‹ Description historique des monnaies frappées sous l'empire romain, communément appelées médailles impériales T. 2 (volume 2)Chapitre 500 sur 681 · MARCUS AURELIUS ANTONINUS · texte numérisé non relu

MARCUS AURELIUS ANTONINUS

Marc Aurèle, appelé aussi quelquefois Marc Antonin, naquit à Rome le 26 avril 874 (de J. C., 121), d’Annius Verus et de Domïtia Calvill-a. Sa famille remontait à Au ma. Après la mort de son père, Adrien le nomma Annius Verissimus, et lorsqu’à quinze ans il eut pris la toge virile, Annius Verus. En mourant, il n’adopta Antonin qu’à la condition que celui-ci adopterait Marc Aurèle ; par suite de cette adoption, ce dernier étant entré dans la famille Aurélia, qui était celle d’ Antonin, changea son nom d’Annius contre celui d’Aurelius. Antonin lui Gffrit dès lors en mariage sa fille Faustinei; mais, étant trop jeune, il ne l’épousa que plus tard. 31 le désigna consul en 892 (de j. c., 139) et lui conféra le titre de César ; bientôt après, sur la proposition du Sénat, il le fit entrer dans le collège des pontifes, ce qui est confirmé par les médailles 150, 587, etc., oh l’on voit les instruments pontificaux avec la légende pietas avg. à la date de son premier consulat. Au milieu de tous les honneurs qui l’entouraient, Marc Aurèle continuait toujours la vie simple qu’il avait menée jusqu’alors et suivait ses études favorites d’éloquence grecque et de philosophie. Eu 899 (146), il reçut de son père la puissance tribunicienne.

Après la mort d’ Antonin, en 914 (161), Marc Aurèle désigna Ceionius Commodus, son frère par adoption, pour partager l’empire avec lui et lui donna le nom de Lucius Aurelius Verus Commodus ; à l’occasion du partage de l’empire, un congiaire fut distribué aux soldats et aux officiers (voyez les médailles 569, 570 et 571), et la concorde qui ne cessa de régner entre les deux empereurs est témoignée par de nombreuses médailles (voyez de i 0 à 23 et de 418 à 425).

A peine montés sur le trône, Vologèse, roi des Parthes, déclara la guerre aux Romains* Verus partit pour la Syrie pour ie combattre, et Marc Aurèle restai-à Rome. Les Romains s’emparèrent de plusieurs villes et pénétrèrent jusqu’en Arménie et le pays des Mèdes. En 918 (165), les Parthes firent la paix en cédant aux Romains la Mésopotamie et l’Adiabène. L’année suivante, Vérus revint à Rome, triompha des Par thes> avec Marc Aurèle, et chacun des deux empereurs, qui avait déjà reçu le titre d’Arménien qu’on leur avait offert après la prise d’Artaxate, y ajouta ceux de Médique, de Parthique et de Très-Grand. Ce triomphe est représenté sur les médailles 38S et 730.

En 920 (107), des calamités de toutes sortes fondirent sur l’empire; la famine, la peste, une guerre imminente avec la Bretagne, l’irruption des Cattes en Germanie et en Rhétïe. Marc Aurèle, par sa vigilance et sa constante sollicitude, remédia à tout et distribua un congiaire au peuple (méd. 429 et 430) pour l’aider à supporter les rigueurs de la famine. Cette même année, selon les historiens chinois, Marc Aurèle envoya des ambassadeurs à l’empereur de Chine pour.le commerce de la soie.

En 922 (169), la guerre commença avec les Marcomans. La terreur qu’elle inspira fut telle que Marc Aurèle fit venir de tous côtés des prêtres et célébra un Iectisternium pendant sept jours. Enfin les deux empereurs partirent pour commander l’armée romaine, et Lucius Vérus mourut d’une attaque d’apoplexie sur le char même oii il était assis à côté de son frère. Marc Aurèle acheva en personne la guerre avec les Marcomans avec un courage et un bonheur qui n’eut jamais d’exemple, selon Capitolin ; il les défit au passage du Danube en 925 (172), et ce mémorable exploit est rapporté sur les médailles 354, 799 et 800. La Germanie fut soumise, l’année suivante (méd. 489 à 495). Sur une fausse nouvelle de la mort de Marc Aurèle, Avidius Cassius, gouverneur de Syrie, se fit nommer empereur en Orient en 928 (175). Aussitôt Marc Aurèle fit donner la toge virile à son fils Commode et partit pour combattre le rebelle qui fut tué dans Pintervalle ; alors il parcourut l’Egypte et la Syrie, pardonna aux habitants d’ A mioche qui avaient pris le parti de Cassius, visita

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