Le terrain andésitique occidental
La partie Sud-Ouest de la résidence de Batavia consiste en grande partie en brèches tertiaires, grès, argiles, etc., parmi lesquels il se montre néanmoins Çà et là des roches éruptives. A cette portion appartient tout d’abord le grand terrain andésitique qui commence près du Gg. Tüsalimar et qui se continue sans interruption le long du cours supérieur du Tu Kaniki, jusqu'au Gg. Halimoun IT (1929 m.). Celui-ci est le sommet le plus élevé; les autres cimes, Haleum, Bouliguér poutih, Kéntiana (1800 m.), Botol (1760 m.), Malang, Panendiowan, Ttamiang, Tupatiet, Boudial, Wirou, Dahou, qui consistent en brèches, sont moins hautes; et il en est de même des 3 cimes d’andésite isolées sises au Sud-Est de Tupatat (plantation de Bolang), le Gg. Mënapa, le Gg. Pountang et le Gg. Singa. Ce grand terrain d’andésite, que l’on appelle tout aussi bien Halimoun que. Bentang Gading et Sanggabouwana, occupe les parties de plus grande altitude des plantations de Diasinga, Bolang, Nanggoung et Leuwiliang (Péniawoungan). Il n’est pas, en général, bien favorable aux cultures et est encore recouvert de haute futaie.
Plus au Nord s'élèvent encore divers sommets d’andésite, près du mont Guëdé, sur la limite de Diasinga et Bolang. Ce sont en premier lieu le Guëdé lui-même (1020 m.), avec les cimes voisines Téngah et Walang; puis, le mont Limboung, avec le Kémbang au Sud-Ouest du Guéëdé, le Tendioléat à l'Est et les trois cimes abruptes Niountioung, Gueulis et Tangkil, au Sud-Est du Guëdé, près Kompa (Bolang). Une partie de l’andésite de ce terrain, notamment celle du Gg. Guëdé, rappelle des roches anciennes.
Encore plus au Nord sont situées plusieurs cimes éruptives isolées ; d’abord le Gg. Angsana, au nord de Diasinga, aux confins de la plantation de Tukopomaïak; c’est un petit sommet escarpé, dépourvu de cratère, qui s'élève de 100 mètres au-dessus du terrain environnant. Puis, diverses cimes à l’ouest de l'établissement Bolang hilir, le Gg. Salak, le Gg. Guëlap, constitué par deux sommets, séparés par la rivière Matouk, et le Soudamani. A l'Est de ce dernier sommet affleure aussi de l’andésite dans la rivière Dangdeur; et on voit encore de l’andésite dans le cours supérieur de la même rivière, au hameau de Guërahonpg, sur le sentier qui, de Bolang hilr, conduit au Sud vers Bolang (Tugoudég). Il existe encore trois petites cimes, l’Eusing, le Mëniang (avec le Siangkeub et le Sioudëng) et le Souakan, dans la plantation de Tubodas, à l’ouest de Gobang; le Souakan est situé sur la rive gauche de la rivière Tampouan, qui arrose Gobang et qui se joint au Ti Sadané à
Tübodas. Enfin, dans le Tii Pouraséda (affluent du Ti Antën) et dans son affluent le Ti Koneng, il apparaît sous des brèches encore un peu d'andésite massive. Ce sont peut-être des couches d’andésite interposées dans les brèches du Gg. Kémbang.
Quelques-unes des roches du terrain occidental seront décrites au point de vue microscopique; elles diffèrent assez bien les unes des autres sous le rapport pétrographique, et probablement aussi quant à l’âge, bien qu'on ne puisse l'établir avec certitude. Elles ont toutes fourni des matériaux des couches miocènes les plus anciennes; mais il n'est pas sûr qu'elles soient elles-mêmes, en partie, plus âgées que le miocène. Contre l’andésite du Gg. Guëdé s'appuient des schistes argileux et siliceux noirs, qui malheureusement ne renferment pas de fossiles; ils ressemblent aux schistes noirs de la chaîne du Parang, en Krawang, lesquels sont probablement des roches miocènes ordinaires métamorphisées. Une partie des roches du Gg. Guëdé ressemblent à des roches éruptives éocènes, que nous rencontrerons ultérieurement en Bantam.
No. 914. Détaché du pied du mont brècheux Gg. Kémbang, dans la rivière Pouraséda, affluent du Ti Antëén, en amont de Pouraséda, plantation de Leuwiliang. Cette roche, ainsi que la suivante, forme peutêtre des bancs éruptifs dans des brèches.
C'est une très belle roche non désagrégée, à pâte microlithique de teinte claire et à verre limpide. Parmi les gros cristaux, il y a des plagioclases très limpides, de l’augite, de l’hypersthène, un peu de hornblende et de la magnétite. Dans les plagioclases il y a des inclusions de particules de verre brun. Andésite à pyroxène (hornblendifère.)
No. 915. De la cascade du Ti Koneng, affluent du Tii Pouraséda, plantation de Leuwiliang, non loin de la roche précédente. C'est à peu près la même roche, mais le verre de la pâte y est brun clair. Andésite à pyroxène hornblendifère.
No. 916. Du cours supérieur du Tu Kaniki, en amont de la mouara Ti Kéris, plantation de Nanggoung. (C’est une andésite à pyroxène à verre brun foncé, rempli çà et là de granulations sombres; elle ressemble à un basalte. Andésite à pyroxène.
No. 917: Du Gg. Pountang, plantation de Nanggoung. C’est toutà-fait la même roche que les Nos. 014 et 915 de Pouraséda et des alentours, mais elle contient un peu plus de hornblende; la pâte aussi est tout-à-fait la même que celle du No. 914. Andésite à hornblende et à pyroxène.
No. 918. Du Gg. Ménapa, en amont de Tiipatat, près de la cascade du Ti Dourian, plantation de Nanggoung. Andésite à pyroxène et .à hornblende dont les hornblendes sont, en partie, à granulations noires.
No. 919. Du Gg. Singa, à l'Est du Gg. Mënapa, plantation de Nangooung. Andésite à hornblende et à pyroxène, renfermant plus de
pyroxène que de hornblende. Celle-ci est, en grande partie, décomposée en grains noirs.
