‹ Description géologique de Java et MadouraChapitre 207 sur 244 · Le 7akrabouwana · texte numérisé non relu

Le 7akrabouwana

Cette montagne se trouve sur la limite de Chéribon et des Préanguer, et en même temps sur la ligne de partage principale ‘des eaux, dont fait partie le plus haut point, situé à l'altitude de 1720 mètres. C'est au Nord de ce point qu'est la source du Ti Kabéet, bras supérieur du Ti Hikeu, affluent du Ti Loutoung, qui se joint au Ti Manouk à Karangsamboung; tous ces affluents bornent les Préanguer. Au Sud de la cime Tiakrabouwana, le Tii Tandoui prend sa source; c’est aussi une rivière-frontière des Préanguer.

Le Tiakrabouwana a un cratère effondré de 1450 mètres de rayon, situé tout entier dans les Préanguer; seule la partie orientale du cirque est sur la limite des Préanguer et de Chéribon; c’est là que se trouve lespoint le plustélevét(r720 0m);

La crête du Tiëndana, dans son prolongement occidental, bute contre le Tiakrabouwana et est recouverte des produits de ce volcan; vers le Nord, le pied du volcan s'étend jusqu’au village de Padiagan, dans les Préanguer, et jusqu’au village de Sédawangui, en Chéribon.

No. 1650. (Préanguer). Echantillon détaché de gros blocs gisant dans la rivière-frontière le Ti Kabéet, sur la route de Lémahpoutih. Roche gris-sombre; c’est une andésite à pyroxène, sans olivine.

Les roches qui ont été récoltées dans l’intérieur du volcan sont aussi des andésites.

CNET rerImar.

Entre Kouningan et Leuwimounding, se dresse le beau cône volcanique régulier du Tiérimaï, dont les 4 sommets se trouvent sur un petit cirque de cratère elliptique, respectivement à 3027, 3042, 3049 et 3077 mètres d'altitude. Ce cratère en circonscrit deux autres, plus petits, séparés par une arête déprimée de déjections meubles. La plus grande longueur de tout le cratère, du Nord-Est au Sud-Ouest, est de 270 mètres environ

(d'après JUNGHUHN); c'est donc un des très petits cratères de Java. Dans l’intérieur, existent quelques solfatares qui déposent du soufre.

Le manteau de ce volcan s'étend au Nord jusqu’à la chaîne d’andésite (Gg. Kromong) située près de Lengkong; puis, vers l'Ouest, jusqu’à Radiagalou, Madialengka, Télaga; au Sud, jusqu'à la chaîne tertiaire, près de Tipasoung et de Kadouguëdé; à l'Est, par Kouningan, Tiawiguëbang et Lourahgoung, jusqu’à la vallée du Ti Sanggaroung, près de Tiükeusik; et même à l’autre bord de la rivière, jusque Tikadouwétan et Tiileuïa et jusque Baok; au Nord-Est, jusqu’à Sindanglaout et jusqu’au petit volcan de Chéribon. Les produits incohérents y dominent; les coulées de lave y sont relativement rares; on peut voir une d’entre elles au-dessus des marnes de la source de pétrole de Madia. Au versant oriental, à Sangkanourip, jaillit une source thermale; et tout près de Kouningan, dans la vallée du Sanggaroung, il existe encore une source thermale, fortement chargée d’anhydride carbonique. Si on laisse se vider le bassin qui a été construit autour de la source, il suffit d'y descendre un instant pour constater qu'il reste sur le fond une couche épaisse d’anhydride carbonique.

On trouve dans le ,,Natuurk. Tijdschr. van Ned.-Indië XXIIT 1861, p. 49, une analyse de l’eau de la source de Sangkanourip, faite par P. J. MAIER,; et une autre, faite par J. B. NAGELVOORT, dans le même Tijdschr. XXXII, 1873 p. 433. Le premier de ces chimistes a trouvé, pour deux sources, 5.1920 et 3.1169 parties en poids de matières fixes pour mille; le premier chiffre seul est exact, puisque l’eau de la seconde source était mélangée d’eau de rivière. Le second chimiste a trouvé, sur 1000 parties d’eau, 4.623 parties en poids de matières solides, donc un peu moins que MAIER.

L'eau de la source de Kouningan a été analysée, à deux reprises, par P. J. MAIER (Natuurk. Tijdschr. van Ned.-Indië IV, 1853 p. 406; et XXI, 1860 p. 5). Il a trouvé la première fois 6.8682 parties; la seconde, 6.6931 parties en poids de matières fixes pour mille.

Au Sud de la cime Tiérimaï s'élève le mont Guëguër halang, qui est bien moins haut, et qui est, paraît-il, un point d’éruption distinct et plus ancien, bien qu’un cratère défini n’y soit pas visible. Le Guëguër halang aussi bien que le Tiérimaï proprement dit, ont projeté des matières de nature andésitique. Dans une roche recueillie au cratère par JUNGHUHN, LORIÉ n’a trouvé que peu d’olivine (Bijdrage tot de kennis der Javaansche eruptiefgesteenten, p. 137).

No. 867. Gros blocs du village de Tikaso, au Nord de Kouningan. Roche gris-clair. C’est une andésite à pyroxène, sans olivine.

No. 868. Coulée de lave au-dessus de la source de pétrole Tiibodas, à Madia. Roche tant soit peu poreuse, gris clair, avec quelques grands cristaux de hornblende. C'est une andésite à pyroxène fraîche, sans

ovine, mais avec quelques hornblendes décomposées en grains noirs.

No. 869. Caillou roulé du Ti Diadiar, près de son confluent avec le Ti Waringuin. Ce fragment a été trouvé en arrière de Paroungdiaïa, où il a été apporté du Tiérimaï par le Tii Waringuin. C’est un beau pechstein (rétinite) d'andésite à pyroxène, à cristaux porphyriques de plagioclase, de pyroxène, parmi lequel beaucoup d'hypersthène, et de magnétite, dans un verre brun très abondant; celui-ci est en quelques points dévitrifié et présente alors un groupement radiaire des fibres de verre

décoloré et des filaments noirs. Toutefois, les sphérolithes y sont peu nombreux.

D. Dépôts quaternaires et modernes.

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