas de rivières importantes.
Il. Bassin de la côte Nord: Ce bassin est arrosé principalement par:
1. La rivière Solo et ses affluents. Elle prend sa source sur la frontière entre Madioun et Solo, à l'Est de Glonggong, et elle y porte le nom de Sëmanguir. Après avoir formé quelque temps la limite des deux résidences, elle se dirige au Nord-Ouest à travers le terrain tertiaire vers la plaine de Kakap (+ 170 m. d’alt.), et puis au Nord vers Wonoguiri. Un peu au Sud de cette localité, elle reçoit le grand affluent de droite ÆXadouwan qui longe le pied méridional du Lawou. De ce point, le cours reste essentiellement au Nord, bien qu'il présente de nombreuses sinuosités; à Outér, la rivière coupe la grande route de Wonoguiri à Sourakarta; à l'Ouest d’Ariboïo, elle reçoit à gauche un long affluent, le Dénkeng, qui vient du Mérapi, longe la chaîne méridionale et traverse celle de Diwo; puis, elle prend à l'Est du chef-lieu Solo, à l'Est de la chaîne de Kritiüan, au Nord-Est vers Sokowati; et finalement, le long du pied de la chaîne tertiaire, elle se dirige, en direction orientale, vers Tawang, sur la frontière de Madioun. En face de Tawang elle reçoit la rivière Xedoung banteng qui vient du Sud et forme la limite entre Solo et Madioun. Au-delà, en aval de Tawang, dans les résidences de Madioun, Rémbang et Sourabaïa, nous connaissons déjà le cours de cette rivière, la plus grande de Java.
En Solo, la rivière reçoit de nombreux affluents, venant les uns du
Méërapi, les autres du Lawou, mais dont les eaux sont assez souvent détournées dans des aqueducs pour l’arrosage des champs cultivés. Par le chef-lieu Solo passe le Xa/r Pépé qui vient de Boïolali; et un peu au Sud de Boïolali, coule le grand affluent Gandoul qui a sa source dans le cratère du Mérapi.
2. Le Sérang, qui, avec ses affluents supérieurs, prend sa source sur le Mérbabou. Un grand nombre de ces branches se réunissent près de Téngaran et Sëémarang et continuent assez longtemps leur cours sur le territoire de Sémarang. A Gagatan, la rivière retourne en Solo et y prend le nom de Xa/? Gagatan. Plus en aval, elle prend celui de Sérang, et quitte une première fois la résidence au village de Rapoh; un peu plus au Nord elle forme quelque temps la limite de Solo et de Sëmarang et quitte définitivement le territoire de Solo au pont du chemin de fer sur le Sérang, entre les stations Goundih et Karangsono, à 37 mètres d'altitude seulement. Le cours inférieur du Sérang a été décrit dans la résidence de Sémarang.
Géologie.
A. Le terrain tertiaire et les sédiments plus anciens.
Tandis que dans les résidences décrites jusqu'ici, à l'exception d’un petit terrain en Këdou, on n’a pas rencontré de couches d'âge antérieur au miocène, nous trouvons ici pour la première fois des roches plus anciennes, notamment des schistes avec couches intercalées de diabase, ainsi que des grès quartzeux, des conglomérats de quartz et du calcaire à nummulites, éocènes. Ces roches pré-miocènes sont très rares à Java et, en dehors de Solo, elles ne se montrent que dans cinq résidences, savoir Kédou, Baguëlen, Banioumas, les Régences du Préanguer et Bantam, bien qu'il ne soit pas douteux qu’elles existent encore ailleurs, mais recouvertes par des sédiments plus récents.
En Solo, ces couches anciennes se montrent dans une petite chaîne au Sud-Est de Klaten, tout près de la tranche abrupte de la chaîne méridionale; mais elles s'élèvent en cimes isolées dans la plaine, entourées de toutes parts par des matériaux néo-volcaniques. Dans la suite, nous désignerons cette petite chaîne sous le nom de ,,chaîne de Diiwo”, d'après le village de Diüiwo qui se trouve à proximité.
I. La chaïne de Diiwo. (Avec carte géologique, échelle 1 : 20.000).
De ce terrain remarquable, on a construit, à l'échelle 1: 20.000, une carte séparée, composée de 4 feuilles du service topographique à 1: 10.000, qui ont été dans ce but réduites de moitié par la photographie.