No. 920. Détaché de gros blocs gisant sur la rive droite du Tir Mangueunteung, près du pied du Gg. Walang (cime occidentale de la chaîne du Guëdé), plantation de Diasinga. Roche cristalline, à gros grains, ressemblant à du gabbro, et consistant uniquement en plagioclase, augite vert-jaunâtre clair, hypersthène brun clair, peu de quartz et minerai de fer. Le plagioclase a de grands angles d'extinction et paraît donc basique. En général, la roche est encore très fraîche. L'augite et l'hypersthène sont en grande partie décomposés en ouralite verte, même en hornblende brune compacte et puis en chlorite et en mica. Le minerai de fer paraît être de l'ilménite; les petits grains sont décomposés en leucoxène. Le quartz se montre en grains irrégulièrement délimités et contient des inclusions liquides à libelle mobile, ainsi que des inclusions vitreuses à libelle fixe.
Ou voit, par cette description, que cette roche, probablement d'âge miocène ancien ou au plus néo-éocène, a tout-à-fait les caractères de certains diabases et gabbros anciens et grenus, dans lesquels il n’est pas rare de voir une partie de l’augite transformée en hornblende ou en ouralite. C'est donc une andésite à pyroxène cristalline quartstifère à caractère de gabbro.
No. 921. Bloc roulé du Ti Mangueunteung, près du passage de la route de Diasinga à Tiibrani (plantation de Diasinga). Paraît être la même roche que le No. 920, mais plus désagrégée, de sorte qu'il n'y existe ni pyroxène ni hornblende à l’état inaltéré ; mais bien les produits de décomposition, chlorite, mica, et beaucoup d’épidote; il se peut aussi que la roche ait été une andésite à hornblende, à moins que la hornblende n'ait été secondaire. Andésite à pyroxène, ou andésite à hornblende, altérée.
No. 922. Du Gg. Guédé, au-dessus de Bodiongsalak, plantation de Bolang. Roche fort désagrégée dont les éléments sont du feldspath trouble, de la magnétite altérée, de la chlorite, de l’épidote et de la pyrite. La chlorite y est sans doute issue de pyroxène. Andésite à pyroxène fort altérée.
No. 923. Du Gg. Limboung (nommé aussi Gg. Kémbang), au Sud- Ouest du Gg. Walang, plantation de Diasinga. Roche très altérée aussi; il y existe de la hornblende brune, mais elle paraît être issue d’augite; c'est donc une andésite à pyroxène altérée, à caractère ancien; mais elle est d’un grain plus fin que le No. 920.
No. 924. Du Gg. Niountioung, au Sud-Est du Gg. Guëdé, plantation de Bolang. Andésite à pyroxène et à hornblende, fort altérée; les hornblendes y sont toutes devenues granuleuses et les petits pyroxènes sont transformés en chlorite.
No. 925. Du Gg. Tendioléat, au Sud de Lawangtadn, plantation de Bolang. Andésite à pyroxène et à hornblende, fort altérée, identique au No. 924.
No. 926. Du Gg. Angsana, près de l’établisement Pasirnangka, mais sur la plantation de Diasinga. PBasalte absolument rnaltéré ; mème l'olivine est encore très fraîche. Il n’est pas invraisembable que ce point d'éruption soit plus jeune que le tertiaire et fasse partie des volcans récents; aucune forme de cratère n’a pu y être reconnue; et il n’est pas évident non plus si ses produits recouvrent, oui ou non, les marnes tertiaires environnantes. Je suis d'avis que le basalte est plus ancien; et c’est pour cette raison que l’Angsana a été représenté avec la teinte qu'on lui voit sur la carte. |
No. 927. Du Gg. Salak à l'Ouest de l'établissement Bolang hilir, plantation de Bolang hilir. Véritable andésite à hornblende, avec beaucoup de hornblende et peu d’augite. La hornblende est déjà partiellement décomposée.
No. 928. Du Gg. Guëlap, au Sud-Ouest du Gg. Salak, plantation de Bolang hilir. Andésite à hornblende, avec beaucoup d'hydroxyde de fer. Les grandes hornblendes sont décomposées en grains noirs; et même les petites augites de la pâte sont changées en une substance brune.
No. 929. Du Gg. Soudamani, au Sud-Est du Gg. Salak. Andésite à hornblende, avec un peu de biotite; la hornblende vert brunâtre y est encore inaltérée.
No. 930. Du Gg. Eusing, à l’ouest de l'établissement Gobang, plantation de Tibodas. Andésite à hornblende, -avec beaucoup de verre brun foncé. En cristaux porphyriques: de la hornblende, fortement pléochroïque entre le vert jaunâtre et le rouge de sang ;.beaucoup moins de pyroxène que de hornblende; peu de biotite et de plagioclase. La pâte brun foncé contient des particules de teinte plus claire, en forme de sphérolithes, à filaments bruns, dans lesquels semble s’être concentrée la matière colorante de la pâte; ainsi s'explique la teinte plus claire de ces sphérolithes. La roche est encore brune à l’état macroscopique. C’est une roche belle et rare.
B. Ze terrain miocène.
Aucune résidence n’a donné plus de difficultés que Batavia, pour la subdivision des sédiments miocènes en étages. Ceci tient d’une part au petit nombre de fossiles qu'on y a trouvés jusqu’à ce jour, et d’autre part aux affleurements peu suffisants des couches, disposées d’ailleurs d'une manière assez irrégulière. Si après des voyages réitérés je suis arrivé à émettre, comme on le verra plus loin, un jugement sur l’âge des couches d’après leur disposition, je ne m'y suis décidé qu'avec le
sentiment d’avoir pu très bien m'être trompé par ci par là, mais en
même temps avec la conviction qu'il ne sera possible d'établir une subdivision meilleure que lorsqu'on aura fait un levé détaillé de ces couches et qu'on y aura découvert de nombreux fossiles.
Dans la partie orientale de la résidence, les collines tertiaires s’étendent depuis la frontière de Krawang jusqu'au Gg. Hambalang, une montagne de grès située au Sud de Tüteureup. Plus à l'Ouest, les couches tertiaires sont recouvertes par des matériaux volcaniques du Guëdé et du Salak, jusqu’à ce qu'elles reparaissent près de Triampéa et qu'on puisse les suivre dans l'Ouest de la résidence jusqu'aux confins de Bantam.
