‹ Description géologique des environs de ParisChapitre 31 sur 94 · Marne calcaire très-compacte · texte numérisé non relu

Marne calcaire très-compacte

10. Silex pyromaque en rognons, enveloppé de calcaire blanc crayeux mêlé de silice.

1 1 . Calcaire marin , grenu , friable , sans coquilles apparentes.

12. Calcaire marin grossier à coquilles blanches très-variées et à fer chloriteux granulaire très-abondant.

13. Argile noire sableuse , renfermant des coquilles blanches friables , qui paroissent être des cyrènes et des coquilles turbinées indéterminables. On y a trouvé aussi du bois charbonné, des pyrites et du bitume asphalte. Elle est quelquefois précédée de silex roulés.

i4- Argile plastique grise , marbrée de rouge , sans coquilles.

On reconnoît , du n°. 1 à 3 inclusivement , la formation du sable sans coquilles. — Du n®. 4 au n°- 8 ou g, la formation marine qui recouvre le gypse. Il paroît que le gypse , et par conséquent que la formation d’eau douce inférieure manque.— Du n°. 9 ou 10 au n°. 12 la formation de calcaire marin qui paroît être très-mince ici , parce que la craie et l’argile plastique sont très-relevées. — Les numéros i3 et 14 appartiennent à la formation de sable et de l’argile plastique qui précède la craie.

§ XII. Plateau de Villepreitx.

Ce plateau semble être la partie méridionale du grand plateau calcaire qui s’étend de Sèvres à Bouafïle , et dont nous venons de décrire la partie septentrionale et les deux appendices; sa partie moyenne est recouverte par la grande bande sablonneuse qui s’étend sans interruption de Ville-d’Avray à Aubergenville.

Il est percé de carrières, dont l’ouverture est peu élevée au-dessus du fond de la vallée; car ce plateau calcaire, recouvert d’une masse considérable de marne argileuse et de sable, est généralement bas et ne présente que peu cl’escarpemens. Il va toujours en s’abaissant vers le sud et disparoît entièrement, sous les masses de sable de la Beauce , dont la nappe immense et non interrompue commence sur le bord méridional de la grande vallée, qui s’étend depuis Versailles jusqu’à la rivière de Maudre; aussi les carrières n’existent-elles guère que sur le bord septentrional de ce vallon.

Ce plateau calcaire nous offre sur son bord méridional, trois points intéressans : Saint-Nom , Grignon et Maulle.

Aux environs de Saint-Nom, c’est-à-dire au pont de Noisemont près de Villepreux, d’une part, et au pont de Fontaine sur la route de Maulle de l’autre, on retrouve le lit de calcaire qui présente des empreintes de feuilles parfaitement semblables à celles de Châtillon ; elles sont, comme celles-ci, dans une assise de calcaire dur, à grain assez fin et en plaques minces; la partie de ces plaques qui présente les empreintes végétales, n’a peut-être pas trois centimètres d’épaisseur; et cependant on voit combien cette couche mince avoit d étendue. Les feuilles sont mêlées ici, comme à Châtillon, à Sèvres et à Saillancourt, avec des cérites et des lucines des pierres et placées plutôt vers la partie inférieure du banc de cérite, que vers sa partie supérieure. On reconnoît aussi fort bien, dans ces carrières, la position du banc de cérite toujours supérieur à tous les autres.

Nous avons examiné ces empreintes de feuilles , avec MM. de

Jussieu, Desfontaines, Gorrea, Decandolle, etc. Le plus scrupuleux examen ne nous a pas permis cle déterminer même les genres de plantes auxquels elles peuvent être rapportées (1). Mais cet examen nous a prouvé que la plupart de ces feuilles n’avoient pu appartenir à des plantes marines proprement dites , et cependant elles se trouvent au centre des bancs de calcaire marin et au milieu des coquilles marines les mieux caractérisées. Quant à l’habitation des tiges, articulée (pl. VIII, fig. 1, FG), qui se trouvent mêlées avec ces feuilles, il est probable qu’elle est également terrestre.

Le hameau de Grignon, célèbre par l’amas étonnant de coquilles Fossiles que renferme son parc, est situé dans ce même vallon et vers son embouchure, entre les craies apparentes à Chavenay et celles qui forment les collines de Mareil.

Le banc coquillier se fait voir déjà près de Galluy, ensuite aux environs de Villepreux , mais il est dans ces lieux plus solide qu’à Grignon.

En examinant la couche friable qui renferme ces coquilles , 011 remarque aisément qu’elle appartient aux couches moyennes et inférieures du calcaire; elle offre les coquilles fossiles variées, et les sables siliceux qui s’y voient constamment.

