PRINCES DE PALMYRE
Eckhel a placé à la suite de Séverine la dynastie des princes de Palmyre. Quoiqu'il y en ait d'antérieurs au règne d'Aurélien, comme ceux dont il nous reste des médailles lui sont contemporains, je n'ai pas cru pouvoir mieux faire que d'adopter la même classification.
ODENAT.
(SEPTIMIUS ODENATHUS.)
Né à Palmyre dans une famille illustre, selon Zozime ; prince des Sarrasins de l'Euphrate, selon Procope, Odénat, pour venger un affront que lui avait fait Sapor, roi de Perse, après la prise de Valérien, se déclara l'ami et l'allié de Gallien et s'unit à Baliste qui commandait l'armée romaine. Il défit Sapor, détruisit son armée et prit le titre de roi après cette victoire. Il pénétra en Perse, vainquit Quiétus et fit rentrer l'Orient sous les lois de Gallien qui lui donna les titres de César et d'Auguste en 1017 (264). Il fit tuer ensuite Baliste qui s'était révolté contre Gallien, et de retour dans sa patrie, ce grand homme fut poignardé avec son fils Hérodien, au milieu d'un souper, par des conjurés armés par son cousin Méonius en 1020 (267).
Les médailles d'Odénat ne sont connues que par Occo et Mezzabarba d'où Banduri les a tirées. L'une de celles-là a encore appartenu h Munter et a été décrite par Tanini.
M. Ch. Lenormant a attribué à Odénat une médaille d'or de fabrique et surtout de légende barbare qui parait devoir appartenir à l'époque d'Aurélien. (Voyez la Revue numismatique de 1846, page 218.) M. Victor Langlois, dont j'aurai bientôt l'occasion de citer l'excellent travail sur la famille d'Odénat, en donnant un dessin très-flatté de cette médaille sur lequel on peut, à la rigueur, lire oahn, a adopté l'opinion de M. Lenormant. Quant à moi, il m'est impossible de voir autre chose que de la barbarie sur la médaille elle-même.