1. Dans le ferrain oriental, on trouve, dans le voisinage de l’andésite, des conglomérats et des brèches, fins et grossiers; puis, à une plus grande distance de la roche éruptive, on rencontre aussi des couches plus fines, des grès et des argiles, formés de débris d’andésite parfois à faible teneur en calcaire, mais sans fossiles. Sur ces couches reposent des dépôts plus récents sensiblement de même nature pétrographique, mais d'habitude plus marneux et avec des couches interposées de calcaire qui renferment des cycloclypées. L'espèce principale (C. annulatus) est tout-à-fait identique à celle qui se montre à Madoura dans les couches calcaires interposées entre les marnes supérieures (m,), de sorte que nous rangeons ici aussi ces couches à cycloclypées dans l'étage m,. Néanmoins, il est fort difficile d'établir la limite entre celui-ci et l'étage inférieur m,. A Madoura, nous avons classé dans l'étage m, tout ce qui se présentait en-dessous de l'étage 3 principalement parce que les brèches grossières ‘de l'étage m, faisaient défaut. J1 se peut cependant fort bien que quelques unes des roches de Madoura que nous avons rattachées à m, appartiennent am, Let quensenlestlesecouches supérieures alternantes de marnes et de calcaires à cycloclypées doivent être rangées dans m,. Ceci serait plus conforme à la subdivison telle qu'elle est admise en Batavia où, sous le calcaire du Gg. Karang, seule une bande mince de marnes, avec calcaires à cycloclypées interposés, a été rangée dans l'étage m,, et le massif sous-jacent du Gg. Hambalang, etc., dans
calcareux m
l'étage m,. Mais il se pourrait tout aussi bien qu'une partie des couches représentées comme m, fussent mieux à leur place dans m, ; il sera probablement nécessaire de les y rattacher ultérieurement, lorsqu'on aura rencontré des fossiles dans quelques-unes de ces couches; mais jusqu’aujourd’hui on n’en a pas trouvé. En certains points, la disposition des couches est régulière; en d’autres, au contraire, elle est fort troublée et on ne peut en aucune façon se prononcer avec certitude sur une discordance entre m, et m,.
Dans la vallée du Ti Béët, la direction est sensiblement de l'Ouest à l'Est; elle varie en effet de 75° à 110’; la pente est tantôt au Sud,
tantôt au Nord, de sorte que les couches forment ici une surface plissée. Dans les assises supérieures il se montre quelques calcaires ; la direction est de 110°; la pente est d’abord au Sud, puis au Nord. Dans la longue arête sise au Sud de l'établissement Tiipamingkis, et portant le signal Sélasin (525 m.), la direction est tout autre, de 10° à 30°; quelquefois même elle est de 60°; l’inclinaison est vers l'Est. Au mont Hambalaneg, on a trouvé D. — 60°, I. — 30° au Nord-Ouest; mais en d’autres points la direction semble s’écarter assez notablement de celle que nous avons indiquée. Plus au Sud, au mont Tubarengkok, la direction est le plus souvent de l'Est à l'Ouest, la pente alternativement au Nord et au Sud. Plus au Sud encore, au mont Bodionghondié, les mesures donmérentoDt— #1100, 16 —= 45rau Sud.
Dans les couches situées entre l'Hambalang et le mont calcaire Gg. Karang, que nous avons rattachées à m,, la direction est le plus souvent de 85°; parfois elle atteint 90° et même 100; l'inclinaison est forte (30° à 60°) au Nord. Dans la rivière Ti Bountou, qui coule dans le massif calcaire, les marnes se montrent, avec interposition de minces couches calcaires, sous le calcaire. La direction de ces marnes est de 60° à 70 ; la pente est le plus souvent de 35° au Nord; rarement au Sud. Plus à l'Ouest, à l'Est de Loulout, affleurent aussi des marnes avec calcaire à cycloclypées, qui ont une direction de 85°, mais qui inclinent beaucoup plus faiblement (5) au Nord.
Ces marnes sont recouvertes par des calcaires à cycloclypées du Gg. Karang, qui se continuent au Nord jusqu'au Sud de Kalapanounggal; ces couches de calcaire sont assez redressées vers le bord méridional ; la pente y est de 25 à 30°, de sorte qu’elles reposent en concordance sur les marnes; plus au Nord, l'inclinaison devient très faible ; elle varie de 3° jusque près de 0°. Au Sud de l'établissement Kalapanounggal, elles sont recouvertes par des sédiments quaternaires.
Des marnes, qui primitivement recouvraient le calcaire du Gg. Karang, il ne reste plus à présent, en nombre de points, que de l'argile brune avec des fragments d'andésite; la couverture marneuse paraît n’y avoir pas été fort épaisse et avoir disparu par érosion. C’est pourquoi nous rattachons le calcaire du Gg. Karang non à m, mais à un banc épais de calcaire interposé dans m,.
Sur la frontière de Krawang, il se présente entre les marnes une couche épaisse de calcaire, qui constitue le Gg. Pontang. Ce calcaire se rattache à celui avec grottes à nids d’hirondelles, situé près Pangkalan, sur la plantation de Tégalwarou, que nous avons rangé également dans m,. Il doit donc probablement correspondre à celui du Gg. Karang, mais il ne contient pas de cycloclypées distinctes; cependant, dans les couches calcaires de Tiikao, situées plus à l'Est, dans le prolongement du calcaire ‘de Pangkalan, on distingue de nouveau de nombreuses cycloclypées de
la même espèce que celles de Tiütrap, notamment le C. annulatus.
Profil No. XXVI. Ce profil représente une coupe du terrain situé au Sud de Kalapanounggal, jusqu'à l’andésite des cimes Gadoung et Kéndëng. Au nord de ces cimes, on a coupé successivement: les couches de brèches et de grès m,, inclinant le plus souvent au Nord; les marnes avec interpositions de calcaire à cycloclypées m, de Leuwibiik et environs; enfin, le calcaire du Gg. Karang, sous lequel on observe, dans le Ti Bountou, les marnes et les argiles avec débris végétaux, dents de poissons et échinides (No. 971). Vient ensuite la plaine quaternaire, dans laquelle se trouve l'établissement Kalapanounggal.
2. Cimes calcaires près Dépok. Le calcaire de Kalapanounggal, qui renferme des grottes nombreuses tapissées de nids d'oiseaux comestibles, se termine à la rive droite du Tn Leungsi. À la rive gauche commence un vaste terrain volcanique du Salak, qui se continue jusqu'à Tiibodas, mais sous lequel 1l existe du calcaire, ainsi qu’on le reconnaît distinctement en une couple de points. Le calcaire commence à affleurer sur la rive droite du Tu Liwoung, au kampoung Kéëémbangan, entre les haltes de chemin de fer Dépok et Tutaïëm, juste à l'endroit où nous avons admis la limite du pied du volcan et des sédiments quaternaires. Dans ce calcaire, Jaillissent des sources d’eau froide qui dégagent une forte odeur d'hydrogène sulfuré.
