I.âOO. 1 dlnfemo
Pantano d'Infemo.
ïosse milliaire n** 57..
Pantano dTaferno.
Origine du Portalore. .
Embouchure du fossé
ai 538-
d'écoulement de la
Tenuta Pio
Ëmbouoliure du canal
delle Volte
SECTION II. CHAPITRE IV. ïSg
3o8. Ce tableau, qui présente des résultats remarquables dont nous TeroDs par la suite un usage fort utile, éprouve jusqu'à révidence que, lème dans Tétai actuel, c'est-à-dire, après la suppression d'une partie coQsiilérable des eaux qui coulaient primitivement dans la ligne Pio, ce canal est bien loin de remplir les conditions exigibles pour l'écoulement et la culture faciles des campagnes latérales; sa partie gauche sur-tout se trouve, jusqu'à la 49* fosse milliaire, dans une position très-fâcheuse. H est vrai que les hauteurs consignées dans les 7*^ et 8* colonnes du tableau sont celles de la campagne, prises contre les bords de la route et du canal, et, par conséquent, au-dessus des points respectifs d'écoulement; de plus le terrain sVIève dans le sens transversal depuis le canal jusqu'à la lisière des marais: mais cette déclivité est faible, principalement dans la partie que nous venons de citer; et ce n'est qu'en disposant avec art des fosses auxiliaires longitudinales pour conduire ces eaux à des points inférieurs du canal suffisamment déprimés, qu'on peut parvenir à les faire couler. L'établissement de ces fosses n*en laisserait pas moins à désirer le re- , creusement de la ligne de fond du canal Pio sur 10 à la décimètres au- -dessous de sa hauteur actuelle; on aurait, malgré cet abaissement, une iTÎtesse sufJSsante et beaucoup plus de ressources pour l'écoulement des campagnes latérales. Nous avons parlé, n** 199, des reproches que mérite }apini pour n'avoir pas fait une ligne de sondes avant de commencer 'S fouilles : s'il eût pris cette précaution, et que de plus il eut senti la nécessité de donner aux eaux latérales une plus grande chute sur l'axe [principal d'écoulement, les évaluations primitives auraient été établies ,dans l'hypothèse d'un creusement plus profond ; et le Gouvernement [Bomain aurait pu, en ajournant les constructions de quelques édifices [OU monuments qui n'étaient pas très-urgentes, donner beaucoup plus de perfection au principal monument de la bonification Fontine.
209. 11 est manifeste, d'après les données et les observations consignées
dans les numéros précédents, que le canal Pio, n'offrant pas même aux
[camp.ignes latérales les moyeus d'écoulement exigibles avec la quantité
'eau qu'on y a laissée, devait, à plus forte raison, être insuffisant
[lorsqu'il recevait la Ninfa , la Tepia, etc. Nous avons vu , dans le tableau
des quantités d'eau débitées en temps detiage par les différents canaux
qui versent leurs eaux dans le Portatore, que le canal Sisto, avec les
lurces de la Ninfa, qui seules lui fournissent ses basses eaux, donnait
n produit égal à-peu-près au ) de celui de la ligne Pio, piise dans la
partie inférieure de son lit, qui est plus large que la partie supérieure,
i6o MARAIS PONTÎNS.
parce que tous ses affluents y coulent; et ce rapport de } devient senciblement égal k 7» si Ton prend la ligne Pio au-dessus de lemboucliure de la Schiazza. Mais celle augmentation est faible, en comparaison de celle que produirait le torrent Tepia , qui, d'après le tableau des surfaces des bassins donné àl'art. iiS, sert d'écoulement à 190480400 mètres quarrés de campagne, surface qu'il faut porler à 195503700", en y comprenant le terrain qui s*écoule dans le Fugaseraenle; et cette surface reçoit par année, d'après les évaluations que nous avons faites des quantités d'eau pluviale qui tombent, tant pendant Tannée entière que pendant chaque mois, un nombre de mètres cubes deau. . . . ^ iQSSoSyoo X o,8o5 = 157380479 mètres cubes. Le produit de Tannée est moins ce qu'il faut considérer, que le produit d'un jour de grande pluie ; or, d'après le tableau de Tart. ï45, où l'on trouve les maxima et les minima d'eau pluviale qu'un jour seul peut fournir, on voit que, dans des circonstances extraordinaires, Tépaisseur de la couche de cette eau a été de o^iaô, mais qu'il n'est pas très-rare d'en avoir un prisme de o"o5 à o™o6 de hauteur , étendu sur les 195503700 mètres quarrés. En calculant d'après les règles données dans les chapitres V et VI de l'Introduction, on trouve que, pour faire écouler les grandes eaux moyennes, les canaux doivent débiter environ 38 mètres cubes par seconde; produit plus que triple de celui de la ligne Pio dans sa partie inférieure (quoiqu'il soit « calculé dans l'hypothèse d'une quantité d'eau pluviale inférieure au maxi'^^ mum effectif), et surpassant celui que tous les canaux ensemble four-^^ nissent en temps d étiage à l'embouchure de Dadino. On reviendra sur ces^fl évaluations dans la 4*^ section de l'ouvrage. ^|
