‹ Description méthodique des produits divers recueillis dans un voyage en ChineChapitre 175 sur 303 · TABLEAU DU PRIX DES TEINTIRES A CAIVTON · texte numérisé non relu

TABLEAU DU PRIX DES TEINTIRES A CAIVTON

Nacara le plus riche (1). 8 le catti,

Ecarlale

Hwa-hong ponceau .

Hong-hwa cerise .

Siao-Jwng rose de Chine.

Youen-tsing noir fin .

Hi-se noir chargé.

7V7/a-*ejonquille, orange Id. id. . .

(1) Celle couleur est représentée par le N° 51S précédent. Un leinluriei Je Paris, M. Brunelle, pensait qu'il ne pourrait exécuter une pareille nuance à moins de 80 fr. le kilogr. avec l'emploi de nos saTranum, mais iî montrait des nuances équivalentes, faites à la cochenille, qu'on pouvait établir de 15 à 20 fr.

oïl.

cent?.

Ya-sè paille Id. id.

Ya-lan-se cramoisi Vase lilas foncé .

Id. id. clair Tsing-se violet foncé ld. id. clair

Tzs-fan-se pensée Lou-se vert foncé .

Id. id. clair .

Hoei-se gris Lan se bleu foncé.

Eiill-ïan bleu moyen Oic-shoui bleu clair Tsong-se brun n° 1 Hong -se n° 2 .

Pèse blanc n° 1 .

Id. id. n° 2 .

575. Essai comparatif de diverses substances tinctoriales de Chine avec celles ordinairement employées, par MM. Renard père et fils, teinturiers à Lyon.

N0 1. Nuance jauue , obtenue parle wei-hwa et par trois bains successifs d'eau bouillante , jusqu'au moment où l'on a jugé la couleur montée au plus haut point d'intensité. La soie a été ensuite lavée et séchéc.

N0 2. Même traitement, si ce n'est que la soie a été savonnée à chauil et sécliée. On a* teint, dans la même décoction cl sans y ajouter de matière tinctoriale, une seconde patlie de soie qui a pris une nuance presque aussi foncée que les précédentes; puis, une autre partie encore qui a donné presque les mêmes résultats , mais dont la teinte était sensiblement moins colorée.

N° 3 et 4. Flottes de jaune à la garnie.

N° 5 et 6. Id. au quercitron.

N° 7 et 8. Nuances de vert, pioduil des deux parties mentionnées ci-des us et teintes au wei-hwa, après le n°2. On a joint ces deux parties de soie aux deux autres, dont le fonds de jaune était à la gaude, à la même hauteur de nuance que les premières. On les a bleutées ensemble par le carmin d'indigo et le mordant d'alun.

Le fonds de jaune ne s'est pas maintenu , el la couleur |>cu nourrie n'offre qu'un vert bleuté mal uni.

N° 9 et 10. Nuance de vert , produit des deux parties mentionnées ci dessus , dont le fonds de jaune est à la gaude et teintes en même temps que les numéros 7 et 8. Ces deux derniers échantillons présentent une nuance plus nourrie que celle des deux précédents numéros. Les expérimentateurs sont portés à croire, d'après ces essais, que le wei-hwa produit, en jaune, une nuance plus belle, plus riche que celle de la gaude; mais que, pour les nuances de vert, il lui est inférieur , parce qu'elle ne résiste pas au mordant d'alun que l'on emploie pour fixer l'indigo et déterminer le même vert.

N° ! I. Nuance de gris, obtenue avec le pei-lseu , ou galle de Chine, dans un bain de celte matière broyée et soumise à l'ébullition , auquel on a ajouté du pyrolignite de fer. ^ acétate de proloxide de fer.)

N° 12. Nuance de gris obtenue avec la gille d'Alep et le pyroliguile de fer, par le même traitement que le n° 1 1 précédent.

N° 13. Nuance de mode à la galle d'Alep el au pyrolignite de fer , parle même traitement que les nos 1 1 et 12.

N° 14. Nuance de mode au peitseu et au pyrolignite de fer. Ce numéro a deux teintes , parce que l'une a été savonnée bouillant : c'est la plus rouge.

N° I a. Nuance de mode à la galle d'Alep et au pyrolignite de fer , mais savonnée.

Les expérimentateurs pensent que le pei-lseu, ou galle de Chine, produit lis mêmes effets que la galle d'Alep , ordinairement employée en Europe , toutefois , avec cette différence que les teintes de cette dernière paraissent supérieures. Renvoi au n° 578 qui donne les observations faites par M. Michel.

Essai de teinture au wei-hwa, par M. Guinon.

N° 1. Flotte de soie couleur paille.

N°2. Id. id. jonquille.

Ces couleurs ont été obtenues par le wei-hwa, qui se fixe à l'aide de l'alun. Cette matière a beaucoup d'analogie avec la gaude, tant par la teinte, que par les modifications que lui font subir les acides d les alcalis. Les premiers l'altèrent et les derniers l'exaltent. M. Guinon pense néanmoins que le jaune obtenu parla gaude serait préférable, principalement pour les paille, citron et autres nuances claires.

ESSAIS DE TEIATURE.

Page 1