Essais comparatifs
N° 1. (u° 1470 du catalogue de Lyon ), Lan-se-niny-icheoii sergé, bleu Raymond L'échantillon M a été soumis à trois opérations :
1° Il a soutenu un bouillon de cinq minutes dans un bain de savon , mêlé avec des cristaux de soude. Il n'a pas coloré le bain, ou fort peu cl a, à peine, varié dans sa teinte ;
2° Lavage à grandes eaux ;
3° Soumis à un bain d'eau bouillante, fortement aiguisée d'acide hydrochlorique, où il a resté sept à huit minutes ; il n'aurait nullement varié, tel qu'on peut s'en assurer par l'échantillon N éprouvé. L'expérimentateur a conclu que ce bleu e?t obtenu par une cuve à l'indigo, dont le montage et l'ingrédient ne nous sont pas connus, ainsi que le principe rouge qui est le complément de la nuance.
!S02. (u° 1477 du catalogue de Lyon et échantillon 80 du n° 1916;. Kul-lankiolivan, damas riche, bleu de ciel. Ou a soumis l'échantillon 0 aux trois mêmes opérations indiquées ci-dessus , la seule différence qu'on y ail apporté, c'est que ce1 échantillon 0 a bouilli au savon et à la soude trois minutes, au lieu de sept. Mis à l'épreuve avec les bleus qui se font en France , ces derniers échantillons, après une minute d'immersion , deviennent totalement blancs, ainsi qu'on peut le voir par l'échantillon de soie éprouvé H.
N° 5. (n° 1677 du catalogue de Lyon ). Hou-shoui-lo , foulard à fil de tour , bleu de ciel clair. Mêmes opérations que les précédents indiqués au n° 2 ; résultat à peu près le même. L'échantillon S étant moins chargé en soie que le précédent 0 , la nuance a paru lléchir , ainsi que le présente le tissu éprouvé T. Les échantillons V et 0 offrent les mêmes résultats que les précédents Q. et R.
N° i. ( 58e échantillon de la grande collection). Hoii-shmii-hwashou-lo , foulard façonné à fil de tour , bleu de ciel pâle. Soumis à un bouillon au savon et au carbonate de soude pendant trois minutes , lavé et avivé à l'acide sulfurique, l'échantillon X est devenu comme l'échantillon Y. On sera d'autant plus surpris de la ténacité de la couleur , que la teinture a été donnée à Sou-Tchou avec l'eau pure d'un lac, sans aucun expédient, d'où la couleur prend le nom de l'eau du lac , lion slioui; du moins, c'est ce qui a clé dit à M. Hedde , qui n'en rapporte aucune autre preuve.
N° 5. (n° 1S87 du catalogue de Lyon). Youen-lan-sicn-tsao , gros de Naples onde, noir bleu , soumis aux mêmes traitements que le n° 1. L'échantillon A présente le tissu avant, et celui B après l'opération. On remarquera que le tissu a perdu nu peu de sou fond de bleu pour montrer davantage celui de rouge. L'opinion de l'expérimentateur est que ce noir a reçu un fort pied de cuve , et qu'il a été fini avec un principe astringent , et ensuite passé au fer.
Voir, à cet égard, l'épreuve faite par M. Michel sur le même tissu, N° 578 précédent.
N° 6. ( n° 1890 du catalogue de Lyon). Hi-hwa-tcheou, gros de Naples façonné noir, noir soumis au même traitement que les nos 1 et 3, a donné un résultat encore p!u> décisif. L'échantillon C représente le tissu avant l'opération , et celui D après l'opération. La couleur fauve de ce dernier vient à l'appui des observations précédentes , faites par RI. Michel au n° 578. M. Vidalin pense que cette teinture peut être comparée au noir de Gênes qui se fait à Lyon. Il diffère peu avec ce genre de noir, en solidité comme en beauté , et n'a aucun mérite d'être apprécié comme teinture.
N° 7. ( i.os 907 et 1047 du catalogue de Lyon). Ye-sou-lchuen-tcheou, foulard écrudu Sse-Ichuen, couleur naturelle, qui a résisté à toutes les épreuves possibles.
C'est le produit des vers sauvages du Ssc-lcliuen. L'échantillon E présente le tissu avant, et celui V après les épreuves.
fï0 8. ( ii° 1092 du catalogue de Lyon). Lo-leou-sha. Gaze écrue, à fil do tour pour tamis, couleur naturelle. Mômes observations que dans le n° 7 précédent. L'échantillon ('■ présente le tissu avant , et celui II après l'opération.
N° 9 ( n° 1910 du catalogue de Lyon ). Lo-leou-sha. Gaze écrin', à fil de tour pour tapisserie. Mômes observations qu'aux n°* 7 et 8 précédents. L'écliantillon I présente le tissu avant, et celui K après les épreuves. Ce tissu présente une nuance beaucoup plus vive , d'où l'expérimentateur conclut qu'il a dû recevoir, avant ou après la fabrication, une teinture qui , en tout état de chose, doit être excessivement solide. M. Iledde pense que le tissu a été fabriqué avec des soies sauvages écrites , d'une couleur paille vif très prononcé.
582. Essai comparatif du jaune chinois au wei-hwa avec les jaunes obtenus à la garnie pure el à la gaude, avec addition de rocou, par M. Guinon, teinturier, membre de la Société royale d'Agriculture de Lyon.
N" 1 à 7 représentent différentes nuances de jaune obtenuesavec lewei-hwa rapporté de la Chine , substance que M. Hénon a reconnu être le bouton peu développé du Soplwra Japimica.
Nos 8 et 9 représentent deux nuances obtenues avec le boulon du Sophora .laponica recueilli au Jardin des Piaules de Lyon par les soins de M. Serinée, directeur de cet établissement.
ÎS0S 10 à 12 représentent trois nuances obtenues avec la Heur du même arbre.
La seuie observation qu'on doive faire à l'égard du wei-hwa, c'est que celte substance, donnant une teinte plus rouge que la gaude, peut produire le bouton d'or sans addition de rocou , et le rendre capable de résister à l'action de l'eau et du soleil.
Les uos 13 à 15 représentent trois nuances jaunes obtenues à la gaude avec addition de rocou.
Les nos 1G à 22 représentent sept nuances jaunes à la gaude pure , que l'expérimentateur a placées en regard des nuances obtenues par le wei-hwa. Toutefois, son opinion est que l'avantage doit rester en faveur de la gaude pour les nuances claires et moyennes. Renvoi , à cet égard , aux observations présentées au n° 579, ci-dessus par M. Vidaliu.
La Société royale d'Agriculture et la Chambre de Commerce de Lyon ont nommé des commissions chargées des expérimentations nécessaires pour arriver à la, connaissance exacte des produits rapportés par M. Hedde. Nul doute que des rapports ne soient publiés À cet égard.
583. Es<ai de teinture sur soies sauvages, Nc49l, pat M. Gui non.
1" Maron rouge solide.
2° Nuance de bleu.
Les Chinois n'ont pas encore tenté la teinture sur ces soies, qui résistent aux procédés ordinaires. Ce n'est qu'après beaucoup d'essais infructueux que nos meilleurs teinturiers sont parvenus à y fixer des nuances qui laissent encore beaucoup à désirer.
On a observé que ces soies ont la propriété de s'allonger sans revenir sur elles-mêmes. Après l'éliremcnt, la soie a beaucoup plus de brillant et donne un ton plus clair à la nuance. On ne peut pas en tirer tout le parti possible sans lui faire subir cette légère modification.