On peut voir sur cette carte que la chaîne est divisée en deux moitiés par la rivière Déngkeng; la moitié occidentale comprend les
sommets Diabalkat, Wonosari, Tiakaran, Mërak, Tapan, Pégat et Tougou; la moitié orientale, les cimes Konang et Péëndoul.
Le noyau de la montagne consiste en schistes tendres et très friables, principalement en schistes chloriteux; mais il y a aussi des schistes à serpentine et des argilolites durs. Sur ces schistes se trouvent, à lEstliet à l'Ouest, des //près 'quärtzeux avec couches ünterposéeside calcaire à nummulites. Au Nord, les mêmes schistes sont recouverts immédiatement par du calcaire miocène plus jeune du Gg. Tougou. Toute la chaîne est entourée par une portion de la plaine de Solo, constituée par des sables et tufs volcaniques, qui la sépare aussi de la chaîne méridionale de loguia, laquelle commence par une paroi escarpée au Sud du village de Bogor.
a. Les schistes.
Les schistes sont en grande partie des schistes chloriteux verts (No. 504) dont la teneur en chlorite est variable. Ils sont la plupart fortement fissiles, prennent par la désagrégation une teinte brunrouge sombre qui les fait déjà reconnaître de loin, et à la surface ils sont divisés en un grand nombre de petits fragments, de sorte que presque nulle part on ne peut suivre la même couche sur une étendue considérable. Il est donc rarement possible de mesurer exactement leur direction et leur inclinaison.
Il se présente cependant dans les schistes, au pied septentrional du Diabalkat, une couche de calcaire cristallin (No. 505) de 14 à 2 mètres d'épaisseur, dont la disposition peut être bien déterminée; la direction est de 70°, l’inclinaison de 45° au Sud. Du côté Nord du Gg. Konang, les schistes ont une direction de 50° et une inclinaison de 40° au Sud- Est. Par contre, aux sommets Mérak et Tiakaran, l’inclinaison paraît être vers l'Ouest et le Nord-Ouest et même elle semble se faire vers le Nord à proximité du Gg. Tougou. Les couches forment donc une selle tordue, dont la moitié septentrionale présente une inclinaison qui varie du Nord au Nord-Ouest: celle de la moitié méridionale variant du Sud au Sud-Est. La direction de la ligne de faîte de la selle ou ligne anticlinale est indiquée sur la carte.
Entre les schistes se trouvent plusieurs couches de composition différente.
D'abord : la couche calcaire cristalline nommée tantôt, située au pied du Diabalkat (No. 505), que l’on retrouve encore dans les schistes au Nord du Gg. Péndoul et qui se termine au Gg. Diokotouwa (No. 506).
En second lieu: des couches de brèches de diabase (No. 207) qui se trouvent également en concordance entre les schistes ; elles contiennent de petits fragments anguleux de diabase dans un gravier de diabase arénacé et plus fin, lequel est aussi d'ordinaire calcarifère.
En troisième lieu : des couches de d'abase compacte, qui ont plusieurs
mètres d'épaisseur et que des milliers de blocs durs brun-sombre font reconnaître quand ils viennent à la surface. Entre les Gg. Tiakaran et Gg. Wonosari, affleurent en fro1s endroits des couches de diabase (Nos. 509 et 510) qui cependant, ainsi qu'on le verra mieux tantôt sur le profil, n’appartiennent probablement qu'à deux couches situées en concordance entre les schistes. (On retrouve ces deux mêmes couches de diabase plus au Nord, près du village de Bréngosan. À /'Ouest du Tiakaran, en un seul point, 1 y a aussi un peu de diabase qui fait saillie dans les grès, mais on n’a pas bien pu voir si c’est un fragment inclus dans les grès ou bien un rocher de diabase qui sort des schistes sous-jacents. A l'Est du Gg. Konang, on trouve encore une couche de diabase (No. 511) dans les schistes; et enfin le mont Gg. Péndoul, depuis le village de Baniouripan jusqu'au Gg. Gadia, consiste entièrement en cette roche (No. 512 et 513).
En différents endroits, on trouve dans les schistes des fragments de diabase altérés, de forme plus ou moins arrondie, parfois à l’état de boulets ronds (No. 508).
On rencontre dans les schistes à l’état de filons:
1. Veines quartzeuses et petits cordons quartzeux (Nos. 514 en 515) blanc laiteux, la plupart de l'épaisseur de quelques (1 à 3) centimètres seulement; à la surface ils sont parfois un peu plus épais, mais au: maximum de 6 à 10 centimètres.
