‹ Description géologique des environs de ParisChapitre 85 sur 94 · C. Marnes argileuses · texte numérisé non relu

C. Marnes argileuses

D. Terrain lacustre renfermant des lits de gypse. — Colline au S. O. du

Puy E. Saint-Michel.

E. Brecciole volcanique et autres roches volcaniques d’aggrégation.

F. Basalte.

PI. III, Fig. i. Belemnites mucronatuSjBRVYn. , Polyth. , fig, 1-6. — Schloth.

(Pag- «40

A. Coupe longitudinale, faisant voir l’intérieur -, B vue à l’extérieur. La troncature nette inférieure est artificielle.

( Individu de la craie blanche de Meudou. )

Fig. 2. Crania parisiensis , Defr. — Lam. , vol. 6, pag. 23g, n°. 3;

; (Pag. i5. )

M. Défi ance a reconnu la différence de cette espèce d’avec les autres cranies , et cette distinction a été admise par M. de Lamark , etc. (Individu de la craie blanche de Meudon et de lacoll. deM. Defrance.)

Fig. 3. Trochus Basteroti 3 A. Br (Pag- *4.)

Quoique ce trochus ne soit qu’en craie moulée dans la cavité laissée par la coquille, il est très-reconnoissable et ne nous a paru pouvoir se rapporter exactement à aucune des descriptions , figugures ou individus avec lesquels nous l’avons comparé. L’espèce dont il se rapproche le plus est le trochus punctatus de Sowerby, mais dans le nôtre les tours de spires sont nettement séparés par un sillon assez profond et par un cordonnet à plis obliques.

Fig. 4- Mjtiloides labiatus , A. Br (Pag- 8i , 84.)

Cette coquille qui se trouve dans presque tous les terrains de craie, tant de la craie blanche que delà craie tufau , a été remarquée depuis long-temps par les naturalistes qui se sont occupés de pétrifications; elle a été figurée un assez grand nombre de fois, mais d’une manière toujours très-incorrecte ( Knorr, II , I , tab. B , II , b** , fig. 2. Majntell. — Descript. des terr. de craie des env. de Brighton, tab. 27, fig. 3, et tab. 28 , fig. 2, 3, et peut-être 1 et 4)? parce qu’on n’en voit ordinairement que le moule, ou bien lorsque le test existe il est si mince, si fragile, si adhérent à la roche, qu’on n‘a pas pu encore en voir la charnière. On ne peut donc dire exactement à quel genre cette coquille appartient , sa forme extérieure la rapprochant des moules , nous la plaçons provisoirement près de ce genre en lui donnant le nom de mjtiloïde , et le nom spécifique de labiatus que M. Sclilotheim lui a assignée en la mettant parmi les ostracites dans le tableau des pétrifications propres à chaque terrain inséré dans le Taschenbuch 3 etc. de Léonhard,

7e. année , pag. 91. Mais n’ayant plus égard à cette spécification, il a désigné la même coquille dans son Petrefactenkun.de , sous le nom de mytilites problematicus en employant pour la faire connoître la même figure de Knorr.

Il paroît que cette coquille varie considérablement de grandeur et de forme, ses plis sont quelquefois beaucoup plus fins, et je n’oserois pas assurer que celle de la craie tufau fût absolument de la même espèce que celle de la craie blanche.

Fig. 5. Ostrea vesicularis , Lam. , An. sans vert. , vol. VI, pag. 219 , n°. 28. — Ann. du Mus., vol. XIV, pl. XXVII, fig. 3. — Gryphea dilatata , Sow. , tab. CXLIX, fig. 2 (Pag. 1 4 > B5 ^ 89.)

Nous n’avons été satisfait par aucune des figures qu’on a données de cette coquille si constante dans la craie blanche, et c’est ce qui nous a engagés à en publier une nouvelle prise d’un individu de la craie de Meudon , et qui fait voir en A la valve inférieure en dedans, enBla valve supérieure en dedans, enCla valve supérieure en dessus et le crochet de la valve inférieure par lequel cette coquille adhère, ce qui devroit la faire placer parmi les gryphées,en D la valve inférieure en dessus. Cette coquille , comme toutes les espèces du genre huître , varie beaucoup de forme et de grandeur.

