CHAPITRE IV
Examen raisonne des conséquences qui dataient résulter de l immission de la Ninfa et de la Tepia dans le Canal Pio.
. ao6. L'examen suivant, quoiqu'ayant pour objet un état de choses qui n'existe plus , n'en est pas moins important relativement à la discussion des projets qui auront pour objet la bonification ultérieure des marais PoDtins.
Nous avons vu (art. 196) qu'en Tannée J783 les eaux de la Cavatella el celles de la Cavata , réunies, avaient été introduites dans la ligne Pio; et nous savons, d'après la description de l'état ancien des marais, donnée art. 176 et suivants,- qua cette époque la Cavata recevait la Ninfa et les autres eaux supérieures venant de la gauche de la voie Appia. Le récipient n'était pas, comme nous l'avons déjà observé, et comme nous allons le prouver, proportionné à la quantité de fluide qu'il devait recevoir. Ce n'est pas qu'on ne put, avec des digues assez fortes, et sans rien changer à la pente ^ conduire à la mer par la ligne Pio les eaux qu*on y avait
jetées : mais cette condition n*est pas la seule à laquelle un pareil canal doive satisfaire ; il faut de plus que ses eaux soient suffisamment abaissées au-dessous de la campagne qu'il traverse, pour gue les eaux de celle-ci puissent trouver leur écoulement dans son lit. Or les eaux de la campagne doivent déjà avoir, dans les fosses d écoulement, leur surface abaissée au-dessous de la surface du sol, d'un demi-mètre au moins, pour que la culture soit possible et productive; il faut de plus, à ces fosses ou rigoles, une pente d'écoulement qui excède ordinairement la pente naturelle du terrain. Enfin les eaux du canal doivent être dominées par celles des rigoles, afin que la rupture d'équilibre soit eu faveur de ces dernières: en sorte qu'on peut, sans exagération, dire que, dans les cas les plus ordinaires, la surface des eaux du canal, quand il reçoit celles de la campagne, doit être au moins d'un mètre plus abaissée que la surface de la campagne qui borde le canal , et l'emploi des fosses auxiliaires longitudinales ne dispense pas d'avoir égard à cette règle.
207. Pour juger, d'après ces principes de pratique, de l'insuffisance du canal Pio, avant qu'on en séparât la Ninfa et la Tepia, voyons les ressources qu'il offre actuellement pour l'écoulement des eaux de la campagne d'après le relief du terrain , et en comparant la hauteur de la surface de ses eaux avec celle des campagnes riveraines. Le tableau suivant contient les éléments de cette comparaison.
MARAIS POXTIXS.
Ta B L E AU des Itauteurs au-dessus de la basse mcr^ prises à plusieurs points d^ la. ligi Pio et du Portatore ^ de leurs eaujc d'ctiage et décrue ordinaire^ avec les différem de niveau , à cliaque point , entre ces eaux et le sol de In campagne a droite et & gauche des canaux susmentionnés.
liotn. On a , dans les quatre dernières colonnes du tableau , placé le signe *~ derant les nombres qui tndiqi lin abaissement de la campagne au-dessoas des eaux de ces canaux.
INDICATIONS
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