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Voici quelques renseignements concernant le matériel :
La grande chaudière employée pour décreuscr cl teindre les soies , est faite en cuivre rouge du Japon. Lorsqu'elle est bien entretenue, elle peut durer cent ans; elle pèse 1 picul et coiîle cent laels. Une chaudière semblable , faite en cuivre jaune , ne durerait que 2o à 25 ans. Elle ne coûterait que 20 lacis poulie même poids. Cette grande chaudière contient environ 100 seaux de Ù0 caltis chaque. Sa hauteur est de 25 centimètres; son diamètre de 30 centimètres. Cette chaudière est encastrée dans un massif en maçonnerie, haut de 87 centimètres et ayant 160 centimètres de côté. Elle est chauffée, à feu nu, par un foyer sans grille, ni cendrier.
Le seau employé pour verser le jus de citron sur les terrines de teinture a 22 centimètres de hauteur, sur 24 de diamètre.
La terrine, en terre cuite pour bains de teinture, a 30 centimètres de hauteur, sur 47 de diamètre supérieur, et 34 de diamètre inférieur.
L'espart, appelé Nao-touny , en bois, Y-mou, est implanté dans le dallage de granit ; sa hauteur est d'un mètre. Le lissoir, avec lequel on cheville à l'espart, est en bambou.
La balle en bois avec laquelle on frappe la soie , avant et après certains rinçages , esl longue de 39 centimètres, large de 65, épaisse de 5 centimètres; elle a une poignée de 3 centimètres de diamètre.
Les cuves d'indigo ont 55 centimètres de diamètre, 90 centimètres de profondeur; elles sont encastrées dans un massif de maçonnerie , haut de 46
centimètres et large de 135 millimètres, sur lequel sont implantés des tréteaux, hauts de 45 centimètres sur un mètre de largeur : ces tréteaux servent à la manœuvre des lissoirs.
Le pressoir, pour obtenir, par expression, la matière colorante du Hong-lnca , est tout en bois; il se manœuvre par un seul ouvrier. Il se compose d'un plan incliné, long d'un mètre 3/4, porté par deux piliers dont l'un oblique fait varier à volonté son inclinaison. Deux poteaux obliques sont fixés sur ce plan, et sont traversés par une pièce de bois semicirculaire. On place les sacs au milieu du plan, on les recouvre d'un plateau de bois sur lequel on place deux plancbes épaisses , afin d'obtenir le maximum de puissance du levier. Ce levier a pour point d'appui la pièce de bois semi-circulaire; il est maintenu à l'autre extrémité par des câbles et la pression s'obtient facilement par la manœuvre d'un ouvrier qui détermine l'enroulement de ce cable sur un cylindre inférieur. On emploie des sacs en toile de ma. Ils sont appelés Tsa-iaï et servent à envelopper la matière du Hong-Hwa et à la maintenir pendant l'expression.
La calendre en granit pèse 8 piculs et coûte seule 12 dollars. Toute montée avec ses accessoirs , elle revient à 27 dollars.
546. Soen-shoui , jus de citron, du district de Tsang- Tching, du département de Canton, est expédié par lourrilles de 25 callis. 11 coûte 1 mace d'argent, le catti. Ce liquide est d'une couleur jaune sale et trouble. Quand on le laisse reposer quelque temps, il produit un dépôt abondant de matières légères et blanchâtres qui le ternissent. Sa saveur est aigre-
lelte, et son odeur un peu piquante témoigne un commencement d'altération.
547. Pé-fan , alun , mordant habituel employé par les teinturiers chinois.
C'est un article considérable d'exportation de Chine. On s'en sert dans celle contrée à différents usages domestiques , principalement à Canton , pour la clarification de l'eau. Le prix est de l|2à 2 dollars le pieu 1 .
548. Hien-Houi, chaux de coquille, employée principalement pour le montage des cuves d'indigo. Le prix est de 6 maces le picul.