2. Werines felsitiques minces et blanches (No. 516), épaisses de 1 à 5 centimètres; dans des cavités de ces petits filons, il s’est formé parfois de jolis cristaux de chabasie longs de 3 mm., incolores et présentant les stries bien connues. On les trouve surtout dans le terrain schisteux situé à l'Est du Gg. Tiakaran.
On ne peut observer de direction dominante ni dans les filons de quartz ni dans ceux de felsite; ces filons prennent toutes sortes de directions à travers les schistes.
Examen microscopique. No. 504. Schiste vert du Gg. Konang. Au microscope, on reconnaît qu'il consiste en un mélange schisteux de quartz et de chlorite verte, avec fort peu de minerai de fer. La chlorite est partiellement décomposée en une substance brune, par suite de la formation d’hydroxyde de fer. De très petits grains limpides appartiennent à la titanite. C’est un schrste chloriteux.
No. 509. Du Gg. liakaran, face orientale. En échantillons, c'est une roche vert-grisâtre d’un grain fin, avec quelques gros feldspaths, parfois sans cristaux volumineux. Au microscope, on reconnaît une roche entièrement cristalline, consistant en plagioclase limpide en grande partie, en partie trouble, avec angles d'extinction atteignant 25 à 30° de part et d'autre de la ligne de suture de la macle; il y a de l’augite jaune-brunâtre clair, qui n’est que faiblement pléochroïque et en partie décomposée
en chlorite; de l'ilménite, le plus souvent déjà dissoute, mais ayant laissé de la leucoxène (titanite) blanc-jaunâtre trouble. Comme produits secondaires de la pyrite, du quartz et beaucoup de chlorite. C'est une dtabase.
No. 510. Du Gg. Mérak. En échantillons, c'est une roche compacte vert-terne. C'est aussi une diabase, mais très altérée. Au microscope, on observe des feldspaths troubles, mais polarisant encore distinctement, beaucoup de chlorite, de l’hydroxyde de fer, du quartz et peu de calcaire spathique; la presque totalité du minerai de fer a été dissoute et entraînée. Diabase altérée.
Nos. 511, 512 et 513. Roches du Gg. Pëndoul ; les Nos. 511 et 512 ont été pris à l'Ouest du sommet, le No. 513 au pied méridional, près du village de Diérouan. Ces roches apparaissent aussi en fragments dans les couches éocènes. Ce sont des roches verdâtres, dans lesquelles à l'œil nu on peut déjà distinguer des feldspaths blancs et des augites vertes. Elles sont à grains cristallins de grosseur moyenne. Au microscope, on reconnaît qu'elles n’ont pas davantage une pâte proprement dite, et encore moins du verre; ce sont des mélanges grenus et cristallins de plagioclase, en partie blanc-terne par décomposition, d’augite jaune-brunâtre claire, d'ilménite et de grains de titanite. Bien que l’échantillon No. 5r2 paraisse très frais et non altéré, une partie de l'augite y est néanmoins transformée en chlorite, et une partie du minerai de fer en leucoxène. Il se présente aussi çà et là du spath calcaire. C’est une d'abase.
Nos. 505 et 506. Couche calcaire dans les schistes; le No. 505 a été détaché du pied septentrional du Gg. Diabalkat, le No. 506 vient du monticule Diokotouwa. Roche devenue totalement microcristalline et contenant de nombreux petits cordons étroits et blancs de calcaire spathique dans le calcaire gris Au microscope, absolument pas de trace de fossiles.
Age des schistes. Dans les schistes eux-mêmes on n’a pas trouvé de pétrifications; pas davantage dans la couche calcaire du Gg. Diabalkat et du Gg. Diokotouwa, celle-ci étant entièrement cristalline. Toutefois il existe de fortes présomptions, que ces schistes et les diabases qui les accompagnent appartiennent à la période crétacée. D'abord, ils sont recouverts en discordance par des grès et du calcaire à nummulites éocènes, de sorte que leur Âge remonte incontestablement plus haut que l’époque éocène; et en second lieu, une couche de calcaire interposée dans les schistes à serpentine de Banioumas, contient de
petites orbitolines, fossiles qui se présentent à Bornéo et ailleurs dans des roches du terrain crétacé.
b. Ze terrain éocène.
En trois endroits, les schistes sont recouverts par des sédiments qui,
par leur composition et leurs fossiles, occupent une place tout-à-fait spéciale dans la série des sédiments tertiaires.
On trouve le premier terrain au Gg. Tiakaran ainsi qu'au Nord et au Sud de cette cime jusqu’à la plaine; le second terrain, fort petit, est situé à l'Est du Gg. Diabalkat; le troisième se trouve entre les sommets Konang et Péndoul.
