MAC RIEN PERE
MACRJEN JEUNE
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CYRIADES l
Cyriades, issu d'une famille noble et riche, s'enfuit de chez son père, passa chez les Perses, se lia avec Sapor et le détermina, ainsi qu'Odénat, à envahir le territoire romain ; il se rendit maître d'Antioche et de Césarée et prit les titres de César et d'Augusic. Bientôt il fut massacré par ses soli'ats, pendant que Valérien se mettait en marche contre les Perses en 1012 (de J. C, 259.).
Les médailles de Cyriades n'ont été données que par Goltzius et Mezzabarba et par Tanini d'après le cabinet Monter.
INGÉNUUS.
Ingénuus qui gouvernait les Pannonies en 1013 (260), fut proclamé empereur parles troupes de la Mésie et les autres légions de la Pannonie. 11 fut vaincu la même année par Gallien et se poignarda pour ne pas tomber entre ses mains.
Goltzius et Mezzabarba ont donné des médailles d'Ingénu us. Tanini en décrit du cabinet Munter.
1 Pour les empereurs ou prétendants connus sous le nom de tyrans, je suis la classiGcation de Mezzabarba, Banduri, Beauvais, etc., qui est la plus oonforme à la chronologie. Celle qu'Eckhel a adoptée dans sa Doctrina et qui a élé suivie depuis, est très-mauvaise ; elle n'a aucun égard au temps où ces empereurs ont régné et paraît n'avoir d'autre but que de mettre en tête ceux qui ont le plus d'importance sous le rapport de la numismatique. Quant aux princes de Palnayre, comme ils n'ont rien de ce qui constitue les tyrans, et qu'au contraire ils étaient pour la plupart alliés avec les Romains, je conserve la place qui leur a été assignée par Eckhel.
Sulpice Antonin étant reconnu pour être le même qu'Uranius Antonin (Voy. t. IV, p. 86), on ne le trouvera pas parmi les tyrans Ju temps de Gallien.
MACRIEN PERE.
MACR1EN PÈRE.
Valérien étant tombé au pouvoir des Perses, et Gallieh se rendant de plus en plus méprisable, Macrien, le premier des généraux, Égyptien d'origine, et Baliste, préfet de Valérien, se concertèrent pour délibérer sur ce qu'il y aurait a faire. Comme, en même temps, Auréole usurpait l'empire, Baliste proposa de nommer Macrien empereur. Celui-ci craignant d'être trop vieux pour une tâclie aussi lourde, témoigna le désir de s'associer ses deux fils Macrien et Quiétus. Ce choix ayant été approuvé par les soldats, il quitta l'Orient et marcha contre Gallien à la tête de quarante-cinq mille hommes ; mais arrivé en Illyrie ou aux frontières de la Thrace, il fut vaincu par un général d'Auréole nommé Domitien, et mis à mort avec son fils Macrien en 1015 (de J. C, 262).
Les médailles de Macrien père, publiées par certains auteurs, ayant été contestées par d'autres, je crois être agréable aux numismates en publiant la suivante qui est indubitable comme authenticité et comme attribution ; elle a été frappée à Alexandrie et fait partie du Musée britannique.
1. a. k m. *orA makpianoc erevc. Son buste lauré, barbu à droite, avec le paludament.
Ci. l. b. Aigle debout regardant à droite, et tenant une couronne en son bec. (1014- fl-
toi5, de J. C, 261-262.) Gravée. POT. 3oo
La médaille suivante a été publiée par le professeur Itamsay dans le Dictionnaire de biographie et mythologie grecque et romaine. M. le comte de Salis, qui a bien ■voulu me rappeler l'article de ce savant, pense qu'elle fait partie de la collection de l'Université de Glascow. Si cette pièce a été exactement dessinée dans ce dictionnaire, la tête est barbue, et ce serait encore une médaille de Macrien père.