‹ Description hydrographique et historique des marais PontinsChapitre 49 sur 155 · PRODUITS · texte numérisé non relu

PRODUITS

par Aeconde en mètres cubes.

78,990. (1) I S,ooo.

Le produit assigné au Fiume Sisto, dans ses crues» se rapporte à l'état actuel des choses et aux difficultés qu'éprouvent, pour se rendre dans ce canal, les eaux des bassins de la Tepia, du Fosso di Cisterna, etc., qui, n'y trouvant qu'un dt^bouché fort lent, s'accumulent dans la campagne qu'elles inondent. Les travaux projetés pour rendre plus prompt Técoulement de ces eaux de torrents, auront pour effet d'augmenter ie produit, par seconde, du canal en temps de crue , et nécessiteront , comme on le verra dans la 4* section de cet ouvrage, des changements aux dimensions

(1) Ce ré*ulut est déduit d'observations anlcrîeurrs à Tannée i8t3; la crwe Irês-extraordinoire du a5 novembre de cette nnéme année, sur lflt|iielle on trouvera des détails circonslanciés, dam la 4' scelion de cet ouvrage , a fourni un produit beaucoup ploâ cousidérable.

SECTION I. CHAPITRE VIII. lai

transversales de ce canal et de ses digues.

1 53. Nous avons dit que le Portatore de Badino reçoit la presque totalité des eaux des raarais Pontins , et que la partie de ces eaux fournie par le bassin du canal de Terracine, et s écoulant à -la mer par Tancien port de cette ville , était très-petite en comparaison de celle à laquelle le Fosso di Badino donne un débouché. Notre avSsertion , à cet égard , se trouve vérifiée par le tableau de Tart. i5o où Ton voit que ce résidu d eau , qui échappe ainsi à Témissaire général entre l'origine du Mortaccino et Terracine, n'est que de i'"-''^'533 par seconde.

1 54. Le rapprochement des diverses données fournies dans le chapitre précédent, sur la quantité annuelle d*eau pluviale que reçoit le bassin général des marais Pontins et sur la quantité annuelle d*eau qui sen écoule, conduit à des résultats remarquables. Si l'on tire de la combinaison des diverses observations des produits des eaux courantes dans les marais^ et des époques auxquelles ces produits ont lieu, la valeur du volume annuel des eaux qui s'échappent par la fosse de Badino , on trouvera que ce volume est égal aux ~ de celui qui serait fourni par le Portatore, si ce canal demeurait constamment à son étiage,cn débitant 31"* "^'335 par seconde(i). Ainsi le volume d'eau cherché a pour valeur a,4 x 8()4oo x 3G5,a5

X 3 1,335 = a 35a 573 939™ "'*". Or, le volume d eau fourni annuellement par les eaux pluviales au bassin général des marais Pontins, est ( art. i49) de 930 0G4 o4o" **'*'" : donc ce bassin dépense annuellement un volume d'eau plus que double de celui des eaux pluviales qui tombent à sa surface. Parmi les éléments des calculs d'où l'on déduit ce résultat, ceux qui présentent le plus d'incertitude sont relatifs à l'évaporation et à 2'infiltration ; mais cette incertitude n'affecte en rien la conséquence remarquable à laquelle nous sommes parvenus, puisqu'elle subsisterait |*toujours , en supposant nulles l'évaporation et l'infiltration, qui ne font qu'augmenter le rapport entre le volume d'eau dépensé par l'émissaire général et celui qui est fourni par les eaux pluviales.

(i) Voici Tcsprit (le la méthode suivie dans cette recherche. Si l'on a les produits d'un courant à plus de deux époques connues de l'année, on peut, par les règles de rinterpolation, assigner des produits correspondants aux époques intermcdiaires. On a ainsi, pour une époque quelconque, la relation entre le temps écoulé depuis le commencement de rannce, et le produit par sc<'onde au bout de ce temps. Soit 7 le produit, t le temps correspondajit , et f le signe de fonction, on a 7 = 9 (r), d'où fqdt /=:.f[dtfa{t)]\ et l'intégrale ffjdi, prise dans les limites convenables, est le volume d eau cherche. Celte intégrale peut toujours. pour le cas dont il s'agit ici, être déterminée graphiquement.

^^2 MARAIS POXTINS.

LVnonne excédant du premier volume d'eau sur le second est dû aux sources qui surgissent dans un grand nombre de points, et dont les principales, plarées au bas de la cliaine sur laquelle se trouvent Korma, Sermonetla, la Torrc Puzza, Sezze, forment les fleuves de Ninfa, de la Cavata , du Fiume Coperto, de la Cavatella et de TUffente. Le bassin de ruffente renferme aussi des sources përennes, qui donnent, ainsi qu'on le verra ci-après, une quantité considérable d*eau ; et Ton en trouve encore dans le bassin de l'Amazeno.

Ces sources sont nécessairement produites par les infiltrations des eaux pluviales qui ont lieu dans les bassins voisins de celui des marais Pontins, et particulièrement dans le bassin du Sacco; eaux pluviales qui , après une infiltration verticale plus ou moins longue, vont s*arrèter et se déposer sur des bancs imperméables, inclinés du côté du sol Pontin , dans lequel elles sont amenées par la déclivité des bancs qui les retiennent.

i5j. On voit donc qu'il y a une distinction essentielle à faire entre le hassin apparent et le bassin réel des marais Pontins : le premier est la partie du sol visible que circonscrit une ligne de points culminants, tracée de telle manière que chaque section transversale du terrain faite sur cette ligne appartienne à deux versants opposés; le second se compose de toute la surface des couches intérieures de la terre, dont la déclivité est telle, qu^ellc amène, dans l'intérieur du périmètre du premier bossin , les eaux qu'elles reçoivent : or ces couches intérieures sont fart étendues au-delà des limites du bassin apparent, qui, d'après les évaluations données ci-dessus, ne doit pas c(rc , à beaucoiq) près, la moitié <lu bassin réel. Les qualités fortement gazeuses qu'ont acquises une grande partie des sources très-abondantes qui surgissent entre Sezze et Scmaonetta, et au bas de la montagne de Piperno , sont des indices de la grande longueur de leur marche souterraine sur des bancs d'une matière dissoluble, qui leur a donné le temps de se charger des gaz qu'elles exhalent.

i56. La conformation et le relief du sol du bassin général des marais Pontins indiquent assez clairement que les bassins voisins, qui sont ses tributaires par plusieurs points, ne reçoivent rien de lui en échange par aucun point. Il est manifeste , de plus, que la presque totalité de Teau d'étiage est fournie par les sources pérennes qu'alimentent ces bassins ambiants, qui, d'après les variations dues aux différentes années et aux saisons, augmentent plus ou moins le produit annuel de cette eaa d'éliage; le surplus de Tcau totale annuelle que les marais Pontins versent

SECTION L CHAPITRE IX. ia3

dans la mer, est dû aux pluies qui tombent dans riutérieur du bassin apparent.

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