‹ Description géologique de Java et MadouraChapitre 90 sur 244 · TT · texte numérisé non relu

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Le Pengoulouran, avec l'affluent Bambang.

Le Soumber douren, dont l'embouchure est à la baie de Tambahan. Une rivière non dénommée, ayant son embouchure à la baie de Pletot.

Le Kali Glidik, rivière frontière du Probolinggo, avec le grand affluent Mandung; toutes deux prennent leur source au versant du Sémerou.

Bassin de la côte Nord.

Le Lawéan, rivière frontière du Probolinggo.

L'Oumboulan, nommé Képandien dans son cours inférieur et Kali Réëdioso près de son embouchure. Près du village d'Oumboulan vse. trouve, la belle Letsgrande source: de cette rivière, qui naît probablement sous une coulée de lave du Téngguër. Le Welang, qui prend sa source près le Gg. Bahoung, y forme une cascade, et se jette dans la mer près du village de Kraton en prenant le nom de Kali Kraton.

Le Porong ou Brantas, une des bouches de la grande rivière le Brantas, qui forme ici la frontière de la résidence de Sourabaïa. Un affluent important c'est le Kédoung larangan, qui passe par Banguil. Cet affluent prend sa source, avec nombre d’autres, sur l'Ardiouno, et porte dans son cours supérieur, près Pandahan, le nom de Guëtek.

La rivière Brantas a sa source entre la chaîne de l’Andiasmoro et le sommet Këmbar I de la chaîne de l’Ardiouno. Elle naît donc encore dans la résidence de Sourabaïa, mais près de la limite de celle-ci et de Këdiri; elle coule par Batou (ou Sisir), Malang, Këépandien et, non loin du village de Karang kates, elle forme la frontière de la résidence de Këdiri; nous décrirons ultérieurement le cours inférieur de cette rivière à propos des résidences de Këdiri et Sourabaïa. Les affluents principaux du Brantas sont: 1. L'Amproung, avec le Sari ou Bango, près de Malang. 2. Le Bouréng, 3. Le Lésti, qui prend sa source, ainsi que nombre de petits affluents, sur le SëËmerou et au Nord de celui-ci et coule Aevlons dela Chaîne méridionale. 4. Le Métro:1,5:"Le Lawor, formé par la réunion du Birou et du Lékso I et qui forme la frontière du Kédiri. 6. Enfin le Konto qui, avec ses affluents, arrose l’angle Nord-Ouest de Pasourouhan, notamment le district Ngantang. Le Konto prend naissance sur le dos de l’'Andiasmoro, coule entre le Kawi et le Dorowati en direction occidentale vers Kédiri, et établit ensuite vers le Nord la limite entre Pasourouhan et Kédiri jusque près du village de Kasémbon; le Konto continue alors son cours en Këdiri et Sourabaïa et se jette enfin dans le Brantas (voir plus loin).

Géologie.

A. Les roches miocènes.

La partie méridionale du Pasourouhan consiste en roches tertiaires,, notamment en brèches et en conglomérats d'andésite dans sa moitié inférieure, en calcaire dans sa moitié supérieure. Le gisement est hori-zontal ou à inclinaison extrêmement faible vers le Sud, parfois aussi: vers le Nord. Au versant Nord de la chaîne méridionale on monte en arrivant de la plaine d’abord vers le Sud sur des matériaux volcaniques, et puis immédiatement sur du calcaire. Toutefois, dans la partie orientale de la résidence, des grès et des brèches de matériaux d'andésite confinent directement au pied du Sëmerou. La plaine y est à 320 mètres d'altitude environ; les sommets de la Chaîne méridionale ont: de 500 à 700 mètres d'altitude, de sorte que la chaîne calcaire est en. pente escarpée vers la plaine volcanique et descend même presque à pic en certains endroits.

Les grès et les brèches de matériaux d'andésite se montrent non: seulement dans la partie Sud-Est de la résidence, mais encore en d'autres points, sous le ‘calcaire. Ainsi entre autres près Bantour et au N. W. de cette localité; près Woungkalan (feuille L XV de la cartetopographique détaillée) dans la rivière Wakia profondément encaissée et dans ses affluents ; ainsi qu'en bon nombre d’autres endroits. A défaut: d'un relèvement très détaillé, ces petites bandes de brèche d'andésite, etc., ne sauraient être figurées sur la carte. C’est pourquoi on y a dessiné le tout comme un massif calcaire continu.

À partir du signal Médaïin, au S. E de Tawang rédieni et dans unedirection orientale par Soumbér aroum et Tiérabahan jusque près Trètès,. le calcaire se termine contre le terrain volcanique sous forme d’une falaise escarpée. La limite du calcaire et des brèches se trouve entre Trètès et Kalibakar, et elle y forme un coude très prononcé vers le Sud. De ce point jusqu'à la côte Sud, la limite du calcaire n'a pas: été déterminée avec précision, et elle peut donc en réalité différer quelque peu de celle qui est indiquée sur la carte. Un tracé plus exact. de cette limite eut exigé plus de temps et plus de frais que la construction de notre carte n’en pouvait comporter.

