CHARA HELICTERES. (PI. XI
Capsule ovoïde présentant 8 tours de spire de la base au sommet.
A Pleurs , département de l’Aisne , dans le terrain d’eau douce supérieur. ( Voy. p. 6i.)
Cette espèce est la plus grosse et en même temps la mieux conservée des trois ; c’est sur elle qu’on peut le mieux s’assurer de la parfaite ressemblance de ces capsules avec celles des Chara.
Chaque capsule est composée de cinq valves étroites , linéaires , contournées en spirales , rétrécies , et ensuite dilatées à leur partie supérieure, de manière à paroître formées de deux portions distinctes ; à la base elles se réunissent sans changer de grosseur , et laissent un petit trou au milieu.
Chacune de ces valves peut se séparer entièrement des autres , comme nous l’avons représenté fig. C. On voit alors qu’ elles sont presque aussi épaisses que larges , et un peu concaves à leur face interne.
L’intérieur même de la capsule ne présente ni cloison ni aucune espèce de diaphragme ou de columelle ; elle est entièrement vide.
Cette structure est absolument celle des capsules des Chara , si ce n’est que dans les espèces vivantes que nous connoissons les capsules sont en général plus petites , plus allongées, et présentent par conséquent un nombre de spires plus considérable d’une extrémité à l’autre , quoique toujours composées du même nombre de valves.
DU BASSIN DE PARIS
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CH ARA LE MA NI. (Tab. XI, fig. 9 )
Capsule oblongue cylindrique à 6 tours de spire , chaque spire convexe lisse.
A Saint-Ouen , dans le terrain d’eau douce inferieur.
Cette espèce est la plus petite des trois ; elle diffère beaucoup de la précédente par sa capsule à 6 tours de spire seulement , et de la suivante par sa forme cylindrique et par ses valves spirales sans rebord saillant.
Nous n’avons jamais rencontré cette espèce dans le terrain d’eau douce supérieur, ni les deux autres dans le terrain d’eau douce inférieur.
CH A RA MEDICAGINULA. (PI. XI , fig. 7.)
Capsule globuleuse à 6 tours de spire , chaque spire bordée des deux côtés d’une petite crête saillante (i).
Commune dans les meulières du terrain d’eau douce supérieur à Montmorency, à Sanois, à Trappes, etc. {Voy. p. 61.)
Le dernier caractère que nous venons d’indiquer, et qui distingue parfaitement cette espèce de la précédente, se voit également sur les échantillons entiers du plateau de Trappes, fig. 7. A , B, C. Et sur les moules intérieurs des meulières de Montmorency , de Sanois, etc. , fig. 7. D. Mais il faut une forte loupe pour l’observer; ces deux petites crêtes forment dans l’intervalle de chaque tour de spire une ligne saillante creusée dans son milieu d’un sillon peu profond.
(1) Cette espèce est la plus anciennement connue ; elle est décrite et figurée par M.de Lamarck. Ann. du Mus., tome 5, page 356 ; tome 9, pl. XVII, fig. 7. M. Desmarest en a donné une bonne figure, journal des Mines , vol. 32 , pl . VIII, et Ann. du Mus. , tome 1 5, pl. XXIII.
VÉGÉTAUX FOSSILES PINUS
PINUS DEFRANCII. (PI. XI , fig. 1.) (1)
Cône très-allongé, très-étroit, presque cylindrique; recourbé à sa partie moyenne ; écailles étroites, terminées par des disques larges environ de 12 millimètres, et dont 5 à 6 font le tour du cône.
Chacun de ces disques est terminé supérieurement par un bord libre en forme de demi-cercle , et est limité inférieurement par les extrémités libres des deux écailles placées au-dessous. Us sont fortement recourbés en dehors à leur extrémité, et dévoient donner au cône un aspect hérissé.
Ce fossile a été trouvé par M. Defrance à Arcueil, dans le calcaire grossier. ( Voy . p. 35.)
La forme très-allongée de son cône et surtout celle de ses écailles, nous paroît distinguer ce fruit de toutes les espèces de Pins connus. Il ne peut du moins se rapporter à aucune des espèces donc nous avons vu des fruits en bon état ou de bonnes figures.
Elle est également bien distincte par la forme de ses écailles d’une espèce fossile que nous avons trouvée en Italie , et que nous avons désignée sous le nom de Pinus Cortesii.
NYMPHEA.
NYMPHEA ARETUSÆ . (PI. XI , fig. 10.)
Tige offrant des impressions arrondies produites par la base des pétioles , disposées assez régulièrement en quinconce, et creusées de six dépressions vers leur centre. Au-dessous de chacune des bases des pétioles on voit 5 à 7 impressions arrondies de grandeurs variables , produites par l’insertion des radicules.
Trouvé dans la meulière à Longjumeau. {Voy. p. 61.)
(i)Le seul échantillon que nous avons vu de ce fossile ne présentoit que la cavité qu’il avoit du occuper dans la pierre mais le dessin et la description sont faits d’après un moule pri* sur cette cavité , et qui représente le cône tel qu’il devoit être.
DU BASSIN DE PARIS. 37i
Ce fossile a une telle analogie avec la tige rampante et submergée du Njmpliea alba, figuré pl. X , fig. 1 1 , que nous avons cru pouvoir le rapporter au même genre en le distinguant seulement comme espèce 5 il ne diffère en effet du Nymphéa alba que par sa taille plus considérable , et peut - être par des caractères tirés des organes que nous ne connoissons pas ; les légères différences qu’on peut apercevoir dans la forme de la tige doivent être attribuées à la compression considérable qu'elle paroît avoir éprouvée.
Si la graine que nous avons décrite sous le nom de Carpolithes ovuluni appartenoit à la même plante, elle différeroit encore du Nymphéa alba par la grosseur beaucoup plus considérable de ses graines et par leur forme plus arrondie , caractère qui les rapproche davantage des graines du Nymphéa lutea , dont la tige est très-différente de celle de l’espèce fossile.