Ces terrains se composent de couches alternatives de grès quartzeux, de conglomérats de quartz, de brèches, d’argiles et de marnes, ainsi que de calcaire à nummulites.
Les grès consistent en grande partie en grains de quartz, agglomérés tantôt par un ciment argileux, tantôt par un ciment siliceux (No. 517); et dans ce dernier cas, il se forme ainsi des roches quartzitiques (Gg. Tiakaran, face Nord-Est). Ils sont d'ordinaire très riches en fer, entre autres au Gg. Woungkal (No. 518) et au pied du Gg. Tiakaran; et présentent ainsi une teinte rouge-brun.
Les conglomérats (No. 517) contiennent de petits cailloux roulés de la grosseur d’une noisette ou même plus petits; et, par l'accroissement de la finesse du grain, ils forment de nombreuses transitions aux grès.
Les roches argileuses sont de teinte grise, très tendres et se désagrègent aisément à l'état d'argile; à l'Est du Gg. Konang, elles contiennent, de même que les produits plus gréseux qui les accompagnent, de nombreux fragments de diabase, qui parfois dominent tellement qu'on ne peut plus reconnaître avec certitude si l’on a affaire à une diabase arénacée altérée ou bien à un grès ou à une argilolite avec inclusions de nombreux fragments de diabase. C'est ce dernier cas qui semble se présenter ici. Les roches argileuses deviennent parfois marneuses, néanmoins la teneur en calcaire semble se borner chez certaines d’entre elles aux coquilles des pétrifications qu’elles contiennent.
No. 522. Les brèches appartiennent à proprement parler au calcaire, puisqu'elles renferment des fragments de diabase et de schiste, reliés par un ciment calcaire plus ou moins abondant. Le calcaire contient alors ordinairement des nummulites.
Enfin, le calcaire à nummulites est le membre le plus remarquable de tout le terrain, parce qu’il contient un grand nombre de foraminifères, principalement des nummulites et des orbitoïdes, qui sont d’une grande importance pour la détermination de l’âge de la roche.
On trouve ce calcaire, d’abord en trois points voisins, situés au sommet Tiakaran (No. 519); au Gg. Woungkal (No. 520), déjà au bord de la plaine; et au Gg. Salam (No. 521), dans la plaine même. Les petites cimes calcaires du Gg. Tiakaran semblent appartenir à deux couches distinctes, puisqu'elles sont situées à des niveaux différents et qu'elles ont une forte inclinaison. A côté du terrain calcaire situé le plus bas, apparaît dans le grès et sur une faible étendue, la diabase mentionnée
plus haut, qui peut-être fait saillie, comme un rocher plus ancien, dans le grès environnant. Le calcaire inférieur présente, avec les grès qui l’environnent, une direction de 150° et une inclinaison de 60° au moins. vers le Sud-Ouest. Les deux petites cimes calcaires supérieures du Gg. Tiakaran sont avec le Gg. Woungkal et le Gg. Salam en une même ligne droite dont la direction est de 145° environ. Et cependant, ces points n'appartiennent pas à une seule et même couche, car au pied du mont, au petit sommet Woungkal, les couches ont une tout autre direction, savoir 35° et une inclinaison de 20° au Nord-Ouest. On n’a pas bien pu mesurer la direction et l’inclinaison au Gg. Salam, mais il est probable que les couches y sont sensiblement horizontales. Les couches de grès et de calcaire s’infléchissent donc tout autour du pied de l’arête Diabalkat—Mèërak—Tapan ; leur inclinaison est la plus forte au sommet Tiakaran et elle va en diminuant à mesure qu’on s'approche de la plaine.
Au versant oriental du Gg. Diabalkat, on trouve sur une petite étendue un peu de calcaire à nummulites (No. 5214); on n’y rencontre pas de grès.
A l'Est du Gg. Konang il apparaît entre des roches argileuses tendres, du calcaire brècheux à nummulites (No. 522); il contient des fragments den diabasè let de schiste D =070"; 14020 Sud PA Nordadu Gg. Pëndoul, du calcaire à nummulites (No. 523) avec roches argileuses tendres, est à découvert en plusieurs points; la direction y est de 80°, l'inclinaison est forte (+ 80°) et vers le Sud.
Par altération, ce terrain prend aussi une teinte rouge, d'un rouge moins sombre cependant que la teinte des schistes, de sorte qu’on peut reconnaître dans ce terrain la limite des schistes et des grès éocènes rien qu'à la différence de couleur des collines, très pauvres en végétation.