On remarque, en allant de bas en haut, la succession suivante de couches :

N°. i. Calcaire grossier assez solide, quoique grenu, sableux, et même friable en partie, renfermant beaucoup de coquilles et du fer chloriteux granulaire. C’est le sol inferieur du terrain de Grignon. Il faut donner quelques coups de pioche poulie voir.

Nous y avons reconnu ce petit polypier en forme de dez à coudre, que M. de Lamarck décrit sous le nom de Lunulites nrceolata (pl. VIII, fig. g) , et qu’on trouve à Lallery près Chaumont , mais que nous n’avions pas encore vu dans la couche n°. 2 de Grignon. On y trouve aussi , mais très-rarement , des portions du même cassidule que nous avons cité comme fort commun à Saillancourt.

2. Calcaire jaunâtre grossier, grenu, sableux, friable et sans aucune consistance,

(1) On reprendra cet examen et on donnera l’énumération des espèces différentes de feuilles qu’on y peut reconnoître au chapitre des végétaux fossiles qui suivra cette description.

UX -t*s

renfermant la quantité prodigieuse de coquilles marines fossiles qui sont particulièrement citées à Grignon. Il ne renferme ni les nummulites, ni les turbinolites , ni les fongites , ni les venericardia costata , ni le fer chloriteux des bancs inférieurs; il ne renferme point non plus les cérites des bancs supérieurs.

Les coquilles y sont pêle-mêle , quelquefois par amas ou filon ; elles sont bien conservées , faciles à détacher du calcaire qui les enveloppe ; plusieurs ont conservé les points ou lignes jaunes qu’elles avoient avant d’être fossiles. On trouve beaucoup de coquilles bivalves avec leurs deux valves réunies , notamment le crassatella sulcata. Ces coquilles , quoique parfaitement fermées, sont remplies du même sable calcaire coquillier qui les entoure ; ce qui semble prouver qu’elles sont restées long-temps ouvertes au milieu de ce sable après leur mort , en sorte que le sable calcaire qui les entouroit a pu y pénétrer , et qu’elles n’ont été fermées ensuite que par la compression des couches qui se sont déposées au-dessus d’elles. Cette disposition doit forcer aussi d’admettre dans l’eau qui les recouvroit une grande tranquillité.

Ce banc est de cinq à six mètres d’épaisseur. Il paroît qu’on y a trouvé des lits durs, composés d’un calcaire moins grenu , mais renfermant les mêmes coquilles , et notamment le cardium aviculare , et présentant les empreintes des plantes articulées dont nous donnons la figure (pl. VIII, fig. 6). Nous n’avons pu parvenir à voir ces pierres en place.

Banc de calcaire tendre à grain fin , renfermant moins de coquilles que le précédent, mais offrant dans ses fissures des empreintes jaunes de feuilles, qui ressemblent à des feuilles de graminées aquatiques ou à des feuilles de fucus. On y voit aussi des empreintes de Jlustra et de polypiers. Ces empreintes sont recouvertes des petits spirorbes qui habitent ordinairement sur ces corps , et qu’on prendroit au premier aspect pour des planorbes.

Ce banc paroît correspondre à celui qui renferme les empreintes de feuilles que nous avons reconnues et citées à Châtillon , Saint-Nom , etc.

Calcaire tendre fissile , renfermant principalement la luciue des pierres.

Calcaire tendre fissile, ne renfermant presque point de coquilles.

Calcaire plus dur , souvent même assez dur , mais se désaggrégeant facilement , surtout vers la surface du sol, et renfermant une quantité prodigieuse de cérites de diverses espèces et quelques autres coquilles; savoir:

Ancilla buccinoides.

Voluta Cythara.

Fusus bulbiformis .

Pleurotoma lineata.

7'urrilella subcarinata.

Melania costellata.

Milioliles.

Phasianella turbinoides.

Cerithium lapidum.

— crîstatum.

Vers la partie la plus supérieure de ce banc on trouve quelques individus tort rares du cyclosloma mumia.

Cerithium Tliiara.

— clavatulum.

— lamellosum.

— mutabile.

Nat ica cepacea.

Ampullaria acuta.

Venus Scobinella.

Cardium obliquum.

Lucitia saxorum.

On voit donc ici toujours la même succession de fossiles, et cette partie du plateau calcaire n’est remarquable que parce que les coquilles y sont réunies en bien plus grand nombre, et que les bancs qui les renferment y sont plus friables qu’ ailleurs, ce qui permet d’en extraire les coquilles facilement et dans leur entier.