Ainsi les affluents qu'on avait d'abord donnés à la ligne Pio, étaient ., bien loin de se trouver en proportion avec le creusement de ce canal ,^1 d'après les conditions auxquelles il doit satisfaire. La disproportion aurait^^ été encore bien plus forte, si Rapini eût mis à exéculioii complète ses premières conceptions, et compris dans ces affluents les torrents de Cisterna , . Giunco et Mascbero , qui, art. fiS^ reçoivent les eaux d'un bassin dô^| 142884500 mètres quarrés, et qu'il voulait aussi jeter dans la ligne Pio. ^^
a 10. V^oici maintenant un autre effet produit sur la ligne Pio , dont nous i nous occupons pour la première fois, mais sur lequel nous aurons ocoasioa de revenir, au sujet de quelques questions importantes. Deux ' ou trois ans après Timmission de la Cavata dans ce canal , on soupçonna qu'il s'y était fait des attérissements , et ces soupçons furent changés en certitude par des nivellements faits en 1786. On a prétendu que
[es 111
vellei
ments postérieurs indiquaient la disparition de cet atterissement; on a même essayé de prouver par le calcul qu'il devait disparaître; mais ni Tiospection des nivellements faits en r79a, »70Î. iSo-^ et 1810, ni IVxamen des calculs qu*on donne comme preuves à priori, ne nous ont convaincus à cet égard. Quelques parties se sont recreusées;
k un plus grand nombre s est exhaussé, et ce changement est très-sensible dans le nivellement de 1807 et 1810, non-seulement sur la ligne Pio, mais encore sur le Portatore.
^^ On a cherché à rassurer les esprits sur le retour «les allérissenKïnts (dont on suppf>se gratuitement la disparition), en leur assignant une catise qui vraiment n'aurait eu que des effets temporaires, si le mal n'en avait pas d'autres. Nous avons dit, art. 181 , qu'au point où la Cavata et
I la Cavatella avaient été réunies, elles u'élaient séparées ïunc de Tautre que par une digue commune; mais, malgré le rapprochement de leurs lits, elles coulaient, à ce même point, à des hauteurs très-différentes.
Ile fond de la Cavaia y étant élevé de plus de a" au-dessus du fond de la Cavatella, et son exhaussement était dû aux matières que cliarrie le tor-
I rent Tepia. D'après cette difféi*ence de niveau, lorsque la Cavata a été introduite dans la Cavatella, le prisme de terre formant solution de continuité dans sa nouvelle pente a dû être rongé, entraîné dans la Cavatella, et de là dans la ligne Pio : on a pensé qu'une fois Térosion' de ce prisme consommée, la matière des attérissements se trouverait épuisée. Cette conclusion était évidemment fausse, lorsque la Tcpia coulait encore dans la Cavata; car, le prisme de terre emporté n'étant (|u'une cause se-
I condaire , la cause primitive, le torrent, devait continuer à fournir annuellement la matière des dépôts, qui n'auraient été que déplacés. Mais il parait qu'elle n'est point exacte, même depuis la séparation des eaux : car le fond de la ligne Pio est encore plus chargé qu'il ne Tétait
I à l'époque des vériGcations de 1786; ce qu'il faut attribuer, tant auK eaux du torreiit.de Sermonetta qui continuent d'y arriver, qu'à d'autres causes dont nous parlerons.
' On a cru trouver des preuves du déseiicombrement de la ligne Pio,
I autres que celles qu'on supposait fournies par les nivellements , dan* quelques expériences de Duhuat relatives aux vitesses que doivent avoir
ijes eaux pour entraîner les sables, dont il a déduit des formules: ces ïnoyens de calcul ne sont pas à négliger ; mais il ne faut les employer qu'avec beaucoup de circonspection et de critique. Le desencombretnenl idu lit d'un canal par le coiu-ant de l'eau ne dépend pas seulement de \%
iG^ JIARAIS PONTINS.
vitesse du Huide ; il dépend aussi du poids spécifique et de la grosseur des molécules entraînées, et les rapports entre ces éléments, qui ont servi à rétablissement des formules, doivent rarement se retrouver exactement dans les applications qu'on en fait.