La chaïne frontière occidentale
La portion Sud-Ouest de Tègal, depuis le défilé près Patougouran (378 m.) jusqu’à la cime Podiok tiga II (1347 m.), confine au Sud à Banioumas; à l'Ouest, cette portion de la résidence confine à Chéribon.
La chaîne frontière de Tégal et Banioumas consiste entièrement en roches de l'étage m,, des brèches et des grès d’andésite. Rarement on peut y bien observer les directions et les inclinaisons. Au Gg. Kokol, à l'Ouest de Bantarkawoung, les mesures ont donné D. = 05, I. — 50 au Nord. En d’autres endroits cependant la direction varie entre 120° et 135, tout comme dans le prolongement méridional des couches, aux environs de Madiénang (Banioumas), localité qui est actuellement reliée au pasanggrahan Salém (338 m.) par un sentier pour cavaliers. Au Nord de Salëm, chef-lieu du sous-district du même nom, est située l’arête Koumbang, qui s'étend de l'Ouest à l'Est et qui, au point le plus haut, s'élève à 1218 mètres d'altitude. Le Gg. Koumbang lui-même consiste essentiellement en brèches et grès d'andésite, qui inclinent au Sud et qu, vers le Nord, se rattachent aux brèches situées près de la cime d’andésite Tiangga, à l'Est et au Sud Est, à celles du Gg. Tapak (339 m.) et du Guëguër Tübodas (317 m.); on peut suivre ces dernières jusque Boumiaïou; elles se continuent encore vers le Sud, depuis Tandioungsari, le long du Pamali, jusqu’à la source de cette rivière, au défilé de Patougouran. Le Pamali borne ici les matériaux volcaniques; à l'Est du défilé se dresse encore un petit sommet brècheux, isolé au milieu des déjections volcaniques.
Au Nord des brèches du Gg. Koumbang, du Tiangga et du Tapak, se trouvent des marnes tendres, inclinant tantôt au Nord, tantôt au Sud. Lorsque, venant du pasanggrahan Salém et passant par Pënawaran (Banawati), on gravit le dos du Koumbang, du haut du défilé, qui s'y élève à 660 mètres, on jouit de la vue splendide sur les collines situées au Nord et sur la plaine de Tandioung, jursqu'à la côte. On descend alors aussitôt en pente rapide, sur des brèches et des grès inclinant au Sud; puis, au pied du mont, et à un bon kilomètre au Sud de Sindangheula, on met le pied sur des marnes tendres qui inclinent aussi au Sud, mais qui cependant sont disposées, non sous les roches du Koumbang, mais contre celles-ci; il est manifeste que ces dernières sont redressées ici le long d’une faille. Entre Sindangheula
et Bandiarhardia, la pente est d’abord au Sud; puis, près du Gg. Téngah, (au Nord-Ouest du Gg. Tiangga), au Nord; à 14 kilomètre plus au Nord, elle est encore au Sud et au Gg. Toukoung (184 m.) de nouveau vers le Nord, paraît-il, mais les mesures ici n’ont pu être convenablement faites. La direction varie donc entre 80° et 120°. A Bandiarhardia se termine le pays de collines, et plus au Nord s'étend la plaine quaternaire.
Ce qui est remarquable, c'est qu'au Sxd du Gg. Koumbang, entre cette arête et Salém, il se trouve un îlot isolé de roches marneuses tendres, environnées de toutes parts par des roches de l’étage brècheux. La longueur de ce terrain marneux est de 10 kilomètres et sa plus grande largeur de 2 kilomètres. Au centre, il est à 250 mètres d'altitude; au bord, l'altitude est de 300 à 350 mètres; il faut qu'il ait été soulevé en même temps que le Gg. Koumbang. Ces marnes contiennent une couche de lignite, qui forme un bassin tout comme les marnes elles-mêmes. A l'aile Nord, D. == 110, PES Mau, Suds Male ASud DA Pos ME a uiNordemie couche de charbon affleure dans le Ti Leuweung au hameau de Srikandi du village de Bantarsari; l'épaisseur est à peu près de 2 mètres et l’inclinaison au Nord; la couche est un peu déformée par pression, sa puissance peu considérable, vu qu’elle repose dans un terrain fortement érodé par la rivière. Plus au Nord-Ouest, elle est à découvert dans le Ti Paniouroudan, au hameau Tükarni du village de Pasirpandiang. lei, la pente est au Sud, et l'épaisseur de /Æ#r.55"mêtre Waavière y a emporté une partie du charbon, qui appartient aux couches supérieures du terrain, en même temps que les marnes qui l'entourent. Au point de vue technique, ce charbon (Nos. 805 à 807) n’a aucune valeur, car il est de qualité inférieure et une grande partie de la couche a été enlevée par l'érosion.
Profil No. XXIV. Dans ce terrain a été faite une coupe qui est représentée au profil No. XXIV. Ce profil s'étend depuis la plaine de Bandiarhardia, par la cime d’andésite Tiangga et les marnes près de Sidangheula, vers le dos du Koumbang; puis vers les marnes lignitifères formant bassin près de Salëém; ensuite, par les brèches de la chaïîne-frontière, vers la chaîne en Banioumas, au nord de Madiënanpg, et jusquà Wanarëdia et la rivière Ti Tandoui. Comme il a déjà été dit plus haut, il existe au nord de Koumbang une faille qui a été figurée au profil.