À 3 bons kilomètres à l’ouest de cet endroit, au kampoung Bënda, une petite cime calcaire se dresse isolée dans le terrain volcanique plat: ce calcaire ne contient que peu de fossiles faciles à distinguer, car la roche est devenue trop cristalline.
Plus à l'Ouest encore, au nord de l'établissement Tiiséëng, plantation de Kouripan, jaillissent des sources thermales, qui ont édifié de hautes collines d’aragonite. Bien qu'il n’y affleure pas de calcaire, ces dépôts de tuf calcareux montrent clairement que cette roche existe sous la couverture quaternaire. Encore plus à l’ouest, dans le lit du Tu Sadané, on voit des marnes et des calcaires que nous décrirons ultérieurement plus en détail.
3. Le terrain de l'Ouest s'étend depuis la limite de Bantam jusqu’à la rive gauche du Tu Antën et du Tu Sadané. A l’est de ces rivières, il n'existe que quelques cimes isolées de roche tertiaire. Ce sont, en allant du Sud au Nord: trois cimes près du village de Gounoungméënian, dont l’une porte le signal Gounoungméënian (491 m.); elles consistent en brèches d’andésite; trois cimes au Nord-Est de Leuwiliang: le Gg. Galouka, un monticule près du Kampoung Diataké, et la montagne allongée bien connue, ,le mont à nids d'oiseaux de Tiiampéa”’ qu’on appelle le Gg. Tubodas. Au nord de l'établissement de Tiiampéa, près du pont sur le Tu Sadané, dans le lit de la rivière, affleurent des couches redressées de grès, recouvertes par des matériaux volcaniques. Plus au nord :
est situé le Gg Boubout, prolongement oriental du Gg. Pénangkang et consistant comme celui-ci en brèches. Plus au nord encore, la roche tertiaire apparaît encore en trois points à l'est de la rivière Sadané, d’abord dans le petit cours d’eau le Beuteung, entre Tubodas et l'établissement de Tiiséëng, où est dénudée une couche d'argile avec des milliers de fragments de corail en branches; en second lieu au monticule Tialintung, à l'est de Kouripan; et en troisième lieu dans une petite cime près de Gounoungsindour, où affleurent des marnes arénacées.
Etage m,. La région à l’ouest du Ti Antën et du Ti Sadané, jusqu’à la frontière de Bantam, contient deux grands terrains brècheux ; en premier lieu le Gg. Dahou (939 m.) avec le Gg. Paroumpoung, au Sud de Sadeng diambou; il se prolonge, au Sud, jusqu'aux confins des Préanguer, et se termine au mont Tiitamiang; au Sud-Ouest il s'étend jusqu'au dos d’andésite du Gg. Tüsalimar—Halimoun; à l'Ouest, jusqu'aux confins de Bantam et jusqu'au mont d'andésite Gg. Guëdé. Vient en second lieu, le Gg. Panounggangan (597 m.), entre Sadeng diambou et Bolang hilir.
Dans le premier terrain, les couches du Paroumpoung et celles situées pans thinenentiyersle"Sud D —4r10, 1": 25% 40 Sud; plus au Sud, on ne peut voir grand’ chose ni de la direction ni de l’inclinaison à cause de la désagrégation des couches et de la végétation vigoureuse qui les couvre; mais il semble qu’elles sont quelque temps horizontales pour incliner de nouveau de 10° au Sud à proximité de la frontière des Préanguer. Les couches consistent ici en brèches, conglomérats, grès et argiles ordinaires, et en quelques marnes d’andésite auxquelles viennent s'ajouter, au Paroumpoung, des couches d’un grès ponceux remarquable (Nos. 937 à 939). Dans la rivière Sadeng, à l’est du Paroumpoung, ces couches alternent distinctement avec des argiles ordinaires ; les grès ponceux renferment, outre des fragments d’andésite à pyroxène (Nos. 941—0943), encore de petits morceaux d’'obsidienne (No. 940). C’est une preuve qu'ici comme en loguiakarta, il y avait eu déjà des éruptions de pierre ponce et d’obsidienne dans la section inférieure du terrain miocène. Ces fragments ponceux se retrouvent aussi, en grande quantité, dans les couches du cours supérieur du Ti Antën, déjà au-delà de la frontière, en Préarguer, ainsi que dans celles du cours supérieur du Ti Kaniki, où l’on a mesuré D. — r20°, 2 25-1au Sud-Ouest:
Dans la chaîne qui environne le Gg. Guëdé, en Diasinga, les mesures donnèrent, dans des couches brècheuses, sous le pont sur le Ti Dourian,
à Lawang tadu, D. — 90, I. — 20° au Nord; à l’ouest du Gg. Guëdé, D. = 180, I. = 50° à l'Ouest ; au sud du Gg. Guëdé et à l’est du hameau Gounoung kémbang, dans des argiles ordinaires, D. — 110”, I. — 46° au
Sud et D. — 110°, |. — 60° au Sud. En dehors des brèches, des grès
et des argiles ordinaires, on trouve ici, tout près de la limite de l'andésite et notamment près de l'extrémité Sud-Ouest du Gg. Guëdé, des schistes siliceux noir foncé et gris (Nos. 063 à 965), résultant de la silicification de grès et d’argiles par des liquides qui circulaient dans ces argiles, tout près de la limite de l’andésite. Ce sont identiquement les mêmes roches que celles que nous avons rencontrées dans la chaîne de Parang (résidence de Krawang); elles contiennent aussi de petits cordons de quartz (Nos. 966 et 967) et de la pyrite.
À une altitude considérable au-dessus de Tibrani, au pied du Gg. Haleum, au kampoung Sirongué, on a encore rencontré des couches brècheuses dont D: tro ae r2 208 tMEse
Le second terrain brècheux comprend les hautes cimes Gg. Turangsad (715 m.), Panounggangan (597 m.) et Mantieuri (590 m.); 1l s'étend depuis le Gg. Pénangkang, en passant par le Gg. Dongkal, en arrière de Sadengdiambou, jusque Togué, Bolang, Banar, Bolang hilir et Tubodas, et circonscrit les monts d'andésite Gg. Eusing près Gobang, Soudamani, Guëlap et Salak, à l'ouest de Bolang hilr. Le Gg. Boubout, au nord de Sëmplak, est le prolongement du Gg. Pënangkang, ainsi que nous l'avons déjà dit plus haut. Il est rare que dans ce terrain on puisse mesurer convenablement la direction et l'inclinaison des couches. Au Gg. Pénangkang, au nord du kampoung Paroung pandiang, on a trouvé D: = 70°,.l.'— 20/au Sud; aubnord'de Tigoudée (létablissement de la plantation de café Bolang) au Gg. Téla, la pente semble cependant être au Nord. Au nord de la cime Panounggangan, dans la rivière Dangdeur, au kampoung Guérahong, on a mesuré, dans des grès, D=—-207 1/35 MaNROuest = Lesrroches-dercettelchamensont les brèches, grès et argiles d'andésite ordinaires.