Nous ne donnerons aucun détail ni sur le nombre ni sur les espèces de fossiles qu’on trouve à Grignon. Nous avons dit, dans le premier chapitre, que M. Defrance y avoit compté près de six cents espèces différentes, et qu’elles avoient été décrites et figurées pour la plupart par M. de Lamarck (1). Il nous suffit de faire remarquer que toutes les coquilles de la couche de calcaire sableux, quoique bien conservées, sont pêle-mêle, tandis que les empreintes végétales et les cérites sont placées séparément et dans les couches supérieures, comme nous venons de le dire plus haut.

Le plateau de Villepreux est terminé à l’ouest par le vallon où coule la Maudre. Les coteaux qui bordent ce vallon, depuis environ une lieue au-dessus de Beyne jusqu’à son embouchure dans la Seine, sont de craie à leur base et de calcaire marin h leur sommet.

Cette craie est recouverte, comme partout, d’une terre argilosablonneuse rougeâtre, renfermant une grande quantité de silex. Le bois de Beyne, situé à l’ouest de ce village, est posé sur ce terrain 5 mais en sortant de ce bois, du côté de Lamarre -Saulx -Marchais,

(1) M. de Lamarck décrit parmi les coquilles de Grignon , qui sont toutes marines , plusieurs espèces de coquilles qui appartiennent à des genres dans lesquels on ne devroit trouver que des coquilles d’eau douce. Cette contradiction apparente vient de deux causes : i°. Il décrit des coquilles réellement d’eau douce qui se trouvent bien à Grignon , comme le i-jclostoma mumia, le linmeus palus tris ; mais elles se trouvent à la surface du sol et non dans le banc de coquilles proprement dît ; 2°. il cite des mélanies , des planorbes , etc. , qui font partie du banc de coquilles marines ; mais en examinant avec quelque attention les espèces qu’il rapporte à ces genres, on voit qu’elles n’en ont pas les caractères, qu’elles different des coquilles d’eau douce renfermées dans ces mêmes genres , et qu’elles doivent faire, comme M. de Lamarck en convient, des genres distincts. (Voyez le Mémoire que l’un de nous a publié sur le terrain d’eau douce et sur la description de ses coquilles, Annales du Muséum, t. XV.)

ï7o DESCRIPTION GÉOLOGIQUE

on trouve dans une plaine un peu inclinée vers le nord, et à des différences de niveaux très- légères, les successions de terrain suivantes:

j Dans la partie déclive un sol argilo -sablonneux rougeâtre, mêlé de silex et de craie sans aucune coquille .

2°. En remontant un peu, c’est-à-dire d’un ou deux mètres au plus, on trouve dans ce même sol une quantité prodigieuse de coquilles qui appartiennent aux couches inférieures du calcaire grossier. Les espèces principales, c’est-à-dire les plus abondantes, sont :

Palella spirirostris.

Ancilla canalifera.

— buccindides.

Mitra terebellum .

Foin ta muricina.

Fusus longœvus.

— bulbiformis ?

Pyrula lœvigata.

Ampullaria patula.

Solarium plicatum.

Turritella suie ata.

— imbricata , en quantité immense.

Fenericardia planicosta.

Crassatella compressa.

— suie ata.

Cytherea nitidula.

— semisulcata.

Pectunculus pulvinatus.

Trois espèces d’huîtres que nous n’avons pu déterminer.

Les coquilles qui se trouvent dans la transition d’une formation à une autre au milieu des silex sont pêle-mêle et généralement brisées. Nous n’avons pu découvrir, parmi les milliers de turritella imbricata que nous avons vus , un seul individu dont la boucle fût entière.

3°. En remontant encore de quelques mètres , et surtout en allant vers l’ouest, on voit à une portée de fusil une petite carrière de calcaire grossier , friable , sans aucune consistance , en un mot , à l’état de sable comme celui de Grignon, ce sont les couches moyennes et supérieures du calcaire grossier. Les coquilles qu’elles renferment sont disposées comme à Grignon, également bien conservées, quoique très-fragiles ; mais l’épaisseur du tout est beaucoup moins considérable. On y reconnoît la succession suivante de lits.

N°. 4- (O Calcaire sableux, fer chloriteux granulaire et immense quantité de coquilles.

(1) Ces numéros se rapportent , en allant de bas en haut , aux lits de la coupe figurée que nous donnons de ce lieu (pl. I, A, fig. 3 ).