L'épaisseur de l'étage calcareux est ici de 300 mètres environ; celle de l'étage brècheux sous-jacent ne saurait être mesurée.

Le gisement des couches de calcaire est en général horizontal ou du moins extrémement peu ondulé. À la côte Sud, près Srigontio, lecalcaire incline vers le Sud de 2° au plus. A l’est de cette localité se trouve une île assez grande, Poulou Sémpou, qui consiste aussi en.

calcaire.

Le calcaire est recouvert, dans presque toute sa surface, par une couche épaisse d'argile rouge-brun, qui contient beaucoup de minerai de fer magnétique. C’est en majeure partie un produit de désagrégation du calcaire lui-même, et le fer magnétique provient de gravier d’andésite qui existe toujours, en proportion plus ou moins forte, dans les calcaires miocènes de Java. Cette argile peut aussi, pour une faible part, être une cendre volcanique désagrégée provenant d’éruptions plus anciennes du Sëmerou ou de l’Aïék aïëk. Mais dans ce cas il y a lieu de s'étonner que de la cendre grise fraîche et non altérée due aux éruptions subséquentes manque si totalement, ou du inoins qu'elle ne soit pas perceptible. Sur ce calcaire rouge désagrégé ont été établies de nombreuses plantations de café. Cependant le sol y est peu fertile, bien moins p. ex. que celui des terres dites du Sémerou (situées sur le versant de: cette montagne); aussi semble-t-il devoir s'épuiser rapidement.

Dans le Pasourouhan la Chaîne méridionale à une largeur moyenne de 20 kilomètres.

Roches de l'étage brècheux. Ainsi qu'en Bésouki et en Probolinggo, les couches de cet étage alternent ici avec des grès fins, des conglomérats fins ou grossiers et des brèches. La pâte de ces brèches est d'ordinaire un gravier d’andésite ou de basalte, renfermant parfois un peu de calcaire; mais le plus souvent elle en est dépourvue.

Non loin du village de Bantour ont été recueillis dans ces brèches des fragments (No. 133) foncés, finement granuleux. Au microscope, ce sont des basaltes frais, n'ayant qu'une proportion extrêmement faible de verre grenu, mais contenant assez bien d’olivine tantôt encore très fraîche, tantôt changée en serpentine de couleur vert-terne. C'est un basalte.

Une roche de Woungkalan (No. 134) se présente, en échantillons, comme une roche gris-verdâtre, assez dure et à grains fins. De petites taches blanches paraissent être des feldspaths décomposés. Au microscope, elle consiste en un mélange très finement grenu de particules de plagioclase, de quartz, de chlorite et de minerai de fer. Les cristaux décomposés plus volumineux (olivine?) sont le plus souvent enlevés par la taille. La roche paraît être un limon de basalte ou d’andésite très fin, durci, et même silicifié. C'est un #uf basaltique ou un argrlolifhe.

Sur le terrain brècheux du Sud-Est ont été récoltés des fragments, d'abord à la petite cascade près de l'établissement de Sonosekar (No. 135), puis à l'établissement de Sonowangui (No. 136), près d'une petite rivière entre Sonowangui et la rivière Mandung (No. 137), sur un petit sommet à l'Ouest de la ,,Rowo’”’ (une plaine marécageuse sur les bords de la rivière Mandiing, non loin de son confluent avec la rivière frontière Glidik) (No. 138); enfin, à la paroi brècheuse escarpée tout près du confluent de la rivière Rowo et du Manding (No. 139).

L'examen microscopique fit voir que toutes ces roches appartiennent aux basaltes; quelques-unes sont dans un état de désagrégation fort prononcé, tandis que d’autres sont encore assez fraîches, de sorte que même les grands cristaux d’olivine y existent encore sans altération: les olivines plus petites y sont au contraire toutes changées en serpentine.

Roches de l'étage calcareux. Les calcaires (No. 140 et 141) contiennent en proportion plus ou moins forte, outre du spath calcaire, du gravier d’andésite (petites particules de plagioclase, de pyroxène, de magnétite) et des foraminifères indistincts pour la plupart, parmi lesquels de petits orbitoïides à chambres médianes en forme de spatule, des rotanilidées, etc.; puis encore le lithothamnium. Il n’est pas rare que ces calcaires soient devenus totalement microcristallins, et dans ce cas ils ne contiennent plus de débris qu'on puisse reconnaître distinctement.

Le calcaire des environs de Tiëérabahan, à 14 kilomètre environ au Sud de l'établissement de Soumbërsouko (No. 142), contient le lithothamnium ainsi que des orbitoïdes, des dentalines, des globigérines et d’autres foraminifères nombreux. Le calcaire est devenu cristallin à la limite des parcelles de Soumbéraroum et Soumbérkerto (No. 143). Le lithothamnium seul s'y reconnaît aisément.

B, Les, roches volcaniques.

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