Le couleur du calcaire à nummulites varie du gris au gris bleuâtre clair dans la cassure fraîche. Le plus souvent la roche est totalement remplie de fossiles, de grandes nummulites ou bien de petites, ou encore des deux à la fois, ainsi que d'orbitoïdes. D’ordinaire on distingue très bien ces pétrifications à la surface altérée et érodée de la roche et elles s’en détachent aussi fréquemment en relief.
Fossiles. Dans mon mémoire ,,Voorloopig bericht over nummulieten, orbitoïden en alveolinen van Java, etc.” Nat. Tijdschr. van Ned. Indië LI, 1891, 1) j'ai donné déjà une description succincte des fossiles les plus remarquables du calcaire à nummulites de la chaîne de Dniwo; on trouvera dans la section V de cet ouvrage une description plus détaillée, avec figures.
Nummulites javanus var. « (Soloënsis). Diam. — 33 mm.; épaisseur
1) Un extrait en a été publié dans le Neues Jahrbuch fur Mineralogie, etc. 1892 I p. 65 à 67.
— 10 mm. Se montre dans le calcaire du Gg. Konang, du Gg. Pëéndoul, du Gg. Diabalkat, du Gg. Woungkal et du Gg. Salam.
De petites nummudlites se montrent dans le calcaire du Gg. Tiakaran, lequel toutefois est devenu finement cristallin, ce qui fait que les fossiles
ne sont reconnaissables qu’à leurs contours. Diam. = 3 mm., épaisseur — 1} mm.
Nummulites (Assilina) spira, DE ROISSY. Diam. = 30 mm., épaisseur
— 2 mm. Ces grands exemplaires se présentent dans le calcaire au Nord du Gg. Péndoul. On a rencontré dans celui du Gg. Woungkal des exemplaires plus petits, de 9 à 14 mm. de diamètre et de 14 à 2 mm. d'épaisseur.
Orbitoides papyracea BOUBÉE var. javana, minor. Cette orbitoïde qui, en Baguëlen, atteint la taille de 33 mm., n’a au maximum qu’un diamètre de 20 mm., sur une épaisseur d'à peu près 5 mm., dans les calcaires de la chaîne de Diiwo. Se montre dans les calcaires du Gg. Woungkal et du Gg. Pendoul.
Orbitoides ephippium SCHLOTH. var. javana. Diam. — 14 mm. épaisseur — 34 à 4 mm. Se montre, avec l O. papyracea dans les calcaires du Gg. Woungkal et du Gg. Péndoul.
Age des calcaires, des argiles et des grès. Bien qu'on n'ait pas encore trouvé de mollusques dans ces couches, leur âge éocène est rendu peu douteux par les foraminifères qu’on y rencontre, surtout si l’on remarque qu’en Baguëlen apparaissent les mêmes espèces de nummulites et d’orbitoïdes avec des alvéolines nombreuses, qui dans l'Inde britannique appartiennent essentiellement au groupe de Khirthar (éocène); il en est de même de l’O. ephippium recourbée en forme de selle. L’'O. papyracea convient moins pour une détermination d’âge, parce qu'à Java elle se montre déjà dans différents terrains et que dans l'Inde anglaise on la signale aussi dans deux terrains différents, Nari et Gaï. Il est probable que là-bas comme à Java, on a affaire à diverses variétés, ce qui toutefois ne ressort pas des descriptions. En tout cas, dans l’Inde britannique l’une des variétés d’ O. papyracea paraît se rencontrer dans des couches plus jeunes qu’à Java.
On ne perdra pas de vue non plus la composition pétrographique de ce terrain, qui s’écarte totalement du miocène, tant par la présence de grès quartzeux et de conglomérats de quartz, que par celle de brèches de diabase et de grès de la même matière. Toutes ces circonstances sont inconnues dans le terrain miocène de Java. Enfin, par sa position immédiate sur les schistes chloriteux et argileux avec filons de quartz, il est caractérisé comme le membre #nférieur du terrain tertiaire ; nulle
part du moins à Java, il n'apparaît un autre terrain entre les schistes et les grès quartzeux.
c. Le ferrain miocène.
