Les sédiments du Seraïou
La rivière Séëraïou et ses nombreux affluents ont déposé les particules d'argile et de sable et les gros blocs roulés, qu'ils ont enlevés au manteau du Sëndoro, ainsi qu'au Gg. Prahou et au Gg. Soumbing, partie dans un ravin étroit, entre Lëksono et Sigalou, au confluent du Kali Toulis et du Séraïou; partie dans la plaine ou vallée bien plus large du Séraïou, qui s'étend depuis Sigalou, par Bandiarnégara, vers Banioumas et plus loin encore vers l'Ouest.
Le ravin étroit près Sigalou est comblé par des tufs et des conglomérats de matériaux volcaniques, disposés horizontalement, et qui s'élèvent de 20 à 30 mètres au-dessus du niveau actuel du Séraïou; l'érosion de cette rivière et de ses affluents s'y fait continuellement sentir. Nous avons rangé ces couches dans les sédiments fluviatiles quaternaires, car la pente volcanique raide du Sëéndoro finit à Léksono. Néanmoins, il ne faut pas oublier que, même au-dessus de Lëéksono, les rivières qui descendent du manteau du Séndoro ont entraîné une grande partie des matériaux de la surface pour les déposer plus bas, de sorte que le tracé d’une limite entre le manteau proprement dit du volcan et le quaternaire fluviatile reste toujours quelque peu arbitraire.