‹ Description géologique de Java et MadouraChapitre 190 sur 244 · La chaïne frontière de Pekalongan · texte numérisé non relu

La chaïne frontière de Pekalongan

La disposition des couches, près de Bongas et de Watoukoumpoul, est déjà connue par la description de Pékalongan; dans la rivière-frontière elles ont une direction de 145° et une pente au Sud-Ouest, de 25°; dans l’Iguëér Mégalamat, au-dessus de Bongas, D. = 145°, 1. = 35° au Nord- Est. Dans l’Iguër Wéëlad, au nord de Kaliténgah, la pente semble être encore vers l'Ouest; au dos abrupt Soumboul, et dans son prolongement méridional le Gg. Poutri, près Watoukoumpoul, elle paraît être de nouveau vers l'Est. Au Gg. Wisnou et au Gg. Mënték, entre Sémingkir et Watoukoumpoul, l'inclinaison se voit difficilement, mais elle parait être plus à l’Ouest. Plus loin encore à l’ouest, se trouvent le Gg. Mëndeulëm près Bëlik dont les couches inclinent à l'Est, et le Gg. Koumbang, où la pente est vers l'Ouest. Près de Gombong, on a pour les grès de cette dernière-montagne, D. — 180°, I. — 25° vers l'Ouest.

Cette chaîne consiste donc essentiellement en une succession de plissements, de bassins et de selles, dont la direction est Nord-Sud ou

Nord-Ouest—Sud-Est, direction qui se continue encore dans la résidence de Banioumas. Néanmoins, il faut en excepter les couches situées entre Watoukoumpoul et Kaliténgah, dont la direction est toutà-fait différente. C’est ainsi que près de Boungkous, on trouve des argiles noires fissiles dont D — 80°, [. — 45° au Nord. À Diogdiogan, DA SEE uNondOmEsSt ER aitenoh DE AIS), au Nord. Les argiles tendres sombres, très fissiles, n’ont subi que des compressions locales entre les grès durs; comme en d’autres endroits elles alternent avec ces grès, on ne peut songer ici à des couches récentes qui recouvriraient les grès en stratification discordante; il s’agit uniquement d'une anomalie locale.

Tout le terrain, depuis la frontière de Banioumas jusqu'à la rivière Tiomal, consiste en grès verts et argilolithes sombres trés fissiles, englobant des fragments de roches éruptives, lesquelles ressemblent non à de landésite, mais à des roches plus anciennes, notamment du gabbro ou de la diabase. Par ce fait, ainsi que par le caractère pétrographique des couches mêmes, qui consistent essentiellement en roches argileuses foncées, ce terrain rappelle le terrain éocène de Baguëlen et de Solo. Mais la couche calcaire située entre des argiles à Wioro et à Gantoungan (No. 779 et No. 778, décrits en Pékalongan) contient des orbitoïdes d'un caractère nettement miocène, de sorte qu’on ne peut pas attribuer aux couches de cette chaîne un Âge plus avancé que l’âge miocène. D'ailleurs, à l'exception des foraminifères du calcaire, on n’a rencontré nulle part des fossiles ni dans les grès ni dans les argiles de ce terrain. Ceci n'empêche cependant que la roche diabasique, dont on a trouvé des fragments dans ce massif, puisse très bien être plus ancienne, éocène ou crétacée p. ex., comme c'est le cas en Solo.et en Baguélen: Mais on ne saurait produire des preuves directes de cet âge; le caractère pétrographique seul ne suffit pas, en effet, pour le déterminer, car des roches gabbroïdes se trouvent, en Bantam, en concordance de stratification entre des couches miocènes et sont donc elles-mêmes d'âge miocène.

À Kaliténgah affleure une couche mince de calcaire de 6 centimètres d'épaisseur. Elle ne contient pas de fossiles; même au microscope on ne reconnaît aucun foraminifère.

A l'extrémité septentrionale de la chaîne, près la rivière Tiomal, à l'Est de la grande route de Randoudongkal à Pémalang, des marnes reposent sur des grès verts. Ce sont nos marnes tendres arénacées ordinaires de l'étage m, qui, plus à l'Ouest, à Pangkah, renferment aussi des pétrifications.

Si de Pémalang on se dirige au Sud vers Randoudongkal, on arrive, au Sud de Bantarbolang, à la rivière Siradiak, un affluent du Tiomal. Sur la pente raide. qui conduit à la rivière, les marnes

apparaissent sous les couches quaternaires d'argile, de sable et de cailloux roulés; ces marnes appartiennent au Gg. Gandoul, un contrefort du Boulak, qui, de même que les cimes marneuses Gg. Klétier (276 m. d’alt.) et Gg. Këdaton, situées plus à l'Ouest, est environné de terrain volcanique. Sous cette couche volcanique, les marnes se rattachent au terrain marneux plus occidental de Pangkah.

Page 1