DES ENVIRONS DE PARIS. i7i

N°. 5. Calcaire sableux, sans fer chloriteux , moins de coquilles ; une petite zone plus dure sépare ces deux lits.

6. Calcaire sableux et quantité prodigieuse de coquilles ; ce lit est un peu plus dur que les précédens.

Les coquilles renfermées dans ces trois lits appartiennent absolument aux mêmes espèces que celles du [lit friable de Grignon. Il est donc inutile de rapporter ici l’énumération que nous en avons faite.

7. Calcaire friable , avec des morceaux irréguliers, durs, saillans , rangés sur deux ou trois lignes horizontales parallèles , renfermant quelques coquilles mal conservées.

8. Sable siliceux et calcaire, renfermant quelques espèces de coquilles, et notamment une quantité innombrable de cérites. Les espèces de coquilles que nous avons vues dans ce banc , sont :

J^oluta muricina, un seul fragment.

Buccinum ?

Pleurotoma punctatum ?

Cerithium lapidum, extrêmement abondant.

— angulosum ? assez abondant.

, — cristalum , très-abondant.

— clavatulum.

— mutabile.

— lamellosvm.

Turritella subcarinata.

Melania multisulcata ? assez abondant.

Dentalium ?

Ampullaria ?

Lucina saxorum, très-commun.

Nucula ? la même espèce qu’on trouve dans les grès de Beau-

champ , etc.

Corbula.

Les cérites sont aux autres coquilles comme 100 à 1. Elles sont disposées en un lit d’un à deux décimètres d’épaisseur , horizontal et parfaitement régulier. Elles sont bien entières , mais très-fragiles.

9. Terre végétale , cinq à six décimètres, mêlée d’un grand nombre de cérites.

En descendant le vallon de Mandre on trouve le bourg de Maulie, Nous avons encore visité et étudié dans ce lieu les bancs de calcaire grossier qui recouvrent la craie; et nous avons reconnu, dans la superposition de ces bancs, exactement le meme ordre que dans les couches calcaires des autres collines. Ainsi les bancs les plus inférieurs sont friables comme à l’ordinaire , ils renferment de grosses coquilles fossiles et des grains de fer chloriteux; au-dessus se trou-

vent des couches de pierre calcaire plus dure sans fer chloriteux. Vers le sommet on trouve le premier grès marin 5 il renferme ici," dans sa partie inférieure , des concrétions siliceuses, cylindroïdes et rameuses, grosses comme des fémurs humains, presque toujours creuses , mais dont la cavité est tantôt garnie de stalactites de silex , tantôt remplie de silex noir. Ces concrétions , très-nombreuses dans cette couche sablonneuse, pourroient être des zoophites fossiles, voisins du genre des antipathes. On sait que l’axe de ces zoophites est corné et plus tendre que leur écorce : il aura laissé, en se détruisant, la cavité que l'on voit dans ces fossiles. Au-dessus, mais dans le même banc sablonneux , est un lit de coquilles entièrement silicifiées : ces coquilles ne sont pas seulement des cérites. On y trouve aussi des cardium obliquurri , des ampullaires, des cythérées élégantes, des lucines des pierres, et la plupart des autres coquilles du grès marin ; nous avons observé ces diverses particularités dans les carrières à l’ouest de Maulle.

Au sud , c’est-à-dire en montant vers Saint-Jacques, on voit également du calcaire grossier placé immédiatement sur la craie. Les couches inférieures de ce calcaire sont friables , sablonneuses; mais au lieu de fer chloriteux granulaire elles renferment une multitude de petits grains noirs qui, séparés du calcaire par l’acide nitrique, font voir un sable quarzeux, transparent, coloré en noir par de l'oxide de fer.

A l’est de Maulle, sur le chemin des Alluets, on retrouve encore le calcaire sur la craie, mais en bancs très-minces, dont les assises inférieures contiennent beaucoup de sable et une grande quantité de coquilles analogues à celles de Grignon.

Le terrain de calcaire grossier se termine à l’ouest de notre carte, à Maulette près d’Houdan , et il offre ici une disposition particulière et des rapports avec le terrain d’eau douce, qui méritent d’être décrits.

