Le massif du Lowmou-lowmou
Ce groupe de montagnes consiste en trois dos ou chaînes, qui portent les noms de Loumou-loumou, Walawaâ et Touna; la crête de tantôt, cjui vient du Latoua et passe par le Walé ateh, rencontre ce groupe juste au point de recontre du Walawaii, dirigé du nord au sud, avec le Loumou-loumou qui s'étend de l'ouest à l'est.
Cette dernière montagne présente diverses éminences, qui toutefois ne diff<ôrent pas considérablement en altitude, de sorte que, vue à distance, elle apparaît comme un dos plat. La cime extrême occidentale a 742 m. d'altitude, les deux suivantes, respectivement 751 m. et 782 m. ; ces trois sommets forment le Loumou-loumou proprement dit. I>e sommet cité en dernier lieu est appelé G. Oulou kadera par les habitants de Tawiri, tandis que ceux de Saïd l'appellent G. Kadera. Cependant le vrai G. Kadera est situé plus au sud et n'a qu'une altitude de 607 m. (voir carte n^ I). Vient ensuite, séparée de la précédente par une dépression de 707 m., la montagne désignée sur notre carte par le nom loumou-loumou, et qu'on nomme communément G. Setan; elle a deux sommets, de 748 et 741 m. D'ici la chaîne descend, d'abord dans une direction nord-est par le sommet pointu Koukousan (657 m.), puis vers le nord jusqu'il la colline Pransana (64 m.) près de Hila. Au nord du Loumou-loumou proprement dit (occidental)
se trouve une arête qui présente deux sommets, de 694 et 635 m., et s'étend de l'ouest à l'est. Entre cette arête et le Loumou-loumou, on trouve un petit lac, le Tëlaga Radja, à 619 m. d'altitude, entouré de montagnes et qui, de tous les lagons d'Ambon, donne seul l'impression d'un ancien lac de cratère. L'eau en est fraîche et potable. Une seconde mare existe au versant sud du Loumou-loumou, à proximité d'un des affluents supérieurs de la rivière de Tawiri, ou Waï Lawa, à 497 m. au-dessus du niveau de la mer; c'est le Tëlaga Bounga.
Du Loumou-loumou descendent vers le sud des contreforts, sur lesquels se trouvent le 6. Kadera (607 m.) et la montagne allongée le G. Këhouli, au-dessus de Tawiri.
La seconde chaîne, le Walawaa, se rattache à l'extrémité occidentale du Loumou-loumou; mais sa direction est du sud au nord et elle présente plusieurs sommets qui diffèrent peu en altitude; ce dos est donc également plat. Le plus haut point est à 828 m. d'altitude; l'extrémité septentrionale est appelée Hatou Sëliin.
Entre ce Hatou Sëliin et la troisième chaîne, le Touna, existe une selle de 623 m. de hauteur. Le Touna est un dos étroit à 3 sommets, de 804, 861 et 875 m. d'altitude; celui du nord-est est le plus élevé. A l'ouest et à l'est, cette montagne est très escarpée et inaccessible à sa partie supérieure; on atteint le plus facilement la cime par une arête qui part d'un point de la route de Hila à Saïd, du côte nord de la montagne, et va directement au sommet le plus élevé. Un second sentier, au versant ouest de la montagne, conduit d'abord de Saïd vers le petit défilé de 623 m. dont il vient d'être question; il s'infléchit ensuite à l'est, vers un petit affluent de la Waï Loi, la Waï Touna; et de ce point, à 505 m. d'altitude, on peut, par une arête excessivement escarpée, avec des déclivités de 30** et plus, atteindre, du côté sud de la montagne, le sommet du milieu (861 m.) et puis la cime la plus élevée (875 m.). Par suite de l'état avancé de désagrégation du sol et de la couche épaisse de mousse qui le recouvre, ainsi que par la végétation abondante, on ne peut pour ainsi dire rien apercevoir des roches qui constituent la partie supérieure de cette montagne ; et il en est de même de beaucoup d'autres montagnes de Hitou.
Les arêtes Touna et Walawaà bornent du côté ouest, et le Loumouloumou au sud et à Pest, une vallée allongée, où coule la Waï Loï, laquelle débouche près de Kaïtetou dans un large lit de cailloux roulés.