Aux environs de Margasari, divers pitons s'élèvent dans la plaine. Deux d’entre eux consistent en brèches, un en marnes; la quatrième montagne, la plus grande au nord de Margasari, a deux cimes, le Gouwa matian et le Sirantiang (146 m.) Dans la première est creusée une grotte, dans du calcaire marneux; à l'extrémité méridionale de ce mont, on a trouvé
Do), = Mate uiSud;#près .de.ld grotte mème, D: :=1%90, I — 10° au Nord; plus au Nord, les couches semblent d’abord horizontales, puis en pente douce au Sud. Enfin, à l'extrémité septen- ‘Hionale,, près de lancime Sirantiangs, D::—:90", 1. — 25" au Nord, Ce calcaire marneux, de même que le calcaire et la marne calcaire de Winong, au Sud-Est de Pangkah, paraît se trouver interposé dans les marnes et appartenir aussi, par conséquent, à l'étage m,.
Description de quelques roches. No. 793. Fragment originaire d’argiles sableuses, au-dessus de Gantoungan, à la descente vers la rivière Kérouh, non loin de la frontière de Pékalongan. C’est une très belle roche cristalline, noir foncé, à feldspaths brillants. Au microscope, on voit un agrégat de cristaux tabulaires de feldspath frais à belles stries et à grands angles d'extinction (30° à 40°) des deux côtés de la ligne de suture des macles; des augites, dont la teinte varie du brun verdâtre clair au jaune clair, en cristaux irrégulièrement délimités qui remplissent les espaces existant entre les plagioclases et qui ne sont que pour une petite partie décomposés en chlorite; des cristaux d’olivine totalement transformés en serpentine brun verdâtre; puis de la magnétite. Une pâte proprement dite manque; en quelques endroits seulement il existe de petits cristaux de feldspath et des particules de chlorite entre les gros cristaux. La roche rappelle certaines diabases cristallines à olivine et elle n’est peut-être pas d'âge miocène, mais d’une époque plus reculée (éocène ?). Donc, basalte cristallin ou diabase à olivine, cristalline.
No. 794. Récolté au Kali Mëndeulém, dans le voisinage du poteau 214, entre Sémingkir et Watoukoumpoul, au pied oriental de l’arête Wisnou—Mënték. Originaire également de fragments situés dans des grès et des argiles. A l'œil nu, la roche ressemble à du gabbro ou à une diabase grenue, à cristaux blancs de feldspath et à cristaux d’augite vert foncé. Au microscope, on voit de nouveau un mélange entièrement cristallin de cristaux de plagioclase, d’augite et de minerai de fer, sans olivine cependant. Les augites jaune verdâtre clair y sont d’abord décomposées en un minéral brun à fibres droites (bastite); et celui-ci à son tour est transformé en chlorite. Une partie du feldspath y est aussi trouble. La roche a tout-à-fait le caractère de certaines diabases. C'est une andésite à pyroxène cristalline où une drabase cristalline.
No. 795. Enlevé à des blocs gisant dans de l'argile ou du grès, sur la même route que le No. 704, mais un peu plus au Nord, au poteau 20. Ressemble au No. 794, tant au point de vue macroscopique que microscopique. Comme produits de décomposition de l’augite, on y trouve de l’ouralite, de la chlorite et du mica brun, toutà-fait comme dans les roches anciennes. (C’est encore une andésite à pyroxène cristalline où une diabase cristalline.
N. B. Bien que les fragments Nos. 703, 794 et 795 se montrent dans des roches miocènes, il se peut cependant fort bien que les roches, dont ces fragments sont originaires, soient d'âge éocène ou crétacé. Elles ressemblent fort aux diabases qui apparaissent entre les schistes à serpentine et les schistes à chlorite de Solo et de Baguëlen, qui sont d'âge crétacé.
No. 708. Grès vert brunâtre, dur, du Gg. Poutri, prolongement méridional du Gg. Soumboul, près de Watoukoumpoul. Contient des fragments de plagioclase terne, d’augite vert brunâtre ou jaune brunûtre, du minerai de fer, de la chlorite et du spath calcaire. Ce grès vert consiste évidemment en débris des roches éruptives Nos. 794, etc.
No. 796. Grès vert clair de la petite colline Gg. Këmbang près de Bongas. (C’est à peu près le même que le No. 798, mais il contient aussi de la pyrite. Donc grès vert, sans foraminifères.
No. 797. Couche calcaire, de 6 centimètres d'épaisseur, interposée dans des argiles au village de Kaliténgah. C’est une couche mince de calcaire marneux qui, au microscope, est de teinte brune et entièrement compacte. On n'y voit pas de foraminifères, mais seulement quelques petits cristaux de feldspath.
No. 799. Grès vert clair du Gg. Tiëlirit, à 14 kilomètre au Sud de Kalibakoung. Au microscope, 1l est constitué des mêmes éléments que les roches Nos. 798 et 706, mais il ne contient que fort peu de calcaire spathique et un peu d'hydroxyde de fer. Grès vert.
No. 802. Couche calcaire blanc jaunâtre à fossiles (No. 801), située entre des marnes (No. 8oo), au sud-est de Pangkah, sur la route de Winong. Au microscope, on ne peut voir que quelques foraminifères, entre autres des textularidées et des amphistégines, longues de 1E mm, ainsi que des débris de corail. La plus grande partie de la roche est devenue cristalline.
No. 803. Calcaire jaune, de la grotte Gouwa matian, au Nord de Margasari. On n'y voit que quelques foraminifères, peu distincts, parmi lesquels des amphistégines.
No. 8o4. Calcaire jaune du Gg. Sirantiang, au Nord du gisement précédent. Il est très poreux et fortement attaqué par les eaux. Parmi les foraminifères, on ne peut reconnaître que de petites amphistégines.