Fig. 6, A. B. C. Terebratula Defrancii , A. Br (Pag. i5.)

Cette espèce se distingue de toutes celles qui sont décrites et assez exactement figurées pour être reconnues avec certitude, par sa forme allongée , presque pentagonale , et surtout par ses stries fines et égales.

L’individu figuré est de Meudon et de la collection de M. Défiance 5 on la trouve aussi à Rouen.

Fig. 7 y A. B. Pecten cretosus , Defr (Pag* i5.)

Il est plat , les deux valves sont égales ainsi que les oreilles, il est marqué de côtes très-nombreuses, très-fines, un peu ondulées, qui portent vers leur extrémité marginale des espèces de petites lames relevées , imbriquées , comme l’indique , mais avec peu de netteté , la fig. 7 , B. L’interstice entre les côtes n’offre aucun travail particulier.

Ce peigne paroît très-voisin de celui qui se trouve dans la craie tufau à Maestricht , et qui est figuré dans l’ouvrage de M. Faujas , sur la montagne de Saint-Pierre, pl. 2Ô, fig. 8.

L’individu figuré vient de Meudon et de la collection de M. Defrance.

Fig. 8, À. B. Pecten arachnoïdes , Defr (Pag. i5.)

Il ressemble beaucoup au précédent , mais ses côtes sont lisses, et on remarque dans l’intervalle qui est entre elles, des stries qui leur sont perpendiculaires , fig. 8 , B. Cette disposition est assez semblable à celle des fils dans une toile d’araignée.

Fig. 9. Pecten dubius , Defr (Pag. 84-)

Celte espèce s’éloigne assez des peignes , elle a des stries parallèles au bord ; cette circonstance , rare dans les peignes , qu’on voit cependant sur les P. orbicularis , corneus , Lens etc. , mais associée aux côtes divergentes, jointe à sa forme un peu oblique , à l’incertitude sur la présence des oreilles , nous a fait douter avec M. Defrance , que ce fût un véritable pecten. Le nom de O. dubia ayant été déjà donné parBrocchi à un peigne, il faudra donner à celui-ci le nom d 'incertus.

Fig. 10. A. B. Ostrea serrata , Defr (Pag- i5. )

Cette espèce quoique très-voisine des O.pennaria, pectinata , et carinata, en diffère essentiellement par l’absence du canal creux de la carène, remplacé par une sorte d’anastomose de plis , et par ses plis très-arrondis , comme le représente la fig. B.

Elle est de la craie blanche.

Fig. ir. Ostrea carinata, Lam. , An. sans vert. , vol. VI, pag. 216,

n°. 9. — Encycl., pl. 187 , fig. 3-5 (Pag- 84.)

L’incertitude qui règne dans la détermination de cette espèce, nous a engagés à la faire figurer de nouveau.

Celle que nous désignons ici sous le nom de carinata ne présente ni les plis arrondis de l’O. serrata ni le canal de la carène de l’O. pectinata , la figure de l’Encyclopédie lui convient médiocrement , et la particularité que cite M. de Lamarck , d’avoir les valves comme pliées en deux et très -aplaties sur les côtés, ne lui convient pas du tout. Mais cette particularité et le caractère tiré du canal de la carène conviennent très-bien à la figure des Ann. du Mus. , etc. , représentant une huître queM. de Lamarck regarde comme une autre espèce et qu’il nomme pectinata; nous connoissons cette espèce qui, en effet, a les valves très-aplaties sur les côtés , un canal très-profond sur la carène, des plis nombreux, à arêtes aiguës se terminant en dents de scie sur le bord de ce canal et qui est assez bien représentée, Ann. du Mus. , tom. XIV, pl. XXIII, fig. 1.

La détermination précise de ces espèces nous paroît assez importante pour la géologie , car l’O. pennaria , Lam. , paroît appartenir à la marne argileuse inférieure de la formation de la craie.

Les O.pectinata et carinata à la craie inférieure , et l’O. serrata à la craie blanche.

PL IV , Fig. i. Pecten quinquecostatus , Sow. , tab. LVI , fig. 4-8

(Pag. i5, 84, 96.)

A. Les deux valves reunies pour faire voir le crochet et la face externe

de la valve supérieure.

B. Face externe de la valve inferieure.

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