Après le village de la Queue, deux lieues avant d’arriver à Houdan, on traverse un cap très-avancé vers le nord-ouest du grand plateau sableux de la Beauce ; lorsqu’on commence à descendre son

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second étage au lieu dit le Bœuf couronné , on voit épars dans les champs, en fragmens arrondis et en place sur le bord septentrional de la route, du calcaire blanc, compacte, très-clur, un peu sableux, renfermant des petits bulimes et présentant des empreintes de coquilles qui paroissent être des potamides. On trouve ensuite sur un plateau inférieur très-peu élevé , qui est composé de deux sortes de terrains, le terrain d’eau douce en couche très-mince, et le terrain marin ayant également très-peu d’épaisseur; cette disposition est très-apparente lorsqu’on descend ce petit plateau immédiatement avant d’arriver à Maulette. Alors la coupure du bord septentrional de la route présente les bancs suivans, en allant de haut en bas :

i°. Une couche composée de fragmens de ce même calcaire blanc, dur, et de masses ou fragmens de silex pyromaque à empreintes de cérites ou de potamides. Ces fragmens sont bouleversés et mêlés de terre végétale qui semble avoir pénétré dans leurs interstices.

2°. Un banc régulier d’un sable calcaire, tantôt jaune, tantôt verdâtre , tantôt blanc , tantôt rougeâtre , renfermant une immense quantité de coquilles marines, dont les principales espèces sont :

Oliva laumontiana.

Marginella ovulala, rare.

Pleurotoma lineatwn ? Ancilla olivula.

— auricula.

Ceriihium clavatulum.

— umbrellatum.

— angulatum.

— calcitrapoid.es ?

— hexagonum.

— lapidum.

— plicatum ?

— interruption ?

— Thiara.

— mutabile.

Pyrula subcarinata.

— Icevigata.

Melania lactea, en quantité' considérable, et une ou deux autres espèces trèsvoisines.

— hordeacea , qui caractérise , comme nous l’avons dit , les grès marins voisins des terrains d’eau douce.

Ampullaria depressa.

Cj'thœrea elegans.

— semisulcata.

Lucina circinnaria .

— hosdinciaca. Mex. (i)

Venus callosa.

(i) Cette énumération est le résultat de nos propres observations et de celles de M. Ménardla-Groye.

i74 description géologique

A mesure qu’on descendre banc se montre davantage; il renferme dans sa partie inférieure du calcaire marin très-solide, en zone d’un décimètre d’épaisseur au plus. Le banc superficiel , n°. i , composé de fragmens de calcaire d’eau douce, diminue peu à peu et disparoît presque entièrement.

Mais sur la partie déclive du terrain la terre végétale devient plus épaisse, et renferme une quantité innombrable de coquilles toutes bouleversées, notamment des cérites et presque toutes les coquilles du sable calcaire n°. 2. On doit remarquer que ce mélange est si récent qü’on trouve avec les mêmes coquilles des coquilles terrestres, telles que des hélices et des cyclostomes élégantes qui ne sont point fossiles, mais seulement altérés par l’action du soleil et par celle des météores atmosphériques (1).

Si 011 veut prendre la peine de comparer cette description avec celle que nous avons donnée des points de contacts du terrain d’eau douce et du sable marin, on y verra absolument la même sorte de terrain, la même disposition de couche, et généralement les mêmes espèces de coquilles qu’à Beauchamp près Pierrelaie, qu’à Ezanville près Ecouen, les mêmes cérites que dans les couches marines superficielles, et pareillement mêlées au sol cultivé, comme nous l’avons observé à Grignon, à Beyne, à Levignan, etc.

Ce plateau se termine à l’ouest à la vallée de Yaucouleurs, petite rivière qui se jette dans la Seine à Mantes, et dont le lit est creusé depuis le Breuil jusqu’à Septeuil et même au delà dans le calcaire siliceux.

A Mantes-la-Ville ce plateau de calcaire grossier semble déjà indiquer le commencement du calcaire siliceux par les lits de calcaire compacte connu sous le nom de clicart qui le surmontent et qui renferment des cyclostoma mumia et des potamides.

A Septeuil le calcaire grossier n’est plus visible à la surface du

(1) M. Ménard-la-Groye , qui a vu ce terrain avec beaucoup de soin, et qui se propose même d’en donner une description particulière , a trouvé dans cette couclie de terre végétale mêlée de cérites et de coquilles terrestres non fossiles, des portions d’ossemens humains „ notamment un frontal.

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sol, du moins sur les hauteurs; mais en creusant dans les caves de ce village ou en descendant dans les parties basses du parc on retrouve ce calcaire , qui passe évidemment ici sous le calcaire siliceux et qui renferme un grand nombre de coquilles fossiles, et notamment le cerithium dans un très-bel état de conservation (i).

(i) Nous avons examiné cette disposition importante du calcaire grossier sous le calcaire siliceux avec MM. Brochant de Roissy et Beudant. Nous reviendrons sur ce sujet à l’article du calcaire siliceux.

DE QUELQUES TERRAINS

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