CHAPITRE VIL
Direction et Pentes à donner au Canal qvi doit conduire dans le Fiume Sisto les eaux supérieures autres que celles du torrent de Sermonetta.
407. La direction du nouveau canal à creuser pour conduire dans le Fiume Sisto les eaux de la Tepia et les autres eaux supérieures, celles du torrent de Sermonetta exceptées, a, d'après tout ce qui a été dit dans cet ouvrage , et d*après lopinion unanime de tous les ingénieurs qui se sont occupés de la question , un point obligé , qui est le pont des due
3o4 MARATS PONTINS.
Ltici stir 1« Tepîa, situé à riiitersection de ce torrent et de l'ancienDe route Consulaire qu'on suivait, avant 1777, pour aller de Rome à Naples. En fixant avec le }>oint sup*^rieiir le point de la rtHmion des eaux du nouveau canal et de celles de la ^inia ou du riume Sisto , et prenant en considération ce que nous avons dit dans le cLapttrc V de la présente ^ section , la direction du tracé intcrtnédiaire entre ces points extrêmes n^| comportera pas une grande indétermination ; mais le parti à prendre su^^ le clioix du point de réunion se présente naturellement, et nous nous bornerons, pour achever de motiver ce choix, à ajouter quelques détails à ce que nous avons dit précédemment de Tavantage qui résulterait de remploi du nouvenn cannl comme double barrière on vaste contre-fosse dans la traversée des champs de Piscinara, ou plutôt dans la travcrsc^^ des bassins que nous avons désignés par les noms de bassin du Gian<M^ et du Maschero^ et bassin du ^/V> Francesco : plusieurs torrents sont formés dans ces bassins; savoir, le Maschero ^ le Giunco y le Ptcare/lo, YEmpisOy le Mangano, le Maone et le Mancino; leurs eaux se réunissent avec celles du gros torrent de Cisterna^ de manière qu'il v a «ne affluence d*eaux de torrents beaucoup plus considérable depuis Terabouchure des Congiunte jusqu'à Torigine du Rio Martino (espace qui comprend la longueur du Rio Francesco, laquelle est d'environ 4000") 1 que dans la partie inférieure depuis le Passo di S, Z>o/iato jusqu'au canal délie Voile, dont la longueur est de près de aaooo™. ^Ê
Cette vérité de fait se déduit d'ailleurs des surfaces des bassins autres que celui de la Tepia, dont les eaux ont leurs débouchés immédiats su^ la longueur du Rio Francesco, et qui sont, ^
Bassins des torrents de Cisterua, Giunco et Maschero , surface ^"^^^
en somme 14^88.
Bassin du Rio Francesco 4ooo.
Total 18188.
Voilà i8a88 hectares dont les eaux arrivent transversalement sur la longueur de /(Oio" du Rio Francesco, tandis que la surface qui Ter»e transversalement dans le Finme Sisto, depuis lextrémilé inférieure du Rio Francesco jusqu'au canal délie Volte, sur une longueur de ai78a" et qui est celle du bassin désigné par le nom de ba^in du Fiuine Su n'est que de 7764 hectares.
SECTION IV. CHAPITRE VIT 3o5
Il résulte de ces nouveaux rapj>roc4ieinenls et d'un grand nombre d'autres détails répandus dans le cours de cet ouvrage, qu'il faut former la réunion du canal des eaux supérieures et du Fiume Sisto près du Passo S. Donato et de Torigine du H in Martino.
Cependant, eu égard au grand volume d'eau de torrents qui afflueront dans ce canal entre le Passo S. Donato et l'embouchure des Congiunte, nous pensons qu'il est convenable, ainsi que nous l'avons déjà dit (art. 374 et ^^f)), de faire une première dériviUion de ce nouveau canal au point que nous indiquerons ci-après, laquelle ira déboucher dans l'ancien , près du pont de S. Fecitola et de l'origine supérieure du Rio Francesco , et qui j)onrra tUre , à volonté, ouvorleou fermée.