Etage m,. Entre les terrains brècheux dont il vient d’être question ont été déposées des roches plus récentes de l'étage m,, qui, lors d'un soulèvement postérieur, ont été comprimées d’une façon remarquable. La limite septentrionale s'étend depuis la rivière Kaniki, au mont Sodong, passant par les monts Dongkal, Seureuh, et Téla, jusque Bolang et les monts d’andésite Guéëlap et Soudamani; puis, en arrière de Bolang hilir, Tibodas et Gobang, jusqu'à la vallée du Tampouan; pour contourner ensuite le mont Pénangkang et revenir au Sodong. Le mont calcaire Tübodas, près Tiampéa et les deux buttes sises entre ce mont et Leuwiliang en font également partie. La limite méridionale passe au Sud de Leuwiliang et prend, en suivant le Paroumpoung, vers Nanggoung, où elle fait un grand coude vers le Sud, jusque Mandalasari; puis, elle revient au Nord, passe par Banar, et touche le pont sur le Ti Dourian à Lawang tadu; enfin elle se dirige à l'Ouest, par Kéëmbang kouning, vers la frontière de Bantam, qu'elle atteint à la cime brècheuse Pango (358 m.), déjà située en Bantam.
Les petites cimes qui se dressent isolément dans la plaine, entre Bolang hilir, Roumpin et Tiübodas, appartiennent en partie à l'étage m,, notamment la portion septentrionale du monticule Méloko, qui consiste en brèches, et le monticule Niountioung, qui consiste en argile arénacée blanche; les autres appartiennent à l'étage m,.
Dans la plupart des endroits, les couches forment une succession de selles et de bassins, ainsi qu'il résulte clairement des mesures suivantes de directions et d’inclinaisons.
Dans des grès et des argiles, sous le pont sur le Tii Sadané, au nord de Tüampéa, D. — 80°, I. — 60° au Nord. Au Gg. Tibodas, à l'extrémité occidentale, dans la rivière Tni Aroutën, on trouve des marnes etidectcalcmeodont D#=="00% 150 à;70o°au Nord>Däns:des couches calcaires et marneuses, au nord de Sadeng diambou et aussi à Povessidercertte localité D\i—>80" ul: 60.40 Nord:\.AuSud-de Sadeng diambou, D. = 90°, I. — 40° au Sud. A Leuwiliang et plus dns sud di barenekok D —\rr100 410 —110à 70%au. Nord. » Aur:nord de l'établissement Nanggoung, dans le Tii Kaniki à Bongas, on trouve des couches de calcaires et de marnes à fragments de corail en branches, BR 0 A 20 auuNord A -lést du Ta:Kaniki, «entrexBoneas et le kampoung Hamaro, on trouve le même calcaire et des argiles, entre lesquelles s’intercale une mince couche de lignite terreux; D. — 80°, I. — 20° au Nord. Les mêmes couches se retrouvent plus à l’ouest, dans la vallée du Ti Dourian: du calcaire corallien, une couche d'argile bleue avec des milliers de fragments de corail en branches, et encore la même couche de lignite terreux qui y a 40 centimètres d'épaisseur ; mais la direction y est tout-à-fait différente, D. — 150°, I. — 24 au Nord-Est. Ainsi donc, au nord de Nanggoung les couches sont contournées et dessinent un plat à bords très redressés. Au sud de Nanggoung, dans des marnes et des grès, on a-pour la première fois D. = 70°, on Sud Dans la rivière Pariou, les couches commencentià incliner au Nord: et entre cette rivière et Mandalasari, il se montre des argiles blanches, légères, à empreintes de poissons et de plantes Not o0 MD oo AE =" 20 Jaui Nord.1Ces :arailes) blanches semblent consister, en grande partie, en matériaux ponceux désagrégés en fines particules. Quelques couches de grès (No. 9098), au sud de Nanggoung, portent aussi des empreintes végétales.
Dans le terrain situé au sud de Diasinga, la direction est presque toujours de l'Ouest à l'Est. A Këmbang kouning, D. = 90°, I. — 10, au Nord. Au carrefour, sur le Pasir Simpangan, on a aussi D. — 00°, I. — 10° au Nord. Ici se trouve un très grand tronc d'arbre silicifié, que l'érosion a mis à nu à la surface des marnes; il est long de 14 mètres. Sur la route de Bantam, à Tiouroug, dans le Ti Beureum, SÉmanme ton 0be te —=-rorau Nord:-et/plus-à ouest; au
Pas iimous DE Vo0 M HroaniS Etes Tiouroug se montrent de nouveau des troncs d'arbre silicifiés (No. 996); et, en général, le terrain entre Diasinga et Sadiira (en Bantam) est particulièrement riche en silex xyloïde. Entre Lawang tadii et Togué, dans les marnes, D'or hs auSud e\MPaiemoumtians D to Er Nord: Unyrpeutau sud) de Disinea Do ro an Sud nord de Diasinga, dans les plantations de Tiikopo maïak et Ianglapa, les couches marneuses sont sensiblement horizontales, l’inclinaison, très faible, étant alternativement au Nord et au Sud. Le calcaire entre Bolang et Banar est en pente douce à l'Ouest. Plus au nord, à
Nanggoung Il, des marnes affleurent dans le Ti Matouk, D. = 160, I — 5 à l'Est; au nord du mont d’andésite Soudamani, encore des marnes (dont D = oo 2e nrSud,
Dans la rivière Tampouan, entre les établissements de Gobang et Tubodas, et puis dans le lit du Ti Sadané, à langlapa 11, Tikoléang, Gounoung sindour et Médang, jusque Souradita, affleurent des couches alternantes de calcaires, de marnes et de grès, sur une distance de 20 kilomètres, sans qu'il soit possible d'y calculer exactement l'épaisseur de l'étage m,, puisque la direction et l’inclinaison sont très variables. Si de Gobang on descend la rivière sur un radeau, après avoir passé l'alluvium du Ti Tampouan, on arrive d’abord à des marnes en pente \douce faut Sud "D = 160 Ps Std pus Done [. — 10 au Sud; ensuite on rencontre du calcaire jusque Tübodas (No. 990); la direction est constamment de 60°; la pente est d’abord de 15°, puis de 20°, puis encore de 40° et enfin même de 60”, toujours au Sud. Au confluent du Tii Tampouan et du Tu Sadané, à Tibodas, il se montre des marnes avec des fossiles, parmi lesquels beaucoup de turritelles (No:1079);2D°=="60 | 1" co tantSud au sud dé lancienne fabrique de ciment, à Tiibodas, les marnes contiennent également des fossiles (No. 980.) Le calcaire de Tübodas peut se poursuivre à l'Ouest jusque dans la vallée du Ti Gouha et il finit au hameau de Malang; ici la direction est de 100 à 120 ; l’inclinaison de 20 à 30 au Sud; au-dessus viennent des marnes jusqu'au delà de Kadou séwou, D. — r10°, |. — 30° au Sud. Celles-ci viennent buter bientôt contre les tranches abruptes des monts brècheux Souling et Mountiang.