Dans la partie septentrionale de notre petite chaîne, les schistes sont recouverts en discordance par des couches miocènes de calcaire marneux de notre étage m.,. Alors que les couches schisteuses ont le plus souvent de fortes pentes, le calcaire marneux du Gg. Tougou incline de 10° ou de 5° vers le Nord. Vers le bord, la direction des couches n’est pas la même partout et elle varie d'à peu près Nord-Sud à Est-Ouest. Le calcaire marneux repose donc en forme d’assiette sur les schistes.
À l'Ouest du Gg. Tougou, le calcaire se continue jusqu'au Gg. Pourno près du village de Tanggoulanguin, et près de Diimboung, il y a encore quelques petits sommets calcaires qui émergent de la plaine. Au pied de la petite cime calcaire près Dimboung, où la direction des couches paraît être de 165 environ et leur inclinaison d’à peu près 15° vers l'Ouest, jaillit une source d’eau froide limpide comme du cristal. 1) Au Nord et à l'Est du mont de diabase Péndoul, se dressent encore trois petits sommets, le Gg. Diëto, le Gg. Gadia et le Gg. Lanang, qui consistent également en calcaire marneux. Les couches y ont aussi une très faible pente (5° à 10° au plus). Dans la colline Lanang, la direction est de 1057, l’inclinaison est presque partout de 5° au Nord; à l'extrémité méridionale seule de la colline elle est de 25° au Nord. Dans la colline Diëto, les couches semblent encore incliner faiblement au Nord; on trouve ici une carrière assez profonde, d'où l’on extrait le calcaire marneux tendre, pour en faire des pierres tumulaires indigènes.
Les calcaires marneux du Gg. Lanang (No. 536), du Gg. Tougou (No. 537) et de Dimboung (No. 538) contiennent vus au microscope les mêmes foraminifères que la plupart des autres calcaires miocènes récents; ce sont principalement des globigérines, des rotalinidées, des textularidées, des cycloclypées et d’autres espèces. Dans le No. 536, on trouve en outre un assez grand nombre de petits fragments de plagioclase et de pyroxène.
Au Sud du Gg. Diabalbat et du Gg. Konang, la ,, Chaîne méridionale” de Ioguia se termine par une tranche assez escarpée, et elle n’est séparée de jla chaîne de Diüwo, beaucoup moins élevée, que par une bande étroite de sable volcanique et de tufs. Sous cette couverture, les roches de l’arête du Konang-Pëéndoul se continuent naturellement jusqu'aux couches de la Chaîne méridionale, mais on ne peut malheureusement pas voir le contact à cause des dépôts plus récents qui le couvrent.
Au Sud de Bogor, près du village de Prénggouk et du hameau Toutmati, les couches inférieures de la Chaîne méridionale consistent
1) Dans le bassin qui environne cette source nagent quelques tortues ,,blanches” que les indigènes regardent commes sacrées. La carapace de ces animaux est, par l’âge, devenue blanche en certains points.
en grès verdâtres (No. 595) et en argiles grises, parfois accompagnées de beaucoup de fragments arrondis de quartz (No. 596); la direction de ces couches est de 85°, leur inclinaison de 20° au Sud; elles se trouvent déjà dans la résidence de Ioguiakarta. Au microscope, on n'aperçoit malheureusement pas de foraminifères, mais rien que des plagioclases ternes, de nombreux petits fragments de quartz, de la magnétite, de l’hydroxyde de fer, de la chlorite et de petits morceaux d'une roche éruptive fort désagrégée (apparemment de la diabase). Ces roches font l'effet d'un produit d'écrasement des couches éocènes. Comme elles ne contiennent pas de fossiles, on n’est pas très sûr du terrain auquel elles appartiennent, mais comme plus haut dans la montagne elles alternent avec des couches brècheuses d’andésites, et qu'on ne peut y tracer une limite entre les couches inférieures et supérieures, tout le bord septentional de la Chaîne méridionale a été rattaché au terrain miocène inférieur (m,) et il a été teinté en conséquence sur ia carte.
