‹ Description méthodique des produits divers recueillis dans un voyage en ChineChapitre 157 sur 303 · Kien-sha, potasse · texte numérisé non relu

Kien-sha, potasse

Pour le décreusage de la soie , du ma el d'autres matières textiles, les Chinois emploient une potasse obleuue d'un grand nombre d'arbres de la province du Kwang-si , principalement de ceux à épines du déparlement de Vouc-Tchou. Ce prix, à Canton, est de quatre à six piastres le picul.

Les teinturiers chinois font avec le kien-sha une eag de p.oiasse que l'on appelle kien-shoui ; on s'en sert pour la dissolution de plusieurs matières colorantes.

Dans le nord , on se sert du kien-shoui pour le lavage du linge. On en fait même une espèce de savon, en y mélangeant des graisses el des huiles. On en distingue quatre qualités :

1° Pé-Kien , savon blanc ;

2° Hoang-f ien , id. jaune ;

ô° Tse-Kien , id. violet ;

4" Tsiao-mei-Kien, id. de sarrazin.

D'après la chrislomalhie du révérend M. lîridgman , le savon étranger appelé fan-kien s'emploie aux usages domestiques.

L'analyse chimique du Kien-sha, ou potasse ordinaire de Chine, faite par M. Guinon , teinturier à Lyon , membre de la Société Royale d'Agriculture , a présenté les résultais approximatifs suivant :

40 0/0 sous-carbonate de potasse ; 40 0/0 chlorure de potassium ; 20 0/0 sulfate de potasse.

100 parties.

Il est toutefois nécessaire de dire que celle analyse n'a pu être faite d'une ma nièro rigoureuse, faute de quantité suffisante.

Pour tous les détails concernant celle substance remarquable qui décreuse parfaitement la soie, sans lui faire perdre de son poids autant que le savon , et qui lui conserve toute sa force , renvoi au rapport ne 28 de M. Hedde au Ministre du commerce.

551. Racine d'une plante de Chine, exportée en Kussie et employée comme savon en teinture. Prix à Varsovie, environ 11 fr. le kilogr.

Communication de M. Hénon, secrétaire de la Société royale d'Agriculture de Lyon.

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