À l’ouest de Tibodas, à Sampaï, trois petites collines calcaires s’élèvent dans la plaine (No. 981).
Si de Tibodas on descend le Sadané en pirogue, ce sont d’abord quelque temps des marnes qui affleurent, puis du calcaire; et constam-
ment on a D. — 60°, I. — r0° au Sud: Puis l’inclinaison du calcaire passe au Nord, mais pour peu de temps, car bientôt on peut mesurer D:,:=wr10% 1: — "10 au Sudiethpluslonl 25 Sade term
coude, à la hauteur de Tiibeuteung (au Sud de langlapa), il existe sous
le calcaire des couches marneuses dont D. — 150 environ, I. — 25° au Sud-Ouest; à Kouripan, la disposition est irrégulière; à Tanglapa II, D 450, 1 —1roN au Nord-Ouest;iet, un peutplus au nord, D. = 150, Par 63 lOuetpus D = 5r30;, "ro au Nord. Il est bien possible que ce soient en partie des fragments qui se sont déplacés au bord de la rivière, les variations constatées dans l’inclinaison étant dès lors purement locales. A Tikoléang et au Gg. Sindour, l’inclinaison des marnes est au Nord ou au Nord-Est. Au nord du Gg. Sindour, des couches minces de calcaire commencent à faire leur apparition entre les marnes; il en est de même à Médang; la direction y est constante et de oo° environ; l’inclinaison est faible et au Nord (10° à 8 ). A Souradita, il se montre du calcaire en pente douce, d’abord au Sud, pusiau Nord, /D%=—;"90;1/— "5" au Nord. C'est'là le dernier point où la roche tertiaire est à nu dans le Ti Sadané; plus au Nord, viennent des tufs et des bancs de cailloux roulés, en position horizontale; ils n'inclinent qu'en quelques endroits et c’est alors d'ordinaire par suite d'un déplacement local. Souradita se trouve dans la plantation de Lengkong occidental. L’échantillon de calcaire à grandes cycloclypées, qui existait jadis au ,,Museum van het Mijnwezen”’ à Batavia et qui a été récemment envoyé à Leyde sous l'étiquette ,,Lengkong occidental” (Musée de Batavia No. 126) est probablement originaire de cette localité, car nous avons nous-même rencontré les mêmes fossiles dans le calcaire de Souradita. En aval du Gg. Sindour, les marnes contiennent des fossiles (No. 983), et il en est de même de la couche calcaire sise entre les marnes en aval de Méëdang (No. 984) ainsi que du calcaire de Souradita (Nos. 985 et 986).
Profil No. XXVII. Le profil No. XXVII donne une coupe de ces couches depuis Souradita jusqu'au Sud de Tibodas (jusque Gobang); puis, jusqu'au Gg. Eusing et, par les sommets Sodong, Tandioungsari et Tüpatiet, jusqu'à la frontière des Préanguer. On voit donc que le calcaire forme ici de toutes parts des couches interposées, alternant avec des marnes; c'est pour cette raison que nous avons classé dans l'étage m, toutes les couches situées entre Souradita et Tibodas. Entre Tibeuteung et Tibodas, le profil coupe le mont brècheux escarpé Gg. Nountioung avec le calcaire qui l’environne. Puis, la ligne de profil coupe, partant de la vallée du Tampouan, les brèches et l’andésite du Gg. Eusing, ensuite les brèches du Gg. Dongkal, les marnes, les grès et les calcaires fortement plissés du Gg. Sodong et de Leuwiliang. Ceux-ci font place, plus au Sud, aux roches brècheuses du Gg. Dahou et de la chaîne ‘frontière des Préanguer, lesquelles inclinent d’abord de 25° au Sud, pour prendre ensuite une position sensiblement horizontale et incliner de nouveau au Sud, de ro”, à la frontière en question. Par suite de cette grande variation dans la direction et l'inclinaison des couches, :l est
extrêmement difficile de donner ici une détermination exacte de l’épaisseur de l’étage m,. D’après une évaluation très raisonnable, les couches supérieures, depuis Gobang jusque Tübodas et l'extrémité du calcaire à Tubeuteung, ont une épaisseur de 800 mètres; les marnes légèrement plissées sous-jacentes, jusqu'à Souradita, peuvent être relativement de faible épaisseur, puisque les mêmes couches apparaissent à la surface à plusieurs reprises. Dans tous les cas, une évaluation de 1100 mètres pour l'épaisseur de l'étage m,, ne sera pas exagérée, tandis que celle de l'étage brècheux m, est fort problématique, bien que considérable en tout cas.
Les roches de l'étage m, sont essentiellement les mêmes roches que nous avons déjà rencontrées ailleurs, notamment des marnes tendres, des grès marneux tendres, du calcaire à cycloclypées — dont celui de Sadeng diambou, du mont Sodong et du mont Tiibodas près Tiiampéa, représentent probablement la même couche que le calcaire à cycloclypées de Leuwibilik, dans la plantation de Titrap —; des argiles, dont quelques couches, de couleur bleue, présentent des millions de fragments de corail en branches et qu’on voit affleurer entre autres au Nord de Nanggoung, dans les vallées du Tin Dourian et du Ti Kaniki, et plus à l'Est, entre Tubodas et Tiséëng, dans la petite rivière Ti Beuteung; enfin, une seule couche de lignite terreux de 40 cm. d'épaisseur, également située au Nord de Nanggoung. Les argiles blanches, très légères, situées près Mandalasari, sont remarquables par les empreintes de poissons et de plantes; et les marnes, entre Diasinga et Sadura, en Bantam, par la grande quantité de troncs d'arbre silicifiés, nommés par les indigènes »Kaïou sémpour tiaï”. Il ‘est toutefois invraisemblable qu'ils soient originaires de cette espèce, encore vivante aujourd’hui.