Lorsqu'on s’est élevé jusqu'à la crête de la Chaîne méridionale, et qu'on poursuit sa route vers le Sud, on descend d’abord dans des brèches d’andésites et d’argiles (m,); à celles-ci succèdent des couches de marnes tendres (m,); et enfin des calcaires marneux et des calcaires (m,) du Gg. Séwou, qui se prolongent jusqu’à la côte Sud de Java en pente continuellement méridionale, de sorte que le terrain miocène s’y présente dans ses 3 sections. La Chaîne méridionale sera décrite d’une manière plus détaillée à propos de la résidence de loguiakarta. Il s'agissait seulement ici de démontrer que les couches miocènes z#férieures recouvrent notre terrain éocène, bien que le contact ne puisse être observé exactement. \
Profil No. X7II. Pris sensiblement de l'Ouest à l'Est depuis Diiwo (a), par les cimes Tiakaran, Mérak, Wonosari, puis, en sautant du point à à « (tous deux dans la couche de calcaire cristallin situé entre les schistes) par la sommet Konang; sautant encore de 4 à e, par le terrain éocène et la diabase vers la plaine en f et le pied de la Chaîne méridionale en 9. Partout la ligne de profil a été prise sensiblement perpendiculaire sur la direction des couches, et si l’on a sauté d'un point à l’autre, c'est pour réunir autant que possible le tout en un seul profil, p. ex. les deux terrains éocènes et les diabases. Dans ce profil on voit que les schistes et la couche calcaire cristalline interposée fgurent, avec quelques diabases, comme le membre le plus ancien dans une selle; le Gg. Mérak appartient à l'aile gauche de celle-ci; le Gg. Wonosari, à l'aile droite. Les trois massifs de diabase entre les cimes Tiakaran et Wonosari appartiennent, comme on le voit, probablement à deux couches.
Des deux côtés, reposent sur les schistes nos couches éocènes, grès
quartzeux, roches argileuses, couches brècheuses, avec interposition d’un ou deux bancs de calcaire à nummulites. Ces dernières couches sont recouvertes à leur tour par les couches inférieures de la Chaîne méridionale, qui appartiennent probablement déjà au miocène inférieur. A celles-ci succèdent les sédiments horizontaux de la plaine, qui sont plus jeunes que notre tertiaire le plus récent; donc, quaternaires ou modernes.
Profil No. XIV. Pris à travers le calcaire du Gg. Tougou (# à /), puis, en sautant de / à #, par le sommet schisteux Z vers le pied du Gg. Konang en c; ensuite, en sautant de c à #, par le Gg. Péndoul (0) et la cime de calcaire marneux Gg. Lanang, vers la plaine en 9. Dans ce profil, on n'a coupé qu'un seul terrain éocène, mais par contre on a passé par deux terrains miocènes de calcaire marneux.
Profil No. XV. Ce profil a été dessiné à une échelle plus petite que les deux précédents, afin de pouvoir représenter toute la Chaîne méridionale dans ses rapports avec la chaîne de Diiwo. Le profil de ce dernier terrain se compose des deux précédents et il a été pris en suivant la ligne 7, /, (k), %, c, d, (e), f, g; depuis g, la Chaîne méridionale a été coupée du Nord au Sud jusqu'à la côte Sud. Nous traiterons plus amplement ce profil dans la description de la résidence de loguiakarta et alors nous parlerons aussi de l’origine de la chaîne de Düwo, à propos de la Chaîne méridionale. Il suffira de faire observer ici qu'il apparaît entre les marnes m, et les calcaires m,1 du Gg. Séwou, un calcaire marneux m,, séparé en dalles, que nous rencontrerons aussi dans la partie de Solo située plus à l'Est.
Il. Za Chaîne méridionale en Solo.
On se rappellera d’après la description de Madioun, que le terrain du Sud-Ouest, situé à la limite entre Madioun et Solo, consiste en brèches et en calcaire; et qu'entre les deux étages miocènes, ce que nous avons nommé l'étage marneux ne fait pas défaut, mais qu'ilse trouvait être trop peu épais pour être représenté sur la carte. La limite des brèches et du calcaire s'étend de Patütan à Glonggong en passant par Pounoung.
Or, cette chaîne se prolonge en Solo vers l'Ouest, et s'étend depuis la côte Sud vers le Nord jusqu'à Wonoguiri et jusqu’au pied du Lawou; plus à l'Ouest encore, elle se rattache à la Chaîne méridionale de loguia citée déjà plus haut. Elle est constituée presqu'entièrement de brèches m, et de calcaires m,, entre lesquels ne se trouvent que peu de roches de l'étage 1m, .
Comme roche la plus ancienne, affleure en quelques points de l’andésite. Les sédiments éocènes ne sont pas connus ici.
a. Andésite.
Gg. Ténoungan. Aux environs de Wonoguiri, on trouve des couches brècheuses grossières (Planche No. 7), qui dans l’arête Pantiouran—
NE
GEOLOGISCHE BESCHRIJVING VAN JAVA EN MADoERrA.
Breccieberg bij Wonogiri in Solo.