Un simple contre-fossé sera creusé dans la traversée du bassin du Fiume Sisto, entre le point de la réunion , au Passo S. Donato, et le canal délie Volte.
4o8. Les extrémités supérieure et inférieure du nouveau canal étant ainsi fixées, le tracé intermédiaire se détermine par les conditions suivantes; savoir: i*> d'avoir constamment le fond du canal sur le terrain naturel (cette condition est compatible avec une petite élévation de l'extrémité inférieure d'une ligne de pente au-dessus du terrain naturel, lorsque cette ligne de pente se termine par une chute, parce que la construction en maçonnerie que nécessite cette chute rachète l'élévation dont nous parlons, et forme un barrage qui pourrait dispenser des remblayer le fond en amont, les crêtes des digues étant à la hauteur convenable); 2» de diminuer, autant qu'il sera |>ossible, le cube des fouilles; 3» des rendre en n»éme temps le volume des déblais égal à celui de remblais, ou de faire en sorte que la différence entre ces deux volumes soit peu coasidérable ; 4** d'obtenir une série de jjentes dont la plus grande soit d'environ o^oooS, et dont la plus petite ne soit pas moindreque o^oooao; 5** de combiner la série des pentes avec celle des sections, de manièreque la /oi de continuité soit observée dans les vitesses, la loi de ces vitesses étant d'ailleurs assujettie aux conditions dont nous avons déjà parlé ( art. 4<^^ )? ^t sur lesquelles nous reviendrons encore quand il s'agira des Aectlous ; 6" de faire en sorte que le maximum de hauteur des chutes soit entre 4 et 5 mètres; 7** enfin d'avoir entre deux chutes consécutives quelconques une distance de plus de aooo".
409. Ces conditions générales doivent encore être rendues corTi]>atil)les
t'tre combinées avec des conditions paiticulières et locales: il faut
3o6 MARAIS PONTTNS.
d'abord fixer la hauteur absolue, soit par rapport an niveau de la mer, soit par rapport à des repères fixes, d'un ou fie plusieurs points du fond du canal; et Tun des objets principaux de cctie fixation est de faire en sorte qu'en donnant an canal des dimensions transversales qui n'excèdent pas de raisonnables limites, les eaux de la campaf^ne qui y affluent s'y trouvent suffisamment abaiss(fes au-dessous de la surface de celle campagne pour ne pas nuire à la culture dont elle est susceptible, et suffisamment élevées an-dessus de la mer pour y avoir leur écoulement sans érosion de la paroi du lit, et en mt'rae temps sans dépôt.
Nous donnerons en conséquence deux points remplissant les conditions particulières dont il s'agit, en faisant coïncider le fond du caual avec celui de la Tepia sous le pont des Due Luci, et en établissant ce même fond du canal au point situé vis-à-vis remboui;liure des Cofigiunie, k 5*"5 au-dessus de la basse mer. ( Foyezy sur cette dernière déter nation, ce qui est dit à Tarticle 379.)
4 10. Les diverses conditions que nous venons d'assigner doivent s vent être difficilement rendues compatibles entre elles; il faut, en se solvant à quelques sacrifices , cbercher à les diminuer autant quii possible : mais il est essentiei d'observer que la méthode de corriger l'excès de déclivité du terrain par des chutes a l'avantage notable de fournir des moyens de surmonter ou dVludcr les difficultés, dont on serait absolument privé si Ton était assujetti à donner au canal une pente de fond continue. Ces moyens dépendent particulièrement de la liberté de disposer arbitrairement, jusqu'à ui» certain point, des hauteurs et des espacements de ces chutes; hauteurs et espacements qui ne sont point, comme les pentes, assujettis à suivre une loi régulière de variation ; on peut intercaler de grandes chutes parmi des petites, et réciproquement, sans aucun inconvénient; et même, lorsque les tra\aux sont achevés, si T^ juge convenable, d'après quelques observations, de modifier une plusieurs pentes, on y parvient fort aisément en faisant varier les teurs des chutes, avec l'avantage d*exécuter les corrections sur les ties seulement du canal qui en ont besoin, sans qu'il soit nécessaire de toucher aux autres parties, genre de correction qui est inconipalible avec la coriliniiUé de fond.
