Sang-tchong , graines de mûrier
1. De Macao, procurées par M. Kodriguès, interprète du consulat hollandais;
2. De Shun-Te, procurées par Lun-Fong , commissionnaire chinois, à Canton;
3. De Canton , procurées par Ha-Tchun , gardien du jardin américain de Canton;
4. D'Amoy, procurées par le Uévérend M. Pohleman, missionnaire américain ;
5. De Tchang - Tchou , procurées par Lo-Kaï , gouverneur de celte ville ;
6. De Tchio-Bay , procurées par Ly , administrateur de cette ville;
7. De Ning-Po , procurées par le regrettable M. Thoni, ancien consul anglais de cette ville;
8. De Cliusan, procurées par le prêtre catholique chinois Tchou;
9. De A> an-Dam, procurées par le P. Bruyère, de Tence , directeur du séminaire catholique chinois du Kiang-Sou;
10. De Sou-Tchou , procurées par le prêtre catholique chinois Tchen ;
11. De Shang-Haï , procurées par M. HeringTon , associé de M. Voolcolt , consul américain dans cette ville.
On obtient facilement ces graines au prix de 1 à 2 dollars, le catli, dans le nord, et de 3 à 4 dollars, le calti, à Canton et Macao. M. Hedde a eu soin de joindre de ces graines à chaque caisse et à chaque envoi qu'il a fait en France. Il en a également distribué lui-même , dès son arrivée, aux principales Sociétés du royaume.
Voici différentes indications à cet égard :
La graine nouvelle est la meilleure; l'ancienne réussit rarement. Les semis doivent être généralement abrités du midi. Dans certaines localités on les fait tremper, pendant un jour, dans un lait de cendres de branches de mûrier, puis on les lave, on en sépare celles qui ne sont pas saines et qui surnagent, on les fait sécher au soleil avant de les semer.
Dans le Kiang-Sou et le Tché-Kiang les semis ont Keu au printemps ; mais dans le Kwang—Toung et le Fo-Kien , où l'on fait peu de semis , les plantations ont lieu par boutures.
L'ouvrage intitulé Tsi-Min-Yao-Shou , recom-
mande, pour avoir de bonnes graines, de ne prendre que le milieu de la mûre noire. Le Wou-Pen- SinrShou indique , pour avoir de bons semis, une méthode qui , à peu près , est connue en Europe : On fait tremper , dans l'eau de riz, les deux bouts d'une grosse corde de paille , dans l'intérieur desquels on insère une dizaine de graines de mûres , et on la couche dans le sillon d'un carré de millet. On la recouvre ensuite d'une légère couche de terre que l'on a soin d'arroser en cas de sécheresse. Vers le mois de novembre, on coupe millets cl mûriers que l'on brûle sur place , et l'on en recouvre la cendre avec du fumier pour donner aux plantes la chaleur nécessaire pendant l'hiver. Au printemps, on enlève le fumier pour laisser à la plante l'air et le jour qui lui sont nécessaires.
Cette méthode est pratiquée dans le nord de la Chine.
Arbres dont les feuilles servent à l'alimentation des vers a soie.
426. Hwa-tsiao , en japonais fjusansio, est ce que nous appelons le fagarier du Japon , fagara horrida de Thumbert.
On présume que l'arbre tché, si renommé pour la nourriture des vers a soie jaunes, est une variété du fagarier.
Ce dessin est de M. Grobon, de Lyon, d'après une esquisse prise sur la flore japonaise donnée, en 1787, à un anglais par le médecin de l'Empereur à Jcddo. Communication officieuse de M. Desnoyers, bibliothécaire du Jardin-des-Plantes à Paris, wou-iuou.
427. Le Wou-kiou , qui nourrit les tien—tsan, ou vers sauvages de Lo-Fao dans la province de Canton ,
esl un arbre dont les feuilles produisent , d'après Medhursl , une teinture noire. Ses feuilles expriment une huile excellente à brûler, qui a, en outre, la propriété de teindre les cheveux gris en noir.