Popoh avec le signal Gading (806 m.) inclinent au Sud-Ouest, et plus au Nord, dans les monts Guëémpeng et Koukousan (signal Mindodaren 306 m.), vers le Nord-Est. Les couches forment donc une selle, dont la partie moyenne a été emportée par les eaux, et en cet endroit même l’andésite est à découvert dans le monticule Tenoungan et aux alentours. À la surface, on trouve de nombreux blocs dans une argile brune. La roche (No. 525) est, à l'œil nu, cristalline et d’un grain moyen, avec des plagioclases brillants de la taille de 5 mm. et de petits prismes noirs de hornblende. Au microscope, on reconnaît une vraie andésite à hornblende avec beaucoup de hornblende et peu de pyroxène. Les hornblendes sont à bords grenus noirs et parfois même elles sont totalement ou partiellement décomposées en grains à l'intérieur. Donc, andésite à hornblende.
Kalr Dianglot près Guemawang. Au pied méridional du Lawou, le cours supérieur de la rivière Koulour, qui y porte le nom de Dianglot, forme la frontière entre Solo et Madioun. La rivière passe entre des brèches, mais au Sud du village de Guëémawang il apparaît dans son lit un peu d’andésite compacte.
Le même cas se présente en quelques autres endroits, où les rivières ont creusé les brèches jusque sur la roche éruptive. Néanmoins, à la surface, l'étendue de ces andésites est le plus souvent trop faible pour pouvoir être représentée sur notre carte.
DRE Taser.
L'arête brècheuse Popoh— Pantiouran mentionnée plus haut se continue depuis Wonoguiri vers l'Ouest jusque près de Kalasan, limitant partout vers le Sud la plaine de Solo. Un contrefort septentrional du mont Pantiouran s'étend par les cimes Larangan et Sélontoro jusqu'à Këèwasan et Ngadipouro. Plus au Nord encore, il ne s'élève dans la plaine que quelques petites cimes brècheuses. Dans ce contrefort, la direction des couches est S. E. à E. S. E.; la pente, versle S. W.; plus à lOuest, entre Tiandi prigui et Kalasan, la direction est à peu près vers l'Est (85° à 110), l'inclinaison est continuellement au Sud. Les couches y consistent en grès verts (No. 595) et en roches argileuses grises, qui contiennent parfois beaucoup de petits fragments arrondis de quartz (No. 596); nous en avons déjà fait mention ci-dessus. Il y a en outre des couches de brèches avec cailloux roulés d’andésite.
Depuis Wonoguiri, on peut suivre à l'Est les couches brècheuses, avec pente au Sud, le long du pied du Lawou jusqu’à la frontière de Madioun. |
Au pasangograhan Tirtomoïo (près du village de Laran) existe un beau bassin, dont le Gg. Kambingan constitue l'aile septentrionale (D. = 70° à 80°, L — 25° à 35°) avec pente au Sud, et l’arête située deméremienmllase Slarene (D. = 450, -12— 130" au N: W), l'aile
méridionale. Près du village Témanggal, ce bassin est fermé en ellipse. Au Sud-Ouest de Tirtomoiïo, de l’autre côté de la large vallée quaternaire de la rivière Koulour, on trouve l'extrémité méridionale de ce bassin dans les couches du mont Douwour qui inclinent au Nord et au Nord-Ouest.
A l'Est et au Sud de Tirtomoïo, jusqu'à la frontière de Madioun, on trouve partout des brèches, qui enserrent parfois de très gros blocs d’andésite et qui y atteignent des hauteurs considérables. C’est ainsi que le signal Gondang légui est à la hauteur de 1095 mètres, le signal Toulak à celle de 1135 mètres et le signal Rahtawou à 1005 mètres. Le plus souvent les couches sont en pente douce vers le Nord et forment plusieurs selles et bassins consécutifs. Près du signal Glonggong (479 m.), à la limite de Patutan, les brèches inclinent aussi très doucement au Nord, et il en est de même du calcaire superposé entre Glonggong et Kakap. Mais il est probable qu'il existe ici une anticlinale, puisqu'au Sud de Glonggong le calcaire incline vers le Sud. La route de Glonggong à Kakap passe presque tout le temps sur du calcaire, une seule fois seulement la brèche affleure sur la route. A l'Ouest de Kakap, à proximité du village de Glagahombo, il se trouve au bord de la plaine encore un terrain brècheux, environné partout par du calcaire. Plus loin encore vers l'Ouest, il n'apparaît plus en Solo de roches brècheuses, et l’on ne trouve plus que du calcaire jusqu’à la frontière de Ioguia.