CHAPITRE IX
Dimensions absohies des sections transversales des Canaux projetés pour Vécouletnent des eaux supédejtres y avec les longueurs de chaque partie de canal, le volume de fluide qu elle peut débiter, et la vitesse moyenne de l'eau.
493. Ayawt posé des principes généraux sur IVtablissemenl des canaux de des/iéchenient assujettis à des conditions données, et ayant obtenu sur les lieux, par les observalions et les opérations que nous y avons feites, tous les éléments de calcul d'après lesquels on peut l'aire aux manu» Ponlins Tapplication de ces principes généraux, il nous a été facile de déterminer les formes et les dimensions de ces canaux, combinées avec leuis déclivités de telle manière que les maxima de quantités d*eaii qu'ils doivent débiter s'écoulassent s«ns former d'engorgement, et sans laisser déposer les terres et les vases tenues eu suspension dans leau.
Nous avons déjà fait connaitre, depuis l'arlicle 4> > jusqu'à l'article 4^0, le système géuénd des pentes que nous propasons pour les canaux des eaux supérieures, c'est-à-dire que nous avons donné , pour ces canaux, tout ce qui est relatif à'ieurs profils longitudinaux; il reste à fournir les résultats de nos calculs relatifs aux profils transversaux, et tous ces résultats sont compris dans le tableau placé k la fin de ce chapitre: ils sontrfH ainsi que nous l'avons dit, liés aux premières déterminations de maniéf^^ à fournir des séries de vitesses de l'eau dans les différentes parties des canaux, propre» à remplir les conditions exigées, et sur lesquelles nous sommes entrés dans tous les détails nécessaires. Nous ne dirons qu'un iBot de Tordre suivi dans la formation de ce tableau. !
4:^3. On voit, à l'inspection de la carte, qu'il serait possible de tirer une ligne dirigée du sud au nord, et à-peu-près droite, séparant le cours de la Ninfa et les terrains qui y versent ou doivent y verser «raprès projets, du canal qui, d'ïiprès les mêmes projets, recevra la Ténia, torrent de Cislerna , le Giunco, le Maschero, etc. Nous désignons bassins orientaux et occidentaux, respectivement, ceux qui sont à 1 et 4 l'ouest de cette ligne.
Ce classement de bassins est celui auquel nous avons assujetti la fo^ mation du tableau ci-dessus cité, dout les deux premières divisions r
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ferment tous les éléments de la formation âts canaux destinés à faire écouler les eaux des bassins oriontnux et occidentaux.
Toutes ces eaux se rendent au Passo S. Donato, dans un émissaire commun, qui reçoit, en outre, les eaux du bassin du Fiume Sisto, et dont les dimensions transversales occupent la troisième division du tableau.
On a Joint à ces dimensions, dans toute Tétendue du tableau, les longueurs des canaux, les quantités d*eau qu'ils doivent débiter lorsqu'ils seront pleins, et une colonne des vitesses. On voit que les séries de ces vije&ses, soit dans Tune quelconque des âeu\ premières divisions soit dans son assemblage avec la troisième, remplissent très- bien, ainsi que nous Tarons annoncé, les conditions indiquées à l'article 4o3 , et qui doivent être satisfaites pour que les matières terreuses, tenues en suspension dans Teau courante, ne se précipitent pas.
On remarquera qu'à ces séries de vitesses croissantes correspondent des séries de pentes décroissantes; les méthodes par lesquelles nous avons établi cette combinaison de séries, sont liées aux progrès récents de Thydxaulique, et des principes théoriques et expérimentaux d'après lesquels nous sommes assurés que, d;uis le cas même où il existerait quelque incertitude sur les valeurs absolues de nos vitesses, il n'en serait pas moins certain qu'elles sont croissantes. Voici comment on vérifiera aisément cette assertion par les nombres du tableau: prenant pour base de calcul cette propriété du mouvement des eaux courantes, parfaitement bien cons(ati-e,- que la vitesse de Teau, soit dans un canal, soit dans un tuyau, augmente avec le produit de la déclivité, ou pente sur l'unité de longtieur, par le quotient qu'on obtient en divisant, parle périmètre mouillé, l'aire de la section fiansversale correspondante à ce périmètre ( quotient que nous avons appelé, art. 5i , nijon rnojen)^ on a, art. cité, la formule i?=:-^ xûuî nous fait voir que, dans le cas des profils sur lesquels
nos canaux projetés doivent être creusés, le rayon moyen est égal au produit de la largeur moyenne du trapèze inférieur, par un nombre constant, que nous avons trouvé, art. Sg, égal à 0,189785; la vitesse, dans ces canaux, doit donc augmenter avec le produit de la déclivité par la largeur moyenne du trapèze inférieur, ou parla somme des largeurs supérieure et inférieure de ce trapèze, qui est double de la largeur moyenne, sans être cependant proportionnelle k ce produit {i*oy€Z Téqualion de l'art. 5.') ). La vérificatiou se réduit ainsi à additionner^ dans chaque ligne
horizontale du tabli
MARAIS PONTÎNS.
loinbres des Luit
f les nombres des Luitième et neuvième colo et à multiplier la somme par le nombre correspond. tnt de la cinquième colonne; on calculera ainsi deux séries données. Tune par les nombres de la première division et par ceux de la troisième, l'autre par ceux des deuxièane et troisième, et Ton verra que ces nombres sont croissants dans chaque série.
L'intelligence de ce tableau n'a besoin d'ailleurs d'aucune explication, la colonne n^ i et les tètes des autres colonnes fournissant toutes les indications nécessaires.
4a/|. Nous n'avons pas compris dans notre tableau le canal délie Foùcy parce que ce canal nVxige , connue nous lavons dit à Tarlicle 4^*» que des redressements dans quelques parties sinueuses, et les déblais de quelques protubérances de son fond. Nous ferons observer que ce canal, dont la fonction est de transmettre à la mer, ou au récipient général, la totalité des eaux pour lesquelles les canaux inscrits sur le tableau sont projetés, doit être regardé comme un appendice de ce récipient général. Son embouchure dans le Portatore di Badino nVstqu'à environ 600 mètres du rivage de la mer, et Ton peut même eu dire autant de la j>arlie du Fiume Sisto qui y aboutit immédiatement. Le régime de ces parties de canaux offre des circonstances particulières, dont une des plus remarquables, constatée annuellement par l'observation de IVtat du canal délie Folie dans les saisons d*iuondalions, est le peu d'influence qu'ont, sur les hauteurs de leurs eaux, les plus grandes crues des canaux auxquels ils servent de débouchés: ils participent, en cela, à la constance de niveau des eaux de la mer dans les temps de calme , et s'élèvent comme elles dans les temps de bourrnsque. Il n'eu faut pas moins que leurs fonds, ^H suffisamniciil abaissés au-dessous du niveau de la mer, soient exempts" d'aspérités et bien dressés et réglés de pente: sans ces dispositions, U mouvement des eaux est gêné, et les eaux se gonflent plus qu'elles ne devraient le faire dans les canaux affluenis. Nous aurons occasion de revenir sur cette matière.