/|ri. Voici maintenant le système de pente que nous proposons substituer à celui du projet analysé (art. 3Gi et suivants), et qui,k l'aide des chutes, remplit parfaitement les conditions assignées de l'art. 4^7 ; il est dirigé suivant la ligne EEE planche 6
•de ivccJ
C'est par ce système de pente et par la direction donnée aux eaux , depuis le Pnsso S. Donato jusqu'à la mer, que notre nouveau projet diffère essentiellement de tous ceux qui ont été proposés jusqu'à-présent
5o8 "^rrwr m\RA1S PONTINS.
Système des Pentes et des Chutes du Canal projeté pour Fécom planche 6^ ligne EEE.
DÉSIGNATION
DRS LIGNES DE PKNTE ET DltS CHUTES.
rromitTC lijpip Ae penlr. qni a son origine juprrifiirr au Rio Cieco ^ a i"'3 au-dfssoiis de ce torrent, et qui se termine au pont de» due Lucî, on »e Irouve /e premier point de absolue dÉlerniioé art. 409
Deuxième ligne de pente, dirigée »nr le pont S. Croce de la voie AppU; entre le poni def ( cl le Fo»so Cavone, oiïceltc première partie s'infltchit suivant une nouvelle li^e de di dout le prolongeuieat rencoDtre la vuie Appia à environ 900'" au-dessous du pont S. Cm
Première chute, â TextrémiK^ de la première partie de la deuxième ligne de pente ^|
Continuation de la deuxième pente. Deuxième partie y parlant du bas de la chute préofi Sdivaiil la dïrecUon donnce à la première partie, en're le torrent Cavone et la voie AppÎB, * qu4> cplir deuxième partie conserve jusqu'à son point de rencontre avec la voie Appia. A • ellr s'iiiflôcliit, et prend une nouvelle diretilion sur un point de la >'ia di Pisciuara, où t une gargouille en pierre par où dêboucliail Tcau d'une fontaine abandonnée
Deuxième chute, à reiirémilé de la deuxième ligne de pente ^B
Triïisième li^ne de pente, partant du bas de la chute précédente, et suivant la dernière < (lonn<':e à ta lij^ne précédente jusqu'à la fontaine abandonnée sur la Via di Piscinara, iroisième lif^itr nrrivc après avoir traversé Itr torrent degl* Ebrei, et où elle s'infléchit pt rencontrer le torrent tic Cisterna , près l'église S., Carlo, et suivre ce torrent dans la ])tfi coars qui avoisine l'église ^|
Troisième chute , à Textréinité de la troisième ligne de pente ]H
<Juatrièrac ligne de pente, qui part du ba* de la chute précédente, et se trouve d'abord dirïg rive gauche, et a jieu de (lijlance du lorrerit de CJMerna , jusqu'au pont délie Tavole, où verse ce torrent, et sVn sépare pour allor renrt>ntrcr le torrent Maschrro au pont de lequel passe le chemin de' Pescalori; à ce point, la hyne subit une petite inflexion sur m
Quatrième chute, à l'extrémité de la quatricrae ligne de pente ^|
(anquième ligne de pente, commençant au bas de la chute précé5lenle, et se terminant pifl où le fossé des Congiante se jette dans le Rio l-rancesco, au deuxi<'niep«iinl de hauteur alM terminé (art. ^09) , . , .
Il n*y a point de chute à rcxtrémîté inférieure de la cinquième ligne de pente
Sixième ligne de pente, depuis l'cxirérailé de la cinquième ligne, jusqu'à la réunion canal avec le Fiume Sisio , près le Passo S. Donato . -
SOMMKS.
SECTION IV. CHAPITRE Vil. 309
eaux supérieures autres que celtes du torrent de Sermonetta^
ff G L^ E U R s