Examen microscopique. No. 931. Fragments originaires de la brèche à l'établissement de café Pountiak larang, plantation de Tiipamingkis. Andésite à pyroxène fraîche, à verre brun dans la pâte.
No. 946. Fragment d’une brèche du Gg. Kémbang, à 24 poteaux à l'Ouest de Pouraséda, plantation de Leuwiliang (Péniawoungan). Andésite à pyroxène fraiche, avec peu de hornblendes brunes.
No. 047. Détaché d'une brèche au sommet Tandioungsari, entre Pouraséda et Tuantënhérang (à l’ouest du Gg. Gagak), plantation de Leuwiliang. Andésite à pyroxène.
No. 1179. Fragment originaire d'une brèche, du cours supérieur du Fi Tamiang, au versant méridional du Gg. Këémpoul. Se trouve déjà au-delà de la frontière, dans le district de Tutiourouk des Préanguer. Andésite à pyroxène.
No. 1181. Fragment originaire d’une brèche. Du Ti Awitali, affluent de droite du Ti Tamiang, également en Préanguer. A les caractères d'une andésite à pyroxène à verre brun, remplie de microlithes; mais la roche contient tant de grandes olivines décomposées en partie
seulement qu’elle doit être classée dans les basaltes. C'est donc un basalte à caractère d’andésite.
No. 959. Bloc détaché d'une brèche dans le Tii Kramat païoung, affluent de droite du Tu Kaniki. Plantation de Nangeoung. Andésite à pyroxène.
No. 056. Fragment d’une brèche de Tithandiawar, au Sud de Mandalasari, plantation de Nanggoung. Andésite à pyroxène avec quelques petites olivines et de l’hydroxyde de fer.
-No. 954. Fragment enlevé d’une brèche, au Gg. Malang, à Tiéréwet, au Sud de Tüpatat, plantation de Bolang. Andésite à pyroxène, avec quelques hornblendes grenues.
No. 951. Fragment d’une brèche à l'établissement de café Tubrani, plantation de Diasinga. Andésite à pyroxène fraîche, à feutrage laineux de microlithes.
No. 941. Gros blocs originaires de couches brècheuses (lapilli) récoltés dans la rivière Ti Sadeng, à proximité du Gg. Paroumpoung, plantation de Leuwiliang. Andésite à pyroxène à verre grenu foncé et avec une très petite quantité de particules devenues brunes et vertes par décomposition; elles ressemblent à de l'olivine, mais il est plus probable qu’elles sont issues d’hypersthène.
No. 043. Fragments récoltés dans les couches de ponce du Ti Sadeng, au Gg. Paroumpoung. Andésite à pyroxène ; quelques particules vert trouble par décomposition peuvent provenir d’olivine, mais il est plus probable qu’elles dérivent d'hypersthène.
No. 942. Blocs du Tii Sadeng, au Gg. Paroumpoung. Andesite à pyroxène, avec quelques cristaux bruns de hornblende. Les hypersthènes sont partiellement décomposés en chlorite.
Nos. 937 et 938. Grès gris-clair, à grain fin, du Gg. Paroumpoung même et de la rivière Sadeng, où ils alternent avec des marnes. (No. 944). Les deux roches consistent presque exclusivement en un verre ponceux incolore. Le No. 938 est très fin et contient beaucoup de petites lamelles de feldspath. Dans le No. 937 on peut voir de beaux filaments de verre enroulés en forme de corde et à pores gazeux.
No. 940. Fragments d'obsidienne des couches brècheuses du Tu Sadeng, au Gg. Paroumpoung, où elles alternent avec des marnes. Ces brèches sont sans doute d'anciennes couches de lapilll d’un point d'éruption qu'on ne saurait plus reconnaître à présent; elles sont d’épaisseur très variable et comprennent des fragments de pierre ponce, d'obsidienne et d’andésite à pyroxène. Les Nos. 941 à 943 ont été décrits plus haut. Les morceaux d'obsidienne No. 940 consistent en un verre incolore, totalement rempli d'un chevelu noir, ce qu’on appelle des trichites, il y a encore quelques microlithes et des cristaux limpides de sanidine.
No. 945. Fragment récolté dans une brèche à Pondok boudiang, au
Sud de Leuwiliang, plantation de Leuwiliang. Andésite à pyroxène très fraîche, à verre brun dans la pâte microlithique.
No. 948. Fragment d'une brèche du Gg. Dahou, à l'établissement de café, abandonné aujourd’hui, de la plantation de Leuwiliang. Andésite à pyroxène contenant assez bien d’olivines, brunes par décomposition.
No. 950. Roche éruptive massive, en couche entre les brèches du Tu Ateul, affluent du Ti Sadeng koulon, au versant Nord du Gg. Dahou, à Baragadiet. Elle est divisée en dalles. Andésite à pyroxène, avec quelques olivines serpentinisées.
No. 947. Roche du monticule Niountioung, plantation de Roumpin. C'est une roche blanche, à grain fin, divisée en dalles, contenant quelques cristaux de feldspath; au microscope, elle présente une pâte fine de bâtonnets incolores, de lamelles et de fibres de feldspath, de lamelles et de grains bruns translucides d'hydroxyde de fer, ainsi que de petits cheveux sombres et de microlithes ténus d’un minéral qu’on n'a pu déterminer exactement. Entre ces éléments, un peu de verre, paraît-il, ou du moins une masse isotrope. A l’état porphyrique, rien que des bâtonnets rectangulaires et de gros cristaux de feldspath, qui paraissent appartenir à la sanidine. Il se peut que ce soit une roche éruptive fort altérée divisée en dalles; mais il est plus vraisembable que c'est une argile fine, consistant en particules d’une roche éruptive riche en verre, et c'est pourquoi, sur la carte, on l’a représentée comme appartenant à l'étage m.. |
No. 934. De couches brècheuses du Gg. Pénangkang, dans le cours supérieur du Ti Dokém, affluent du Ti Fampouan, plantation de Tibodas. Andésite à pyroxène, fort altérée ; l'hypersthène et les cristaux d’augite sont déjà chloritisés en grande partie; quelques cristaux allongés, sombres, appartiennent à la hornblende.
No. 963. De gros blocs du Ti Mangueunteung, au kampoung Tiisousou. Roche compacte, noir foncé, ressemblant à des schistes siliceux anciens (p. ex. les schistes siliceux du calcaire carbonifère de Sumatra), mais aussi aux schistes noirs de la chaîne de Parang, en Krawang. Les schistes du Ti Mangeunteung se montrent uniquement dans le voisinage immédiat de l’andésite de la chaîne du Guëdé; à une distance plus grande de cette andésite, on trouve des argiles et des marnes communes. Les schistes renferment des filons de quartz (Nos. 966 et 067) et généralement aussi de la pyrite (No. 965). Au microscope, la roche No. 963 offre une pâte d'un grain excessivement fin, dans laquelle polarisent, entre nicols croisés, quelques lamelles de feldspath et beaucoup de petites particules de quartz. La masse principale consiste sans doute en particules de quartz et d'argile, car l'analyse chimique du No. 063 a donné 57.61 % d'anhydride silicique et 24.20 + d’alumine. Il vient s’y ajouter 2.52 FeO, 7:03 :Ca0,:145%Me0) 2 49 Na Or bonteS aol ronr2 NE
teinte sombre de ces roches est produite par de la pyrite, à l’état de division extrême. Quelques inclusions rondes sont des globigérines. ScArste siliceux.
Les roches décrites plus haut appartiennent à l'étage m,; celles qui vont suivre font partie de la section m,.
Nos. 974 et 975. Couche calcaire comprise entre des marnes, au four à chaux situé non loin de Leuwibilik, plantation de Tütrap. Ce calcaire est marneux et se désagrège en une argile calcarifère brune; dans la roche altérée, on a recueilli des exemplaires libres de Cycloclypeus annulatus (No. 075). La roche contient de plus de petites orbitoïdes à chambres spatuliformes, des amphistégines, des rotalinidées et quelques globigérines.
No. 976. Calcaire du Gg. Karang, à Tikarang, à 3 kilomètres à l’est du kampoung Loulout, plantation de Kalapanounggal. Ce calcaire qui forme ici en apparence le membre supérieur des couches tertiaires et que, pour cette raison, nous avions rattaché primitivement à l'étage m;, paraît néanmoins, de même que le calcaire du Gg. Pontang situé plus à l'Est, reposer entre les marnes m,, qu'une érosion locale a fait disparaître. Ce calcaire renferme les mêmes fossiles que le No. 974; mais en outre, il contient encore des orbitoïdes longues et minces à chambres en spatule, ayant au moins 26 mm. de longueur sur une épaisseur de 14 à 2 mm. seulement.
No. 972. Couche calcaire située entre des marnes et à nu dans le Ti Bountou, plantation de Kalapanounggal. Contient les mêmes fossiles que le No. 974, et surtout de grandes cycloclypées. Il y a aussi un peu de lithothamniums.
No. 970. Blocs gisant dans le Tii Bountou, plantation de Kalapanounggal; ils sont probablement originaires de marnes, qui primitivement recouvraient le calcaire, et que l'érosion a enlevées. C'est une andésite à pyroxène avec beaucoup d’hypersthène frais. Elle contient aussi un peu de hornblende brune à bords noirs, quelques olivines totalement serpentinisées et des apatites brunes, feutrées, très épaisses.
No. 068. Blocs gisant dans de l'argile rouge qui repose sur du calcaire, et est originaire probablement de marnes que l'érosion a entraînées en grande partie; Gouha Sibounout, plantation de Kalapanounggal. C’est une andésite à hornblende et à pyroxène fraîche.
No. 969. Blocs dans de l'argile rouge reposant sur du calcaire, originaire de marnes, à la cime Pasir Saga, au Sud-Est de Kalapanounggal. C’est une andésite à pyroxène fraîche.
No. 977. Calcaire du Gg. Singkoup, au Sud de Kalapanounggal. Contient des operculines et des lithothamniums.
No. 978. Calcaire de la rivière Pasanggrahan, à Bënda, plantation de Tütaiëém, près Dépok. Il est devenu cristallin, de sorte qu'on ne peut plus y reconnaître de foraminifères.
No. 995. Calcaire de Bongas, dans la rivière Kaniki, au nord de l’établissement de Nanggoung. Limite des plantations de Sadeng diambou et Leuwiliang. Ce calcaire est devenu très cristallin et par suite les foraminifères y sont peu distincts. On ne peut y reconnaître que des cycloclypées.
No. 989. Couche calcaire située entre des marnes et des grès, derrière (au nord de) l'établissement Sadeng diambou. Ce calcaire est aussi devenu très cristallin; on n’y voit que des lithothamniums.
No. 990. Calcaire du Gg. Tübodas, le ,,;mont à nids d'oiseaux” de le plantation de Tiampéa. Très cristallin également. Orbitoïdes à chambres spatuliformes, cycloclypées, amphistégines, globigérines et quelques autres espèces.
No. 988. Calcaire, entre Banar et Bolang. Devenu très cristallin ; point de foraminifères à reconnaître distinctement.
No. 987. Calcaire gisant entre des marnes dans le Ti Matouk, plantation de Bolang hilir. Il a une teinte brune légère, due à des particules d’hydroxyde de fer. Contient de grandes cycloclypées (C. annulatus), des orbitoïdes à chambres spatuliformes, beaucoup d’amphistégines, des globigérines et d’autres espèces.
No. 081. Des cimes calcaires au kampoung Sampaï, aux confins des plantations de Roumpin et Tibodas. Quelques grandes orbitoïdes à chambres en spatule, amphistégines et lithothamnium.
No. 982. Calcaire entre des marnes au kampoung (Gounoung Sindour, plantation de Diampang hihr. Il est fort altéré par les eaux et fort cristallin. Contient de petits morceaux de cycloclypées, des globigérines, des amphistégines et le lithothamnium.
No. 985. Calcaire dans le Ti Sadané, à Soudarita, plantation de Lengkong occidental. Il est fort altéré et cristallin. Contient des globigérines et quelques cycloclypées.
Musée de l'administration des Mines à Batavia. No. 126. Calcaire à grandes cycloclypées, portant l'étiquette ,,Kampoeng Lengkong-west”; mais comme il n'existe pas de kampoung de ce nom, il s’agit sans doute de la plantation de Lengkong-occidental. Il est probable que l’échantillon est originaire du voisinage de Souradita, ou d’un endroit situé entre cette localité et Méëdang, car en aval de Souradita il n’'affleure plus de calcaire dans la rivière. Il contient beaucoup de Cycloclypeus annulatus, de très belles orbitoïdes à chambres spatuliformes, longues de 4 mm. épaisses de 14 mm., les unes à petite chambre centrale, les. autres à grande chambre (0.25 mm. X 0.15 mm.)